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Abbaye de Villers-Bettnach
L'abbaye cistercienne de Villers-Bettnach est fondée dans les années 1130 par Henri de Carinthie, sur des terrains offerts par le duc de Lorraine. Son site est une clairière dans la forêt qui porte aujourd'hui son nom, dans le diocèse de Metz, entre les domaines des parlers romans et germaniques. Aux XIIIe-XVIe siècles, l'abbaye est sous l'influence du duché de Lorraine mais aussi de la ville de Metz. Un certain nombre de moines et d'abbés de la communauté sont originaires de Metz.
L'abbaye est ruinée à la Révolution. Il en reste quelques bâtiments et le portail baroque.
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Aître fortifié de Bayonville L'église Saint-Julien de Bayonville-sur-Mad était le centre d'un aître, espace à la fois sacré et fortifié, régulier dans la vallée du Rupt de Mad. Les maisons accolées dessinent deux ailes en fer à cheval. Au centre, l'église, entourée du cimetière, comportait un clocher fortifié muni de hourds. Une maison-forte occupait l'angle sud-ouest. Sa porte du XVIe siècle, encore visible au temps d'Henri Lepage, gardait trace d'une herse et de mâchicoulis.
En 1304, les seigneurs du village sont le banquier Burthignon Paillat, son gendre Perrin du Neufchâtel, et Colin Le Jaulz. Nicolle Baudoche acquiert ensuite des droits sur le village, comme créancier des Neufchâtel et du duc de Lorraine. En 1444, selon Jean Praillon, la maison-forte est possédée par Joffroy de Warise, descendant de Perrin. Celui-ci en confie la garde à un châtelain nommé Jean Clément, qui se laisse surprendre par une attaque lorraine.
Au cours du XVIᵉ siècle, la seigneurie de Bayonville est détenue par la famille de Raigecourt. Elle se transmet successivement de Nicolle de Raigecourt à son fils Antoine, puis au fils de ce dernier, Philippe de Raigecourt. La seigneurie reste dans le patrimoine familial jusqu'au début du XIXe siècle.
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Ancien bourg de Saint-Julien
Lors de la construction du fort de Bellecroix dans les années 1730, le bourg de Saint-Julien est détruit. Les habitants reconstruisent leur village de l'autre côté de la rue de Vallières : c'est l'actuel Saint-Julien-lès-Metz.
L'ancien Saint-Julien était un bourg ancien aux portes de Metz : le village et son église (à hauteur de l'actuelle poste) sont attestés dès l'époque carolingienne. La localité devient une paroisse au XIIe siècle, et possède son enceinte au siècle suivant.
Une maison-forte à tour est attestée au bout du village au XVe siècle, ainsi qu'un moulin à papier. Le bourg, selon les plans de l'époque moderne, a la forme d'un village-rue le long du ru de Vallières. Le village est rasé lors du siège de 1552, reconstruit, puis définitivement détruit en 1731-1737.
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Ancienne maison-forte de Louvigny (ban Morlain) Il y avait au XVe siècle trois maisons-fortes à Louvigny, car le village était divisé en trois bans seigneuriaux. Un tiers du village dépendait du ban Morlain (aussi appelé Drouin au XVIe s.), dont la maison-forte est aujourd'hui disparue. Elle était voisine de l'église paroissiale détruite en 1944. Sur le plan cadastral de 1829, un vaste fossé entoure un bâtiment qui peut être une maison-forte en forme de tour. L'ancienne église était située à l'emplacement de l'actuelle caserne de pompiers, et la maison-forte entre la caserne et la mairie.
La maison-forte appartenait à la famille Drouin au début du XVe siècle, à Jean Drouin en 1404, et à Nicolle Drouin en 1411 et 1426. Au milieu du XVIe siècle, elle appartient à Marguerite Desch puis à Catherine de Chahanay, veuve de son fils Jacques Le Gronnais.
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Belle-Croix d'Ennery La Belle-Croix d'Ennery est un monument de dévotion construit en 1462 par Jean de Heu, seigneur d'Ennery, en mémoire de son père Nicolle II de Heu. Ce type de croix couverte était fréquemment érigé a l'entrée des villages ou le long des routes importantes. L'édifice a un style gothique avec ses arches en ogives, sa voute à croisées d'ogives et ses contreforts. Il porte les armoiries de la famille de Heu ainsi que sa date de construction gravée dans la pierre. Durant la Révolution française, la croix sommitale est renversée avant d'être restaurée au début du XXe siècle. En 1978, le monument est déplacé de quelques mètres lors de travaux routiers, une inscription rappelle aujourd'hui son emplacement d'origine.
