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Maison de Jean Gérard
Jean Gérard, maire de Vigneulles, se réfugie à Metz lors de la guerre de 1490. On ignore où il habite alors. Sa maison de la rue de la Haye est citée par son fils Philippe de Vigneulles pour la première fois en décembre 1491 : quand Philippe est libéré après sa captivité, c'est là qu'il vient retrouver sa famille. Philippe hérite de cette maison après la mort de son père, et y fait faire des travaux en 1511 et 1520. L'emplacement exact de la maison est inconnue.
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Maison de Jean Jallée
Cette maison donnait sur le Champ-à-Seille. Elle a été détruite en 1375 et ne nous est connue que par les textes. Le riche Jean Jallée accueille chez lui Robert de Bar, le duc fait prisonnier par les Messins en avril 1368. Robert essaye de s'évader de chez son hôte et est transféré par la cité dans une autre maison. Deux ans avant, Bertrand le Hungre avait acheté une grange voisine pour y accueillir une chapelle : il y installe des moines Célestins en 1370. La Chronique des Célestins raconte que peu après, Jean Jallée entre en conflit avec Bertrand et son projet de couvent en plein quartier marchand. Le 15 août 1374, pendant que les moines chantent la messe de l'Assomption, Jean invite chez lui des ménestrels pour donner un concert de trompettes et tambours, pour troubler l'office. Peu de temps après, il meurt brutalement. Bertrand rachète alors sa maison en 1375 et la fait détruire pour agrandir le couvent : on y construit le réfectoire et la cuisine.
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Maison de Nicole Hanrequel
La maison du marchand Nicole Hanrequel était située en haut de Fournirue selon Philippe de Vigneulles, devant l'église Saint-Gorgon dont elle était séparée par une ruelle. En 1504, un acrobate descend une corde tendue entre le clocher de la cathédrale et un pieu fiché devant sa maison. Le chroniqueur le décrit comme « Hanrequel, le merchamps, devant la Grant Église ». On peut donc penser qu'elle était une des dernières de la rue, face à la cathédrale.
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Maison de Perrin Mortel
La famille Mortel possédait plusieurs bâtiments sur le côté nord de l'église Saint-Simplice, maisons, remises et embarcadère sur la Seille, documentés à partir de 1303. À la fin du XIVe siècle, la maison de Perrin Mortel était située « derrière les changes », c'est-à-dire les étaux des changeurs de la place Saint-Louis. Alixette, fille de Perrin Mortel, vend la maison et ses dépendances au curé de Saint-Simplice en 1390. Le site est occupé à l'époque moderne par le presbytère de la paroisse.
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Maison de Philippe de Vigneulles
La maison du chroniqueur Philippe de Vigneulles a entièrement disparu, mais ses Mémoires et sa Chronique en parlent à plusieurs reprises. En mai 1494, Philippe se remarie avec Isabelle le Sarte. Le couple emménage dans une maison ayant appartenu à Mangin le tailleur, située derrière Saint-Sauveur, au coin ( « sur le tour ») de la rue des Bons-Enfants. On peut identifier son emplacement avec l'angle que faisait la rue, aujourd'hui entrée sud du centre Saint-Jacques, avec la rue de la Tête d'Or.
Dans les années 1500, Philippe achète deux autres maisons dans la même rue : en 1502, la maison Le Maignier qui appartenait à Baudat Blanchard, qu'il fait relier à sa première maison par une allée, et en 1509 la maison d'Humbert le boulanger. En 1513, quand il organise la grande fête de quartier de la Pierre Borderesse, il affirme être voisin de la pierre, située à l'angle des actuelles rue Ladoucette et de la Tête d'Or. L'une des deux maisons acquises dans l'intervalle est donc située à ce carrefour, à 150 mètres de la maison de Mangin le tailleur. Dans les années 1509-1511, il fait de grands travaux à cette maison, qui comprend alors une cour intérieure, un escalier à vis, une cheminée monumentale et un poêle.
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Maison de Pierre Perrat
Pierre Perrat, employé par le chapitre comme maître-maçon (architecte) de la cathédrale à la fin du XIVe siècle, habite une maison située à Porsaillis, dans la paroisse Saint-Simplice, à partir de 1387. Il la loue au chapitre pour le prix de 9 livres et 100 sous. Selon le censier de la cathédrale, il y habitait avec sa fille Alixon et sa belle-fille Lorette.
