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Abbaye Saint-Pierre-aux-Nonnains L'abbaye Saint-Pierre était avec Sainte-Glossinde l'une des deux principales communautés de religieuses bénédictines de Metz. Fondée à la fin du VIIe ou au début du VIIIe siècle par sainte Waldrade, elle devient une abbaye royale à l'époque carolingienne ; les ducs de Lorraine succèdent aux rois et empereurs dans le rôle de protecteur de l'abbaye.
La communauté compte entre 7 et 12 religieuses aux XVe et XVIe siècles, qui peuvent vivre avec une « nièce », une enfant appelée à leur succéder. Les religieuses sont expulsées dans les années 1560, quand le sud-ouest de la cité de Metz devient la nouvelle citadelle. Les bâtiments monastiques sont en partie détruits, en partie occupés par l'armée française qui installe un garage dans l'église.
Il en reste aujourd'hui une partie du cloître et l'église. Cette dernière s'était installée dans un bâtiment romain : elle a eu la réputation d'être la plus ancienne de France. C'est plutôt les murs eux-mêmes qui peuvent être datés du IVe siècle, sans qu'on sache si l'édifice était civil ou religieux. Les transformations intérieures, de l'époque carolingienne à la fin du Moyen Âge, ont été bien étudiées par les archéologues, à partir des fouilles allemandes de 1942-1944. La basilique romaine, peut-être inachevée, devient église abbatiale vers la fin du VIIe siècle. Elle garde son aspect de nef unique sous une charpente. Elle est dotée au siècle suivant d'un chancel, une barrière de chœur sculptée. Ce chancel est un témoin extrêmement rare de l'aménagement intérieur des églises du haut Moyen Âge. Il est conservé à Metz au Musée de la Cour d'Or.
À la fin du Xe siècle, quand les empereurs réforment l'abbaye, la basilique est transformée en église à trois nefs. Le chancel démonté est réemployé dans les nouveaux piliers. Une tour est construite en façade ouest, aujourd'hui détruite : la façade ouest actuelle est le mur interne de la tour. La charpente cède la place à une voûte d'ogive à la fin du Moyen Âge. L'occupation militaire entraîne la destruction des voûtes, du clocher, ainsi peut-être que de l'abside romaine, située à l'est, qui avait pu subsister jusque là.
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Abbaye Saint-Symphorien
L'abbaye Saint-Symphorien était une des quatre grandes abbayes bénédictines de Metz. Le site initial correspond à l'actuelle caserne De Lattre : c'était celui de l'ancienne basilique des Saints-Innocents, fondée dans la zone de la nécropole antique par le saint évêque Pappol. Elle serait devenue la nécropole des évêques après la mort de Pappol en 614.
En 984, l'évêque Adalbéron II reconstruit l'église et la transforme en abbaye bénédictine d'hommes ; elle est renommée Saint-Symphorien. Un bourg se développe alors au sud de l'abbaye, autour de l'église paroissiale Saint-Goery.
A partir de 1180, l'abbé de Saint-Symphorien participe à l'élection du maître-échevin, tous les 21 mars.
Détruite lors du siège de 1444, l'abbaye est transférée dans les murs en 1449. La communauté occupe alors l'église paroissiale de Saint-Hilaire-le-Petit, qu'elle reconstruit entièrement à partir de 1481 : le nouveau Saint-Symphorien est une des églises les plus monumentales de la ville. Mais après le siège de 1552, le commandement français détruit sans pitié le quart sud-ouest de la ville pour y établir une citadelle : le nouveau monastère est rasé. La communauté, à nouveau déplacée, acquiert les hôtels de Philippe Le Gronnais et des Baudoche et reconstruit le couvent autour.
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Abbaye Saint-Vincent L'abbaye Saint-Vincent a été fondé par le grand évêque Thierry Ier (965-984), conseiller des empereurs ottoniens. L'abbaye devient alors un brillant centre intellectuel.
A partir de 1180, l'abbé de Saint-Vincent participe à l'élection du maître-échevin, tous les 21 mars.
L'église reconstruite à partir de 1248 est un des plus précoces et des plus beaux sanctuaires de style gothique de Lorraine. Elle compte une nef de quatre travées et trois tours, deux autour du choeur et un « haut clocher » en façade. Les bâtiments de l'abbaye connaissent au début du XVIIIe siècle plusieurs incendies et une vaste campagne de reconstruction. Très dégradée, la tour de façade est démolie dans les années 1750 ; la nef est alors prolongée de deux travées dans le style gothique, et fermée par une façade baroque. La Révolution supprime l'abbaye. L'église devient une paroisse au XIXe siècle, et les bâtiments monastiques accueillent le lycée de la ville, actuel lycée Fabert. L'église est désacralisée en 2012. Elle sert actuellement de lieu d'exposition.
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Abbaye Sainte-Croix-devant-Metz
L'abbaye Sainte-Croix est fondée en 1161. A l'origine, une communauté de religieux et de religieuses aurait été fondé dans les années 1120-1130, selon le récit d'une charte de l'évêque Bertram, au au lieu-dit « Rimei a Ware ». Selon Jean Schneider, le consentement donné à l'acquisition du terrain est le plus ancien témoignage de la communauté des bourgeois de Metz. Mais à cause des crues de la Moselle, les religieux se dispersent. Les femmes finissent par revenir sur le premier site, et lui donnent leur nom, la Grange-aux-Dames. Les hommes installent l'abbaye Sainte-Croix à quelques centaines de mètres au nord, à la Petite-Thury.