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Château d'Ancerville Le château d'Ancerville est peut-être le mieux conservé des châteaux de la fin du Moyen Âge du pays de Metz, malgré sa transformation en fermes à l'époque contemporaine. Il appartient aux XVe et XVIe siècles à la famille de Raigecourt.
La première mention de la possession du château d'Ancerville par les Raigecourt est attribuée à Isabelle Desch dit la Sourde, veuve de Nicolle de Raigecourt dit Xappel. Le 22 juin 1480, Isabelle remariée à Philippe de Bibra cède le château à son seul fils issu de son premier mariage, Philippe de Raigecourt, qui le transmet à son tour à son fils aîné, Nicolle, en 1500. Selon Philippe de Vigneulles, Philippe, passionné de chasses, entretient une garenne autour du château et, pendant ses maladies, fait même combattre ses chiens de chasse dans sa cour, voire dans sa chambre.
En 1523, Nicolle de Raigecourt, au service de la cour ducale, accueille au château le duc et la duchesse de Lorraine, Antoine et Renée. Le château d'Ancerville passe ensuite aux mains de son fils aîné, Richard. Mais à sa mort, sans descendance, c'est son frère Antoine qui hérite du patrimoine d'Ancerville, puis son fils aîné, Philippe.
Un corps central est entouré d'un mur et de fossés : aujourd'hui loti en plusieurs maisons, il a conservé une tour d'angle ronde et un donjon ou châtelet d'entrée carré à mâchicoulis, qui s'ouvre sur l'ouest, à l'opposé du village. Dans la cour de ce logis seigneurial s'ouvrent des fenêtres à quatre baies. À l'ouest et au nord, un autre corps extérieur forme une enceinte autour ce corps central. À l'extrémité sud, il comprend un bâtiment à deux étages similaire aux maisons urbaines de Metz, qui donne sur le lieu dit aujourd'hui « cour du château ».
En 1855, Georges Boulangé a dessiné les lieux et recueilli le dessin des armes des Raigecourt (d'or à la tour crénelée de sable, c'est-à-dire noire), présent dans l'escalier du logis et sur un fragment de vitrail.
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Château d'Ennery Le château d'Ennery était une des principales places-fortes du pays de Metz, qu'il protégeait du côté nord. Il s'agissait d'un fief de l'évêque de Metz, tandis que le bourg dépendait du sire luxembourgeois de Florange. Début XIVe siècle, le château appartenait à une branche cadette des ducs de Lorraine : ces sires d'Ennery, endettés, l'engagent à des financiers messins, Matthieu Hesson et Colignon Cunemant, en 1302. Ils vendent finalement leur terre à Thiébaut de Heu en 1323. Le château est pendant deux siècles et demi la résidence de la famille de Heu.
À la mort de Nicolle IV de Heu en 1547, le château d'Ennery passe aux mains de son frère Martin qui est tuteur de sa fille Elisabeth, héritière du patrimoine paternel. Le château d'Ennery revient à Godeffroy d'Eltz, seigneur de Volmérange, son époux.
En 1553, après le siège de Metz, Ennery est brûlé par les troupes espagnoles en déroute. Reconstruit à l'époque moderne, le château a été abandonné dans la seconde moitié du XXe siècle et est aujourd'hui en ruines.
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Château de Coin-lès-Cuvry
Le château de Coin appartenait à Nicole Drouin. À sa mort en 1366, il est disputé entre sa veuve Marie Baudoche et Contesse Gemel, ayant-droit de sa première femme, dont elle est la nièce. La première semble avoir gain de cause puisque ses fils, Nicolle et Jean Drouin, sont mentionnés seigneurs de Coin en 1404.
Aujourd'hui, les vestiges du château de Coin-lès-Cuvry sont intégrés à une exploitation agricole. Une tour subsiste encore et demeure visible dans la cour.
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Château de Colombey
Le château de Colombey s'élevait à l'ouest du village du même nom. Il possédait quatre tours et appartenait au XVe siècle à la famille Renguillon. Il a été remplacé au XVIIIe siècle par un autre château, détruit pendant la guerre de 1870.
