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Dans la collection
Églises du pays de Metz
Églises et sites religieux de Metz
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Arnaud, Ancienne église Sainte-Élisabeth rue des Trinitaires Metz Metz (Moselle) -
Auguste Migette, Église Saint-Martin d'Ars-sur-Moselle -
Auguste Migette, L'église Sainte Brigide de Plappeville (vue de l'Est) -
Église de Fèves L'église de Fèves, consacrée à sainte Sérène puis aujourd'hui la Nativité-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie, était la chapelle d'un prieuré de l'ordre des Prémontrés, et dépendait de l'abbaye de Saint-Pierremont. Elle est reconstruite au début du XVIe siècle, alors que Nicolas Collignon de Briey est abbé de Saint-Pierremont et que Lambert Pierresson est prieur. Une clé de voûte porte la date de 1509. On remarque aussi les dates de 1523 sur la clef de voûte de l'abside et de 1529 sur un contrefort. Le bâtiment se compose d'une abside à trois pans, d'une nef de trois travées et d'un clocher-porche. Les trois baies de l'abside conservent des vitraux de Thomas de Clinchamp, maître-verrier de la cathédrale de Metz. Le clocher, du XVIe siècle pour sa partie basse, conserve une remarquable décoration qui mêle une structure gothique flamboyant à des détails empruntés à la première Renaissance (putti, guirlandes, etc.) Devenue église paroissiale en 1761, l'église est aménagée en style néo-gothique à la fin du XIXe siècle sous la direction de Paul Tornow, avec notamment la construction d'une flèche sur le clocher. -
Église de Génicourt-sur-Meuse Génicourt-sur-Meuse est à 70 km de Metz, mais au XVIe siècle, la seigneurie est partagée entre les Apremont et les Le Gronnais, depuis que François Le Gronnais y a acquis une engagère. L'église du village, dédiée à sainte Marie Madeleine, est reconstruite en 1524 et dotée de nombreuses oeuvres d'art de grande qualité. On remarque notamment des vitraux commandés par les seigneurs du lieu à Valentin Bousch ou un verrier proche de son atelier. Une poutre de gloire portait trois statues : Marie et Jean entouraient le Crucifié. La crucifixion a parfois été attribuée à Ligier Richier. Le retable polychrome est inséré dans une clôture sculptée datée de 1531, de style Renaissance, aux armes de Philippe de Norroy et de Nicole d'Apremont. Dans la nef, une série de douze fresques représentent les articles du Credo avec les apôtres et les prophètes. -
Église de Lessy L'église du village de Lessy est dédiée à saint Gorgon. Cet édifice est une « petite forteresse », reconstruite dans le style gothique flamboyant, elle est composé d'une nef de trois travées, de deux chapelles et d'une tour forte du XIIIe siècle. Selon Truttmann, cette tour est un ancien donjon transformé en clocher. Ses murs, d’une épaisseur d'1m60, sont percés de meurtrières. Le portail et le chœur à oculus datent du XVe siècle. Dans la chapelle, les fresques gothiques représentent saint Pierre et saint Paul. Des cadrans solaires sont encore visibles sur la façade du donjon construit en pierre jaune de Jaumont. Le cimetière conserve des traces de fortifications. -
Église des Grands Carmes L’église des Grands Carmes de Metz était un édifice majeur du paysage religieux et architectural messin, construit dans le cadre de l’expansion des ordres mendiants en Europe. Bien que l’édifice ait en partie disparu après la Révolution française, son importance est attestée par des sources médiévales, des relevés anciens et des études contemporaines qui permettent de reconstituer son histoire et son influence. Les Carmes s'installent en Aiest, au nord de Metz, à la fin du XIIIe siècle. L'église est reconstruite entre 1330 et 1415, notamment grâce au mécénat du duc Robert de