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Otto de Diemeringen (13..-1398)
Le chanoine Otto est sans doute originaire de Diemeringen, un village proche du comté de Sarrewerden vassal de l'évêché de Metz (Sarre-Union, Bas-Rhin). « Maître Otto » a fait ses études à l'université de Paris entre 1364, où il est bachelier ès arts, et 1380 ; il a atteint le grade de maître ès arts. Du diocèse de Metz mais germanophone, à quelle "nation" étudiante doit-il appartenir : française ou anglo-allemande? Un arbitrage tranche pour la nation allemande, mais le conflit ressurgit par la suite.
Otto ne semble pas avoir été prêtre, mais être resté diacre. Il devient chanoine de la cathédrale de Metz dans les années 1360. Il est accusé en 1371 d'entretenir une relation avec une femme. L'accusation ne peut pas être prouvée, mais Otto est réprimandé pour son allure non cléricale : cheveux longs, barbe, vêtements courts et chaussures pointues (à poulaines). Il est donc envoyé 14 jours dans la prison du chapitre.
Otto de Diemeringen cumule son bénéfice de chanoine avec la charge de prévôt de la collégiale de Sarrebourg.
Il est connu pour avoir traduit le "Livre des Merveilles" de Jean de Mandeville en allemand. Ce texte décrit la Terre en se présentant comme un voyage universel. Rédigé à Liège au milieu du XIVe siècle, il connait un énorme succès dans toute l'Europe. La version d'Otto est une des deux qui circulent en Allemagne à partir de la fin du XIVe siècle.
Otto meurt le 24 août 1398 et est enterré dans la cathédrale. Sa tombe est fouillée en 1914.
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Otton Blanchard (14..-14..)
Otton Blanchard est le fils de Jean Blanchard et de Béatrice Gérardin. Ce prêtre séduit et enlève une veuve messine, Péronne, à l'automne 1497, ce qui l'entraîne dans un bras de fer entre les autorités municipales et les autorités épiscopales. Il meurt à une date inconnue.
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Otton Savin (1...-1470) Otton Savin est le neveu du chanoine de la cathédrale Jean Savin. Il devient lui-même chanoine en 1431 alors qu'il est encore étudiant. Il occupe la charge de cerchier de 1437 à 1461, avant d'être élu doyen du chapitre à la mort de Jean Nicolai en 1461. Avant 1435, il habite la maison canoniale n°29, rue des Clercs.
Il est à la tête des chanoines qui quittent la ville en 1462, brouillés avec la municipalité. Il meurt en février 1470.
Dans son testament, il lègue de quoi offrir un vitrail à la cathédrale, mais Evrard Marlier, son neveu et exécuteur testamentaire, aussi chanoine de la cathédrale, ne réalise ses volontés qu'à sa mort en 1525 par son propre testament. C'est ce qui explique pourquoi Otton Savin est représenté comme donateur dans la grande verrière du transept sud construite par Valentin Bousch dans les années 1520 alors qu'il est décédé un demi-siècle plus tôt.
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Outre-Seille (paraige) Ce paraige, un des cinq paraiges originels, porte le nom du nouveau quartier qui se construit aux XIIe-XIIIe siècles de l'autre côté de la Seille, recouverte aujourd'hui par les rues de Haute-Seille et des Tanneurs), et qui s'étend jusqu'au cours artificiel de la Seille, le seul encore visible.
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Paire de semelles de Jean Faquelo La tombe de Jean Faquelo, évêque suffragant de Metz mort en 1452, a été découverte au couvent des Récollets en 1973. On y a trouvé, entre autres, une paire de semelles et contre-semelles, avec des fragments de soie qui peuvent appartenir aux chaussures ou aux chausses, l'habit porté par le défunt. Avec des semelles de 27 cm de long, l'évêque chaussait donc l'équivalent du 42.
