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Bâtiments et sites du pays de Metz
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Ancienne maison-forte de Louvigny (ban Morlain) Il y avait au XVe siècle trois maisons-fortes à Louvigny, car le village était divisé en trois bans seigneuriaux. Un tiers du village dépendait du ban Morlain (aussi appelé Drouin au XVIe s.), dont la maison-forte est aujourd'hui disparue. Elle était voisine de l'église paroissiale détruite en 1944. Sur le plan cadastral de 1829, un vaste fossé entoure un bâtiment qui peut être une maison-forte en forme de tour. L'ancienne église était située à l'emplacement de l'actuelle caserne de pompiers, et la maison-forte entre la caserne et la mairie. La maison-forte appartenait à la famille Drouin au début du XVe siècle, à Jean Drouin en 1404, et à Nicolle Drouin en 1411 et 1426. Au milieu du XVIe siècle, elle appartient à Marguerite Desch puis à Catherine de Chahanay, veuve de son fils Jacques Le Gronnais. -
Château d'Ancerville Le château d'Ancerville est peut-être le mieux conservé des châteaux de la fin du Moyen Âge du pays de Metz, malgré sa transformation en fermes à l'époque contemporaine. Il appartient aux XVe et XVIe siècles à la famille de Raigecourt. La première mention de la possession du château d'Ancerville par les Raigecourt est attribuée à Isabelle Desch dit la Sourde, veuve de Nicolle de Raigecourt dit Xappel. Le 22 juin 1480, Isabelle remariée à Philippe de Bibra cède le château à son seul fils issu de son premier mariage, Philippe de Raigecourt, qui le transmet à son tour à son fils aîné, Nicolle, en 1500. Selon Philippe de Vigneulles, Philippe, passionné de chasses, entretient une garenne autour du château et, pendant ses maladies, fait même combattre ses chiens de chasse dans sa cour, voire dans sa chambre. En 1523, Nicolle de Raigecourt, au service de la cour ducale, accueille au château le duc et la duchesse de Lorraine, Antoine et Renée. Le château d'Ancerville passe ensuite aux mains de son fils aîné, Richard. Mais à sa mort, sans descendance, c'est son frère Antoine qui hérite du patrimoine d'Ancerville, puis son fils aîné, Philippe. Un corps central est entouré d'un mur et de fossés : aujourd'hui loti en plusieurs maisons, il a conservé une tour d'angle ronde et un donjon ou châtelet d'entrée carré à mâchicoulis, qui s'ouvre sur l'ouest, à l'opposé du village. Dans la cour de ce logis seigneurial s'ouvrent des fenêtres à quatre baies. À l'ouest et au nord, un autre corps extérieur forme une enceinte autour ce corps central. À l'extrémité sud, il comprend un bâtiment à deux étages similaire aux maisons urbaines de Metz, qui donne sur le lieu dit aujourd'hui « cour du château ». En 1855, Georges Boulangé a dessiné les lieux et recueilli le dessin des armes des Raigecourt (d'or à la tour crénelée de sable, c'est-à-dire noire), présent dans l'escalier du logis et sur un fragment de vitrail. -
Château de Ladonchamps Le gagnage de Ladonchamps (actuelle commune de Woippy) est cité dès 1222. Il s'agit à l'origine d'un domaine de l'abbaye Sainte-Croix. Celle-ci acense la ferme à Perrin Anchier en 1317, qui y construit une maison-forte. Le domaine passe ensuite à sa veuve Laurette Witier : celle-ci fait du gagnage un particulier, et obtient la fondation d'une chapelle. Au début du XVe siècle, il appartient à Lorette, femme de Colignon Baudoche ; on y élève chevaux, vaches et porcs. À la fin du XVe siècle, il s'agit d'un château qui appartient à André de Rineck. Le plan de l'édifice, quadrangulaire à tours d'angle et donjon peut dater de cette période. Après la mort d'André en 1527, il passe aux mains de Philippe II de Raigecourt, dont André était le tuteur depuis la mort de son père Philippe I de Raigecourt, dit Xappel en 1500. Philippe II de Raigecourt n'ayant pas de fils, c'est Anne, sa fille aînée, épouse de Jacques Desch, qui hérite du château. Le château de Ladonchamps est transmis à leur mort à Anne Desch, leur fille aînée. Il est démantelé par le duc de Guise lors du siège de Metz. Au décès d'Anne Desch en 1581, le château est acquis par son deuxième époux, Renaud Le Gronnais qui meurt en 1613. Il est détruit après la Seconde guerre mondiale. Le domaine conserve une chapelle et des communs. -
