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Bâtiments et sites du pays de Metz
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Château de Grimont Le château est situé sur l'actuelle commune de Saint-Julien-lès-Metz, près des Archives départementales, à l'extrémité nord de l'actuelle agglomération messine. Au Moyen Âge, il est situé sur le Haut Chemin, la grande route qui part de Metz et, vers le nord-est, conduit en Allemagne. En 1404, Grimont est un gagnage appartenant à Nicolle de Métry : on y élève des chevaux, des vaches et un troupeau de près de 300 brebis. Lors de la guerre des Quatre seigneurs (1404-1407), elle est prise et détruite. À la fin du XVe siècle et au XVIe siècle, Grimont est une seigneurie : il appartient aux Chaverson, dont les chefs de famille se disent sires de Grimont. Jean Chaverson lègue le château à son fils Michel à sa mort en 1514. Philippe Chaverson, sa fille et unique héritière, le reçoit ensuite en dot. Par son mariage avec Robert de Heu, le château de Grimont passe aux mains de leur fille unique, Catherine de Heu. Mariée à Claude-Antoine de Vienne, Catherine lègue le château à leur fille unique Nicolle de Vienne en 1608. Reconstruit au XVIIIe siècle sans modifier son plan médiéval, Grimont fait partie au XIXe siècle de la zone du fort de Grimont. Le cadastre de 1811 montre un château à plan carré de quatre ailes autour d'une cour, avec deux tours carrés. Le bâtiment dispose encore de douves, et est entouré d'un côté par un bois (l'actuel bois de Grimont), de l'autre par des jardins qui descendent jusqu'à la route du Haut Chemin (actuelle M3). Les jardins ont été lotis et le site est aujourd'hui occupé par des logements sociaux. -
Gagnage de la Grange-aux-Bois La Grange aux Bois était un gagnage, dans l'ancienne commune de Borny aujourd'hui rattachée à celle de Metz. Elle porte le nom de Grange Uguignon Faixin au XIIIe siècle, du nom du patricien qui a peut-être constitué le domaine. En 1404, elle appartient à Colin Sollate, du paraige du Commun, qui a possiblement acquis les droits par son mariage avec Anel Faixin, descendante d'Uguignon. En 1409, la Grange-aux-Bois est engagée aux seigneurs de Vercly par l’évêque de Metz. En 1600, la Grange-aux-Bois est acquise par les Métry. La propriété passe par les mains de plusieurs familles qui la reconstruisent : elle porte les armes des Belchamps et des Origny, propriétaires au cours du XVIIIe siècle. Vendue au XIXe siècle à un industriel qui y installe une tuilerie, elle est finalement acquise par l’Office de Rénovation Urbaine de la ville de Metz (ORUM), qui en fait un centre de loisir, au cours d'une grande opération d'urbanisation. Le château est reconverti en centre socio-culturel et le domaine en parc public. -
La Grange-aux-Dames La Grange-aux-Dames est à l'origine un monastère double de religieux et de religieuses, fondé dans les années 1120-1130, selon le récit d'une charte de la fin du siècle. Le site, au lieu-dit « Rimei a Ware » est soumis aux crues de la Moselle : les hommes s'installent à quelques centaines de mètres au nord, à Thury qui devient l'abbaye Sainte-Croix, tandis que les femmes finissent par revenir sur le premier site, et lui donnent leur nom. En 1392, l'abbaye de Sainte-Croix vend le domaine à Jacques Bertrand. En 1404, il y élève un troupeau de 20 vaches. Bertrand vend le domaine à Jacques de Métry. Au début du XVIe siècle, il est en possession des Desch, sans doute une acquisition de Jacques III Desch. En 1586, Flory de Marteau et Anne Desch, sont en procès avec Wiriat Copperel, seigneur de Thury, qui prétend avoir des droits sur la Grange-aux-Dames, lequel obtient gain de cause. Le gagnage formait un quadrilatère irrégulier, entouré d'un fossé. Une tour de trois étages était décorée d'un buste de femme. En 1929, la ville de Metz achète le domaine pour construire le port industriel. Le bâtiment, épargné, tombe peu à peu en ruine. Il est détruit en 1984 ; l’usine Haganis de traitement des déchets est construite sur le site.