Hôtel Saint-Livier
Contenu
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Titre
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Hôtel Saint-Livier
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Description
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L'hôtel Saint-Livier dresse encore sa tour au sommet de la colline Sainte-Croix, monument historique et lieu de mémoire, témoin du bâti ancien de la cité et de ses légendes. Il a longtemps été considéré comme une maison romane, dont la tour rappelait l'architecture « italienne » des palais de Metz ; ce souvenir s'ajoutait à la légende médiévale qui en faisait la maison de saint Livier, le chevalier martyr, très populaire à Metz. Au XIXe siècle, Wilhelm Schmitz consacre 9 de ses 81 planches au seul hôtel Saint-Livier, témoignage unique de l'architecture profane du XIIe siècle. Les études archéologiques et historiques récentes permettent de rendre cette maison à l'Histoire et de la comprendre comme un « objet évolutif » complexe.
Le corps de bâtiment à droite du portail présente de nombreux éléments romans sur les deux façades sur la rue et la cour ; il comptait deux hautes tours. Une étude archéologique a montré qu'il s'agit de remplois d'un bâtiment du XIIe siècle dans des murs gothiques. On peut considérer que la reconstruction a voulu préserver l'aspect ancien du bâtiment. Peut-être le bâtiment a-t-il dès le XIIIe siècle été associé à la légende de saint Livier, et possédait donc une valeur patrimoniale.
L'hôtel actuel est fait de deux bâtiments autour de la cour. Selon P.-E. Wagner, ils sont indépendants au XVe siècle. Peut-être la maison de Saint-Livier correspond-elle à la partie nord (à gauche depuis la rue), à moins que l'hôtel du côté sud ait été partagé. Après 1518, la famille de Raigecourt acquiert l'ensemble des bâtiments et les réunit dans une vaste demeure patricienne. Celle-ci est appelée maison de Mardigny sur le plan de 1575, d'après une seigneurie dont Anne Desch a héritée. La fresque Renaissance découverte dans le bâtiment en fond de cour peut dater de cette période.
Les bâtiments sont largement reconstruits à l'époque moderne ; l'une des deux tours est démolie, la seconde n'est plus habitée mais aménagée en pigeonnier, témoignage de la noblesse de ses propriétaires.
L'hôtel Saint-Livier abrite aujourd'hui le Fonds régional d'art contemporain. En 2002, un plafond peint médiéval est découvert lors des études archéologiques : les 143 planches ont été remployées comme un plancher : son décor n'est plus lisible.
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Citation bibliographique
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Wagner, Pierre-Édouard, « L'îlot de la Maternité du Haut-de-Sainte-Croix à Metz. Essai de topographie historique »
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Schmitz, Wilhelm, Der mittelalterliche Profanbau in Lothringen
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Ferraresso, Ivan, La maison en Lorraine, du Moyen Âge à la Renaissance
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Rose, Gilbert, « L'hôtel Saint-Livier »
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Pascarel, Nathalie, Le décor des demeures de l'élite urbaine à la fin du Moyen Âge. Les plafonds peints de Metz
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cat. 6 p. 731-766
- Médias
Vue de l'hôtel à tour, dessin de Wilhelm Schmitz, Der Mittelalterliche Profanbau in Lothringen, 1899, pl. 8
Coupe et plan de la tour transformée en pigeonnier, par Wilhelm Schmitz, Der Mittelalterliche Profanbau in Lothringen, 1899, pl. 9
Arc brisé de l'escalier de la tour (© Laurent Anglade, 2026)
Fenêtre romane du premier étage de la tour, vue de l'escalier (© Laurent Anglade, 2026)
Façade sur cour avec fenêtres romanes, dessin de Wilhelm Schmitz, Der Mittelalterliche Profanbau in Lothringen, 1899, pl. 3.
Fenêtres du XIIe siècle côté cour, dessins et plan de Wilhelm Schmitz, Der Mittelalterliche Profanbau in Lothringen, 1899, pl. 4
Détail d'une colonnette du XIIe siècle, côté cour, dessin de Wilhelm Schmitz, Der Mittelalterliche Profanbau in Lothringen, 1899, pl. 6
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