Château de Mardigny Au début du XVe siècle, le village de Mardigny (dans la commune de Lorry-Mardigny) appartient au chapitre cathédral de Metz. En 1404, le chanoine Thierry de la Tour est seigneur du village, qui compte alors 23 feux (foyers fiscaux). Il la lègue au chapitre de la cathédrale à sa mort. Au XVe siècle, la cité de Metz place régulièrement un capitaine et une garnison dans le château. À partir de 1525, Mardigny appartient à une branche de la famille de Raigecourt, après que Philippe de Raigecourt l'ait acquis par échange avec les chanoines. Sa fille aînée, Anne, épouse de Jacques Desch, et en hérite entre 1533 et 1535. Le château passe ensuite à leur fille unique Anne Desch, épouse de Flory Marteau, qui prend aussi le titre de seigneur de Mardigny. Le château actuel est partiellement classé Monument historique. Il a été transformé aux XVIIe et XVIIIe siècles mais en conservant son plan de la fin du Moyen Âge. Il forme un rectangle autour d'une cour, entouré de douves. Trois des quatre tours d'angle sont conservées : les deux du côté ouest, côté village, sont petites et rondes, celle du sud-ouest est en ruines. La grande tour rectangulaire du nord-est, disposée en épi, sert aujourd'hui de porte d'entrée et est percée d'un portail baroque. À la fin du XIXe siècle, Schmitz dessine des détails du château : deux tympans trilobés et une cheminée ornée de trois écus dont la peinture avait disparu, et dont le manteau était décorée par une grecque monumentale. Le château avait conservé son artillerie : cinq canons légers sont déposés au musée de la Cour d'Or. -
Château des Etangs Le château des Étangs est un vaste château de plan trapézoïdal : à l'ouest un donjon carré est précédé de deux petites tours rondes. Deux corps de logis rejoignent les deux tours rondes de l'est. Le château occupait une position stratégique : situé sur la grande route entre Metz et Mayence, il défendait le pays de Metz près du pont de la Nied situé à Pontigny. Le château a appartenu à la famille de Neufchâtel, ou Warise. Entre les années 1360 et le XVIe siècle, il est documenté comme fief de la baronnie de Créhange. Il est pris et détruit lors de la guerre de la guerre des Quatre seigneurs vers 1402-1404. A cette époque, la seigneurie appartient à Jean Drouin. A la fin du XVe siècle et au XVIe siècle, le titre de seigneur des Étangs est porté conjointement par des Messins des lignages Desch et Baudoche, ainsi que par des sires de Raville, vassaux du Luxembourg. -
Châtel-Saint-Blaise Le château Saint-Blaise, ou Neufchâtel-devant-Metz, était une des principales seigneuries de l'évêché de Metz. Il s'agissait d'une puissante forteresse située sur une colline de 358 m. d'altitude dans l'actuelle commune d'Augny, Au XIIIe siècle, il appartient au lignage noble des Jussy-Varise. Le chevalier Pierre de Jussy est seigneur du Neufchâtel entre 1225 et 1240. De son fils aîné Renaud descendent les Jussy-Warise, qui se rapprochent de la commune de Metz au XIVe siècle. Au contraire, son fils cadet Gauthier passe au service du duc de Lorraine et est l'ancêtre des seigneurs d'Haraucourt. Au début du XIVe siècle, le château Saint-Blaise appartient à Perrin de Neufchâtel dit Warise. En 1485, Françoise de Warise meurt sans enfants, et le château passe aux Desch, descendants de l'union entre Contesse de Warise et Philippe Desch. Il appartient notamment à Jacques Desch vers la moitié du XVIe siècle. En 1543, le château est pris par une petite troupe luxembourgeoise ; Nicolle Le Gronnais lève un millier d'hommes pour les en déloger, selon la Chronique rimée. À la mort de Jacques en 1560, sa fille Agnès en hérite. Par son mariage avec Renaud Le Gronnais, le château Saint-Blaise entre dans le patrimoine de la famille Le Gronnais. Le château a été partiellement ruiné lors du siège de Metz par Charles Quint en 1552. En 1812, le cadastre de la commune d'Augny le signale en ruines. Il est rasé au XIXe siècle lors de la construction du fort ou ouvrage Saint-Blaise. -
Gagnage de Grigy (n°3) En 1404, Grigy comptait quatre gagnages. L'un d'eux appartenait à Jean Piedeschault. On y élevait 14 bovins et 8 chevaux.
