Maisons de particuliers laïcs
Metz est une des villes de France qui a conservé le plus de traces de l'habitat des laïcs au Moyen Âge. Plusieurs centaines de maisons du centre historique conservent des vestiges de cette période, souvent invisibles de la rue. La plupart, construites en pierre, comprenaient deux étages. Les « hôtels » construits par des patriciens s'étendaient sur de vastes surfaces, avec plusieurs corps de bâtiments, habitations, entrepôts (« granges ») et cours.
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Maison de (la fausse) Jeanne d'Arc Robert des Armoises était un petit seigneur d'une famille du Barrois. Au début du XVe siècle, il possédait une maison « devant l'église Sainte-Ségolène ». En mai 1436, une femme nommée Claude arrive à Metz et se fait reconnaître par les patriciens comme étant Jeanne d'Arc, réchappée du bûcher cinq ans auparavant. Quelques semaines plus tard, Claude rencontre Robert à la cour de la duchesse de Luxembourg et l'épouse. Le couple vient loger à Metz, sans qu'on sache combien de temps. Dans les années 1430, Claude n'est pas la seule à s'être fait passer pour l'héroïne, mais cet épisode a fasciné les Messins. Si l'emplacement exact de la maison reste inconnu, la place ouverte vers 1900 devant Sainte-Ségolène a été baptisée « place Jeanne d'Arc ».
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Maison d'Huillon d'Épinal En 1408, la maison du marchand Huillon d'Épinal était située place Chappé, à côté de l'hôtel de Villefranche, et donnait à l'arrière sur la ruelle de la Cour de Ranzières.
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Maison de Jacques de Laître, puis Hôtel de Villefranche La maison de Jacques de Laître était située place Chappé, qui meurt entre 1399 et 1404 sans descendance. En 1408, la maison est possédée par les deux filles de Nemmery Noiron, Jennette et Maiausette. C'est alors que les sœurs la cèdent à la société de Villefranche, une confrérie laïque. L'hôtel s'ouvre alors sur la place, entre l'hôtel de Jean de Raigecourt l'aman d'un côté, et celui de Huillion d'Épinal, qui donne sur la Cour de Ranzières, de l'autre. L'hôtel de Villefranche accueille les réunions festives de la société jusqu'en 1720, quand cette dernière déménage non loin de là, au 13, rue de la Chèvre. Au XIXe siècle, l'hôtel abritait une imprimerie. Le quartier a été rasé pour faire place au Centre Saint-Jacques.
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Cinq maisons médiévales du Champ-à-Seille Le côté nord du Champ-à-Seille semble avoir été épargné par les destructions du XVIIIe siècle. En 1837, Migette dessine deux maisons au nord-ouest de la place ; il recopie par ailleurs des relevés de 1797 avant démolition de cinq maisons de la rue Coislin, qui étaient probablement situées au nord-est de la place. Elles pourraient correspondre aux dernières maisons de l'alignement selon le relevé du plan Belle-Isle. Toutes avaient deux étages à l'origine et s'ouvraient sur la place par de hautes arcades, en plein cintre ou en arc brisé. -
Maison médiévale, 8, rue Coislin La maison du 8, rue Coislin était au XIXe siècle un des derniers témoins de l'urbanisme médiéval du Champ-à-Seille, la plus grande place de Metz, détruite pour construire des casernes au XVIIIe siècle. Elle est documentée par un dessin d'Auguste Migette qui représente une maison à deux étages et à mur-écran, ouverte sur la place par deux hautes arcades brisées. La maison est dotée au premier étage de deux galeries de fenêtres en lancettes à tympans trilobés. On reconnaît l'élévation typique des hôtels des XIVe-XVe siècles, dont les façades s'harmonisaient sur la place. La maison a été détruite en 1893.
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Maison, rue de l'Abreuvoir La cour de cette maison située du côté nord de la rue de l'Abreuvoir est documentée par un dessin de la collection d'Auguste Migette. Démolie depuis, elle pouvait dater du XVIe ou du XVIIe siècle.
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Maison, place de l'Abreuvoir, n°32 Cette maison, documentée par un dessin d'Auguste Migette de 1868, était située au n°32 de la place de l'Abreuvoir. Remarquable par son escalier sur cour, elle pouvait dater de la fin du XVIe ou du début du XVIIe siècle. Elle a été détruite en 1910. La place a également disparu aujourd'hui.