Bar. Pierre Perrat l'architecte qui travaille également à la cathédrale Saint-Étienne, dirige les travaux entre 1370 et sa mort en 1400. L'église mesurait 40 m. de long sur 18 m. de large. Une gravure d'Israël Silvestre (1621-1691), un dessinateur et graveur lorrain, documente son aspect extérieur. Lors de la construction du bastion de Guise en 1551, le couvent est en partie détruit, mais l'église est préservée. En 1744, Louis XV, de passage à Metz, aurait visité l’édifice en s’émerveillant devant la complexité de son jubé, doutant que sa claire-voie délicatement sculptée puisse être en pierre. Après la suppression du couvent en 1792, les bâtiments sont affectés à l'école d'Artillerie. L'église se dégrade jusqu'à sa démolition en 1827. Entre-temps, l'intérieur a été ravagé, et divers éléments sont emportés. Des fragments du jubé et du maître-autel ont été emportés à Paris en 1806 : l'impératrice Joséphine s'en empare pour sa chapelle, avant qu'ils soient dispersés. On conserve des vestiges des Carmes au musée de la Cour d'Or, ainsi que dans plusieurs lieux de France et d'Angleterre. -
Église Notre-Dame d'Ancy-sur-Moselle L'église d'Ancy porte le vocable Notre-Dame de l'Assomption. Elle est construite au XIVe siècle et fortifiée vers 1350. Le clocher, seul reste d'une église romane précédente, était couronné d'un hourd en bois, galerie de circulation pour les défenseurs. Ce hourd disparaît en 1863. Lors des travaux de restauration après la seconde guerre mondiale, le hourd est remplacé et la flèche encore visible aujourd’hui est construite. Une inscription commémorant la prise de l'église et de son fort-moutier ainsi que le massacre des hommes du village en 1490 est placée sur le clocher. -
Église Saint-Alban de Sorbey L’église Saint-Alban de Sorbey a été reconstruite en 1896 dans un style néo-roman. Le bâtiment précédent construit dans le style roman pourrait remonter au XIe siècle. L'abbé Adam Pefferkorn, pionnier de la photographie en Moselle, a photographié l'église romane peu de temps avant sa destruction : le chœur avait perdu sa couverture et était étayé. Le seul vestige de l’édifice primitif est le clocher roman, disproportionné par rapport à l'énorme église néo-romane. -
Église Saint-Arnould d'Arry L'église Saint-Arnould d'Arry dépendait de l'abbaye Saint-Arnoul de Metz. Construite à partir du XIIIe siècle, époque de transition entre roman et gothique dans la région, elle serait une des plus anciennes églises fortifiées de la région. La tour au-dessus du chœur est un puissant donjon rectangulaire, adapté à l'artillerie au XVe siècle. Deux échauguettes témoignent peut-être d'un ancien chemin de ronde installé sur un toit en terrasse. La nef est lambrissée, rectangulaire, de 14 m sur 8, avec une nef collatérale. Le choeur rectangulaire est voûté d'ogives. La chapelle de la Vierge, édifiée en retrait du chœur et moins haute que lui, peut dater du XIVe siècle. Un avant chœur est séparé de la nef par un arc triomphal reposant sur deux colonnes aux chapiteaux sculptés. La porte d’entrée est surmontée d'une statuette de saint Arnould assis dans une niche. -
Église Saint-Avit L'église Saint-Avit est consacrée à l'archevêque de Vienne du VIe siècle. Elle disparaît avant 1327. La documentation ne permet pas de connaître précisément son histoire. En 1162, une bulle du pape Victor IV la mentionne sous le nom de Saint-David.
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Église Saint-Bénigne L'église Saint-Bénigne était la paroisse du Bourg Saint-Arnoul, autour du monastère Saint-Arnoul, au sud des murs de Metz. Mentionnée à partir de la fin du XIIe siècle, elle était sous le patronage de l'abbé. Comme l'ensemble des faubourgs de Metz, elle est détruite lors du siège de 1552.