Le château et le village de Colombey ont complètement disparu. Seules subsistent les ruines d'un prieuré roman, dédié à Saint-Nabor, sur le site du village. Le château moderne a également disparu. Une ferme conserve le nom de Colombey, en bordure de route, un peu plus à l'ouest.
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Château de Goin La seigneurie de Goin était un fief du duc de Lorraine. Au milieu du XIVe siècle, elle appartient au sire barrois Ferry de Chambley, qui la vend à des hommes de paraige messins. En 1404, le village est partagé entre Jean Lohier et la belle-fille de Joffroy de Warise, qui est fort possiblement Marguerite Louve, épouse de Renaud de Warise. La famille Chaverson possède la seigneurie à la fin du XVe siècle. Au décès de Jean Chaverson en 1514, son fils Michel en hérite. Unique héritière du patrimoine familial, Philippe, mariée à Robert de Heu, hérite du château de Goin.
Le château a été reconstruit à l'époque moderne, mais son plan médiéval est bien visible sur le cadastre de 1824 : entourée par des douves en eau, il a la forme d'une forteresse quadrangulaire, avec quatre grosses tours d'angle et quatre autres plus petites sur les côtés. En 1482, la maison-forte est donc appelée "la Cour". Au sud du château, deux grands corps de communs sont visibles sur le plan cadastral. Un dessin de Migette et une photo des frères Prillot documentent un portail baroque et une aile de communs d'origine possiblement médiéval.
Au XXIe siècle, le château a été pillé et est à l'abandon. L'extrémité des deux ailes a disparu, ainsi que la toit d'une des tours d'angle. Les communs ont été démolis et une exploitation agricole occupe le site.
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Château de Grignant Moulins est l'une des communes du pays de Metz à avoir conservé deux châteaux médiévaux, témoignage de la division des villages en plusieurs bans seigneuriaux. Le château Fabert était le château principal des seigneurs de Moulins et le château de Grignant était le siège d'un ban secondaire, le « Ban Noiron ». Il est mentionné comme une simple tour en 1368, comme une forte-maison en 1415, détruite lors de la guerre de 1444. En 1468, il s'agit désormais d'un château : Nicolle Grognat semble être le constructeur de la forteresse actuelle, dont le plan carré à quatre tours est encore bien lisible.
Nemmery Noiron et ses filles Jeanne et Maiausette ont été seigneur et dames du ban au XIVe siècle et leur nom lui est resté. Le ban est acquis par les Grognat, d'où dérive peut-être le nom Grignant. Poince Grognat en est seigneur en 1415 et son neveu Nicolle Grognat en 1426. Il passe au lignage des Chaverson par le mariage de sa fille Jeannette avec Joffroy Chaverson.
Le cadastre de 1810 atteste que les douves étaient encore en eau ; aujourd'hui, seule la moitié sud autour du pont-levis est conservée.
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Château de Grimont Le château est situé sur l'actuelle commune de Saint-Julien-lès-Metz, près des Archives départementales, à l'extrémité nord de l'actuelle agglomération messine. Au Moyen Âge, il est situé sur le Haut Chemin, la grande route qui part de Metz et, vers le nord-est, conduit en Allemagne.
En 1404, Grimont est un gagnage appartenant à Nicolle de Métry : on y élève des chevaux, des vaches et un troupeau de près de 300 brebis. Lors de la guerre des Quatre seigneurs (1404-1407), elle est prise et détruite.
À la fin du XVe siècle et au XVIe siècle, Grimont est une seigneurie : il appartient aux Chaverson, dont les chefs de famille se disent sires de Grimont. Jean Chaverson lègue le château à son fils Michel à sa mort en 1514. Philippe Chaverson, sa fille et unique héritière, le reçoit ensuite en dot. Par son mariage avec Robert de Heu, le château de Grimont passe aux mains de leur fille unique, Catherine de Heu. Mariée à Claude-Antoine de Vienne, Catherine lègue le château à leur fille unique Nicolle de Vienne en 1608.
Reconstruit au XVIIIe siècle sans modifier son plan médiéval, Grimont fait partie au XIXe siècle de la zone du fort de Grimont. Le cadastre de 1811 montre un château à plan carré de quatre ailes autour d'une cour, avec deux tours carrés. Le bâtiment dispose encore de douves, et est entouré d'un côté par un bois (l'actuel bois de Grimont), de l'autre par des jardins qui descendent jusqu'à la route du Haut Chemin (actuelle M3).