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Maison des Lombards
Cette maison occupait l'angle de la Jurue (n°29) et de la rue de la Fonderie, actuelle rue de l'Abbé-Risse (n°1). Du XIVe siècle à 1514, elle est connue comme « maison des Lombards sur le Mur ».
À la fin du XIVe siècle, il s'agit d'une des trois « tables » de crédit sur gages tenues à Metz par des financiers italiens, avec celle de Porte-Moselle et celle de Porsaillis. Entre 1406 et 1430, l'établissement est tenu par la famille Fraxinel, des banquiers de Verceil en Lombardie : Antoine en 1406, Perceval en 1430. En 1430, la table « sur le Mur » est la dernière existante : elle est supprimée par la cité qui l'acquiert pour en faire un crédit municipal.
Côté Jurue, la maison a conservé des fenêtres trilobées, une devanture d’échoppe avec un arc en anse de panier et une porte d’entrée Renaissance. Côté cour, on remarque des arcs surbaissés et un escalier de style classique. Une peinture murale a été mise à jour au XXe siècle sur le mur d'une des trois pièces du rez-de-chaussée, aux armoiries non identifiables. Un plafond peint a été découvert à la fin du XIXe siècle dans une autre des trois pièces.
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Maison des Plaids Annaux, Lorry-les-Metz La maison des Plaids Anneaux de Lorry (au 60 de la Grand Rue) est un témoignage exceptionnel de maison de justice d'une seigneurie rurale. Là se tenaient les séances de la justice seigneuriale et le paiement du cens. La maison portait la date de 1551 selon Ernest de Bouteiller. Elle abritait la Table des plaids, où les villageois venaient déposer les redevances seigneuriales et les dîmes.
La maison existe encore mais presque toutes les ouvertures ont été transformées. La grande poutre qui soutient le premier étage est encore visible.
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Maison des têtes La Maison des têtes a été construite entre 1518 et 1529 au 33 en Fournirue : les dates étaient inscrites sur un écu au linteau de l'escalier. Elle doit son nom aux cinq bustes sculptés qui figuraient sur sa façade. Le plan de la maison est celui des principaux hôtels particuliers messins depuis le Moyen Âge : une maison bloc à deux étages avec une galerie au premier, l'étage noble, et une tour d'angle abritant un escalier à vis. Mais par son décor, cette maison était peut-être le plus bel exemple de décor Renaissance du début du XVIe siècle à Metz. Le projet de démolition, à la fin des années 1960, rencontre une vive opposition : la maison des Têtes devient le symbole de la destruction brutale du patrimoine ancien de Metz. La maison est détruite en 1974 lors de la construction du centre Saint-Jacques. La façade a été reconstituée en 1976, mais au n°51 en Fournirue. Les bustes qui y figurent sont des reproductions.
À la fin du XVIe siècle, la Maison des têtes était la demeure de l'orfèvre Jean Aubry et a pu être construite par un de ses ancêtres. La façade et l'escalier de la maison étaient ornés de nombreuses sculptures Renaissance. Quatre des bustes ont été déposés et vendus en 1913, sont aujourd'hui conservés au musée de la Cour d'or qui les avaient rachetés en 1973. Le cinquième buste est lui conservé au Museum of Fine Arts de Boston. Une autre sculpture de tête, qui ornait la cour, est au musée de la Cour d'or. Deux dernières têtes sculptées ont disparu et ne sont plus connues que par des relevés de l'archéologue Wilhlem Schmitz à la fin du XIXe siècle.
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Maison forte de Jouy-aux -arches La maison-forte de Jouy-aux-Arches est une tour-résidence construite au XVIème siècle, comparable aux tours de Fleury, Longeville ou Woippy. Deux tours d'angle rondes aux toits coniques flanquent un corps de bâtiment rectangulaire à deux étages.
A partir de 1262, la seigneurie de Jouy-aux-Arches était un fief du duché de Bar, partagé en deux bans seigneuriaux, le ban de Courdemange et le ban d'Aweu. Plusieurs familles de paraiges messines se partagent l'autorité sur ces bans, notamment les Raigecourt, de Laïtre et Le Gronnais.
La maison-forte est engagée par le duc de Bar à Poince le Gronnais et Perrin Besange dans les années 1440. La maison ainsi que plusieurs parts de la seigneurie appartiennent à la famille Le Gronnais aux XVe et XVIe siècles, à Renaud dit le Jeune et sa femme Isabelle Bataille en 1480, à Renaud dit le Vieux en 1504, puis aux cousins Michel et François pour une moitié chacun. La fille de Michel, Claude, épouse Christophe d'Orjault, qui se dit seigneur de Jouy.