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Maison, 8 rue Mazelle (maison de Paul Michaux) Cette maison datant de la Renaissance était située au n°8 rue Mazelle. Le chirurgien Paul-Marie Michaux, ami de Ferdinand Foch, y passe son enfance. La cour, telle que Auguste Migette la dessine à la même époque, conservait des éléments d'architecture Renaissance, dont un puits couvert d'un toit de tuiles. La maison est transformée vers 1910 par un certain Rodolphe Buchy, et le puits est détruit. Le propriétaire suivant détruit la porte qui donne sur la rue et deux gargouilles. -
Maison, 7 rue Mazelle Cette maison, qui était située au n°7 de la rue Mazelle, a été détruite en 1833. Elle n'est connue que par le dessin de sa façade par Auguste Migette. Elle devait avoir été construite au tournant du XVe et du XVIe siècle. La structure de la maison est celle d'une maison à deux étages avec accès à la cave depuis la rue, et mur-écran. La façade, remarquablement conservée, était typique des maisons patriciennes, avec quinze tympans sculptés de style flamboyant ou Renaissance sur les fenêtres et la porte.
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Maison rue du Pont-à-Seille Cette maison était accolée au chevet de la chapelle de la Chapelotte, rue du Pont-à-Seille. Quand Auguste Migette la dessine en 1849, elle est très délabrée et mitée par des constructions précaires, comme l'échoppe n bois d'un cordonnier. On y reconnaît encore un hôtel médiéval à deux étages et mur-écran. Au rez-de-chaussée, une arcade boutiquière en arc surbaissé était accompagnée sur sa gauche d'un accès à la cave depuis la rue. Deux fenêtres à tympans trilobés subsistaient à ce niveau, ainsi que trois fenêtres aux encadrements Renaissance à l'étage. La rue entière a été démolie et se situe au niveau de l'actuelle place du Pont-à-Seille.
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Hôtel dit de Didier Collat Cette maison se trouve à l'angle de la rue Taison avec la Fournirue. Elle possédait une tour escalière sur la rue Taison. La fenêtre d’angle à pan coupé peut dater de la première moitié du XVIe siècle. L'historiographie l'a identifié comme la maison du changeur Willaume Collat, mentionné (sans adresse) par Jean Aubrion en 1478. C'est une erreur : toujours selon Aubrion, c'est le marchand Didier Collat qui habite à l'angle en 1499 quand il est condamné par la cité pour avoir fait appel à l'empereur dans une affaire judiciaire. Il est possible que Didier ait bientôt habité cette maison, mais il a aussi pu habiter la maison d'en face. -
Cour au n°9, rue Serpenoise (hôtel de la Petite Croix d'Or) Ce grand bâtiment était situé au n°9 de la rue Serpenoise. Il est mentionné du XVIIIe à 1869 comme une des principales hostelleries messines. Auguste Migette en a dessiné 2 aspects : la cour et une porte intérieure. En février 1720, il a accueilli l'évêque de Soissons. Au début du XXe siècle l'hôtel serait devenu le grand café Windsor. Il ne reste aujourd'hui plus rien de cet établissement. Auguste Migette documente une cour où trois arcades en plein cintre, à bandeaux moulurés, sont présents au premier étage. Une tour escalière desservait deux corps de bâtiment et se terminait par un comble au cinquième étage ; elle était ouverte de fenêtres Renaissance. Plusieurs fenêtres de la cour conservaient des encadrements finement sculptés. La porte au premier étage de la tour portait un décor de style flamboyant très raffiné, témoignage de l'habitat patricien au tournant des XVe et XVIe siècles.