Les jardins ont été lotis et le site est aujourd'hui occupé par des logements sociaux.
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Château de Hayes Le château de Hayes, aux marges orientales du pays de Metz, appartient au XIVe siècle à la famille seigneuriale de Haye. En 1367, selon la Chronique du curé de Saint-Eucaire, la cité de Metz assiège le château et capture le seigneur Henri de Hayes, qui se rend à merci et est ensuite décapité devant la cathédrale de Metz. En 1404, Hayes appartient désormais à une riche Messine, Perrette Dieu-Ami, veuve de Jean Le Hungre.
Le château actuel montre deux phases de construction : les deux tours sur la rue, aux extrémités des ailes, percées de canonnières, sont probablement les vestiges du château construit par les comtes de Nassau-Sarrebruck vers 1576. Le reste du château date des XVIIe et XVIIIe siècles, quand des parlementaires messins sont propriétaires de Hayes et en font une maison de plaisance. Mais le jardin à la française situé au sud du château recèle, outre une glacière, trois hautes tours aux toits en poivrière. Elles sont peut-être les vestiges d'un château plus ancien, possiblement celui de Perrette Dieu-Ami. Les Nassau-Sarrebruck ont repeuplé le village et, possiblement, déplacé le château.
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Château de Ladonchamps Au début du XVe siècle, le gagnage de Ladonchamps (actuelle commune de Woippy) appartient à Lorette, femme de Colignon Baudoche ; on y élève chevaux, vaches et porcs. À la fin du XVe siècle, il s'agit d'un château qui appartient à André de Rineck. Le plan de l'édifice, quadrangulaire à tours d'angle et donjon peut dater de cette période. Après la mort d'André en 1527, il passe aux mains de Philippe II de Raigecourt, dont André était le tuteur depuis la mort de son père Philippe I de Raigecourt, dit Xappel en 1500.
Philippe II de Raigecourt n'ayant pas de fils, c'est Anne, sa fille aînée, épouse de Jacques Desch, qui hérite du château. Le château de Ladonchamps est transmis à leur mort à Anne Desch, leur fille aînée.
Il est démantelé par le duc de Guise lors du siège de Metz. Au décès d'Anne Desch en 1581, le château est acquis par son deuxième époux, Renaud Le Gronnais qui meurt en 1613. Il est détruit après la Seconde guerre mondiale. Le domaine conserve une chapelle et des communs.
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Château de Luttange Le château est à plan carré avec quatre tours aux angles. Trois sont rondes ; la dernière est un donjon carré situé à l'angle nord-est auquel on accède par un escalier et une poterne bien conservés, classés monument historique). En 1864, un fossé existait encore, franchi par un pont en face du donjon. Les tours datent du XIVe siècle. Une galerie souterraine reliait les deux tours nord. Les courtines, entre les tours, ont peut-être été détruites lors des guerres du XVIIe siècle. Les façades nord et est datent l'une du XVIIIe siècle, l'autre du XIXe siècle. Sur les faces sud et ouest ont été replacés des éléments XVIe siècle du château de Daspich à Florange : une échauguette, un oriel et une bretèche.
Luttange était aux limites du pays de Metz : ce fief luxembourgeois est resté longtemps aux mains d'une famille de seigneurs, les Luttange, tantôt alliés, tantôt ennemis des paraiges. En 1316, le château est repris en fief par François Lambert. En 1366, le sire Joffroy de Luttange, en conflit avec la cité, est exécuté devant la cathédrale. Entre 1424 et les années 1530, le château est aux mains de Guillaume Perpignant et de ses descendants, jusqu'à Jean Le Gronnais, veuf d'Alixette Perpignant, qui meurt sans descendance. Le fief est confisqué par Charles Quint qui le donne à un de ses familiers, le sculpteur Jean Monet.
Le château accueille aujourd'hui un centre d'escape game.
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Château de Mardigny Au début du XVe siècle, le village de Mardigny (dans la commune de Lorry-Mardigny) appartient au chapitre cathédral de Metz. En 1404, le chanoine Thierry de la Tour est seigneur du village, qui compte alors 23 feux (foyers fiscaux). Il la lègue au chapitre de la cathédrale à sa mort. Au XVe siècle, la cité de Metz place régulièrement un capitaine et une garnison dans le château.
