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Maison-forte de Lesse La maison-forte de Lesse est une maison-tour, entourée de dépendances autour d'une cour. La tour est flanquée de quatre tourelles quadrangulaires, qui conservent des canonnières au rez-de-chaussée.
Lesse est un fief du duché de Bar à l'extrémité Est du duché. Selon Jean Schneider, il s'agit aussi du point oriental extrême de l'accaparement des fiefs par les patriciens messins. Le chevalier Collard de Lesse engage son fief à ses créanciers les frères Arnould, Jean et Nemmery Baudoche en 1346. Il passe ensuite à la famille Perpignant : Jean Perpignant rend hommage pour Lesse en 1421.
Le fief serait ensuite passé à son fils Jean Perpignant, puis au fils de ce dernier Gérard, avant de tomber aux mains d'Alixette, seule héritière encore en vie au décès de Gérard Perpignant, son père. Au décès d'Alixette, Claude Le Gronnais, Nicolle et Androuin Roucel en héritent, par des jeux d'alliances.
Lesse est ensuite partagée entre la famille Roucel et plusieurs familles nobles lorraines, notamment les Craincourt et les Helmstatt. À la mort d'Androuin Roucel, sans descendance, c'est son petit-neveu Philippe Roucel qui hérite de sa part, qui passe aux mains de son épouse Madeleine Chanahay après le décès de son époux en 1583.
Au début du XIXe siècle, Lesse comptait deux châteaux : le Château-Haut, bien conservé, et le Château-Bas, aujourd'hui transformé en exploitation agricole (32, rue Saint-Georges). Il s'agit sans doute d'un effet des partages de l'époque moderne.
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Maison-forte de Lorry La maison-forte de Lorry se situait à l’entrée du village, à proximité de la rue principale, sur le chemin menant à Vigneulles.
À la fin du XIIIᵉ siècle, la seigneurie de Lorry appartient aux trois fils de Thiébaut de Laître, membre du paraige d’Outre-Seille : Jennat, Burnequin et Uguignon. Comme Jennat et Burnequin meurent sans héritier, la terre revient à Jean, fils d’Uguignon. Celui-ci la transmet ensuite à son propre fils, Pierre de Laître, dit « Noirel ». Martin de Laître, fils de François et petit-fils d’Uguignon, est également mentionné comme seigneur de Lorry. Il est possible que son père, François, ait lui aussi détenu la seigneurie avant lui. En 1489, la maison-forte appartient à Conrad de Serrières du paraige du Commun.
Plutôt qu'un château, le bâtiment du XVe siècle est une grosse maison rectangulaire, qui adoptait les formes de l'architecture urbaine présente à Metz, en y ajoutant quelques éléments de défense. Elle est entièrement détruite en 1944.
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Maison-forte de Louvigny (ban Bazin) Il y avait au XVe siècle trois maisons-fortes à Louvigny, car le village était divisé en trois bans seigneuriaux. Il semble que le ban Bazin appartenait en 1387 à Nicole Mortel, qui la cède ensuite à Jean de Jametz. En 1396, Jean Dieu-Ami acquiert le ban en gagière et le possède en 1404. Par sa fille Perrette, la maison-forte passe ensuite dans la famille Le Gronnais. Claudine ou Claude Le Gronnais, épouse de Christophe d'Orjeault, en hérite de son père Michel. Le couple fait reconstruire le bâtiment qui avait été endommagé par la guerre de 1490. Un cartouche daté de 1536 permet de dater l'achèvement des travaux. La maison-forte est alors une place de défense dotée de canonnières et une demeure de plaisance dont il reste quelques décors peints. Le plan cadastral de 1825 montre la maison-forte entourée d'un fossé et précédée à l'est, en face de l'ancienne église, d'une basse-cour bâtie sur trois côtés.
