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La mort de la Vierge (XIVe siècle) La Vierge Marie est sur son lit de mort. Selon la tradition, elle s'endort pour être ensuite élevée au ciel lors de l'Assomption. Elle porte une coiffe et sourit. Elle repose sous un drap, la tête sur un oreiller à pompons. La sculpture, en assez faible relief, traite la scène de façon frontale, sans perspective. Sous le sommier subsistent des niches gothiques. La statue a pu être produite pour un portail ou un jubé ; elle a ensuite été remployée pour un monument funéraire. Selon Dieudonné, elle se trouvait sur la tombe de Perrette Brady, enterrée en 1409 aux Récollets (ms. de 1770 détruit en 1944).
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La Neuve Salle
Cette salle municipale est construite par la cité et louée pour des fêtes à partir de la fin du XVe siècle. Les comptes des trésoriers de la ville nous informent sur la location de cette salle, année après année, jusqu'au XVIIe siècle au moins. On y célèbre des mariages entre patriciens modestes et bourgeois ; à l'époque moderne, on y donne des spectacles, du théâtre aux montreurs d'ours. L'entrée principale donne sur le côté est de la place du Change (actuelle place Saint-Louis) : par les fenêtres, on peut y suivre les tournois qui s'y déroulent. À l'arrière, une autre entrée donne sur la grande place du Champ-à-Seille. La Neuve Salle a entièrement disparu et nous ne savons rien de son décor.
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La pierre de justice
Située sur la place du Grand Moutier, entre la cathédrale et le palais des Treize, une pierre sert à la proclamation des actes de justice. Le gouvernement urbain y proclame par cri public les actes législatifs et les sentences contre les criminels et les bannis. Ce cri est appelé le "huchement", qui donne à son tour son nom à la pierre : pierre de justice, ou pierre des huchements. On ignore l'aspect de cette « pierre » et sa localisation exacte.
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La Saulnerie
La rue Saulnerie conserve le nom du quartier du sel, qui a fait une partie de la fortune des patriciens messins au XIIIe siècle. Le sel des salines épiscopales du Saulnois, venu par bateau, était déchargé en rive gauche de la Seille, au « port du sel », Port-Sailly, ou Porsaillis. Il s’agissait d’achats ou de rentes, car l'évêque était endetté auprès des financiers messins et les payait notamment en rentes en sel.
Sur les pentes abruptes de la colline, entre la rivière et la muraille romaine, un quartier en gradins se construit aux XIIe-XIIIe siècles, la Saunerie. À l'étage inférieur, la rue Saulnerie est faite de maisons construites à flanc de coteau, sans façades arrières. Leurs caves étaient creusées dans la colline, et on y stockait le sel.
En allant vers le nord, dans l’actuel jardin des Tanneurs, la rue se divisait en deux étages : la Basse-Saulnerie et la Haute-Saulnerie, qui rejoignait la rue de Paradis. Les toits de la Haute-Saulnerie atteignaient le niveau de la rue du dessus, « Sus-le-Mur », l’actuelle rue des Murs, construite au-dessus de la muraille antique. Ce niveau supérieur était accessible par des escaliers. Là ont été construits les hôtels des premières familles patriciennes de Metz, les Sur-le-Mur et les Bellegrée, qui y ont fondé deux couvents franciscains d’hommes et de femmes (Récollets et Clarisses).
À la fin du Moyen Âge, les salines sont en grande partie passées sous le contrôle du duc de Lorraine, et la rue Saulnerie n'est plus un quartier patricien. La monnaie de la ville quitte la rue des Murs en 1435. Plusieurs incendies ravagent la Saulnerie, surtout celui de 1320 qui le détruit en grande partie.
Les maisons Sur-le-Mur communiquaient par des souterrains avec les caves à sel de la Saulnerie. Certaines maisons des deux niveaux étaient louées ensemble. La muraille romaine était donc trouée comme un gruyère par les caves et les couloirs souterrains. De fait, les annales messines font régulièrement état d'effondrements de maisons rue Saulnerie.
En 1513, quand quatre maisons s’effondrent sous les Cordeliers, on pratique des fouilles et on met à jour la muraille, ainsi que 19 stèles romaines qui lui servaient de fondation. L’une d’entre elles est encore conservée au musée de la Cour d’Or.