À partir de 1525, Mardigny appartient à une branche de la famille de Raigecourt, après que Philippe de Raigecourt l'ait acquis par échange avec les chanoines. Sa fille aînée, Anne, épouse de Jacques Desch, et en hérite entre 1533 et 1535. Le château passe ensuite à leur fille unique Anne Desch, épouse de Flory Marteau, qui prend aussi le titre de seigneur de Mardigny.
Le château actuel est partiellement classé Monument historique. Il a été transformé aux XVIIe et XVIIIe siècles mais en conservant son plan de la fin du Moyen Âge. Il forme un rectangle autour d'une cour, entouré de douves. Trois des quatre tours d'angle sont conservées : les deux du côté ouest, côté village, sont petites et rondes, celle du sud-ouest est en ruines. La grande tour rectangulaire du nord-est, disposée en épi, sert aujourd'hui de porte d'entrée et est percée d'un portail baroque.
À la fin du XIXe siècle, Schmitz dessine des détails du château : deux tympans trilobés et une cheminée ornée de trois écus dont la peinture avait disparu, et dont le manteau était décorée par une grecque monumentale. Le château avait conservé son artillerie : cinq canons légers sont déposés au musée de la Cour d'Or.
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Château de Montoy
Le château de Montoy, situé à Ogy-Montoy-Flanville, appartient à la fin du Moyen Âge aux familles des paraiges, les Baudoche, Grognat, puis Chaverson. Le château appartenait au tournant du XVe siècle à Nicolle Grognat, exécuté lors de la Rébellion de la Commune en juin 1405, puis à son fils Nicolle Grognat dit le bon Jouteur. Il donne le château en dot à sa fille unique héritière, Jennette, qui épouse Joffroy Chaverson. À la mort de Joffroy en 1472, il passe aux mains de son fils Jean.
Michel Chaverson hérite du château à la mort de son père Jean Chaverson en 1514, bien que son frère Joachim qui meurt en 1522 se dise également seigneur de Montoy. Joachim avait-il reçu le château en héritage en 1514, puis à sa mort en 1522 sans descendance le château de Montoy serait passé à son frère Michel ? Quoi qu'il en soit, peu de temps après, le château est détruit en 1518 par Franz von Sickingen et ses troupes, alors en guerre contre la cité. Michel Chaverson fait donc reconstruire le bâtiment et le lègue à sa fille Philippe, mariée à Robert de Heu. Montoy devient à cette époque un lieu important de l'église protestante dans le Pays messin. Le château passe ensuite aux mains de Catherine de Heu, leur fille et unique héritière, qui l'apporte en dot à son époux, Claude de Vienne. Nicolle, leur fille, vend alors le château en 1618, qui passe par plusieurs propriétaires au cours des XVIIe et XVIIIe siècles.
Le bâtiment d'aujourd'hui est largement issu des reconstructions du XVIIIe siècle. Il ne reste que quelques éléments architecturaux de l'ancien château du XVIe siècle, dont la tour ronde dans le prolongement de l'aile sud.
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Château de Moulins, dit Fabert Le château de Moulins-lès-Metz tient son nom actuel de son propriétaire du temps de l'occupation française, le maréchal Fabert. Mais le château date en grande partie du temps où les Baudoche étaient seigneurs de Moulins. Ils tenaient le fief comme vassaux de l'abbesse de Sainte-Glossinde de Metz. Selon un acte d'hommage de 1368, les Baudoche ne possédaient qu'une tour à Moulins. En 1379, ils y possèdent un château. Au début du XVIe siècle, le château formait un rectangle avec quatre tours rondes aux angles ; il était situé au débouché du Vieux pont, sur l'ancien cours de la Moselle. Dans la cour, on observait les armes de Claude Baudoche et d'Isabelle de Croÿ, qu'il épouse en 1504.
Aujourd'hui, la rivière passe au sud du hameau de Préville, et les fossés du château sont comblés, lui faisant perdre sa dimension stratégique de forteresse. Le château a été en grande partie reconstruit au XVIIe siècle et l'une des quatre ailes a disparu, mais le plan général est toujours lisible. Le château a été classé Monument historique en 1990.
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Château de Pange Le château de Pange contrôlait une seigneurie sous l'hommage du duc de Lorraine, aux marges du pays de Metz. Au début du XIIIe siècle, le château est une possession de la puissante famille de Vry, des chevaliers résidents à Metz mais qui ne s'intègrent pas dans les paraiges. Aubert de Vry en est seigneur en 1215.
