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évêque suffragant
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abbé
Modèle
Personnage
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Adhémar de Monteil (12..-1361) Adhémar de Monteil a été le 70e évêque de Metz, de 1327 à 1361. Il est issu d'une famille noble du Dauphiné, fils d’Hugues II Adhémar de La Garde, seigneur de La Garde et de Monteil, et de Sibylle de Poitiers. D'abord archidiacre de Reims, et doyen de la cathédrale de Toul, il est ensuite nommé nommé évêque de Metz en 1327. Il meurt le 12 mai 1361. Enseveli dans la chapelle des évêques, son gisant, abîmé, se trouve aujourd'hui dans la crypte de la cathédrale.
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Bertram Pagessius (13..-1387) Bertram est un frère dominicain du couvent de Coblence, dans l'électorat de Trêves. En 1356, l'évêque de Worms Thierry Bayer le choisit comme suffragant, avec le titre d'évêque de Tiflis. Quand Thierry Bayer est transféré sur le siège de Metz en 1365, il emmène Bertram, qui devient suffragant de Metz. En 1378 éclate le Grand schisme entre les papes de Rome et d'Avignon. Thierry Bayer se rallie à Avignon ; Bertram reste partisan de Rome et doit quitter Metz en 1379 ; il y revient, puis en part définitivement en 1380. Il s'installe dans l'évêque de Trêves, et devient suffragant de l'archevêque. Il meurt le 21 janvier 1387 et est inhumé au convent des Dominicains de Coblence. Bertram était considéré à son époque comme un grand savant. Wolfram l'identifie comme l'auteur de la chronique latine des évêques de Metz, qui contient les vies des évêques jusqu'en 1376. Il aurait composé son texte du vivant de Thierry Bayer (mort en 1384). Dans le manuscrit BM Metz 796 qu'il a pu compiler, un poème latin en l'honneur de la Vierge Marie contient un acrostiche à son nom (p. 119-120) : les premières lettres forment les mots "Bertram évêque de Tiflis m'a fait". Bertram avait élu sépulture au couvent des Dominicains de Metz : une note du XVe siècle du ms. BM Metz 796 en garde la mémoire erronée, en affirmant qu'il y est enterré après sa mort survenue en 1377. -
Bertrand Le Hungre (13..-1397) Bertrand Le Hungre est un riche homme de paraiges qui détenait un immense patrimoine foncier dans le Pays de Metz. Il fonde le couvent des Célestins où sa famille et ses alliés sont inhumés. Très pieux, il est décrit comme un chrétien exemplaire par la Chronique des Célestins. « Honorable, sage et discrète personne », il fait chaque hiver entretenir des feux dans les rues de Metz pour que les pauvres puissent se chauffer, où cuisent des marmites de soupe pour les nourrir. Il épouse Isabelle Boyleau qui meurt durant l'épidémie de peste de 1348. Selon la Chronique des Célestins, il aurait eu avec Isabelle 14 enfants, 6 garçons et 8 filles, dont seuls 5 nous sont connus. Il habite l'ancien hôtel Falcol, qui correspond peut-être à la Grande maison, aujourd'hui hôtel de Gournay sur la rue du Grand Cerf. En 1366, il échappe à un enlèvement de la part du banni Guillaume Poujoise et fonde une chapelle qui devient au bout de quelques années le couvent des Célestins. Il consacre sa vieillesse à cette fondation. Bertrand meurt après 49 ans de veuvage le 25 décembre 1397. Son corps est inhumé au couvent des Célestins. -
Bohémond de Sarrebruck (129.-1367) Bohémond de Sarrebruck est un clerc issu d'un lignage noble d'Alsace, les Ettendorf. Il est étudiant en droit canon à Paris en 1307-1308. Il cumule les prébendes de chanoine à Trêves, Metz, Verdun et Coblence. Il est élu aumônier de Metz à la mort de Nemmery Baudoche survenue le 25 août 1328. Officier de Trêves en 1338 et conseiller du prince-évêque de Trêves Baudouin de Luxembourg, il lui succède à l'archevêché en 1356. En 1358, le pape lui donne un successeur à l'aumônerie de Metz en la personne de Gilles de Thorey.