Pendant la Première guerre mondiale, le site sert de poste de commandement allemand et subit de graves dommages, à cause notamment de la construction de blockhaus. La maison-forte est restaurée par une association dans les années 1990 et inscrite aux Monuments historiques, puis à nouveau abandonnée. La face nord du bâtiment est la mieux conservée aujourd'hui.
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Maison-forte de Lue Lue est aujourd'hui un écart de la commune de Hayes. En 1404, Lue compte 8 feux et semble plus important que Hayes, dont il est indépendant.
La seigneurie de Lue est attestée dans les mains de la famille de Laître au moins depuis 1290. Uguignon de Laître la transmet à ses fils François et Thiébaut, avant que les droits seigneuriaux ne reviennent aux fils de ce dernier, Jacomin et Poince de Laître. Au cours du XIVᵉ siècle, la seigneurie est temporairement engagée à Jean Le Hungre, puis récupérée par les héritiers de la famille de Laître à l’issue d’un procès. Elle est un temps engagée à Jean Le Hungre, et rachetée après un procès. En 1404, Lue est partagé entre Arnoul Baudoche et Wiriat Bouchatte.
À la fin du XVe siècle, la terre de Lue appartient en partie à Madeleine Chahanay, veuve de Philippe Roucel. Son fils Antoine, chanoine et primicier de la cathédrale de Metz, en hérite, puis après sa mort en 1613, sa soeur Anne, qui meurt à son tour en 1625.
Le château actuel, partiellement inscrit Monument historique, a été entièrement reconstruit vers 1655. Entouré de ses communs, il conserve une chapelle castrale aujourd'hui séparée du château, et des traces de pièces d'eau.
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Maison-forte de Magny La maison-forte de Magny est attestée à partir de 1444. Elle se trouvait à proximité de l'église Saint-Martin encore présente de nos jours. Encore en bon état à la fin du XIXe siècle, elle a complètement disparu.
Au début du XVIe siècle, Claude puis François Baudoche sont seigneurs de Magny.
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Maison-forte de Marange Dans son état actuel, la maison-forte de Marange est un modeste bâtiment rectangulaire de 20 m x 16 m, à un étage, en pierre de Jaumont. Une seule tour d'angle subsiste côté rue, qui se termine par un étage en bois, qui témoigne d'une restauration sommaire. La tour est ouverte par deux fenêtres à pan coupé dont les corniches sont décorées de volutes ; ce décor, comme le porche d'entrée, peut être daté du XVIIe siècle. Il est possible que ce bâtiment ait pour origine une maison-forte médiévale, reconstruite après les guerres des XVIe et XVIIe siècles.
Marange est le plus méridional des villages relevant du Luxembourg. En 1292, le financier messin Hue Chaingne, dit Grasse-Chair, y prend en charge les domaines de l’évêque de Metz. En 1308, il entre également en possession des biens que le comte Henri VII de Luxembourg détient dans le village. Quelques années plus tard, Simon Marcoul, dit de Jurue, est mentionné comme seigneur de Marange.
La seigneurie demeure ensuite dans le patrimoine des Marcoul, mais semble se diviser en plusieurs bans après la mort de Jean Marcoul, fils de Simon. Sa fille Anel détient ainsi un ban à Marange, dont les habitants refusent de se soumettre au dénombrement de 1404 de villages et gagnages messins. Une autre fille de Jean, Isabelle Marcoul, paraît également hériter d’une part de la seigneurie. Celle-ci passe vraisemblablement à sa fille Isabelle Le Gronnais, puis, par son mariage avec Arnould Baudoche, entre dans le patrimoine de la famille Baudoche. Leur fils Jean Baudoche dit le Jeune en hérite à son tour, avant de la transmettre à son fils Pierre, puis à son fils Claude au début du XVIe siècle.
