1436 - La (fausse) Jeanne d'Arc est à la Grange-aux-Ormes
Contenu
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Titre
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1436 - La (fausse) Jeanne d'Arc est à la Grange-aux-Ormes
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Nature de l'événement
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Politique et diplomatie
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Personnage principal
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Claude du Lys, femme de Robert des Armoises, la fausse Jeanne d'Arc (14..-14..)
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Date
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20 mai 1436
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Description de l'événement
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En 1436, un groupe de patriciens messins rencontre à la Grange-aux-Ormes une femme nommée Claude : elle se présente comme Jeanne d'Arc. Le jour même, ses deux frères arrivent et la confirment : Jeanne n'est pas morte sur le bûcher à Rouen en 1431!
Nicolle Louve lui donne un bon cheval et un houseau (des bottes ou guêtres de cuirs), Aubert Boulay un chaperon (une coiffure, une sorte de bonnet qui se prolonge en écharpe) et Nicolle Grognat une épée. "Jeanne" parle "en paraboles" et promet des prodiges, mais après la Saint-Jean (le 24 juin). D'ici là, elle séjourne à Marieulles chez un certain Jean Lievast. Courant juin, elle quitte la région. Sur un cheval offert par Joffroy Desch, elle gagne Arlon et y séjourne auprès de la duchesse de Luxembourg, Elisabeth. C'est là qu'elle se marie avec un seigneur du Barrois, Robert des Armoises. Les époux s'installent à Metz, dans la maison de Robert, près de l'église Sainte-Ségolène.
Claude est certainement une manipulatrice douée. Mais son mensonge rencontre les intérêts de certains patriciens messins. Selon Mireille Chazan, la rencontre de la Grange-aux-Ormes serait une manoeuvre politique de Robert de Baudricourt : ce conseiller de René d'Anjou cherche à rallier Metz pour aider la délivrance de son prince, prisonnier des Bourguignon. De fait, les trois Messins intervenus sont des vassaux de René, tout comme Jean de Vy, le seigneur de la Grange-aux-Ormes.
Imposture ou miracle? Pierre de Saint-Dizier ne s'engage pas mais se cache derrière l'opinion favorable des patriciens et des princes ; au début du XVIe siècle, Jacomin Husson y croit encore ; Philippe de Vigneulles, lui, affirme que, depuis, la supercherie a été découverte.