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Maison médiévale, 8, rue Coislin
La maison du 8, rue Coislin était au XIXe siècle un des derniers témoins de l'urbanisme médiéval du Champ-à-Seille, la plus grande place de Metz, détruite pour construire des casernes au XVIIIe siècle. Elle est documentée par un dessin d'Auguste Migette qui représente une maison à deux étages et à mur-écran, ouverte sur la place par deux hautes arcades brisées. La maison est dotée au premier étage de deux galeries de fenêtres en lancettes à tympans trilobés. On reconnaît l'élévation typique des hôtels des XIVe-XVe siècles, dont les façades s'harmonisaient sur la place. La maison a été détruite en 1893.
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Maison rue du Pont-à-Seille
Cette maison était accolée au chevet de la chapelle de la Chapelotte, rue du Pont-à-Seille. Quand Auguste Migette la dessine en 1849, elle est très délabrée et mitée par des constructions précaires, comme l'échoppe n bois d'un cordonnier. On y reconnaît encore un hôtel médiéval à deux étages et mur-écran. Au rez-de-chaussée, une arcade boutiquière en arc surbaissé était accompagnée sur sa gauche d'un accès à la cave depuis la rue. Deux fenêtres à tympans trilobés subsistaient à ce niveau, ainsi que trois fenêtres aux encadrements Renaissance à l'étage.
La rue entière a été démolie et se situe au niveau de l'actuelle place du Pont-à-Seille.
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Maison Saint-Aultre
Cette maison derrière l'église Saint-Simplice était rattachée à la légende de saint Aultre (ou saint Auctor), pauvre savetier devenu évêque de Metz au temps de la destruction de Metz par les Barbares. A proximité, la fontaine Saint-Aultre était fréquentée par les mères pour y guérir leurs enfants. Au XIVe siècle, la maison appartient à la famille Mortel. Alixette Mortel en hérite ; en 1381, elle la vend à la paroisse Saint-Simplice.
Le site de la maison Saint-Aultre a servi au presbytère de la paroisse, qui a été détruit tout comme l'église pour ouvrir la place Saint-Simplice à la Révolution.
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Maison-forte d'Antilly Antilly était une seigneurie de l'évêque de Metz, aux mains d'un chanoine de la cathédrale au début du XVe siècle. Un siècle plus tard, Nicolle Roucel y possède une « bonne maison », selon le témoignage de Philippe de Vigneulles. À sa mort, sa fille unique, Marguerite Roucel, hérite de la seigneurie. Par son mariage avec Jean de Heu, Antilly passe à la famille de Heu, puis à leur fille unique, Marguerite de Heu. Celle-ci épouse successivement Georges de Savigny, puis Jean-Jacques de Ligniville, entre les mains desquels demeure la seigneurie.
L'actuel château d'Antilly reprend peut-être le plan de cette maison-forte : il en subsiste une maison-tour flanquée de trois tourelles carrées (la quatrième a disparu), plan semblable à celui de Vernéville, qui appartient à un cousin Roucel à cette époque. À l'ouest de la maison, des communs forment un quadrilatère, trois ailes subsistant, le quatrième côté était ouvert sur la maison-tour. Une tour s'élève sur l'aile sud, côté rue. Le château possédait des jardins à la française, documentés par le cadastre napoléonien, qui ont disparu : le parc, qui s'étendait au nord jusqu'au ruisseau, a été loti.
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Maison-forte d'Aubigny
Aubigny est une maison-forte située près du village de Colombey aujourd'hui disparu (commune de Coincy). En 1404, Aubigny était divisé en 2 feux : l’un appartenait à Jean de Vy, dont le métayer y élevait 27 bovins, 8 chevaux et 15 porcs ; l'autre appartenait à la veuve de Jean Wairin, qui y possédait 2 vaches.
Au XVIe siècle, la maison-forte est une possession des Roucel, après un jeu d'alliance entre les familles de Vy et Baudoche. En 1564, à la mort d'Androuin Roucel, sans descendance, un conflit de succession éclate entre ses petites-nièces et son petit-neveu. Philippe Roucel avait hérité de son père Warin Roucel d'une moitié de la maison-forte d'Aubigny, alors que les deux filles de Livier Roucel, Anne et Marguerite, cherchaient à recevoir l'autre moitié que possédait Androuin Roucel.
L'actuel château, inscrit aux Monuments historiques, date des XVIe-XVIIIe siècles ; c'est une demeure privée.
