Maison-forte de Marange
Contenu
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Titre
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Maison-forte de Marange
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Description
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Dans son état actuel, la maison-forte de Marange est un modeste bâtiment rectangulaire de 20m x 16m, à un étage, en pierre de Jaumont. Une seule tour d'angle subsiste côté rue, qui se termine par un étage en bois, qui témoigne d'une restauration sommaire. La tour est ouverte par deux fenêtres à pan coupé dont les corniches sont décorées de volutes ; ce décor, comme le porche d'entrée, peut être daté du XVIIe siècle. Il est possible que ce bâtiment ait pour origine une maison-forte médiévale, reconstruite après les guerres des XVIe et XVIIe siècles.
Marange était le plus méridional des villages du Luxembourg. En 1292, le financier messin Hue Chaigne, dit Grassechair, y prend en compte les domaines de l'évêque de Metz. En 1308, il met aussi la main sur ce que le comte Henri VII de Luxembourg possède dans le village. Quelques années plus tard, Simon Marcoul, dit de Jurue, est mentionné comme seigneur de Marange. La seigneurie demeure ensuite dans le patrimoine familial pendant plusieurs générations : Jean Marcoul en hérite de son père, puis la transmet à son fils François. En 1404, les villageois refusent de payer l’impôt messin, signe que Marange reste aux marges du pays de Metz. Philippe, fils de François Marcoul, hérite à son tour de la seigneurie, mais meurt lors de l’épidémie de peste de 1439 ; son fils disparaît l’année suivante, en 1440. Le lignage s’éteint alors, et Marange revient à Isabelle Le Gronnais, petite-fille de Jean Marcoul et épouse d’Arnould Baudoche : la seigneurie passe ainsi aux Baudoche. Leur fils Jean Baudoche dit le Jeune en hérite, puis le lègue à son fils Pierre qui meurt en 1505.
Son fils Claude Baudoche est seigneur de Marange quand le village est entraîné dans les guerres entre François Ier et Charles Quint, duc de Luxembourg et empereur. Pendant 40 ans, les Marangeois vivent de leur guerre de raids contre les partisans de la France, mais le village, brûlé en 1515 et 1521, est détruit en 1542.