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Maisons médiévales dans l'impasse Chaplerue Depuis au moins 1665 et jusqu'en 1762, les Jésuites occupent un vaste espace entre l'impasse Chaplerue et la rue de la Chèvre, où ils desservent l'église Notre-Dame ; ils y ont notamment leur collège. L'impasse se termine en cul-de-sac, comme le montre le plan Belle-Isle, et s'ouvre sur les jardins des Jésuites. Ce cœur d'îlot, aujourd'hui bâti, a conservé son accès privé. Après leur expulsion en 1762, les lieux sont propriété de l'abbaye Saint-Symphorien prennent possession des lieux. Le quartier est démoli en 1860. Auguste Migette a documenté une étape des travaux, qui révèle un niveau de caves peut-être médiévales dans une première parcelle, et un hôtel patricien sur cour dans une seconde, qui correspond à l'actuel n°18 en Chaplerue. -
Maison, 8 rue du Haut-de-Sainte-Croix Cette maison située près de la la place Sainte-Croix est un bel exemple d'architecture messine du Moyen Âge. Elle compte deux étages, de belles galeries de fenêtres à tympans gothiques, et un mur-écran qui cache le toit à pente. Elle appartient au chevalier Pierre de Rissan, ingénieur et capitaine, devenu maire perpétuel de Metz le 2 décembre 1692. Après 1823, Laurent-Charles Maréchal, un peintre, y a installé son premier atelier. Vétuste, la maison s'effondre en 1970 ; elle est ensuite reconstruite en s'inspirant du dessin d'Auguste Migette qui documente son aspect médiéval. La galerie du premier étage est donc restituée à partir des fragments de tympans trilobés qui restaient. En revanche, les ouvertures du rez-de-chaussée ne s'appuient sur aucun vestige et relèvent de la re-création, en fonction de ce que l'on sait de l'architecture messine médiévale. -
Maison de Collignon Cassamus le ménestrel En 1371, le cartulaire de la cathédrale de Metz mentionne que le ménestrel Collignon Cassamus loue au chapitre une maison située Cour de Ranzières. L'épitaphe de Colignon, conservée à la cathédrale, rappelle fièrement qu'il avait joué à la cour de l'empereur Charles IV de Luxembourg et à celle du roi Alphonse XI de Castille.
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Maison de Pierre Perrat Pierre Perrat, employé par le chapitre comme maître-maçon (architecte) de la cathédrale à la fin du XIVe siècle, habite une maison située à Porsaillis, dans la paroisse Saint-Simplice, à partir de 1387. Il la loue au chapitre pour le prix de 9 livres et 100 sous. Selon le censier de la cathédrale, il y habitait avec sa fille Alixon et sa belle-fille Lorette.
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Les deux maisons d'Hermann de Münster Le maître verrier Hermann de Münster s'installe à Metz en 1381 et y travaille pour le chapitre cathédral jusqu'à sa mort en 1392. Il loue alors deux maisons contiguës place de Chambre, pour la somme très importante de 100 livres. On en ignore l'emplacement exact sur la place : le censier du chapitre les situent entre leurs voisines, les maison de Jean Clément et de Jean de Norroy. Le locataire précédent était l'homme de paraige Pierre Chevallat.
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Maison de Nicole Hanrequel La maison du marchand Nicole Hanrequel était située en haut de Fournirue selon Philippe de Vigneulles, devant l'église Saint-Gorgon dont elle était séparée par une ruelle. En 1504, un acrobate descend une corde tendue entre le clocher de la cathédrale et un pieu fiché devant sa maison. Le chroniqueur le décrit comme « Hanrequel, le merchamps, devant la Grant Église ». On peut donc penser qu'elle était une des dernières de la rue, face à la cathédrale.
