1430 - Le complot des « faux loyaux » révélé
Contenu
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Titre
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1430 - Le complot des « faux loyaux » révélé
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Nature de l'événement
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Justice et faits divers
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Personnage principal
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Jean Flauveventre (1...-14..), marchand en Vésigneul
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Autres personnages
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Jean de Tollos (1...-1438)
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Nicolle de Magny (13..-14..)
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Gérardin de Laître, dit Amay (1...-14..), marchand d’Ars-sur-Moselle
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Collignon Bonne Amis (1...-14..), clerc
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Jean dit Boyleau (1...-14..), marchand
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Howin (1...-14..), tanneur de la vigne Saint-Avold
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Jean Thirion (1...-1430), marchand
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Jacobus (1...-1430), marchand
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Perrin le Vincier (1...-1430), marchand
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Peltrement (1...-1430), boucher demeurant près du pont Saint-Georges.
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Date
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8 septembre 1430
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Description de l'événement
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Le 8 septembre 1430, Jean Flauveventre, marchand demeurant au Vésigneul, révèle à Nicolle de Magny, aman, l’existence d’un complot dirigé contre les paraiges et le clergé de la cité. Une enquête est alors menée par les Treize jurés. La découverte de cette « jacquerie » provoque la stupeur des gouvernants messins : les conjurés avaient jusqu’alors bien dissimulé leurs intentions en se présentant comme de bons et loyaux sujets.
Plusieurs hommes compromis dans l’affaire parviennent à s’enfuir de Metz : Jean de Tollos, aman, Gérardin de Laître, dit Amay, marchand d’Ars-sur-Moselle, Collignon Bonne Amis, clerc, Jean dit Boyleau, marchand, et Howin, tanneur de la vigne Saint-Avold. D’autres sont arrêtés, condamnés à mort et noyés au pont des Morts : les marchands Jean Thirion, Jacobus et Perrin le Vincier, ainsi que Peltrement, boucher établi près du pont Saint-Georges.
Les fugitifs sont publiquement huchés sur la pierre, puis forjugés et bannis de Metz et du pays messin. La cité confisque l’ensemble des biens meubles, créances, gagières et héritages appartenant aux condamnés et aux fugitifs. Leur vente commence le 15 mars 1431 et les sommes recueillies sont affectées à « la bonne utilité » de la ville, sans enrichissement personnel des seigneurs de Metz. Les héritages, vêtements et joyaux appartenant en propre aux épouses des conjurés leur sont restitués, mais elles reçoivent l’ordre de quitter la cité et le pays messin avec leurs enfants, et de ne jamais y revenir, à moins d’y être expressément rappelés.
Jean Flauveventre est généreusement récompensé. D’un commun accord, les six paraiges lui accordent 100 livres, une prébende de l’hôpital Saint-Nicolas de Metz ainsi qu’une exemption fiscale (tailles et maltôtes). Ces privilèges sont consignés dans une lettre officielle scellée du sceau des six paraiges.
Le curé de Saint-Eucaire, qui rapporte l’épisode dans sa chronique, en tire une véritable leçon politique : les seigneurs de Metz savent bien gouverner la cité et ne se montrent jamais ingrats envers ceux qui les servent fidèlement !
Ressources liées
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Classe |
Les Ponts des Morts |
Lieu
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