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Monuments funéraires
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Tombeau de Garin le Lorrain (datation inconnue) En visitant la cathédrale de Metz au Moyen Âge, on pouvait voir le tombeau de Garin le Lorrain, le grand héros, fils du duc Hervis de Metz, traitreusement tué par ses ennemis du clan des Bordelais. Garin est un personnage de fiction, héros d'une chanson de geste du XIIe siècle mais, comme Roland, il était si célèbre qu'on a voulu voir dans un tombeau déjà existant un souvenir de lui, en le prenant pour un personnage réel. La plus ancienne mention de Garin à la cathédrale date de 1342 : le duc de Lorraine affirme que les chanoines de Metz célébrent l'anniversaire de décès de Garin chaque 10 février, et demande à ses chapelains de Nancy de faire de même. Jean Aubrion est le premier à nous parler du tombeau : en 1470, le prince Philippe de Savoie visite la ville, on lui montre la Mutte et Garin. Le tombeau d'un héros fait partie des « merveilles » qu'aiment les « touristes » médiévaux. Philippe de Vigneulles nous en dit un peu plus : le corps de Garin est à la cathédrale, « tout entier, en hauteur dans un cercueil de pierre » (Geste des Lorrains en prose). Dans la Chronique, il précise que Garin « est intact, en chair et en os, dans la cathédrale ». On pouvait donc voir non seulement le tombeau, mais aussi le corps (embaumé) du héros. Celui-ci devait être un géant : le cercueil mesure plus de 2,20 de long, de taille à accueillir le corps hors normes d'un héros. En 1634, le père Meurisse est le dernier à évoquer le tombeau. Vers 1771, l'historien dom Jean François grimpe au-dessus de la porte de la sacristie, dans le collatéral gauche, pour étudier et dessiner un cercueil de pierre suspendu à 6 mètres de haut. Il n'y trouve que des ossements et précise que personne à la cathédrale n'a pu lui donner "le moindre éclaircissement" : le héros était tombé dans l'oubli.