François Marcoul, fils de Jean, recueille lui aussi une part de Marange. Celle-ci passe ensuite à son fils Philippe, puis au fils de ce dernier, François. Philippe meurt lors de l’épidémie de peste de 1439, et François disparaît à son tour l’année suivante, en 1440. Cette branche masculine des Marcoul s’éteint alors, mais sa part de la seigneurie demeure entre les mains de Collette de Vaudrevange, veuve de Philippe.
À la mort de Collette, en 1444, ses droits sur Marange sont répartis entre plusieurs héritiers issus de sa parenté : Briatte Roillenat en reçoit la moitié, tandis que Mahaut de Vaudrevange et Jean Renguillon en recueillent chacun un quart. Ce partage donne toutefois lieu à un long conflit juridique entre les ayants droit. Le litige se prolonge au moins jusqu’en 1454, alors même que plusieurs des protagonistes initiaux sont déjà décédés et que leurs droits ont été transmis à leurs propres héritiers.
Au XVIe siècle, Claude, fils de Pierre Baudoche, est seigneur de Marange quand le village est entraîné dans les guerres entre François Ier et Charles Quint, duc de Luxembourg et empereur. Pendant 40 ans, les Marangeois vivent de leur guerre de raids contre les partisans de la France, mais le village, brûlé en 1515 et 1521, est détruit en 1542.
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Maison-forte de Port-sur-Seille Cette maison-forte a été construite au XIIIe siècle sur un plan quadrangulaire. Philippe de Norroy, seigneur de Port-sur-Seille, l'agrandit entre 1426 et 1431 : il construit une forteresse polygonale avec quatre grosses tours semi-circulaires et un donjon de 14 m. de haut. Capturé à la bataille de Bulgnéville au service du duc de Lorraine René d'Anjou, Philippe est rançonné par les Bourguignons et n'a pas les moyens de terminer les travaux. Les deux ailes restantes de la vieilles maison-forte ont été épargnées par l'arrêt des travaux, et sont raccordées à la nouvelle enceinte.
En 1431, Philippe engage à la cité de Metz un tiers du château et un quart du village, à tenir en indivision avec lui. En 1444, la cité y entretient un châtelain à la tête d'une garnison : tout en appartenant encore à ses seigneurs, la maison-forte est intégrée à la défense du pays de Metz, dont elle protège la frontière sud, à 10 km à peine de la ville ducale de Pont-à-Mousson. Le cadastre de 1827 montre les vestiges d'une puissante forteresse de plaine dont quatre tours sont encore visibles, qui commande le pont sur la Seille.
Les combats de 1914-1918 dévastent le site, dont il ne reste plus que les bases des courtines, et le grand donjon carré, qui comprend deux caves, une grande pièce d'apparat de 100 m² au rez-de-chaussée et les ruines de deux étages.
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Maison-forte de Saint-Julien
Vers la seconde moitié du XVe siècle, « une maison-forte est construite au bout du village » de Saint-Julien-lès-Metz, autrefois situé au bord du rue de Vallières. Elle est citée par Philippe de Vigneulles pour l'année 1518. La maison comprend alors une tour, une enceinte et une cour, ainsi qu'un moulin à papier sur le ruisseau. Elle est alors la propriété de Nicolle Desch. La maison-forte est détruite lors du siège de 1552.
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Maison-forte de Secourt La maison-forte de Secourt est un fief de la seigneurie de Viviers, qui appartient aux comtes de Salm au XVe siècle. En 1475, elle est en possession de Nemmery Renguillon. En février 1490, la guerre est sur le point d'éclater entre les Lorrains et Metz ; le comte de Salm se présente devant Secourt et réclame l'ouverture du fief.
Selon Jean Aubrion, la maison-forte n'est gardée que par quatre hommes, qui l'évacuent. Pour la cité, c'est une déclaration de guerre ; 3000 Messins attaquent le comte de Salm dans Nomény. La guerre est désormais inévitable.