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Église Saint-Clément de Lorry-les-Metz Saint-Clément de Lorry est une église gothique, construite dans la seconde moitié du XVe siècle, située sur un tertre gardé par des murs. Elle était composée d'un vaste chœur carré, d'une courte nef et de deux chapelles latérales carrées formant le transept. Le clocher, très élancé, est supporté par quatre puissants piliers. Au-dessus du portail, une large baie gothique est surmontée aujourd'hui d'une baie géminée en arc brisé. Celle-ci remplace une ouverture plus petite qui commandait une bretèche, dont on voit encore les corbeaux de pierre de part et d'autre de l'ouverture. Les armes des Baudoche, présentes sur une clé de voûte de l'avant-choeur, permettent selon Ernest Bouteiller d'identifier le mécénat de Pierre Baudoche. L'église a été agrandie en 1822, perdant son plan en croix grecque par l'adjonction de bas-côtés. Des fenêtres néo-gothiques ont remplacé les ouvertures étroites de l'église fortifiée. Du XVIe siècle jusqu’à la révocation de l’Édit de Nantes, l’église de Lorry relève du culte reformé. -
Église Saint-Clément de Marange L’église Saint-Clément de Marange est une église-halle de style gothique tardif, qui a replacé un édifice plus ancien. L’église est citée pour la première fois en 997, dans la confirmation par l’empereur germanique Otton III d’une donation faite en 971 par Adalbéron, archevêque de Reims, pour réformer l’abbaye ardennaise de Mouzon. La nef de l'église-halle a probablement été construite dans la seconde moitié du XVe siècle, et le chœur dans la seconde moitié du XVe. L'église a été agrandie de deux travées du côté ouest en 1788-1790. Un ossuaire date de 1606. -
Église Saint-Étienne-le-Dépenné Cette église était aux XIIIe et XVIe siècles l'une des trois paroisses du quartier d'Outre-Seille, avec Saint-Eucaire et Saint-Maximin. Elle n'est pas dédiée à saint Étienne le diacre et premier des martyrs, comme la cathédrale, mais au saint pape Étienne, décapité en 257 (en ancien français : « dépenné »). L'église est reconstruite aux XIVe et XVe siècles. La paroisse est supprimée à la Révolution et les bâtiments sont démolis ou lotis pour abriter entrepôts et habitations. Le 22 février 1872, Auguste Prost assiste à la démolition du chœur de l'église et relève plusieurs inscriptions. Des vestiges de l'église sont encore visibles rue Gaudrée. -
Église Saint-Eucaire Fondée dans l'Antiquité, l'église Saint-Eucaire tient son nom du premier évêque de Trèves, Eucarius. Elle a gardé un clocher roman, le reste du bâtiment a été reconstruit aux XIVe et XVe siècles. La paroisse était l'une des trois paroisses du quartier d'Outre-Seille, la 3e paroisse la plus peuplée de Metz en 1445 avec une population d'artisans, qui travaillaient notamment le cuir (tanneurs et corroyeurs) et le drap (tisserands, teinturiers), ainsi que des vignerons. Au XIVe siècle, l'église abrite la "bancloche", la cloche de la ville, qui appelle les citoyens au ban ; mais en 1381, la cloche est installée dans la tour de Mutte de la cathédrale et Saint-Eucaire perd son rôle municipal. Parmi les curés de la paroisse, on compte Pierre de Saint-Dizier, le premier chroniqueur messin écrivant en français dans les années 1430-1440. Cette paroisse populaire comptait peu de patriciens. La famille Desch possédait un hôtel particulier à proximité. La chapelle Saint-Blaise leur a servi de chapelle funéraire. -
Église Saint-Ferroy Saint-Ferroy est au Moyen Âge une des 17 paroisses intra-muros de Metz. L'église est à l'angle de la rue Marchand, alors appelée En Aiest, qui mène au pont Rengmont, la porte nord de la cité, et de la rue Saint-Ferroy. Le territoire de la paroisse s'étend sur le flanc nord de la colline Sainte-Croix jusqu'à la Moselle. Après le siège de Metz, les soeurs Collette sont relogées à Saint-Ferroy : la paroisse est supprimée et les religieuses y installent leur couvent. Celui-ci est dissous à la Révolution et l'église détruite en 1812. -
Église Saint-Gengoulf Saint-Gengoulf est une des 20 paroisses intra-muros de Metz. Elle porte le nom d'un martyr bourguignon de l'époque carolingienne, populaire dans les diocèses lorrains. L'église est située à côté du monastère féminin de Sainte-Glossinde, tout proche du mur sud de l'enceinte, si bien que les deux bâtiments communiquent ensemble. Lors de la Révolution, l'église est partiellement détruite (1791), puis convertie en logement (1798). L'actuelle rue Saint-Gengoulf commence à son emplacement. Les locaux de la Croix-Rouge occupent le site : quelques éléments du portail et les arcades de la nef sont visibles depuis la rue. -
Église Saint-Georges Saint-Georges était une des paroisses de Metz ; son territoire s'étendait sur la moitié centrale de l'île Chambière. L'église elle-même était située à l'angle des anciennes rues Saint-Médard et Chambière, dont l'une est effacée et l'autre reconfigurée lors de la reconstruction du quartier. En 1199, le comte de Sarrewerden fait don de son droit de patronage au chapitre de Saint-Thiébault , ceci est confirmé par l'évêque Bertram puis par l'empereur Philipe de Souabe en 1207. Transformée en brasserie après la Révolution, l'église Saint-Georges était déjà détruite en 1907 afin d'agrandir la rue voisine alors qu'elle abritait des logements. -
Église Saint-Gorgon Saint-Gorgon était une des églises paroissiales de Metz, consacrée à un saint populaire dans la région, qui est notamment le saint patron de l'abbaye de Gorze. Sa paroisse s'étendait dans le quartier de la cathédrale. L'église elle-même était située au sud de la cathédrale, entre l'actuel l'hôtel de ville et l'arrière des maisons 4-8 en Fournirue. Le portail s'élevait très au-dessus de la place. L'église, assez petite, était constituée d'une simple nef et d'un choeur, sans transept, et d'un clocher. Elle est rasée en 1769, après les grands travaux du maréchal de Belle-Isle qui ouvrent la place d'Armes et y installent l'hôtel de ville. Nous n'avons conservé aucune illustration du bâtiment. La paroisse dépendait de la collégiale Saint-Pierre-aux-Images, située sur le flanc sud de la cathédrale. L'élection des Treize avait traditionnellement lieu à Saint-Pierre, puis les nouveaux élus s'asseyaient sur un banc devant Saint-Gorgon avant de prêter serment à l'évêque.