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Palais des Treize Le palais des Treize un bâtiment d'inspiration gothique construit entre 1315 et 1318 à quelques pas de la cathédrale. Avant sa construction, les institutions urbaines se réunissaient dans le "Grand chapitre", la galerie ouest du cloître de la cathédrale. Il comporte une chambre des ajournés (où était rendue la justice), une chambre des Treize, une chambre des sept de la guerre, une chambre des comptes, une chambre des échevins, un haut et un bas palais pour les célébrations et les réceptions urbaines. Le bâtiment connaît une réfection majeure en 1417.
En 1399, "selon l'usage ancien", le paraige du Commun y tient ses réunions, alors que les paraiges originels de la cité se réunissent dans les églises de leur quartier d'origine.
Après 1552, le palais des Treize continue d'être utilisé pour l'exercice du pouvoir urbain. En 1633, on y installe le nouveau parlement, jusqu'à la construction d'un hôtel de ville. Le bâtiment est complètement détruit vers 1765 dans le contexte du plan d'urbanisme du maréchal de Belle-Isle et de son successeur le maréchal d'Estrées.
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Palais épiscopal Le palais de l'évêque de Metz, appelé la "Cour-l'évêque", était situé au coeur de la cité, entre l'angle nord-ouest du portail de la cathédrale et la rue du Palais à qui il a donné son nom. Il s'agissait sans doute à l'origine d'une résidence royale, comprenant des vestiges de bâtiments romains, et donnée en fief à l'évêque, seigneur de la cité. Après le début du XIVe siècle, les évêques résident dans leur résidence de Vic-sur-Seille, mais le palais leur sert lors de leurs séjours en ville, jusqu'en 1484. Il est aussi utilisé lors de grandes cérémonies et pour accueillir les princes de passage, tel l'empereur Frédéric en 1492.
Le palais semble a voir été reconstruit ou très remanié par l'évêque Robert de Lenoncourt dans les années 1550. Il fait alors environ 125 m. de long et comprend du nord au sud le logis épiscopal en face de la cathédrale, la "maison carrée" d'origine romaine et la cour des dépendances ouverte sur la rue du Palais. La vue de Metz de Fabert (1610) montre un grand bâtiment à trois pignons à redents (le logis) ainsi que le quadrilatère des dépendances à sa gauche.
Le palais est détruit lors de la reconstruction du quartier de la cathédrale au XVIIIe siècle ; un nouveau palais épiscopal sort de terre sans que la Révolution permette de construire plus que le rez-de-chaussée : c'est l'actuel marché couvert.
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Paraiges Les paraiges sont composés des hommes en âge de gouverner issus des familles riches et puissantes de la ville : ils prennent le contrôle de la municipalité de Metz au début du XIIIe siècle et gardent le monopole des charges municipales jusqu'en 1552. Au nombre de cinq puis de six avec le Commun, ils forment l'élite politique laïque de la ville. Le jeune homme au moment de recevoir son premier office au sein du gouvernement urbain peut choisir entre le paraige de son père et celui de son grand-père maternel.
Les paraiges étaient aux XIIIe et XIVe siècles divisés en quatre "embranchements", chacun désigné par des noms liés à une famille influente, à l'exception du Commun. Saint-Martin était composé des Corbé, des Wathier, des Gaillard et des Louve. Le paraige d'Outre-Seille était composé des Tignienne, des Hennebour, des Anoioulz et des Roboan. Le paraige de Jurue était composé des Bertrand, des Forcon, des de la Court et des Piedeschault. Ils nous sont inconnus pour les paraiges de Porte-Moselle et de Porsaillis. Les embranchements tendent à disparaître au cours du XIVe siècle en raison de la baisse démographique des paraiges.
Si en 1388 ils étaient composés de 155 hommes éligibles à une charge municipale, les paraiges sont en fort déclin démographique pour n'atteindre que 25 individus au début du XVIe siècle. Ils disparaissent peu après 1552, lorsque les troupes françaises occupent la ville. Le roi de France, Henri II, ouvre les charges municipales aux bourgeois aisés. Les paraiges qui s'arrogeaient le contrôle du pouvoir urbain n'ont plus de raison d'être et disparaissent abruptement. Les plus puissantes familles se fondent peu à peu dans l'aristocratie seigneuriale de la région, grâce aux nombreuses alliances matrimoniales qu'elles entretiennent, alors que les familles plus modestes se mêlent aux couches aisées de la bourgeoisie messine et continuent à exercer le pouvoir urbain.