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Maison à la haute tour Cette maison gothique possède une haute tour qui en fait un des points culminants de Metz. Elle appartient de Jean de Landremont, exécuté pour trahison en 1492. La maison est alors donnée en récompense à Charles Quevelet, son complice, qui l'avait dénoncé. En 1519, elle appartient au marchand pelletier et changeur Nicole Hanrequel. Les canons de Franz von Sickingen la prennent pour cible depuis la colline Sainte-Croix, puisque la tour est visible de loin, mais ils la ratent. Elle est ensuite acquise par Philippe de Raigecourt et réunie à l'hôtel Saint-Livier. Mais Philippe de Vigneulles dit qu'il a longuement discuté avec Charles Quevelet de l'affaire Landremont, « avec luy sus la grant maison de Sainct Levier » : s'agit-il d'un nom rétrospectif ou dès le XVe siècle les deux maisons étaient-elles liées à la mémoire de saint Livier ? -
Maison, 18bis en Jurue En 1790, Gardeur-Lebrun, architecte de la ville, fait les relevés en plan et en élévation de façades de maisons vouées à la démolition ; au siècle suivant, Migette décalque ces relevés. Cette maison s'élevait à l'arrière de l'actuel collège Taison, au 18 bis en Jurue. Le dessin documente deux façades de la maison, sur la rue et sur la cour et le cimetière de l'église Sainte-Croix. Sur la rue, la façade conservait deux fenêtres à tympan trilobé à l'étage. La porte d'entrée s'ouvrait sur la façade en retour, tandis qu'un banc de boutique occupait l'angle, sous une grande arcade. -
Maison, 18 en Jurue En 1790, Gardeur-Lebrun, architecte de la ville, fait les relevés en plan et en élévation de façades de maisons vouées à la démolition ; au siècle suivant, Auguste Migette décalque ces relevés. Cette maison s'élevait à l'arrière de l'actuel collège Taison, au 18 en Jurue. En 1790, elle comprend encore plusieurs éléments anciens visibles. Au premier étage, une corniche Renaissance surmontait au-dessus d'une galerie de trois fenêtres. Au deuxième étage, une autre galerie de trois fenêtres était surmontée de tympans trilobés eux-mêmes ornés de petits quadrilobes. Une autre fenêtre à ogive, à l'extrémité gauche, est surmontée par une corniche. -
Vieille boucherie La Vieille boucherie est la boucherie principale de la ville. Elle donne son nom à une section de la grande rue qui va de la porte Serpenoise au quartier Saint-Jacques.
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Maison de Jean Gérard Jean Gérard, maire de Vigneulles, se réfugie à Metz lors de la guerre de 1490. On ignore où il habite alors. Sa maison de la rue de la Haye est citée par son fils Philippe de Vigneulles pour la première fois en décembre 1491 : quand Philippe est libéré après sa captivité, c'est là qu'il vient retrouver sa famille. Philippe hérite de cette maison après la mort de son père, et y fait faire des travaux en 1511 et 1520. L'emplacement exact de la maison est inconnue.
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Maison, 1 en Jurue : la synagogue médiévale? Cette maison des XIIe et XIIIe siècles, aujourd'hui démolie, a fasciné les érudits messins du XIXe siècle, qui ont voulu y voir la synagogue des Juifs de Metz au Moyen Âge. La maison comprenait alors deux étages et conservait des salles décorées d'arcatures romanes. Elle était située entre cour et jardin et de deux accès, en Jurue, côté cour, et rue d'Enfer, côté jardin. La cour était équipée d'un puits. En 1845, Émile Bégin identifie la maison comme une synagogue mais reproduit comme tribune des femmes l’étage de la chapelle Saint-Genest, qui est située au 3 en Jurue. En 1856, Georges Boulangé plaide pour situer la synagogue au n°1 : « l’ancienne synagogue existe encore intégralement et sert aujourd’hui d’atelier à un coutelier, au fond de la cour de la maison portant le numéro 1 de la rue Jurue ». De fait, la communauté juive de Metz, mentionnée à partir de 888, est importante aux XIe et XIIe : les écoles rabbiniques des régions voisines accueillent des « sages lorrains » (Hakmei Lotar), dont le plus célèbre est rabbi Gershon ben Yehuda, qui enseigne à Mayence jusqu'à sa mort en 1040. Mais la puissance juive disparaît au tournant du XIIIe siècle, quand le pouvoir des paraiges s'affirme. Quand les archives sont conservées, à partir du XIIIe siècle, plus aucune présence juive n'est attestée en Jurue, nom qui signifie pourtant la rue des Juifs. Une synagogue a forcément existé, mais Jean-Luc Fray conclut que rien ne prouve qu'elle ait été située au n°1 de la Jurue. -
Étuves du Tombois Selon les relevés de Frédéric Ferber, Metz possède à la fin du Moyen Âge 16 à 20 établissements de bains chauds, qui sont des lieux d'hygiène mais aussi des lieux de sociabilité. On y vient pour prendre un bain d'eau chaude ou seulement un bain de vapeur. La moitié des étuves sont situés sur la Moselle et l'autre sur la Seille, comme l'étuve du Tombois, située en Chandellerue. Était-elle mixte, ou les deux sexes y étaient-ils séparés, comme c'est de plus en plus le cas à la fin du Moyen Âge? La documentation ne permet pas de le dire. Les tenanciers, « stuveurs », travaillent souvent en couple, comme ceux que Philippe de Vigneulles met en scène dans un de ses contes, où la « stuveresse » trompe son mari avec un moine du quartier.