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Église Saint-Hilaire-le-Grand Saint-Hilaire-le-Grand fait partie des 17 paroisses de la cité de Metz. Nous avons peu d'informations sur l'édifice. L'église est démolie à la fin de l'été 1552 lors de la construction des bastions du retranchement de Guise.
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Église Saint-Hilaire-le-Petit Saint-Hilaire était l'une des dix-sept paroisses intra-muros de Metz. Elle était située sur un promontoire dominant les berges de la Moselle, appelé « la Montagne Saint-Hilaire ». Elle avait été fondée à la fin du XIIe siècle dans le but de desservir un petit lotissement appartenant à l'abbaye Saint-Martin-devant-Metz. Elle disparaît en 1453 lors de la reconstruction de l'abbaye Saint-Symphorien à cet emplacement.
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Église Saint-Jacques Cette église fondée au XIIe siècle était une des 17 paroisses intra-muros de Metz. Depuis 1137, elle dépendait de la collégiale Saint-Sauveur sa voisine au sud : les deux églises devaient être parallèles, leurs choeurs donnant sur la rue Ladoucette, et leurs nefs formant le centre de l'actuelle place Saint-Jacques. Les autorités françaises d'occupation détruisent l'église en 1556, car la hauteur de son clocher aurait été une menace potentielle pour la citadelle. Le clocher est détruit dans les années 1560, l'église elle-même dans les années 1570. La place Saint-Jacques, peu à peu agrandie, est construite sur le site.
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Église Saint-Jean-Neufmoutier Petite église de la cité messine, Saint-Jean-Neufmoutier appartenait à l'abbaye Sainte-Marie-aux-Nonnains, en tant que paroisse pour les serviteurs de l'abbaye. Elle est citée pour la première fois en 1290, avec une confusion dans la dédicace à Jean le Baptiste ou à Jean l'Evangéliste. Très simple et de petite taille, elle était construite sur un plan basilical, soutenue par quatre contreforts. Après 1552, elle devient l'église de la citadelle ; l'église Saint-Vy ayant été détruite, Saint-Jean reprend son vocable et est désormais appelée Saint-Jean-et-Saint-Vy. Bossuet y prêche une mission en 1658. En 1813, elle est détruite. En 2003, une opération d'archéologie met au jour une partie du cimetière. -
Église Saint-Livier L'église Saint-Livier était une église paroissiale située dans le quartier du Pontiffroy. Construite au IXe siècle, elle portait alors le nom de saint Polyeucte, dont le culte était célébré par les Francs au Haut Moyen Âge. Au Xe siècle, l'évêque Thierry Ier amène à Metz les reliques de saint Livier, un soldat messin qui aurait été décapité par les Huns. Selon la légende, le cortège fait étape à Saint-Polyeucte avant d'arriver à destination à l'abbaye Saint-Vincent. Il est alors impossible d'enlever de l'église : le miracle entraîne leur conservation à Saint-Polyeucte. La paroisse prend le nom de Saint-Livier au XIIIe siècle, quand la légende d esaint Livier se développe, jusqu'à faire l'objet d'un roman. Le choeur date du XIIIe siècle ; la nef est reconstruite en 1515. L'église est en partie détruite par un ouragan en 1690. La paroisse est supprimée à la Révolution française, l'église partagée en logement en 1798. Suite aux réaménagements du Pontiffroy dans les années 1970, le bâtiment est largement détruit, mais on conserve les vestiges de la nef et de l'abside.