Mort sans postérité, Nemmery laisse la maison-forte de Secourt à sa nièce Alixette, fille de son frère Pierre Renguillon et épouse de Jean Papperel. À la disparition de ce dernier en 1502, puis d’Alixette en 1514, la seigneurie de Secourt échoit à la famille Remiat, descendante d’Alix Renguillon, tante de Nemmery. La transmission semble ensuite s’être effectuée par l’intermédiaire de Nicolle Remiat, qui aurait apporté la maison-forte en dot à sa fille Alixette lors de son mariage avec Renaud Le Gronnais. Leur fils Nicolas, puis le fils de celui-ci, Pierre, en deviennent successivement propriétaires.
Le château de Secourt est aujourd'hui abandonné et en ruines ; il a perdu ses toitures et est menacé de disparation pure et simple. Dans un vaste parc au cœur du village, on reconnaît encore un corps de logis qui a conservé trois niveaux, aux fenêtres XVIIIe siècle au rez-de-chaussée, et XVIe siècle aux étages. Deux bâtiments le flanquent : un bâtiment bas à l'ouest, et à l'est un donjon, avec une tourelle ronde, peut-être escalière, du côté de la Rue principale.
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Maison-forte de Sorbey La maison-forte de Sorbey était située dans l'actuelle rue de la Fontaine, à proximité de l'église Saint-Alban. Les bâtiments ont disparu, une exploitation agricole occupe le site. Sur le cadastre napoléonien, on reconnaît une maison-tour entourée de bâtiments d'exploitation.
Jean Schneider mentionne l'alleu à Sorbey qu'acquiert Poincat Faucon de Nicolle Marcoul en 1227, correspondant possiblement à une exploitation qui passait d'un patricien à l'autre.
En 1404, Sorbey appartenait à Jean Dieu-Ami et le village, qui ne comptait que 5 feux, élevait 68 porcs, 17 vaches et 8 chevaux. Au début du XVIe siècle, il appartient désormais à Jean de Villers. En 1518, le village est pris et pillé par Franck von Sickingen.
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Maison-forte de Talange La seigneurie de Talange, qui dépendait du comté puis duché de Luxembourg, était dans les mains de familles de paraige messines.
Lors de la guerre des Quatre seigneurs (1404-1407), elle est prise et détruite. Dans la première moitié du XVe siècle, elle appartient à Jean Bataille. À sa mort, n'ayant que trois filles, c'est Perrette Bataille, épouse de Joffroy Coeur de Fer, qui récupère la seigneurie. Leur fille Françoise Coeur de Fer obtient la seigneurie en dot qui passe aux Coeur de Fer par son mariage avec Perrin Roucel.
N'ayant qu'une seule fille, c'est Perrette Roucel qui hérite de la seigneurie qui passe aux Gronnais avec son mariage avec Thiébaut Le Gronnais. Talange passe en héritage de père en fils à Claude, Thierry puis Daniel Le Gronnais.
En 1543-1544, les Marangeois, partisans de l'empereur, prennent Talange après avoir été délogés de Châtel-Saint-Blaise par Nicolle Le Gronnais.
L'industrialisation et la Seconde guerre mondiale ont effacé le vieux village de Talange, mais le cadastre de 1809 montre encore que la maison-forte au bout de la Grand Rue, possédait un plan carré avec trois ailes bâties, entourées de douves en eau.
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Maison-forte de Vandières Le village de Vandières était partagé entre l'abbesse de Sainte-Marie-aux-Nonnains, qui possédait l'église Saint-Géréon et la maison de la Cour-Saint-Pierre, du côté nord du ruisseau, et les seigneurs laïcs de Vandières. Au XVIe siècle, la seigneurie est partagée. On compte parmi les co-seigneurs la famille de Failly et des patriciens messins : Alixette Remiat, sa fille Aimée Le Gronnais, puis Renaud de Barisey fils d'Aimée.
Le château est loti à la Révolution. Les bâtiments de la cour, visibles sur le cadastre de 1827, ont été reconstruits, mais le logis a conservé deux tours rondes d'angle des XVe-XVIe siècle, avec échauguette et canonnières.
