Matthieu de Bohême (13..-1409)
Contenu
-
Titre
-
Matthieu de Bohême (13..-1409)
-
Prénom
-
Matthieu
-
Surnom
-
Bohême, de
-
Genre
-
Masculin
-
Paraiges
-
Aucun
-
Description
-
Frère Matthieu de Bohême est cité à trois reprises dans la Chroniques des Célestins. Ce prêtre avait résidé au monastère célestin d’Oybin, en Bohême, sur les frontières de la Saxe et de la Silésie, important monastère fondé par l’empereur Charles IV de Luxembourg à côté d’un ses palais. Matthieu s’installe au couvent des Célestins de Metz et y assure la fonction de copiste.
Auparavant, les frères s’étaient adressés à un « écrivain », un copiste extérieur, pour la fabrication des manuscrits du couvent. En mars 1401, un don permet d’acheter du parchemin pour produire neuf antiphonaires et d’autres livres pour la liturgie et la bibliothèque : frère Matthieu, probablement copiste professionnel, prend part à leur réalisation. Il meurt en novembre 1409.
Sa notice nécrologique lui attribue 5 manuscrits liturgiques parmi d’autres copies. Elle raconte aussi qu’il était venu à Metz comme réfugié, chassé par les Hussites, ces insurgés tchèques qui avaient imposé leur Réforme de l’Église et s’en étaient pris aux monastères. Mais Matthieu a quitté la Bohême bien avant 1419, début de la guerre civile. Oybin est attaqué par les Hussites en 1420 et 1429, mais Matthieu était déjà mort à Metz à cette date. Le chroniqueur, frappé comme tous ses contemporains par l’ampleur de la crise hussite, a pensé qu’un Tchèque exilé ne pouvait être qu’un réfugié de la guerre civile. Les manuscrits copiés par frère Matthieu n’ont pas été identifiés.
Chronique des Célestins, p. 95 (traduction) : « Frère Matthieu de Bohême, frère prêtre Célestin, mourut et fut enseveli dans notre couvent cette année [1409] au mois de novembre. Il vint chez nous, venant de notre monastère d’Oybin (« Owym ») en Bohême, avec d’autres frères, qui avaient été chassés et expulsés par les Hussites hérétiques. Ce Matthieu fit beaucoup de bien au couvent. Il copia les deux graduels qui servent chaque jour à chanter la messe, trois livres pour la prière quotidienne (« journaux ») et plusieurs autres livres. Dieu lui pardonne. »
-
Père
-
Inconnu
-
Mère
-
Inconnue
-
Conjoint/Conjointe
-
Aucune
-
Enfant
-
Aucun