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Bouchard d'Avesnes (12..-1296) L'évêque de Metz Bouchard d'Avesnes était le fils de Jean, comte de Flandre et de Hainaut. Il est élu évêque de Liège en 1281, mais son élection est contestée. Le pape le fait permuter avec l'évêque de Metz. Une partie de son épiscopat se passe en guerres contre le comte de Bar et le duc de Lorraine, pour restaurer le temporel de l'évêché. Il meurt le 29 novembre 1296 et est enterré dans sa cathédrale. Sa tombe est mise à jour en 1521.
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Charles de Lorraine, évêque de Metz (1524-1574) Charles est le fils de Claude de Lorraine, duc de Guise, et le cousin du duc de Lorraine. Il devient archevêque de Reims dès 1538 puis cardinal. En 1547, il est associé au gouvernement de l'évêché de Metz par son oncle l'évêque Jean de Lorraine. Il lui succède en 1550 mais renonce à l'évêché de Metz dès l'année suivante.
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Conrad II Bayer de Boppard (13..-1459) Conrad II de Bayer est le 77e évêque de Metz. Il est le fils de Conrad Bayer de Boppard, seigneur de Château-Bréhain et de Marie de Parroy. Lors de ses études, il devient bachelier en droit canon. Il est d'abord chanoine de Verdun et de Metz, et est élu princier du chapitre de Metz en 1411. Il succède à Raoul de Coucy à l'épiscopat de Metz en 1415. Il participe au concile de Constance (1414-1418). Il nomme comme coadjuteur Georges de Bade qui lui succède à sa mort. Il meurt le 20 avril 1459 dans la maison de la Haute-Pierre et son corps est enseveli dans la cathédrale Saint-Étienne.
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Didier Noël (14..-1483) Didier Noël est originaire du diocèse de Châlons. Il fait ses études à l’université de Paris à partir de 1447. Il est maître ès arts en 1448. Il obtient la licence en théologie à l’université de Paris en 1460 puis accède au grade de docteur. Il est plusieurs fois lecteur et est élu recteur de l’université de Paris en juin 1459. Il bénéficie d'une prébende de chanoine de la cathédrale de Verdun de 1456 à 1468. Il devient chanoine de la cathédrale de Metz après 1462. Il y occupe la charge de cerchier (circator). À partir de 1473, l'évêque de Metz Georges de Bade fait de lui son évêque suffragant. Il porte alors le titre théorique d'évêque de Panade in partibus infidelium. Il résigne sa charge de cerchier en faveur de son neveu Jean Noël en 1482. Retiré au couvent des Cordeliers de La Chapelle-au-Bois, près d'Avril, il y meurt le 11 avril 1483 et y est inhumé. Deux livres de sa bibliothèques personnelle ont été identifiés.
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Ferry d'Epinal (12..-1314) Ferry d'Épinal est un frère dominicain, originaire du sud de la Lorraine : on le connaît sous les surnoms "d'Epinal", mais aussi "de Lunéville", et, en dehors de la Lorraine, "de Metz". En 1279, il devient prieur du couvent dominicain de Metz. Vers cette époque, il porte plainte à Rome contre l'évêque de Metz Laurent de Lichtenberg qui entend interdire la prédication des Dominicains. Selon l'historien Antoine Esch, Ferry était un saint homme « d’un immense savoir », docteur et recteur de l’université de Paris. Selon les sources parisiennes, il est bachelier en théologie en 1298, et maître en 1300. Vers 1295, Ferry est menacé d'excommunication par le pape pour avoir accepté d'enterrer l'usurier Thierry le Maire dans son couvent. En 1314, il incite un autre financier messin, Philippe Le Gronnais dit le Riche, à réparer ses torts par testament. Les héritiers ne le lui pardonnent pas : Ferry est assassiné le 28 octobre 1314, dans une rue déserte. Selon Esch, il meurt pleuré de tous et est porté aux Dominicains, à droite du chœur, où ses funérailles sont faites avec la plus grande solennité possible. Son épitaphe copiée dans la chronique des Dominicains, perdue, est recueillie par Antoine Esch.