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Maison des Lombards Cette maison occupait l'angle de la Jurue (n°29) et de la rue de la Fonderie, actuelle rue de l'Abbé-Risse (n°1). Du XIVe siècle à 1514, elle est connue comme « maison des Lombards sur le Mur ». À la fin du XIVe siècle, il s'agit d'une des trois « tables » de crédit sur gages tenues à Metz par des financiers italiens, avec celle de Porte-Moselle et celle de Porsaillis. Entre 1406 et 1430, l'établissement est tenu par la famille Fraxinel, des banquiers de Verceil en Lombardie : Antoine en 1406, Perceval en 1430. En 1430, la table « sur le Mur » est la dernière existante : elle est supprimée par la cité qui l'acquiert pour en faire un crédit municipal. Côté Jurue, la maison a conservé des fenêtres trilobées, une devanture d’échoppe avec un arc en anse de panier et une porte d’entrée Renaissance. Côté cour, on remarque des arcs surbaissés et un escalier de style classique. Une peinture murale a été mise à jour au XXe siècle sur le mur d'une des trois pièces du rez-de-chaussée, aux armoiries non identifiables. Un plafond peint a été découvert à la fin du XIXe siècle dans une autre des trois pièces.
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Maison, 28 rue de la Chèvre Cette maison reconstruite au XVIIIe siècle avait conservé plusieurs vestiges médiévaux : une façade sur cour du XIIIe siècle, un tympan sculpté sur la porte, et un plafond peint qui avait été réutilisé. La maison a été détruite en 1964 pour céder la place à une école primaire. Le tympan, très dégradé, a rejoint en partie le musée, tout comme les éléments du plafond.
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Hôtel Baudoche dit hôtel du Passe-Temps L'hôtel Baudoche est fondé par Pierre Baudoche entre 1486 et 1488, selon la chronique de Philippe de Vigneulles, qui le compte parmi les trois belles maisons qui ont été édifiées de son temps, avec l'hôtel de Heu et la Haute-Pierre. Il était composé de nombreux corps de logis. Situé sur l'île du Pontiffroy, au bord de la Moselle, il s'agit d'une maison de plaisance destinée aux loisirs, comme son nom l'indique. D'autres hôtels longeaient la Moselle, comme l'hôtel Bonne-Aventure et l'hôtel Vide-Bouteille. Sur la façade du Passe-Temps était gravée l'inscription suivante : Passe-Temps pour gens solacier, Est nommée ceste maison, Qui par avant longue saison, Se nommait le moulin Grangier Les chroniques rapportent plusieurs visites de princes à Metz, logés à l'hôtel Baudoche. Le roi des Romains Maximilien de Habsbourg y loge le 27 septembre 1498. Les duchesses de Lorraine en font de même : Philippe de Gueldres en 1498 et Renée de Bourbon-Montpensier en 1523. À la mort de François Baudoche, petit-fils de Pierre, en 1558, l'hôtel sort du patrimoine familial. En 1560, il appartient à Jean de Morbach, un échevin de Sierck. L'hôtel prend alors le nom de maison de Morbach. Claude de Chastillon, qui réalise plusieurs gravures de bâtiments remarquables de la ville, représente le Passe-Temps tel qu'il était en 1610, nous donnant un aperçu de l'ampleur du complexe. L'hôtel est par la suite acheté par Paul Ferry en 1637 et revendu en 1650. Après 1690, l'édifice en ruines est démembré et les bâtiments sont peu à peu détruits entre 1737 et le début du XIXe siècle. Il n'en reste plus aujourd'hui qu'une tour visible sur le site du Lycée Fabert, et une cheminée monumentale déposée au musée de la Cour d'Or. -
Grande maison de Jurue puis maison du Doyen L'histoire de ce bâtiment connu comme l'ancien hôtel de la famille de la Court connaît une trajectoire mouvementée aux XIVe et XVe siècle. La famille de la Court est un lignage messin qui est particulièrement lié au paraige de Jurue. En effet, en 1267, Jean de la Court (†1288) y possède 5 maisons localisés devant la cour de Sainte-Croix en Jurue. La maison qu'on désigne comme la « Grande maison de la Place Jurue » appartient à la fin du XIIIe siècle à Guillaume de la Court, un chanoine de la cathédrale et frère de Jean. C'est dans cet hôtel praticien qu'un autel dédié à sainte Catherine est fondé par Poince Ruèce, veuve de Nicolle de la Court (neveu de Guillaume) et par Alixette sa fille. L'autel est par la suite transféré à une date inconnue avant 1344 à l'église Sainte-Croix. Elles fondent également en 1321 l'hôpital Pontiffroy. La maison paraît ensuite avoir passé à Amiette de la Court, fille