1396 - Des patriciens messins en croisade contre les Ottomans
Contenu
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Titre
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1396 - Des patriciens messins en croisade contre les Ottomans
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Nature de l'événement
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Batailles et faits d'armes
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Date
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28 septembre 1396
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Lieu
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Nikopol (Bulgarie)
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Description de l'événement
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En 1396, les Turcs ottomans, ayant soumis la Serbie, occupent une partie de la Bulgarie et assiègent Constantinople. Le roi de Hongrie, Sigismond de Luxembourg, rassemble alors une armée européenne : aux troupes hongroises se joignent des croisés français, mais aussi des Lorrains et des Messins. Au cours de l'été, les croisés mettent le siège devant Nikopol, sur le Danube.
Le 28 septembre, ils affrontent une armée de secours ottomane. Les croisés battent les archers et cavaliers turcs, mais dans leur poursuite, ils sont surpris et vaincus par la cavalerie serbe, alliée au sultan. Sigismond s'enfuit. De très nombreux prisonniers chrétiens sont ensuite exécutés par les Turcs, et certains aristocrates rançonnés, comme Jean, fils du duc de Bourgogne, qu'on appellera désormais « sans Peur ». Les chroniqueurs français et lorrains ont grossièrement surestimé le nombre des victimes : 10000 selon Pierre de Saint-Dizier. C'est que parmi les morts et les prisonniers exécutés figurent de très nombreux aristocrates, tels les fils du duc de Bar, Philippe et Henri.
Parmi les patriciens messins morts au combat, Jacques Desch cite trois chevaliers : Jean Brady, Laurent Le Gronnais, ainsi que Nicolle de Heu, ce qui est sans doute une erreur, et Jean Piedeschault, fils d'Auburtin, qui n'était pas chevalier. Jean Corbé meurt sur le chemin du retour et est enterré dans la cathédrale de Strasbourg. Jean Renguillon, fils de Pierre, lui, rentre sain et sauf à Metz et deviendra par la suite maître-échevin.