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Georges Ier de Bade (1433-1484) Georges de Bade a été le 78e évêque de Metz. Fils du margrave Jacques Ier de Bade et de Catherine de Lorraine, il nait en 1433 et entre dans les ordres en 1445. Il étudie en plusieurs lieux : Pavie, Cologne et Erfurt. D'abord nommé coadjuteur de l'évêque Conrad II Bayer de Boppard en 1456, il devient évêque de Metz en 1459, à la mort de celui-ci. Il meurt le 11 octobre 1484 et son corps est enseveli dans la cathédrale.
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Gilles Aycelin de Montaigu (1...-1378) Gilles Aycelin de Montaigu était le chancelier du roi de France Jean II le Bon, qui le chargea de veiller sur son fils Jean de Berry lorsque le roi était en prison à Londres. Entre autres bénéfices, il a été chanoine de la cathédrale de la cathédrale de Metz. Il posséde dès 1357 l'évêché de Lavaur puis celui de Thérouanne en 1361, puis juste après la charge d'archidiacre de Sarrebourg. En 1368, il obtenait l'évêché de Tusculum. Il meurt à Avignon le 5 décembre 1378. Il est mentionné comme le protecteur du chanoine Nicolas de Sarrebruck à Metz.
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Guillaume Bragosse (13..-1369) Guillaume Bragosse est originaire du diocèse de Mende. Après des études de droit canon, il reçoit la dignité de vicaire général du diocèse de Toulouse avant d'être élu évêque de Vabres en 1355. Il fait carrière auprès des papes d'Avignon, devenant cardinal-diacre de Saint-Georges-in-Velabro en 1361, puis cardinal-prêtre de Saint-Laurent-in-Lucina le 6 décembre 1362. En 1361, il est substitut du pénitencier au sein de la curie pontificale avant de devenir grand pénitencier en 1367. À Metz, il obtient la charge de grand archidiacre du chapitre en 1365. Il meurt à Rome le 11 novembre 1369.
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Guillaume Huyn (13..-1455) Guillaume Huyn est le fils de Beuvin de Huyn, seigneur de Bloucq, demeurant à Etain (Meuse actuelle). Guillaume est maître des arts en 1424, puis docteur dans les deux droits (canonique et romain). Il devient chanoine de la cathédrale de Metz en 1427. Entre 1431 et 1443, il est un membre influent du concile de Bâle. En 1435, les pères vonciliaires en font leur ambassadeur au congrès d'Arras : il scelle le traité de paix entre le roi de France et le duc de Bourgogne. Porte-parole des "conciliaristes" opposés à la papauté romaine, il contribue à l'élection de l'antipape Félix V. Ce dernier le nomme cardinal en 1444. Quand Félix V renonce à son titre en 1449, le pape Nicolas V re-confirme Guillaume comme cardinal au titre de Sainte-Sabine. Il part alors vivre à Rome et reçoit la dignité de chambrier du Sacré Collège en 1452. Il meurt à Rome le 27 octobre 1455 et est enterré dans l'église Sainte-Sabine où sa pierre tombale est toujours visible. Dès les années 1430, Guillaume avait cumulé les prébendes, étant chanoine de Verdun, de Toul, d’Arras et de Reims. Il cumule évêchés et abbayes dans les années 1450. Il devient évêque commendataire de Sion en 1451 puis évêque de Fréjus et abbé commendataire de l’abbaye Saint-Vanne de Verdun en 1453. En 1454, il est aussi nommé prévôt de la collégiale Saint-Séverin de Cologne. À Metz, Guillaume est princier à partir de 1447 ; installé à Rome, il est nommé archidiacre en 1452, abbé de Saint-Vincent en 1453. On le qualifie régulièrement de « cardinal de Metz ». Il n'oublie pas non plus sa ville natale, Étain, où il fait reconstruire le chœur de l’église Saint-Martin. -
