Porte Serpenoise
Contenu
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Titre
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Porte Serpenoise
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Description
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L’actuelle porte Serpenoise a été construite en 1852 comme un tunnel traversant le talus de l’enceinte sud de Metz, et transformée en arc de triomphe en 1903 lors de la démolition de l’enceinte. Elle reprend le nom de la porte qui, jusqu'au XVIe siècle, était l’entrée principale de Metz du côté sud. La porte Serpenoise était sans doute d’origine antique et tirait son nom de la Via Scarponensis, nom local de la route romaine de Lyon à Trêves, qui formait le cardo, l’axe nord-sud de la cité.
La porte « Serpentina » est attestée au XIIe siècle. Ce site antique est le seul réutilisé lors des travaux d’agrandissement de l’enceinte au début du XIIIe siècle. Attestée en 1227, la porte a sans doute la forme d’un passage voûté encadré de deux tours. Les recherches de Mylène Didiot ont établi la chronologie des travaux aux XVe et XVIe siècles. Dans les années 1410, la porte est équipée d’un baile et de herses, puis doublée par un ouvrage avancé lui-même muni de herses et défendu par un fossé. Une cour est ouverte entre les deux portes, remplacée par un pont dormant en 1474.
En effet, le 9 avril de l’année précédente, le duc Nicolas de Lorraine a tenté de prendre Metz par surprise : ses soldats déguisés en marchands devaient bloquer la herse de l’ouvrage avancé de la porte Serpenoise, pour permettre aux troupes de s’introduire dans la ville. De grands travaux ont lieu entre 1502 et 1512, coûteux et difficiles : la porte est renforcée par un boulevard rond en avant de la porte, d’environ 40 m. de diamètre ; le boulevard est relié à la porte par une galerie de 50 m. de long.
En 1535, une grange destinée à entreposer l’artillerie est construite près de la porte. En 1552, le roi Henri II fait son entrée dans Metz par la porte Serpenoise. Lors du siège, les troupes de Charles Quint visent particulièrement le front sud de l’enceinte. À l’issue du siège, les Français détruisent la porte Serpenoise, au profit de la nouvelle citadelle.