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La terre a tremblé : lieux de mémoire messins de la Passion du Christ
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La vie des saints (Paris, BNF, Arsenal 3684)
Metz (Moselle)
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La Xippe
La Xippe (prononcer « chippe »), ou Xuppe, était située à l'est de la place du Champ-à-Seille, au bord d'un égout qui se déversait dans la Seille : c'était un des lieux où la justice municipale de Metz punissait les crimes qui ne méritaient pas la mort ou la mutilation. Comme dans d'autres villes d'Europe du nord-ouest, une potence actionne une nacelle (appelé « bassin ») : les condamnés y prennent place pour être plongés dans l'égout. « Être jeté dans la Xippe », ou « sauter dans la Xippe », manifeste la dégradation civique, avant le bannissement.
Vers 1397 un second lieu d'infamie judiciaire est installé à côté de la Xippe : un poteau appelé « pilori », plus courant dans les pratiques judiciaires urbaines. Certains condamnés étaient exposés au pilori, attachés par des fers, et devaient subir les moqueries de la population.
Ces peines sont en vigueur jusqu'à la prise de la ville par les troupes françaises : elles supposaient la participation de la foule, donc l'idée d'une justice émanant des citoyens, pour distinguer les gens honorables et ceux qui s'étaient déshonorés ; elles disparaissent quand la justice devient celle du roi ou de l'État.
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Lallemand, Paul, « Un manuscrit retrouvé. Guerre de Metz en 1324 »
Lallemand, Paul, « Un manuscrit retrouvé. Guerre de Metz en 1324 », Journal de la Société d'archéologie et du comité du musée lorrain, 1885, p. 117-123.
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Lambert Pierresson (14..-15..) Lambert Pierresson est un chanoine de la cathédrale de Metz. Dans les années 1500, il habite la maison canoniale n°4n rue des Prêcheurs, aujourd'hui détruite. Il était également prieur de Fèves, un prieuré de l'ordre des Prémontrés à proximité de Metz. Pendant son priorat, l'église de Fèves est reconstruite, vers 1509. Lambert finance tout ou partie des trois vitraux, réalisés par Thomas de Clinchamp. Il meurt peut-être peu après : en 1510, un autre chanoine occupe sa maison.
Lambert Pierresson est peut-être apparenté à un autre chanoine, Didier Pierresson, mort en 1550.
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Lancelot-Graal (Paris, BNF, FR 98)
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Lansival, Renée, « Le port médiéval de Metz sous la place de la Comédie. Les apports de la fouille préventive du "parking Comédie" »
Lansival, Renée, « Le port médiéval de Metz sous la place de la Comédie. Les apports de la fouille préventive du "parking Comédie" », dans Julien Trapp (dir.), Metz à la fin du Moyen Âge (fin XIVe - milieu XVIe siècle), Milan, Éditions Silvana, 2024, p. 40-44.
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Larchey, Lorédan, « Les maîtres bombardiers, canonniers et couleuvriniers de la cité de Metz »
Larchey, Lorédan, « Les maîtres bombardiers, canonniers et couleuvriniers de la cité de Metz », Mémoires de la Société d’Archéologie et d’Histoire de la Moselle, 1861, p. 107-193.
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Larchey, Lorédan, « Notice sur l'Hôpital Saint-Nicolas de Metz »
Larchey, Lorédan, « Notice sur l'Hôpital Saint-Nicolas de Metz », Mémoires de l'Académie impériale de Metz, 1852-1853, p. 173-228.
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Laurent Commaille (19..-)
Laurent Commaille est un historien contemporainiste français.
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Laurent Coulon (14..-1495)
Laurent Coulon est issu d'une famille aisée de la bourgeoisie de Metz. Il est chanoine de Saint-Sauveur, et chanoine de la cathédrale de Metz à partir de 1467. Il est élu coûtre du chapitre cathédrale en 1474. Il meurt le 13 avril 1495 et est enterré dans la cathédrale de Metz . Son épitaphe a été trouvée lors de fouilles en 1911.
Après sa mort, les Coullon ou Goullon se trouvent régulièrement mentionnés au cours du XVIe siècle, notamment à titre de secrétaire de la cité.