Henri de Lorraine, évêque de Metz (142.-1505) Henri de Lorraine est le fils d'Antoine de Lorraine, comte de Vaudémont et de sa femme Marie d'Harcourt. Encore enfant, en 1433, il obtient deux prébendes de chanoine des cathédrales de Metz et de Toul. En 1443, il est nommé archidiacre de Metz, mais ne conserve sa charge que peu de temps : le neveu de l'évêque Conrad Bayer, Jean Bayer, est archidiacre dès 1445. Henri devient évêque de Thérouanne, en Picardie, en 1457. Il résigne en 1484 pour devenir enfin évêque de Metz. Henri réside très peu à Metz pendant son épiscopat, durant lequel le chapitre reconstruit la cathédrale. C'est la première fois depuis le XIIIe siècle qu'un membre de la famille ducale de Lorraine monte sur le trône épiscopal, suscitant les craintes des Messins. En 1489, quand la guerre menace entre la cité et son neveu le duc René II, les Messins refusent sa médiation. Après la guerre, ils s'en remettent plutôt à l'archevêque de Trêves. A la mort d'Henri en 1505, son petit-neveu Jean, fils de duc René II, lui succède, alors qu'il n'est encore qu'un enfant, permettant la main-mise durable de la maison ducale sur le pouvoir épiscopal.
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Hugo de Buffignécourt (13..-1448) Hugo est sans doute originaire du village de Buffignécourt (Vosges actuelles). Il est chanoine de la cathédrale de Metz. Il est peut-être apparenté à un autre chanoine du même village, Renaud Jacquemin. Hugo occupe la charge d'official en 1410, de chantre entre 1428 et 1448. Il assure aussi les fonctions de prévôt de Baiselle en 1433-1435, de maisonnier en 1435-1436, de prévôt de Millerey en 1435-1443, de grand boursier en 1438-1440. Hugo cumule avec d'autres prébendes : il est chanoine de la cathédrale de Toul, et des collégiales messines de Notre-Dame-la-Ronde et de Saint-Sauveur. Vieillard d'une « vénérable ancienneté » en 1444, il ne peut plus se déplacer sans risques et obtient du chapitre d'être dispensé de se rendre à l'église. Il décède en 1448. À sa mort, il habitait une maison canoniale rue aux Ours, qui peut être la maison n°8. Les archives de l'exécution de son testament ont été conservées.
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Hugues des Hazards (1454-1517) Hugues des Hazards est un clerc natif de Toul, fidèle serviteur du duc René II de Lorraine. Il débute sa carrière à Rome après des études à Sienne et devient docteur dans les deux droits (canonique et romain). Il devient chanoine de la cathédrale de Metz et reçoit la dignité de doyen du chapitre en 1494, après avoir été prévôt de la collégiale de Saint-Georges de Nancy. René II le nomme président de la chambre des comptes de Lorraine en 1498. Sommet de sa carrière ecclésiastique, il est élu évêque de Toul en 1506, et se voit octroyer l'abbatiat de Saint-Mansuy de Toul par le pape Jules II. Il renonce à son décanat messin en 1514.
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Jacques d'Ivoy (14..-1497) Jacques d'Ivoy peut être originaire du bourg d'Ivoy, aux confins du Luxembourg, aujourd'hui appelé Carignan (Ardennes). Il devient religieux de l'ordre des Augustins à Metz. En 1478, il est évêque suffragant de Toul, avec le titre d'évêque de Nicopolis en Palestine. En 1484, il devient le suffragant d'Henri de Lorraine, nouvel évêque de Metz. Il meurt le 10 octobre 1497.