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Maison-forte de Vernéville La maison-forte de Vernéville appartient à la famille Roucel au XVIe siècle. En 1404, deux gagnages étaient signalés dans le village, appartenant à Nicolle de Métry et Pierre Renguillon. On ignore quand et comment les Roucel acquièrent la seigneurie et quand la maison-forte est construite.
Une grand cour est dominée au sud par une maison-tour, flanquée de tourelles carrées. Selon le cadastre napoléonien, les communs entouraient les côtés ouest et est. Le côté est existe encore : il s'agit d'un bâtiment bas défendu par deux tours à toit en poivrière ouvertes de canonnières, et entre elles, par une tour-porche. Cette dernière a été reconstruite en 1626, selon son cartouche : les arcs du porche et de la porte piétonne portent des bossages baroques et sont surmontés d'une niche et d'une double fenêtre très maniérée, avec notamment des niches évidant les pilastres et un entablement surmonté de boules. L'attique conserve quatre corbeaux qui supportaient des mâchicoulis.
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Maison-forte de Villers-Laquenexy La maison-forte de Villers-Laquenexy, située à quelques kilomètres au sud-est de Metz, est possédée au début du XVe siècle par des Messins. En 1404, alors qu'elle appartient à Thiébaut Le Gronnais et à Collin Paillat, elle est attaqué par les troupes de Philippe Ier comte de Nassau, alors en guerre contre les Messins.
On retrouve sa trace près de 40 ans plus tard. En 1444, alors qu'elle appartient désormais à Nicolle Louve, la maison-forte est prise d'assaut par les écorcheurs. C'est Thiébaut, fils de Nicole Louve, qui en hérite. Puis sa fille, Perrette, l'amène en dot à son époux, François Le Gronnais. Le bâtiment passe dès lors aux Gronnais : à leur fils Renaud, puis leur petit-fils Nicolas et leur arrière-petit-fils Renaud. La demeure reste ainsi aux mains des Gronnais jusqu'au XVIIe siècle, moment où elle finalement acquise par la famille Goussaud.
La maison-forte était carré à quatre tours d'angle autour d'une cour. Le cadastre de 1807 montre encore ce plan lisible et les traces des douves. Le bâtiment est fortement endommagé pendant un raid aérien en novembre 1944, avant d'être complètement rasé en 1953.
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Maison-tour des Le Gronnais (Longeville) La maison-tour appelée « Donjon des Gournay » est située à Longeville-lès-Metz, aux 78-80 rue du Général de Gaulle. Entourée par des constructions modernes, elle n'est visible que de la cour, accessible depuis la rue Migette. La tour comprend deux étages reliés par un escalier à vis ; la grande salle du premier étage conserve une cheminée monumentale. La construction, sur une base du XIIe siècle, date du XVIe siècle et peut être comparée à la maison-tour de Fleury.
Cette tour, unique témoignage médiéval de la commune, est rattachée par la tradition orale et savante à la famille Le Gronnais. Ce nom a sans doute été popularisé par Auguste Migette, établi à proximité immédiate, qui a dessiné la tour. Il est possible qu'elle tour ait vraiment appartenu aux Le Gronnais. En 1269 à Longeville, Jacquemin, fils de Jacquemin Le Gronnais, achète à Nicole de Chastel une « grande maison » avec des vignes et deux pressoirs. En 1290, ce sont les fils de Poince Le Gronnais, qui achètent une autre maison et des vignes à Longeville. L'une de ces propriétés pourrait être à l'origine de l'actuelle tour.
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Maison, 1 en Jurue : la synagogue médiévale? Cette maison des XIIe et XIIIe siècles, aujourd'hui démolie, a fasciné les érudits messins du XIXe siècle, qui ont voulu y voir la synagogue des Juifs de Metz au Moyen Âge. La maison comprenait alors deux étages et conservait des salles décorées d'arcatures romanes. Elle était située entre cour et jardin et de deux accès, en Jurue, côté cour, et rue d'Enfer, côté jardin. La cour était équipée d'un puits.