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La Basse-Bévoye Le gagnage de la Basse-Bévoye se trouve en contrebas de la Haute-Bévoye, au niveau de la plaine, dans l'actuelle commune de Peltre. Il est documenté pour la première fois en 1309 quand ses propriétaires, Jacomin Boyleau et Aubriat Piedeschault, se voient refuser l'extension de leurs pâtures sur le ban de Peltre. En 1404, il appartient à Jean Dieu-Ami, un des plus gros propriétaires du pays de Metz. En 1559, le domaine comprend un verger, des champs, des bois et des vignes. Aujourd'hui, il s'agit toujours d'une exploitation agricole. Une chapelle est conservée au nord du site.
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La Grange-aux-Dames La Grange-aux-Dames est à l'origine un monastère double de religieux et de religieuses, fondé dans les années 1120-1130, selon le récit d'une charte de la fin du siècle. Le site, au lieu-dit « Rimei a Ware » est soumis aux crues de la Moselle : les hommes s'installent à quelques centaines de mètres au nord, à Thury qui devient l'abbaye Sainte-Croix, tandis que les femmes finissent par revenir sur le premier site, et lui donnent leur nom. En 1392, l'abbaye de Sainte-Croix vend le domaine à Jacques Bertrand. En 1404, il y élève un troupeau de 20 vaches. Bertrand vend le domaine à Jacques de Métry. Au début du XVIe siècle, il est en possession des Desch, sans doute une acquisition de Jacques III Desch. En 1586, Flory de Marteau et Anne Desch, sont en procès avec Wiriat Copperel, seigneur de Thury, qui prétend avoir des droits sur la Grange-aux-Dames, lequel obtient gain de cause. Le gagnage formait un quadrilatère irrégulier, entouré d'un fossé. Une tour de trois étages était décorée d'un buste de femme. En 1929, la ville de Metz achète le domaine pour construire le port industriel. Le bâtiment, épargné, tombe peu à peu en ruine. Il est détruit en 1984 ; l’usine Haganis de traitement des déchets est construite sur le site. -
Maison-forte de Bazoncourt Le village de Bazoncourt appartient aux Desch au XVe siècle : en 1404, Jacques Desch en est seigneur. La maison-forte de Bazoncourt était située près de l'église du village. Elle a entièrement disparu. À la fin du XVe siècle, elle appartient à Jacques III Desch, qu'il lègue l'une de ses trois filles, Marguerite. Par le mariage de celle-ci à Thiébaut Le Gronnais, elle passe ensuite aux mains des Gronnais. À la mort de Thiébaut en 1548, c'est son fils Jacques Le Gronnais qui en hérite, puis sa fille Anne Le Gronnais, qui épouse Charles de Ligniville. Entre 1570 et 1600, la chapelle est reconstruite. Au XIXe siècle, Franz Xaver Kraus reproduit une clé de voûte aux armes des Le Gronnais et des Ligniville, qui correspondrait au mariage entre Anne Le Gronnais et Charles de Ligniville en 1580. Sur un plan médiéval quadrangulaire à quatre tours rondes aux angles, la maison-forte a été reconstruite en 1709. À partir de plans et de dessins modernes, Kraus la reconstitue. -
Maison-forte de Lorry La maison-forte de Lorry se situait à l’entrée du village, à proximité de la rue principale, sur le chemin menant à Vigneulles. À la fin du XIIIᵉ siècle, la seigneurie de Lorry appartient aux trois fils de Thiébaut de Laître, membre du paraige d’Outre-Seille : Jennat, Burnequin et Uguignon. Comme Jennat et Burnequin meurent sans héritier, la terre revient à Jean, fils d’Uguignon. Celui-ci la transmet ensuite à son propre fils, Pierre de Laître, dit « Noirel ». Martin de Laître, fils de François et petit-fils d’Uguignon, est également mentionné comme seigneur de Lorry. Il est possible que son père, François, ait lui aussi détenu la seigneurie avant lui. En 1489, la maison-forte appartient à Conrad de Serrières du paraige du Commun. Plutôt qu'un château, le bâtiment du XVe siècle est une grosse maison rectangulaire, qui adoptait les formes de l'architecture urbaine présente à Metz, en y ajoutant quelques éléments de défense. Elle est entièrement détruite en 1944. -
Maison-forte de Saint-Julien Vers la seconde moitié du XVe siècle, « une maison-forte est construite au bout du village » de Saint-Julien-lès-Metz, autrefois situé au bord du rue de Vallières. Elle est citée par Philippe de Vigneulles pour l'année 1518. La maison comprend alors une tour, une enceinte et une cour, ainsi qu'un moulin à papier sur le ruisseau. Elle est alors la propriété de Nicolle Desch. La maison-forte est détruite lors du siège de 1552.