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Jacques de Lorraine (1...-1260) Jacques, fils cadet du duc de Lorraine Ferry II, naît à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle. Ses deux grands frères, Thiébaut II et Matthieu, se succèdent sur le trône ducal. Très jeune, Jacques cumule les dignités ecclésiastiques, à Trèves, Liège ou encore Verdun. Il est mentionné comme primicier (ou princier) de Metz en 1226. Il est le premier princier dont on sache qu'il a habité la Princerie, la grande maison canoniale située derrière le cloître. En 1239, il est élu évêque de Metz et reconstruit la nef de la cathédrale en style gothique. Il joue un rôle majeur dans la construction de la principauté épiscopale de Metz en fortifiant ses villes et châteaux, notamment Epinal, Sarrebourg, Vic-sur-Seille, Marsal, Rambervillers et Hombourg près de Saint-Avold. Il fonde les collégiales de Hombourg et de Sarrebourg. Jacques de Lorraine meurt le 24 octobre 1260 et est enterré devant l'autel de Saint-Nicolas, dans le transept Est de la cathédrale. En décembre 1521, sa tombe est mise à jour lors du chantier de reconstruction. -
Jacques de Sierck (139.-1456) Jacques de Sierck, né en 1398 ou 1399, est le fils d'Arnoul VI de Sierck, le constructeur du château de Malbrouck, d'une famille de sires germanophones serviteurs des ducs de Lorraine. Il fait de brillantes études en Allemagne (Heidelberg) et en Italie (Florence). Neveu de Conrad Bayer et cousin de Conrad II Bayer, il cumule les prébendes de chanoine dans l'empire, notamment à Trêves, Wurzbourg et Metz. Il devient chanoine de la cathédrale de Metz en 1414 et achète la maison canoniale de la Haute-Pierre en 1429. Il est élu princier du chapitre cathédral entre 1435 et 1447. Jacques de Sierck a d'abord mené une carrière de diplomate et participé au concile de Bâle. Le duc de Bar et de Lorraine, René d'Anjou, en fait son chancelier, chargé de négocier sa rançon avec le duc de Bourgogne, et il le choisit comme un des gouverneurs de la Lorraine en 1438. En 1439, il est sacré archevêque de Trêves, ce qui fait de lui un des sept princes électeurs du Saint-Empire. Il n'en abandonne pas la Lorraine pour autant : en 1455, son oncle Conrad Bayer le choisit comme coadjuteur dans l'évêché de Metz, responsabilité qui le désigne comme son successeur. Mais il décède avant Conrad, le 28 mai 1456. Il élit sépulture dans l'église Notre-Dame, voisine de la cathédrale de Trêves. Son tombeau est réalisé par Nicolas de Leyde, dont il s'agit d'un des plus anciens chefs d'oeuvre conservés. -
Jacques N., prêtre à Lessy (14..-15..) L'ascendance de Jacques est inconnue. En 1508, Jacques est prêtre à la paroisse de Lessy lorsqu'il devient parrain de Jean, fils de Philippe de Vigneulles et de Zabeline Le Sarte.