En 1845, Émile Bégin identifie la maison comme une synagogue mais reproduit comme tribune des femmes l’étage de la chapelle Saint-Genest, qui est située au 3 en Jurue. En 1856, Georges Boulangé plaide pour situer la synagogue au n°1 : « l’ancienne synagogue existe encore intégralement et sert aujourd’hui d’atelier à un coutelier, au fond de la cour de la maison portant le numéro 1 de la rue Jurue ».
De fait, la communauté juive de Metz, mentionnée à partir de 888, est importante aux XIe et XIIe : les écoles rabbiniques des régions voisines accueillent des « sages lorrains » (Hakmei Lotar), dont le plus célèbre est rabbi Gershon ben Yehuda, qui enseigne à Mayence jusqu'à sa mort en 1040. Mais la puissance juive disparaît au tournant du XIIIe siècle, quand le pouvoir des paraiges s'affirme. Quand les archives sont conservées, à partir du XIIIe siècle, plus aucune présence juive n'est attestée en Jurue, nom qui signifie pourtant la rue des Juifs. Une synagogue a forcément existé, mais Jean-Luc Fray conclut que rien ne prouve qu'elle ait été située au n°1 de la Jurue.
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Maison, 10 rue du Haut-de-Sainte-Croix
Cette maison du Haut-de-Sainte-Croix, sans doute construite au XIIIe siècle, a fait l'objet de travaux en 1869 : on découvre alors deux plafonds peints du XVIe siècle dans les deux salles du premier étage. Le plafond de la pièce donnant sur la cour est alors déposé et confié au musée de la Cour d'Or. Le plafond de la pièce donnant sur la rue, daté de 1543, est recouvert de plâtre. Un nouveau chantier a lieu dans les années 1960 : le plafond de la pièce sur rue est redécouvert, mais gravement endommagé par des infiltrations d'eau. Il est déposé en 1965 et confié au musée, de même qu'une cheminée sculptée. La maison, laissée à l'abandon et pillée, s'effondre en 1970, au moment de son inscription comme Monument historique. Les deux ailes XVIe siècle et le jardin à l'arrière sont détruits pour établir le parking de la Cité administrative. Reconstruite, la maison sur rue abrite aujourd'hui une maison de retraite.
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Maison, 11 rue de la Fontaine
Dans cette maison de trois étages à la façade d'aspect moderne, les archéologues ont découvert un décor du XIVe siècle : sur un mur donnant sur la cour sont peints des losanges rouges et jaunes encadrant des fleurs rouges, et les armoiries des familles Desch et Faulquenel ; au deuxième étage, un plafond médiéval peint conserve douze écus armoriés. La maison a pu être celle de Joffroy Desch et de sa femme Catherine Faulquenel.
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Maison, 12-14 rue du Change
Cette grande maison du XIVe siècle s'ouvrait sur la rue du Change et l'arrière donnait sur la Seille (aujourd'hui recouverte). On ignore qui étaient ses propriétaires au Moyen Âge. Au premier étage, une vaste pièce d'apparat s'ouvrait sur la cour par sept fenêtres : les poutres du plafond sont datées des années 1350.Au XVe siècle, la maison est réaménagée et la salle coupée en deux. C'est alors, dans les années 1419-1437, le plafond de la maison est peint (selon Nathalie Pascarel). Il est remarquable pour son bestiaire comme pour son programme héraldique,
La maison est démolie en 1964, mais son plan et son décor (peintures et plafond peint) ont pu être documentés. Le plafond a été déposé au musée de la Cour d'Or.