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Laurent de Toul (14..-1466)
Laurent de Toul est le fils de Werry de Toul et de Idette Bouchatte, riche héritière du patrimoine familial. Aucune épouse ne lui est connue, il est possible que Laurent de Toul soit resté célibataire. Sans qu'on puisse l'expliquer, on note que Laurent mène une carrière municipale beaucoup plus modeste que son père : pas inscrit au paraige de Porte-Moselle comme celui-ci, mais dans le Commun comme son grand-père maternel Wiriat Bouchette. Il n'occupe jamais l'office de maître-échevinat et n'obtient aucun échevinage. Il meurt après une carrière municipale d'une trentaine d'années le 3 mai 1466 durant l'épidémie de peste qui ravage la ville.
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Laurent Le Gronnais (13..-1396)
Laurent Le Gronnais est le fils de Maheu Le Gronnais dit Volgenel et de Seliziette Renguillon. Il épouse Catherine, fille de Jean Baudoche et de Jennette de Heu avant 1384 et avec qui il a trois enfants qui nous soient connus : Catherine, Nicolle et Jean. En 1383, il participe à l'ost du roi de France Charles VI et au siège de la ville de Bourboug, en Flandre. À cette occasion, six hommes de paraiges sont fait chevaliers, dont Laurent. Il participe également à la croisade de Nicopolis et meurt au combat le 28 septembre 1396, contre les troupes turques du sultan ottoman Bayezid Ier. Veuve, Catherine meurt à son tour en 1399.
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Laurent Litzenburger (1974-)
Laurent Litzenburger est un historien médiéviste français.
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Laurent-Charles Maréchal (1801-1887)
Laurent-Charles Maréchal était un peintre verrier messin. Il disposait d'un premier atelier dans la maison n°8 sur la place Sainte-Croix.
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Lazzari, Antoine, Une histoire messine de la dynastie impériale des Luxembourg : les Chroniques de Jacques Dex (vers 1439)
Lazzari, Antoine, Une histoire messine de la dynastie impériale des Luxembourg : les Chroniques de Jacques Dex (vers 1439), thèse de l'Université de Luxembourg, 2020
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Le bestiaire
Au Moyen Âge, le bestiaire ou le Livre des natures des animaux est un recueil de fables et de moralités. La description des animaux réels ou imaginaires est utilisée comme métaphore de la morale. Le plus ancien bestiaire est le Physiologus, écrit en grec à Alexandrie au IIe siècle. A partir du XIIe siècle, les bestiaires se multiplient en Angleterre et dans le Nord de la France. D’abord rédigés en latin, ils sont ensuite écrits en français. Les auteurs cultivent d’ailleurs ce genre littéraire jusqu’à proposer toutes sortes d’adaptations allant du bestiaire philosophique au bestiaire courtois. On retrouve les thèmes du bestiaire à Metz dans certains manuscrits et sur le célèbre plafond de la maison du 8, rue Poncelet, datant du XIIIe siècle.
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Le chapelet d'amour divine (Metz, BM, ms. 678) Metz (Moselle)
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Le Commun (paraige) Sixième paraige à apparaître à Metz, d'origine plus modeste et plus récente que les cinq paraiges anciens. Ses membres sont majoritairement issus des éléments riches de la communauté urbaine ou des étrangers récemment installés à Metz.
À la différence des autres paraiges, le Commun ne possède pas d'armoiries ni de sceau. On retrouve, dans les armoriaux messins, le blason de la famille de Heu, la plus importante de ce paraige au tournant du XVIe siècle.
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Le gibet du Genestroy Sur la grande route venant de Pont-à-Mousson, un vaste gibet est mentionné à partir de 1400 au lieu-dit du Genestroy. Il s'agissait d'une construction massive à quatre piliers, destinée à l'exécution des condamnés et à l'exposition de leurs corps : en 1443, pas moins de 32.
Au XVe siècle, le Genestroy devient le troisième lieu d'exécution des peines de la justice de Metz, avec la Xippe au Champ-à-Seille et le pont des Morts. Loin des murs de Metz, manifestant sa puissance aux voyageurs, il devient tout de suite une cible pour les adversaires de la ville : des troupes ennemies le détruisent en 1415, 1429, 1443, et encore lors du siège de 1552. Ces mentions de destruction sont d'ailleurs les principales attestations de son existence. Aujourd'hui, la rue du Gibet de Montigny-lès-Metz en garde le souvenir.
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Le Grant Ordinaire des chrestiens (Metz, BM, inc. 466) Paris (Île-de-France)