En juin 1214, Pange accueille une rencontre diplomatique importante : le roi Otton de Brunswick y négocie une alliance avec des patriciens messins, contre Frédéric II. Cette alliance est vaincue deux mois plus tard à la bataille de Bouvines
Le château appartient à des hommes de paraiges dès le XIVe siècle. Dès 1358 au moins, il est propriété de la famille Paillat. Au XVIe siècle, il passe de Conrad de Serrières aux Beauvau, sans doute par l'intermédiaire de la fille de Conrad, Philippe.
Le château actuel, classé Monuments historiques, est une belle construction du XVIIIe siècle, entourée par ses dépendances : le jardin sur la Nied, la grange du XVIIe siècle et l'ancienne chapelle castrale, aujourd'hui l'église Saint-Martin, reconstruite au XIXe s. mais qui conserve quelques fragments de vitraux du XVIe siècle.
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Château de Vry Le château de Vry est l'une des principales forteresses du pays de Metz. Il s'agit d'une enceinte circulaire dotée de cinq tours rondes, entourée par de larges fossés. Il protège le Haut Chemin, la route qui mène de Metz vers l'Allemagne.
Aux XIIIe-XIVe siècles, le château est un fief de l'évêque, et le siège de la puissante famille de Vry, des chevaliers liés à la Commune de Metz. En 1250, selon la charte de paix, les de Vry participent à la défense de la ville mais pas à la justice urbaine : la famille n'intègre un paraige, celui de Jurue, que dans la seconde moitié du siècle.
Pendant la guerre civile de 1326, les patriciens exilés de la cité, les Fort-Issus, se servent de Vry comme d'une base pour attaquer la ville.
En 1404, le dernier représentant de la famille de Vry, Jean, est endetté et cède sa seigneurie à ses créanciers. Vry compte alors pas moins de 145 journaux de terres et 311 journaux de bois. Le château est partagé entre les créanciers. Jean Lohier dit de Chambre en reçoit un quart, qu'il cède au duc de Lorraine, Charles II en 1410, avant de la récupérer en 1423. Son fils Nicolle Lohier hérite peu après 1427. Près d'un siècle plus tard, par un jeu d'alliances complexe, Nicolle de Heu possède désormais le château. Il est possible qu'à l'extinction biologique de la famille Lohier vers la moitié du XVe siècle, les droits sur Vry soient passés aux descendants de Guillaume de Heu marié avec Collette Lohier.
Les fossés étaient encore en eau au XIXe siècle. Au XXe siècle, les ruines ont été loties. Aujourd'hui, quelques tours ruinées sont encore visibles autour de la rue du Château.
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Château de Woippy La seigneurie de Woippy appartenait au chapitre de la cathédrale de Metz : elle comptait huit maisons-fortes, louées à des dignitaires du chapitre. Le château est l'une des deux subsistantes. Fortement rénové au cours du temps, il a gardé son plan médiéval très lisible : il s'agit d'une maison-tour de 15 m . de haut et de 9 m. de côté, comptant 4 niveaux. L'enceinte forme un quadrilatère de 21,5 m. de côté flanqué de quatre tours rondes et protégé par un fossé large de 8 m.
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Château des Etangs Le château des Étangs est un vaste château de plan trapézoïdal : à l'ouest un donjon carré est précédé de deux petites tours rondes. Deux corps de logis rejoignent les deux tours rondes de l'est.
Le château occupait une position stratégique : situé sur la grande route entre Metz et Mayence, il défendait le pays de Metz près du pont de la Nied situé à Pontigny.
Le château a appartenu à la famille de Neufchâtel, ou Warise. Entre les années 1360 et le XVIe siècle, il est documenté comme fief de la baronnie de Créhange. Il est pris et détruit lors de la guerre de la guerre des Quatre seigneurs vers 1402-1404. A cette époque, la seigneurie appartient à Jean Drouin. A la fin du XVe siècle et au XVIe siècle, le titre de seigneur des Étangs est porté conjointement par des Messins des lignages Desch et Baudoche, ainsi que par des sires de Raville, vassaux du Luxembourg.