de Nicolle et de Poince, puis en dot à son époux Jean Le Hungre. Lors du partage des biens de Jean Le Hungre en 1337 par sa veuve Amiette et par son frère Jean de la Court, la « Grand maison que fut Willame de la Court sur la Place en Jurue » passe finalement aux mains de Guillaume Le Hungre, fils d'Amiette et de Jean. On perd ensuite la trace des propriétaires de la maison pendant près d'un siècle. Avant 1440, la cité l'achète et la transforme pour abriter l'administration des impôts. Cette acquisition s'inscrit dans une suite d'achats par la ville pour installer différentes commissions spécialisées, comme les Sept de la Maletôte qui ne peut plus œuvrer au Palais des Treize faute d'espace. À partir de 1379, ils travaillent dans une maison en location. Quelques années plus tard, la ville décide d'acquérir finalement les maisons et bâtiments dans lesquels les différentes septeries sont installées. C'est ce qui semble avoir été le cas pour la « Grande maison de Jurue » selon Pierre-Édouard Wagner. On l'appelle désormais l'hôtel de la Bulette, car c'est là que sont rédigés les contrats concernant les propriétés : à la fin de la rédaction de chaque acte, une gouttelette de cire (nommée bulette), servait alors de validation. Mais la maison abrite aussi les services de l’enregistrement de la maltôte, un impôt extraordinaire, qui s'appliquait à des biens de consommation courante, vin, bière, cire... L’hôtel de la Bulette est aussi, plus souvent, appelé « la maison du Doyen », ou encore « la Maison de la Ville », « la maison des prisonniers ». En effet, les magistrats s’étaient réservé l’utilisation des caves ; une partie est aménagée en prison accueillant le plus souvent des prisonniers de guerre, placés sous la garde d’un « doyen des prisonniers » ; ce poste de concierge étant généralement confié au doyen des sergents des Treize. L’hôtel devient définitivement une prison en 1507 et le reste jusqu'en 1792. En 1931-1934, le bâtiment est démoli pour laisser place à l’hôpital Sainte-Croix. Seule la porte à bossages baroques est conservée et remontée rue des Récollets. La façade que l’on voit aujourd’hui est une réplique de la façade médiévale -
Maison des têtes La Maison des têtes a été construite entre 1518 et 1529 au 33 en Fournirue : les dates étaient inscrites sur un écu au linteau de l'escalier. Elle doit son nom aux cinq bustes sculptés qui figuraient sur sa façade. Le plan de la maison est celui des principaux hôtels particuliers messins depuis le Moyen Âge : une maison bloc à deux étages avec une galerie au premier, l'étage noble, et une tour d'angle abritant un escalier à vis. Mais par son décor, cette maison était peut-être le plus bel exemple de décor Renaissance du début du XVIe siècle à Metz. Le projet de démolition, à la fin des années 1960, rencontre une vive opposition : la maison des Têtes devient le symbole de la destruction brutale du patrimoine ancien de Metz. La maison est détruite en 1974 lors de la construction du centre Saint-Jacques. La façade a été reconstituée en 1976, mais au n°51 en Fournirue. Les bustes qui y figurent sont des reproductions. À la fin du XVIe siècle, la Maison des têtes était la demeure de l'orfèvre Jean Aubry et a pu être construite par un de ses ancêtres. La façade et l'escalier de la maison étaient ornés de nombreuses sculptures Renaissance. Quatre des bustes ont été déposés et vendus en 1913, sont aujourd'hui conservés au musée de la Cour d'or qui les avaient rachetés en 1973. Le cinquième buste est lui conservé au Museum of Fine Arts de Boston. Une autre sculpture de tête, qui ornait la cour, est au musée de la Cour d'or. Deux dernières têtes sculptées ont disparu et ne sont plus connues que par des relevés de l'archéologue Wilhlem Schmitz à la fin du XIXe siècle. -
École rabbinique (1619-1847) Une communauté juive se réimplante à Metz à l'époque moderne lors de l'occupation française. Elle installe ses bâtiments religieux en Basse-Saulnerie en 1619. La synagogue a été détruite en 1847, l’école rabbinique en 1853. Des sculptures provenant de l'école rabbinique sont encore conservées. Selon un témoignage oral recueilli par Auguste Migette, les bâtiments auraient occupé le premier emplacement du couvent des Carmes, après 1254 et avant 1275. Le décor intérieur représenté par Migette constitue un précieux témoignage de l'habitat du XIIIe siècle, préservé jusqu'au XIXe siècle.
