Abbaye Saint-Arnoul
Contenu
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Titre
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Abbaye Saint-Arnoul
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Description
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Ce sanctuaire était situé au sud de la cité antique, dans le quartier des nécropoles, sur la route du sud vers Toul. Il s'agisssait de la plus ancienne église chrétienne de la région, avec Saint-Pierre-aux-Arènes. La tradition du Haut Moyen Âge évoque une fondation par saint Patient au IVe siècle ; les fouilles archéologiques attestent d'une basilique du Ve siècle. Elle porte à l'origine le vocable de basilique des Saints-Apôtres. En 640-641, elle devient un monastère, sous le nom de Saint-Arnoul. A cette date y est en effet inhumé Arnoul, puissant homme de pouvoir du royaume d'Austrasie devenu évêque de Metz en 614-629. L'abbaye fait office de nécropole pour les Carolingiens, descendants d'Arnoul : on y conservait notamment le tombeau de l'empereur Louis le Pieux, fils de Charlemagne, dans un sarcophage antique de remploi, mais aussi d'Hildegarde sa mère, et de plusieurs de ses frères et soeurs, dont l'évêque de Metz Drogon.
Au Moyen Âge, l'abbaye est une des principales de Metz et un lieu de mémoire majeur de la cité.
Lors du siège de Metz par Charles Quint en 1552, le commandement français décide de raser les faubourgs de la ville et n'hésite pas à détruire l'abbaye. La communauté se réinstalle dans le couvent des Dominicains, intra-muros, et y remonte le tombeau de Louis le Pieux. L'abbaye est supprimée à la Révolution et son église détruite ; les bâtiments monastiques sont alors occupés par l'armée : d'abord école d'artillerie, ils abritent ensuite le mess des officiers.