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Jean d'Apremont (11..-1238) Jean d'Apremont, issu d'un lignage de sires du Verdunois, est grand archidiacre de l’Église de Metz en 1209. Il élu évêque de Verdun en 1216. En 1224, il est transféré sur le trône épiscopal de Metz. Au décès de la dernière comtesse de Metz, Gertrude de Dabo, il récupère le comté en vaincant les autres prétendants à l'héritage. En 1232, allié au paraige de Porsaillis, il se heurte aux autres paraiges. Les bourgeois de Metz mettent le siège devant son château de Châtel-Saint-Germain où il s'est réfugié. L'évêque jette l'interdit sur la ville et obtient l'intervention du duc de Lorraine Matthieu et du comte de Bar Henri II, mais les Messins retournent les princes en leur faveur. En 1234, après la chute de Châtel-Saint-Germain, l'évêque est vaincu et condamné par le roi Henri VII. Il renonce peu à peu à intervenir dans la gestion de la cité par les paraiges. Jean d'Apremont meurt le 10 décembre 1238 et est enterré dans le chœur de la cathédrale de Metz. En 1521, sa tombe est mise à jour lors du chantier de reconstruction de la cathédrale.
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Jean de Heu (13..-1372) Jean de Heu est le fils de Thiébaut de Heu et d'Alix de la Court, sa deuxième femme. Destiné à une carrière ecclésiastique, il est d'abord chanoine et primicier de l'église, puis grand archidiacre de Reims et finalement nommé évêque de Toul en 1363. Il meurt le 9 août 1372. Bien qu'il ait été évêque de Toul, c'est dans la cathédrale Saint-Étienne de Metz qu'il est enterré. Son gisant est un des rares monuments funéraires épiscopaux à avoir été conservé jusqu'à nous.
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Jean de Lamballe (14..-1491) Jean de Lamballe est un puissant ecclésiastique, secrétaire et conseiller des ducs de Lorraine Jean II, Nicolas et René II. En 1470-1472, le duc l'impose par la force sur le trône épiscopal de Toul, mais son élection est finalement annulée. À partir de 1475, il est le premier président de la Chambre des comptes de Nancy. Il cumule les bénéfices ecclésiastiques, archidiacre de Toul, prieur de Notre-Dame de Nancy, abbé de Saint-Mansuy de Toul en 1479. A Metz, Jean de Lamballe occupe la dignité de primicier. De 1476 à 1491, année de sa mort, il habite la maison canoniale n°1, surnommée la Princerie.
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Jean Facon (12..-1360) Jean Facon est le fils de Bertrand Facon, dit de Sainte-Croix. Il devient moine au monastère de Saint-Arnoul de Metz. Vers 1330, il quitte l'ordre bénédictin et choisit de se retirer chez les Chartreux, au Mont-Dieu, dans les Ardennes. Une notice du ms. BnF NAL 1718 explique qu'il y est venu avec ses livres, et qu'il en a transcrit d'autres. Selon la même notice, il serait mort vers 1360.
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Jean Faquelo de Vy (13..-1452) La mère de Jean Faquelo dit de Vy (Vic-sur-Seille) est inhumé à Avioth en Meuse : lui-même est peut-être originaire de la région, possiblement de Marville. Jean Faquelo, ou Jean de Vy, devient frère franciscain au couvent des Cordeliers de Metz à la fin du XIVe siècle. Il est ensuite nommé évêque suffragant de Metz, l'évêque chargé des tâches pastorales pendant que l'évêque en titre, choisi dans une famille aristocratique, gouverne la principauté épiscopale. Il joue ce rôle pendant les épiscopats de Raoul de Coucy (1387-1415) et de Conrad Bayer de Boppard (1415-1459). En 1400, il est nommé évêque de Coria en Espagne par le pape de Rome Boniface IX : il s'agit d'un diocèse « in partibus infidelium », c'est-à-dire dans les « régions des infidèles ». En 1400, la papauté est déchirée par le Grand Schisme et le pape de Rome n'est pas reconnu en Espagne, fidèle au pape d'Avignon. En 1406, il lui est accordé le droit de célébrer pontificalement dans les diocèses de Metz, Toul et Verdun. Il a été également appelé à suppléer l'évêque de Trêves en 1413. Il meurt en mars 1452 et est enterré dans l'église des Cordeliers, comme c'était la pratique d'enterrer les évêques suffragants non pas dans la cathédrale, mais dans leur institution religieuse d'origine.