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(XIIIe siècle)
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Monuments funéraires
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Tombe de Bouchard d'Avesnes (†1296) L'évêque Bouchard d'Avesnes meurt le 29 novembre 1296. En 1521, lors du chantier de reconstruction du chœur de la cathédrale, on met à jour les tombes de six évêques, dont celle de Bouchard. Le chanoine Arnoul Drouet dessine sa croix d'identité, mais ne décrit pas sa tombe, à la différence des autres. Selon Philippe de Vigneulles, il était inhumé dans un sarcophage de pierre, sous une dalle de marbre noir à l'entrée ouest de l'ancien chœur de la cathédrale, près de la tombe de Jean d'Apremont. Drouet rend compte également de la nouvelle sépulture des évêques, solennellement réinhumés sous la couronne du chœur, le 18 juin. -
Tombe de Jacques de Lorraine (†1260) L'évêque Jacques de Lorraine meurt le 24 octobre 1260 et est enterré devant l'autel de Saint-Nicolas, dans le transept Est de la cathédrale. Le 7 décembre 1521, sa tombe est mise à jour lors du chantier de reconstruction. Le 12 décembre, il est réinhumé au même endroit, avec les corps de deux autres évêques dont les tombes venaient également d'être mises à jour. Selon Arnoul Drouet, lors de sa découverte, l'évêque a été « trouvé bien richement vêtu de drap de soie garni de plusieurs orfrois d'or » sur ses habits et sa mitre. Arnoul dessine l'évêque tel qu'il pouvait être lors de son inhumation, entouré par les objets découverts en 1521 : un calice d'argent doré et sa patène, un anneau portant un gros saphir, une crosse de cuivre doré avec un gland d'argent doré « bien riche et antique ». Épargnée par les fouilles de 1911, la tombe de Jacques de Lorraine est sans doute encore en place. -
Tombe de Jean d'Apremont (†1238) L'évêque Jean d'Apremont, mort le 10 décembre 1238, est enterré dans le chœur de sa cathédrale, du côté gauche, à côté de celle de son prédécesseur Thierry de Bar. En 1521, lors du chantier de reconstruction de la cathédrale, la tombe est mise à jour. Son riche mobilier est décrit par le chanoine Arnoul Drouet. Le 18 juin 1521, il est solennellement réinhumé avec les autres évêques découverts lors des fouilles, dans une sépulture commune située sous la couronne du chœur. Traduction du relevé de la tombe par Arnoul Drouet : « La tombe de l’évêque Jean d’Apremont était située à côté de celle de l’évêque Thierry le Jeune, dans le grand chœur. L’évêque était richement habillé avec une mitre de drap d’or décorée de diverses figures comme des lions rampants. Item on y trouva un calice et sa patène en argent, estimés à 6 florins d’or. Item une croix d’argent pendant à un fil d’or, où étaient écrit le nom de l’évêque, et le jour et le mois de sa mort. Item on y trouva un anneau d’or avec une très belle émeraude estimée à 50 écus au soleil au moins ». -
Tombe de Jean, chapelain des Templiers (†1288) Cette sculpture a été découverte en 1861 lors des prospections dans la Citadelle de Metz, autour de l'ancienne chapelle des Templiers. Un phylactère contenant l'inscription s'enroule autour de la tête du personnage, portant les cheveux longs et vêtu d'une longue robe de clerc. Messire Jean appartenait à l'Ordre du Temple. Il aurait été le « maître des maisons » [maxons] du Temple, c'est-à-dire un responsable provincial, selon l'interprétation de Gonzalve Thiriot, plutôt qu'un frère de métier, maître des « maçons » du bailliage de Lorraine. Devenu prêtre, il a occupé la fonction de chapelain, peut-être à la commanderie de Metz. Il meurt le 1er février 1288. Traduction : « Ci git messire Jean, frère chapelain, qui fut pendant 23 ans maître des "maxons" (maisons) du Temple de Lorraine, et qui est mort la veille de la Chandeleur 1288. » -
Tombe de Philippe de Florange (†1297) L'évêque Philippe de Florange meurt le 20 décembre 1297 et est enterré devant l'autel de Saint-Nicolas, dans le transept Est de la cathédrale. Le 5 décembre 1521, sa tombe est mise à jour lors du chantier de reconstruction. Le 12 décembre, il est réinhumé au même endroit, avec les corps de deux autres évêques dont les tombes venaient également d'être mises à jour. Arnoul Drouet a dessiné ce qui semble être la stèle funéraire de l'évêque : il est représenté en habits épiscopaux, mitre en tête et crosse en main, le gisant couché la tête sur un oreiller. La crosse perce un dragon que l'évêque foule aux pieds. Philippe a été inhumé dans "un pontifical richement orné de drap d'or", avec mitre, tunique et dalmatique ornées d'orfrois, de sandales et des gants fermés par des boutons d'argent." Drouet a également décrit les objets découverts dans la tombe : une croix d'identité en plomb qu'il reproduit, un calice en argent, un anneau d'argent doré et les fragments d'une crosse en bois. Selon Drouet, le calice contenait du vin encore "frais" et "humide" : c'est un miracle dont parle la Chronique rimée. Epargnée par les fouilles de 1911, la tombe de Jacques de Lorraine est sans doute encore en place. -
Tombe de Thibaut de Porcelets (†1263) La tombe du chantre Thibaut (Theobaldus) a été retrouvée lors des fouilles de la cathédrale de Metz en 1914, près de la tombe de Martin Pinguet. Il s'agit probablement de celle de Thibaut de Porcelets, chanoine et chantre de la cathédrale. Thibaut a été élu évêque après la mort Jacques de Lorraine en 1260 ; sous la pression de son concurrent à Philippe de Florange, cousin du du duc de Lorraine, il a démissionné et est mort avant que Jacques lui-même soit démis par le pape. Le moine Richer le décrit comme très riche et corpulent, ce que confirment les découvertes archéologiques : un tombeau en calcaire blanc soigné, bien situé, contenant un homme de grande stature portant de riches vêtements, mais sans calice ni patène, ce qui indique qu’il n’était pas prêtre, mais diacre, comme le suggère aussi sa tenue liturgique. Un fragment de sa croix d'identité a également été retrouvé.