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Parisot-Didiot, Mylène, Trapp, Julien, Étudier l’enceinte urbaine médiévale de Metz : méthode, résultats et enjeux
Parisot-Didiot, Mylène, Trapp, Julien, Étudier l’enceinte urbaine médiévale de Metz : méthode, résultats et enjeux, Archéologie de la construction en Grand Est, Éditions de l’Université de Lorraine, 2021
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Parisot, Mylène et Julien Trapp, Les Paraiges, Au cœur de la République messine.
Parisot, Mylène et Julien Trapp, Les Paraiges, Au cœur de la République messine, éditions des Paraiges, Metz, 2021.
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Pascal Raggi (1971-)
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Pascarel, Nathalie, Le décor des demeures de l'élite urbaine à la fin du Moyen Âge. Les plafonds peints de Metz
Pascarel, Nathalie, Le décor des demeures de l'élite urbaine à la fin du Moyen Âge. Les plafonds peints de Metz, thèse de Doctorat sous la direction de Philippe Lorentz, soutenue en 2018.
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Pascarel, Nathalie, Le plafond peint de la maison n°12-14 rue du Change
Pascarel, Nathalie, Un décor civil exceptionnel de la première moitié du XVe siècle découvert à Metz en 1964 : le plafond peint de la maison n°12-14 rue du Change, mémoire de master 2 Université de Strasbourg, 2011.
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Paul Ferry (1591-1669)
Paul Ferry est pasteur de l'église réformée à Metz, érudit et bibliophile.
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Paul Lallemand (1848-1905)
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Paul Michaux (1854-1923)
Paul Michaux est un chirurgien messin. Il est né dans la maison n°8 sur la place Sainte-Croix en 1854. Après la défaite de 1870, il se réfugie à Paris. Il devient par la suite l'ami de Ferdinand Foch.
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Pauline de Vigneulles (1513-1513)
Pauline est la douzième et dernière enfant de Philippe de Vigneulles et de Zabelin Le Sarte. Elle est née fin mai 1513 et meurt le 1er juin de la même année. Elle a pour parrain Jean d'Amance, seigneur de Vaudoncourt. Elle a pour première marraine Pauline, religieuse de l'abbaye Saint-Pierre-aux-Nonnains et pour seconde marraine Audeliette, épouse de Philippe l'Orfèvre.
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Pauline N. (14..-15..)
L'ascendance de Pauline est inconnue. En 1513 elle est mentionnée comme religieuse du couvent bénédictin de Saint-Pierre-aux-Nonnains lorsqu'elle devient la marraine de Pauline, fille de Philippe de Vigneulles et de Zabeline Le Sarte.
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Peintures murales du 12, rue des Clercs
Ces peintures ont été découvertes en mars 1968 au siège du "Républicain lorrain", en même temps qu'un plafond peint. La vaste pièce de 11x6 m. devait être une salle d'apparat. Deux fragments sont conservés au musée de la Cour d'Or : un oiseau et un cortège de guerriers. Ils appartenaient peut-être à un cycle des neufs Preux : on y reconnaît les armoiries du roi Arthur, aux trois couronnes.
On a également identifié les blasons des le Hungre et des Noiron. Nicolle Noiron dit Guedange et sa femme Isabelle Le Hungre sont peut-être les propriétaires de la maison vers 1370-1383. Mais ces armoiries peuvent aussi avoir été peintes par leur fils, le chanoine Simon Noiron, qui occupe la maison avant sa mort en 1435.