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Maison, 18 en Jurue En 1790, Gardeur-Lebrun, architecte de la ville, fait les relevés en plan et en élévation de façades de maisons vouées à la démolition ; au siècle suivant, Auguste Migette décalque ces relevés. Cette maison s'élevait à l'arrière de l'actuel collège Taison, au 18 en Jurue.
En 1790, elle comprend encore plusieurs éléments anciens visibles. Au premier étage, une corniche Renaissance surmontait au-dessus d'une galerie de trois fenêtres. Au deuxième étage, une autre galerie de trois fenêtres était surmontée de tympans trilobés eux-mêmes ornés de petits quadrilobes. Une autre fenêtre à ogive, à l'extrémité gauche, est surmontée par une corniche.
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Maison, 18bis en Jurue En 1790, Gardeur-Lebrun, architecte de la ville, fait les relevés en plan et en élévation de façades de maisons vouées à la démolition ; au siècle suivant, Migette décalque ces relevés. Cette maison s'élevait à l'arrière de l'actuel collège Taison, au 18 bis en Jurue.
Le dessin documente deux façades de la maison, sur la rue et sur la cour et le cimetière de l'église Sainte-Croix. Sur la rue, la façade conservait deux fenêtres à tympan trilobé à l'étage. La porte d'entrée s'ouvrait sur la façade en retour, tandis qu'un banc de boutique occupait l'angle, sous une grande arcade.
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Maison, 28 rue de la Chèvre
Cette maison reconstruite au XVIIIe siècle avait conservé plusieurs vestiges médiévaux : une façade sur cour du XIIIe siècle, un tympan sculpté sur la porte, et un plafond peint qui avait été réutilisé. La maison a été détruite en 1964 pour céder la place à une école primaire. Le tympan, très dégradé, a rejoint en partie le musée, tout comme les éléments du plafond.
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Maison, 7 rue Mazelle
Cette maison, qui était située au n°7 de la rue Mazelle, a été détruite en 1833. Elle n'est connue que par le dessin de sa façade par Auguste Migette.
Elle devait avoir été construite au tournant du XVe et du XVIe siècle. La structure de la maison est celle d'une maison à deux étages avec accès à la cave depuis la rue, et mur-écran. La façade, remarquablement conservée, était typique des maisons patriciennes, avec quinze tympans sculptés de style flamboyant ou Renaissance sur les fenêtres et la porte.
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Maison, 8 rue du Haut-de-Sainte-Croix Cette maison située près de la la place Sainte-Croix est un bel exemple d'architecture messine du Moyen Âge. Elle compte deux étages, de belles galeries de fenêtres à tympans gothiques, et un mur-écran qui cache le toit à pente.
Elle appartient au chevalier Pierre de Rissan, ingénieur et capitaine, devenu maire perpétuel de Metz le 2 décembre 1692. Après 1823, Laurent-Charles Maréchal, un peintre, y a installé son premier atelier.
Vétuste, la maison s'effondre en 1970 ; elle est ensuite reconstruite en s'inspirant du dessin d'Auguste Migette qui documente son aspect médiéval. La galerie du premier étage est donc restituée à partir des fragments de tympans trilobés qui restaient. En revanche, les ouvertures du rez-de-chaussée ne s'appuient sur aucun vestige et relèvent de la re-création, en fonction de ce que l'on sait de l'architecture messine médiévale.
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Maison, 8 rue Mazelle Cette maison datant de la Renaissance était située au n°8 rue Mazelle. Le chirurgien Paul-Marie Michaux, ami de Ferdinand Foch, y passe son enfance. La cour, telle que Auguste Migette la dessine à la même époque, conservait des éléments d'architecture Renaissance, dont un puits couvert d'un toit de tuiles.
La façade de deux étages et trois travées comprenait deux gargouilles. La porte sur la rue était encadrée de colonnes doriques et d'un fronton brisé sur une frise à triglyphe.
La maison est transformée vers 1910 par un certain Rodolphe Buchy, et le puits est détruit. Le propriétaire suivant détruit la façade Renaissance.