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Auberge de la Tête d'Or Cette auberge est mentionnée du XIVe au XVIIe siècle ; ses bâtiments s'étendaient de la rue de la Tête d'Or, qui en a gardé le nom, jusqu'à la rue des Bons-Enfants. A partir de la fin du XVe siècle, les chroniques mentionnent régulièrement le séjour de riches étrangers et d'ambassadeurs dans cette auberge, qui est donc alors une des principales de la ville.
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Maison de Bibra Au milieu du XVe siècle, le noble allemand Philippe de Bibra épouse une Messine, Isabelle Desch, et construit une maison de plaisance juste à la sortie de la ville, sur la route d'Allemagne, à côté de la porte des Allemands. En 1542, les ambassadeurs des Etats protestants d'Allemagne y sont hébergés et négocient pour entrer en ville : il s'agit d'obtenir la liberté de culte pour les Protestants messins. Leur entrée en ville provoque une panique. La maison est démolie lors du siège de 1552.
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Hôtel Le Gronnais, 63 rue Mazelle Cet ancien hôtel, dont on ignore les propriétaires précis, a été détruit vers 1971, selon le témoignage de l'association Renaissance du Vieux Metz (Bulletin Renaissance du Vieux Metz n°6). La grande pièce comprenait une cheminée monumentale de 2m de marge et de 3,30 m de haut, décorée d'une frise gothique flamboyant et d'un écu supporté par des griffons : elle avait été dessinée par Wilhelm Schmitz à la fin du XIXe siècle. La cheminée pouvait dater de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle, comme plusieurs autres connues à Metz. -
Hôtel de Jacques Grognat Selon la chronique de Jacques Desch, Jacques Grognat avait son hôtel devant l'église Saint-Ferroy. Lors de la commune de 1326, les hôtels patriciens sont pillés. La Commune décide de démolir celui de Jacques Grognat, qui échappe à la mort en quittant Metz en secret.
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Hôtel des Baudoche Au XVIe siècle, la famille Baudoche possède entre autres maisons un hôtel en face de l'église Saint-Martin. En 1506, l'hôtel Baudoche est relié la chapelle Saint-Nicolas, de l'autre côté de la rue, par une galerie aérienne. En 1552, les religieux de Saint-Symphorien achètent la maison pour y reloger leur couvent. Au XIXe siècle, le couvent devient une prison et la rue Lasalle est élargie : l'hôtel disparaît avec la chapelle et les maisons du quartier.
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Maison de Perrin Mortel La famille Mortel possédait plusieurs bâtiments sur le côté nord de l'église Saint-Simplice, maisons, remises et embarcadère sur la Seille, documentés à partir de 1303. À la fin du XIVe siècle, la maison de Perrin Mortel était située « derrière les changes », c'est-à-dire les étaux des changeurs de la place Saint-Louis. Alixette, fille de Perrin Mortel, vend la maison et ses dépendances au curé de Saint-Simplice en 1390. Le site est occupé à l'époque moderne par le presbytère de la paroisse.