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Maison-forte d'Augny (ban de la Centaine) Au Moyen Âge, Augny est composé de deux noyaux d'habitations, qui forment deux bans seigneuriaux : le ban de l'Aître, autour de l'église et du prieuré de l'abbaye Saint-Symphorien, et le ban de la Centaine, autour de la maison-forte (10, rue de Metz).
En 1404, le ban de la Centaine est divisé entre Thiébaut de Vy, Isabelle Louve et les neveux de celles-ci, enfants mineurs de Jean Louve le Jeune. Au XVIe siècle, Daniel et François, fils de Michel de Barisey et d'Aimée Le Gronnais, sont seigneurs d'Augny, peut-être par héritage d'Aimée, petite-fille de Perrette Louve.
Selon un plan commun au XVIe siècle, il s'agit d'une maison-tour, entourée d'anciens communs. Mais sa hauteur de trois étages est exceptionnelle. L'angle sud-ouest est arrondi à cause de la tour escalière insérée dans la tour principale ; celle-ci conserve deux archères-canonnières. Le rez-de-chaussée est voûté en berceau. Chaque étage comprend deux chambres dotées d'une cheminée et un cabinet. Les armoiries des cheminées ont été martelées.
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Maison-forte de Bazoncourt Le village de Bazoncourt appartient aux Desch au XVe siècle : en 1404, Jacques Desch en est seigneur. La maison-forte de Bazoncourt était située près de l'église du village. Elle a entièrement disparu. À la fin du XVe siècle, elle appartient à Jacques III Desch, qu'il lègue l'une de ses trois filles, Marguerite. Par le mariage de celle-ci à Thiébaut Le Gronnais, elle passe ensuite aux mains des Gronnais. À la mort de Thiébaut en 1548, c'est son fils Jacques Le Gronnais qui en hérite, puis sa fille Anne Le Gronnais, qui épouse Charles de Ligniville.
Entre 1570 et 1600, la chapelle est reconstruite. Au XIXe siècle, Franz Xaver Kraus reproduit une clé de voûte aux armes des Le Gronnais et des Ligniville, qui correspondrait au mariage entre Anne Le Gronnais et Charles de Ligniville en 1580.
Sur un plan médiéval quadrangulaire à quatre tours rondes aux angles, la maison-forte a été reconstruite en 1709. À partir de plans et de dessins modernes, Kraus la reconstitue.
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Maison-forte de Berlize En 1404, Berlize (dans l'actuelle commune de Bazoncourt) appartient à Catherine Faulquenel, veuve de Joffroy Desch. La maison-forte est documentée en 1442 : face à l'insécurité, la cité de Metz y installe une garnison. Elle a été complètement détruite au XIXe siècle ; son emprise au sol est encore visible. Seule demeure l'ancienne chapelle castrale, actuelle église Saint-Matthieu, au choeur gothique.
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Maison-forte de Bratte
Au début du XVe siècle, la maison-forte de Bratte est tenu par Pierre Renguillon, qui l'a acquis par son mariage avec Halwis de Vatimont. Elle est attestée à partir du début du XIVe siècle comme un fief du comté de Bar. Ses vestiges sont intégrés dans une exploitation agricole. Le pigeonnier et l'étable sont modernes, mais le donjon rectangulaire de 20 m. sur 16 de côté et de 7 m. a conservé sa disposition de maison-tour : salle avec grande cheminée au rez-de-chaussée, étage noble habité et greniers au 2e étage.
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Maison-forte de Clémery Clémery était un fief du duché de Bar, appartenant à la famille des comtes de Salm. En 1360, Jean de Salm cède la seigneurie à Jean Le Gronnais pour une dette de 500 livres messines. En 1404, il appartient à jacques, femme de Jean Le Gronnais. Au XVe siècle, le village semble parfois racheté par les Lorrains, parfois engagé aux créanciers messins. Dans les années 1440, le fief appartient à Perrin Besange, qui pourrait l'avoir obtenu de par sa mère Jacomette, fille de Jean Le Gronnais dit Payebon et le Chevalier. En 1444, la forteresse est prise par les Français. Jean de Salm engage la seigneurie à Renaud Le Gronnais en 1461 et la rachète en 1474.
Le château a été reconstruit aux XVIIIe et XIXe siècle. Il conserve son plan de maison-forte médiévale quadrangulaire : trois ailes existent encore, ainsi que deux tours rondes aux angles.
Après 1474, les ducs de Lorraine engagent encore le fief, mais à leurs officiers et non plus à des Messins. René Warin le tient à partir de 1516 : ce fidèle du duc Antoine est aussi le mari de Françoise Le Gronnais, petite-fille de Renaud.
