Auguste Migette, façade et abside de l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains

Contenu

Titre abrégé
Auguste Migette, façade et abside de l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains
Titre
Façade de l'église de la primitive abbaye de Saint-Pierre à la citadelle
Vue de la primitive abbaye de Saint-Pierre à la citadelle
Créateur
Auguste Migette (1802-1884)
Date de publication
1863
Lieu de production
Metz (Moselle)
Description
Auguste Migette représente le couvent Saint-Pierre-aux-Nonnains en deux dessins. Tout d’abord, la façade de l'Église de la primitive abbaye de St. Pierre à la citadelle, n’étant pas réellement un dessin provenant de Migette mais de Félicien Cordier, un élève de l'école municipale de dessin de Metz néanmoins retouché par Auguste Migette en 1863. La seconde vues prise à partir de l’abside extérieure de cette même abbaye. Le dessin est de nouveau par Cordier et retouché par Migette
Sur le dessin de la façade de l’abbaye, nous apercevons en partie la nef, qui seule est restée debout. Elle mesurait 36 mètres de longueur sur 21 de largeur. Son tracé est irrégulier, car les murs ne se coupent pas à angle droit. Ces murs, qui remontent au VIIe siècle, sont formés de petits moellons coupés de cinq en cinq assises par un double rang de briques. Certaines de ces briques proviennent d'une fabrique importante qui était en pleine activité dans la région au IVe siècle et portent le nom : — CAPI, CAPOX, ADJUTEX, ADJUTICE — dont certaines — CAPOX et ADJUTEX — On a retrouvé cette signature jusqu'à Trèves, au palais impérial: l’abbatiale aurait donc réutilisé une basilique romaine, contemporaine de la aula palatina de Trêves, la basilique de Constantin, construite au début du IVe siècle.
La construction de l’abbaye se compose de deux parties : une salle rectangulaire, non compartimentée, dont les murs dépourvus de fenêtres sont encore conservés jusqu'à 9 m de haut et une abside détruite, représenté dans la seconde image, de plan polygonal à l'extérieur et semi-circulaire à l'intérieur ; elle s'ouvrait par un puissant arc diaphragme soutenant le pignon oriental. Les murs de blocage sont parementés en petit appareil de moellons de calcaire rythmé par des arases de briques. La nef comprenait à l'origine cinq travées, avec bas-côtés-simples, elle était couverte d'un plafond de bois. Il ne subsiste aucun vestige des piliers qui la supportent. Sur les faces nord et sud, on remarquera, vers l'extrémité orientale du bas-côté, une porte aussi ancienne que les murs et dont l'archivolte est formée de briques et de pierres alternant entre elles. Une autre porte de même époque, à l'extrémité est du bas-côté méridional, devait donner accès à une sacristie. Enfin des fenêtres très étroites - il en subsiste deux murées au nord - étaient percées dans les murs des collatéraux.
Entre les première et deuxième travées de la nef, un grand arc diaphragme a été construit, dont les supports bien conservés simplement adossés à l’extrémité Est des piliers-murs. Sa hauteur originelle était approximativement équivalente à celle de l’arc ouvrant sur l’abside. Dans les bas-côtés, deux arcs symétriques, doublant les arcs diaphragmes à un niveau légèrement plus élevé, véritables arcs-boutants, viennent le contrebuter. Greffés sur le mur romain d’un côté, ils reposent de l’autre sur les piliers-murs. Entre les supports du grand arc, s’inscrivent deux arcades, actuellement murées reposant latéralement sur deux pilastres accolés aux précédents, et au centre sur un pilier carré, posé sur un bloc de calcaire monolithe en remploi.
Type
Dessins
Format
Mine de plomb, 310x470mm
Mine de plomb, 600x470mm
Source
Metz, Musée de la Cour d'Or, inv.12510.
Metz, Musée de la Cour d'Or, inv.12547.
Droits
Domaine public
Lieu de préservation
Musée de la Cour d'Or