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Pèlerinage de Sainte-Barbe Aux XVe et XVIe siècles siècles, sainte Barbe est la patronne du pays de Metz et son pèlerinage, que l'on peut accomplir à pied dans la journée, est très populaire parmi les Messins. Il débute à la porte Est de la cité de Metz, dite porte Sainte-Barbe, et rejoint le village de Sainte-Barbe, soit par le Haut chemin en passant par la croix de Nicolle Louve sur le plateau, soit en passant par la vallée via Vantoux, Nouilly et Servigny. Le pèlerinage connaît son apogée entre la reconstruction de l’église en 1516 et 1583, dernier pèlerinage de groupe connu, qui aurait rassemblé plus de 1200 personnes.
Ce pèlerinage était effectué en l’honneur de sainte Barbe, en latin « Barbara », une femme qui aurait subi le martyre au IIIe siècle, peut-être à Eukhaita en Asie mineure (Turquie actuelle). Comme pour beaucoup de martyrs chrétiens très anciens, on ne dispose que de très peu de renseignements à son sujet, mais son culte existe dès l'Antiquité. Elle est fêtée le 4 décembre. Elle devient en Europe au XIVe siècle une des quatorze saints auxiliateurs, auxquels on demande particulièrement d'intercéder auprès de Dieu.
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Pelt, Jean-Baptiste, Études sur la cathédrale de Metz. Textes extraits des registres capitulaires, 1210-1790
Pelt, Jean-Baptiste, Études sur la cathédrale de Metz. Textes extraits des registres capitulaires, 1210-1790, Metz, Imprimerie lorraine, 1930.
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Pendentif offert par un Le Gronnais
Plusieurs patriciens offrent des bijoux au trésor de la cathédrale, pour les suspendre au cou du buste-reliquaire de saint Étienne. La statue était un don de l'empereur Charles IV en personne : le donateur s'inscrit ainsi dans les pas de l'empereur. Parmi eux, un Le Gronnais donne un triangle de diamant, à une date inconnue : ce bijou n'est connu que par l'inventaire du trésor du chapitre fait en 1567. Celui-ci évoque « une affiche avec ung escusson des Gournais avec ung triangle de diamant, un caillou de rubis et une perle pezant demi once ». En 1569, le bijou est prélevé par le doyen du chapitre pour être offert à la sœur du roi de France, la reine Margot (Marguerite de Valois).
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Pentecôte Le Gronnais (13..-13..)
Pentecôte Le Gronnais est la fille de Jean Le Gronnais dit l'échevin et de Catherine de Warise. Elle épouse en premières noces Henriat Bataille. Devenue veuve entre 1359 et 1366, elle se remarie avec Guillaume Poujoise dit Pallemant. Un conflit éclate entre son époux et la cité concernant la succession du fils de son premier lit, Jennat Bataille, avec son second époux. Elle meurt à une date inconnue après 1366.
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Pentecôte Roillenat (14..-14..)
Pentecôte Roillenat est la fille de Jacomin Roillenat et de Marie Augustaire. En 1423 ou après, elle épouse Nicolle Grognat, dont elle est la seconde épouse. Elle meurt à une date inconnue. Leur fille, Jennette Grognat est l'unique et dernière héritière des Grognat dont le lignage s'éteint.
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Perceval Fraxinel (13..-1437)
Perceval Fraxinel appartient à une famille de financiers lombards, originaire de Verceil, spécialisés dans le prêt sur gages, les Frassinello, francisés en Fraxinel.
Lui et son frère Antoine tiennent un établissement de prêt à Ath en Hainaut entre 1405 et 1411, avec les fils de Perceval, Guillaume et Jacques. En 1411, Perceval témoigne du désir de quitter le pays. On le retrouve à Metz, où Antoine l'a précédé dès 1406. Perceval tient l'établissement des Lombards sur le Mur jusqu'à 1430, date à laquelle la commune de Metz le rachète pour le transformer en crédit municipal.
Il est possible d'identifier Antoine et Perceval comme les frères de Lignan dont l'épitaphe est conservée aux Récollets, en face de leur maison. Perceval serait alors mort le 6 mai 1437.