Le château de Clémery appartient à l'époque moderne à la famille lorraine Du Hautoy, puis au maréchal Duroc, originaire de Pont-à-Mousson (1772-1813). Propriété privée, il est classé Monument Historique en partie en 1986.
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Maison-forte de Coin-sur-Seille
La maison-forte de Coin était située au sud du village, près de la chapelle castrale Saint-Laurent. Au XIVe siècle, elle appartient à la famille Drouin. En 1404, Thiébaut Le Gronnais est seigneur du village. En 1537, la maison appartient à Claude Le Gronnais et Christophe d'Orjault son mari.
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Maison-forte de Cuvry
La maison-forte de Cuvry était située au nord du village, entre l'église et la Seille. Le domaine de Cuvryn, Coin-lès-Cuvry et Pournoy-la-Chétive appartient avant 1288 au chevalier Cunon de Neufchâtel. En 1296, Cuvry a trois co-seigneurs, Cunon, Arnoul Aixiet et Bertrand Gemel. Cunon vend une partie de sa part au Messin Collignon Burriat, qui cède la moitié de Cuvry à Bertrand Gemel. Par lui, au XIVe siècle, Cuvry appartient à la famille Drouin. En 1404, Jean Dieu-Ami est co-seigneur du village, avec l'Hôpital Saint-Nicolas. On perd ensuite la trace de la possession de Cuvry jusqu'en 1564, lorsqu'il appartient à Flory de Marteau, époux successivement de Barbe et Anne Desch.
Un château est construit sur le site au XVIIIe siècle : devenu collège lazariste puis hôpital, il est détruit en 2011 au profit d'un lotissement.
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Maison-forte de Dain-en-Saulnois
La maison-forte de Dain-en-Saulnois (aujourd'hui commune de Rémilly) est documentée au XVe siècle. En janvier 1464, Pierre Renguillon rend homme à Hue d'Autel, seigneur d'Aspremont, pour la seigneurie et sa maison-forte, qu'il a héritées de Ferry d'Épinal.
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Maison-forte de Génicourt Génicourt est une seigneurie de la famille d'Apremont. La maison-forte passe aux mains de Nicolas Le Gronnais dans la première moitié du XVIe siècle : il s'agit de la lointaine des seigneuries acquises par les patriciens de Metz.
La maison-forte et l'église formaient deux buttes fortifiées au centre du village. Le cadastre napoléonien montre encore un large fossé ovale qui entoure l'enclos seigneurial. La maison elle-même a été transformée et abaissée : haute d'un étage, elle fait aujourd'hui office de mairie-école.
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Maison-forte de la Mothe (Saulny)
Dans les années 1240, Saulny est vendu par son seigneur à deux patriciens messins, Jean Le Mercier et Jean Truillart. À la fin du siècle, le village est divisé en deux bans, Bu et Son-Saulny, puis en cinq. Le ban de Bu est divisé en trois, Bu, d'Esch et un troisième ban donné à l'hôpital Saint-Nicolas. L'autre ban est divisé en deux, le ban de la Noue, qui est la part de Jean de la Court, et le ban d'Ysambart Truillart, dit ban de Son-Saulny.
La maison-forte, appelée maison de la Mothe, ou maison derrière l'église, est située sur le ban de Bu. Elle est voisine du fort-moutier, l'église du village entourée par une enceinte, typique des côtes de Moselle.
Dans les années 1480, Jean Papperel est seigneur du ban de la Noue et de la moitié du ban de Bu ; à la même époque, Conrad de Serrières possède un autre quart du village. Les héritiers des deux patriciens s'étant allié, il est difficile de déterminer qui possède quoi au XVIe siècle.
En 1777, un second château est présent dans le village (actuel 10 rue du Château), appartenant au comte de Gourcy : il s'agit probablement du siège d'un autre ban que le ban de Bu, qui n'a pas conservé d'éléments architecturaux médiévaux. En 1777, la maison-forte de la Mothe, abritait la prison du village.
La maison-forte a été lotie et abrite des maisons, tandis que les tours ont disparu, mais l'ensemble a conservé un plan général de quadrilatère ouvert sur une cour. Quelques éléments d'architecture sont encore visibles, notamment, face à l'église, des canonnières (fin XVe ou début XVIe siècle). D'autres éléments remarquables sont plus récents, comme l'encadrement de porte du 10, rue de l'Église, daté de 1749.