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Châtel-Saint-Blaise Le château Saint-Blaise, ou Neufchâtel-devant-Metz, était une des principales seigneuries de l'évêché de Metz. Il s'agissait d'une puissante forteresse située sur une colline de 358 m. d'altitude dans l'actuelle commune d'Augny, Au XIIIe siècle, il appartient au lignage noble des Jussy-Varise. Le chevalier Pierre de Jussy est seigneur du Neufchâtel entre 1225 et 1240. De son fils aîné Renaud descendent les Jussy-Warise, qui se rapprochent de la commune de Metz au XIVe siècle. Au contraire, son fils cadet Gauthier passe au service du duc de Lorraine et est l'ancêtre des seigneurs d'Haraucourt. Au début du XIVe siècle, le château Saint-Blaise appartient à Perrin de Neufchâtel dit Warise. En 1485, Françoise de Warise meurt sans enfants, et le château passe aux Desch, descendants de l'union entre Contesse de Warise et Philippe Desch. Il appartient notamment à Jacques Desch vers la moitié du XVIe siècle. En 1543, le château est pris par une petite troupe luxembourgeoise ; Nicolle Le Gronnais lève un millier d'hommes pour les en déloger, selon la Chronique rimée. À la mort de Jacques en 1560, sa fille Agnès en hérite. Par son mariage avec Renaud Le Gronnais, le château Saint-Blaise entre dans le patrimoine de la famille Le Gronnais.
Le château a été partiellement ruiné lors du siège de Metz par Charles Quint en 1552. En 1812, le cadastre de la commune d'Augny le signale en ruines. Il est rasé au XIXe siècle lors de la construction du fort ou ouvrage Saint-Blaise.
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Croix du Haut Chemin La croix du Haut Chemin est une des crois offertes à la cité de Metz par le patricien Nicolle Louve en 1449. Haut de 4,5 mètres et large de 2 mètres, l'édifice est composé de trois colonnes décorées, à base et chapiteaux octogonaux. Il est surmonté d’un toit à trois pans orné de gargouilles représentant des loups, en référence à la famille Louve ("armes parlantes"). Selon l’abbé Kirch, elle ne comportait pas une croix à l’origine, mais un fleuron, et la croix actuelle aurait été posée sur une colonne en dessous du monument, à l’image de la croix du Pont-aux-Loups.
Située au bord du Haut Chemin , la route qui lui donne son nom, la croix devint un étape pour les pèlerinages vers Sainte-Barbe. Les jeunes femmes y jetaient des galets sur le toit pour connaître le nombre d’années qu’il leur faudrait attendre avant de se marier ou d’avoir des enfants — le nombre de tentatives nécessaires pour qu’un galet reste sur le toit indiquant le délai en années.
Classée monument historique dès 1895, la croix a été détruite le 7 octobre 1939, percutée par un véhicule militaire. Elle est reconstruite en 1981 à partir des débris, au carrefour de Villers-l'Orme à quelques centaines de mètres de son site d'origine.
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Croix du Pont-aux-Loups En 1442, Nicolle Louve fait reconstruire en pierre le Pont-aux-Loups, entre les bans de la cité de Metz et de l'abbaye Saint-Martin. En 1444, il y ajoute un puits et une croix au bout du pont. On ne connaît de cette première croix que le coût, estimé à cent florins d’or, et le nom du constructeur, Jean de Commercy. Renversée par une tempête, elle est reconstruite par Henri de Ranconval en 1446.
Cette nouvelle croix était protégée par un petit édifice en pierre de taille, solidement fixé à l’aide de goujons de fer et scellé au plomb. Le monument comportait une inscription rendant hommage à Nicolle Louve : « Nicole Louve chevalier conseiller et chambellan de très haut et très victorieux prince Charle septieme roy de France et de très haut et très puissant prince Philippe de Bourgogne a fait fonder et ediffier cette croix, le puits et le pont pour Jesus Christ honorer et sa sainte passion, pour le devotement prier qu’il veuille la cité conserver en bonne paix et concorde et union, la garder de ses adversaires et donner pour conclusion audit fondateur salvation 1445 ».
En 1447, la croix est dorée et peinte par l’artiste Jost Haller. En mai 1729, la croix est démolie, lors de la construction de la double couronne de Moselle. Dans un premier temps, les autorités envisagèrent de la démonter, mais en raison de sa structure solidement goujonnée et scellée au plomb, cette opération se révéla impossible, et la destruction fut décidée.