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Hôtel Saint-Livier L'hôtel Saint-Livier dresse encore sa tour au sommet de la colline Sainte-Croix, monument historique et lieu de mémoire, témoin du bâti ancien de la cité et de ses légendes. Il a longtemps été considéré comme une maison romane, dont la tour rappelait l'architecture « italienne » des palais de Metz ; ce souvenir s'ajoutait à la légende médiévale qui en faisait la maison de saint Livier, le chevalier martyr, très populaire à Metz. Au XIXe siècle, Wilhelm Schmitz consacre 9 de ses 81 planches au seul hôtel Saint-Livier, témoignage unique de l'architecture profane du XIIe siècle. Les études archéologiques et historiques récentes permettent de rendre cette maison à l'histoire et de la comprendre comme un « objet évolutif ». La façade gauche présente de nombreux détails d'architecture romane. Une étude archéologique a montré que ces éléments étaient des remplois d'un bâtiment du XIIe siècle dans des murs gothiques. On peut considérer que la reconstruction a voulu préserver l'aspect ancien du bâtiment, peut-être déjà auréolé de légendes : la maison Saint-Livier possédait une valeur patrimoniale dès l'époque gothique, sans doute à cause du souvenir de saint Livier. Mais celui-ci s'étendait-il à toute la maison ? Pierre-Edouard Wagner a montré qu'au XVe siècle, deux bâtiments sont indépendants : la maison de Saint-Livier et ses fenêtres romanes au nord (à gauche depuis la rue), l'hôtel au sud (à droite), qui comptait alors deux hautes tours. Après 1518, la famille de Raigecourt acquiert les deux maisons et en fait une vaste demeure patricienne, appelée maison de Mardigny sur le plan de 1575, d'après la seigneurie dont Anne Desch a héritée. La fresque Renaissance découverte dans le bâtiment sud peut dater de cette période. Les bâtiments sont largement reconstruits à l'époque moderne et l'une des deux tours est démolie. L'hôtel Saint-Livier abrite aujourd'hui le Fonds régional d'art contemporain. En 2002, un plafond peint médiéval est découvert lors des études archéologiques : les 14" planches ont été remployées comme un plancher : son décor n'est plus lisible. -
Maison Saint-Aultre Cette maison derrière l'église Saint-Simplice était rattachée à la légende de saint Aultre (ou saint Auctor), pauvre savetier devenu évêque de Metz au temps de la destruction de Metz par les Barbares. A proximité, la fontaine Saint-Aultre était fréquentée par les mères pour y guérir leurs enfants. Au XIVe siècle, la maison appartient à la famille Mortel. Alixette Mortel en hérite ; en 1381, elle la vend à la paroisse Saint-Simplice. Le site de la maison Saint-Aultre a servi au presbytère de la paroisse, qui a été détruit tout comme l'église pour ouvrir la place Saint-Simplice à la Révolution.
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Hôtel de Raigecourt, place Sainte-Croix Au XVIe siècle, la famille de Raigecourt possède un hôtel place Sainte-Croix. Après 1518, Philippe de Raigecourt acquiert l'hôtel Saint-Livier et la maison à la haute tour, à proximité immédiate. En 1541, l'hôtel est occupé par Anne Remiat, veuve de Philippe de Raigecourt, qui y reçoit l'empereur Charles Quint lors de sa visite à Metz. En 1639, les soeurs de Sainte-Élisabeth s'installent dans l'hôtel et le transforment en église. Une vue d'Auguste Migette montre qu'au XIXe siècle, l'ancien couvent devenu dépôt de manufactures des tabacs a gardé la façade Renaissance de l'hôtel, percée d'une rosace. Comme l'hôtel de la Bullette son voisin, l'hôtel de Raigecourt est démoli lors de la construction de la maternité Saint-Croix en 1930, elle-même transformée en logements dans les années 2010. Le musée de la Cour d'Or conserve une cheminée monumentale ornée de griffons et une gargouille en provenance du couvent Sainte-Élisabeth : datables des XVe et XVIes siècles, ces objets sont probablement les derniers vestiges de l'hôtel de Raigecourt. -
Hôtel de Lenoncourt Selon Paul Ferry, le premier hôtel de Louis de Lenoncourt se situait au 53 rue des Allemands, emplacement ensuite occupé par l'auberge dite « Au loup », mentionnée de 1488 à 1850. En 1494, Louis de Lenoncourt a déménagé dans la même rue : c'est dans ce second hôtel de la rue des Allemands qu'il reçoit la duchesse de Lorraine, Philippe de Gueldre, en 1494.
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Maison de Jean Gemel Dans la deuxième moitié du XIVe siècle, Jean Gemel habite une maison située rue des Gronnais (aujourd'hui rue du Grand Cerf) d'où le duc de Bar Robert prisonnier des Messins tente de s'échapper en 1368.