L'abbaye suit la règle des chanoines prémontrés. A proximité se développent à partir du XIIIe siècle des exploitations agricoles, qui deviennent le gagnage de Thury, qui comprend un château.
L'abbaye est rasée en 1552. Les religieux s'installent alors , en ville, à l'hospice de Saint-Éloy, qui devient plus tard le couvent des Carmes déchaussés. La communauté est supprimée en 1597.
Philippe de Vigneulles, exploitant les archives et l'hagiographie de l'abbaye, a placé dans ses Chroniques un long récit de sa fondation, marqué par l'acquisition d'un fragment de la Vraie Croix.
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Abbaye Sainte-Glossinde
L'abbaye Sainte-Glossinde est une des principales communautés monastiques de Metz, occupée par des religieuses bénédictines. Elle est fondée par sainte Glossinde, la fille d'un aristocrate franc, au début du VIIe siècle, près de la porte Serpenoise : selon la tradition, le monastère occuperait une propriété de la famille de Glossinde. De fait, une aile du monastère moderne est construite sur des cryptoportiques (entrepôts romains souterrains) de la fin de l'Antiquité.
Les bâtiments monastiques et l'église sont reconstruits entièrement au XVIIIe siècle en style baroque : à part des fragments de vitraux dans l'église, il ne reste rien du monastère médiéval. L'abbaye abrite l'évêché de Metz depuis 1802.
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Abbaye Sainte-Marie-aux-Nonnains L'abbaye Sainte-Marie-aux-Nonnains (aussi désignée au Moyen Âge comme l'abbaye Sainte-Marie-aux-Dames) a été fondée vers 995-1005, sous l'impulsion de l'évêque Adalbéron II. Elle était une des trois grandes abbayes féminines de Metz, avec les deux monastères plus anciens de Sainte-Glossinde et de Saint-Pierre-aux-Nonnains, son voisin. Le monastère était situé dans l'angle sud-ouest des murailles de la ville, l'entrée s'ouvrait sur la rue Serpenoise.
Le couvent a peut-être brûlé lors de la guerre de 1324 ou lors de la révolte qui suivit : en tout cas, les archives antérieures font défaut. Puis, entre 1331 et 1345, l'église abbatiale et autres bâtiments conventuels ont connu des travaux importants. La communauté comptait une dizaine de religieuses aux XVe et XVIe siècles.
Après le siège de Metz, le quartier devient la nouvelle citadelle : la communauté est expulsée par l'armée et relogée près du Moyen Pont, dans les locaux de la commanderie de Saint-Jean. Le déménagement a lieu le 16 février 1565 (ancien style), sous l'abbatiat de Blanche d'Haussonville. L'ancienne abbaye est peu à peu démolie : l'église disparaît en 1861 ; les derniers vestiges ont disparus dans les années 1900.
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Abel, Charles, « Dénomination des rues de Metz »
Abel, Charles, « Dénomination des rues de Metz », Bulletin de la Société archéologique de la Moselle, 1869, p. 28-37.
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Abel, Charles, « Fleury (antiquités de) »
Abel, Charles, « Fleury (antiquités de) », Bulletin de la Société archéologique de la Moselle, 1869, p. 103-105 et 126-128
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Abel, Charles, « Inscriptions inédites du Moyen Âge »
Abel, Charles, « Inscriptions inédites du Moyen Âge », Bulletin de la Société d'Archéologie et d'Histoire de la Moselle, 1859, p. 42-46
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Abel, Charles, « L'église Saint-Maximin à Metz »
Abel, Charles, « L'église Saint-Maximin à Metz », L'Austrasie, vol. 4, 1856, p. 557-584.
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Abel, Charles, « Note sur le Moyen-Pont »
Abel, Charles, « Note sur le Moyen-Pont », Bulletin de la Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle, 1862, p. 214-218.
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Abel, Charles, « Notice historique sur l’église et le château de Colombey »
Abel, Charles, « Notice historique sur l’église et le château de Colombey «, Mémoires de l’Académie nationale de Metz, 1875, p. 397-423.
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Abel, Charles, « Rapport sur l'église de Norroy-le-Veneur »
Abel, Charles, « Rapport sur l'église de Norroy-le-Veneur », Bulletin de la Société d'Archéologie et d'Histoire de la Moselle, 1862, p. 201-209.
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Abraham de Hautoy (15..-16..)
Abraham de Hautoy est seigneur de Récicourt. Les Hautoy sont un lignage lorrain au service du duché de Lorraine depuis le XVe siècle.
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Abraham Fabert, Portrait de la ville et cité de Metz
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Abrégé des chroniques de Charles VII (Paris, BNF, FR 5736)
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Abrégé en français du « Speculum » de Vincent de Beauvais (Paris, BNF, FR 9558) Metz (Moselle)
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Abū Ma'shar al-Balkhī, De individuorum superiorum significacionibus (Metz, BM, ms. 270)
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Acolyte
L'acolyte est un clerc qui n'a reçu que les ordres mineurs. Sa fonction est celle de servant de messe, assistant le prêtre célébrant en lui apportant les différents objets liturgiques (burettes, voile, manuterge...) nécessaires au rite. Lors d'une messe, différents rôles d'acolytes peuvent être distingués : le thuriféraire, chargé de l'encensoir et de la navette contenant l'encens ; le céroféraire, qui porte un cierge pendant la procession ; et le cruciféraire, l'acolyte qui porte la croix du Christ, accompagné des céroféraires.
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Adelborn Nicolas (1537-1586)
Adelborn Nicolas est un chanoine messin, membre du chapitre de la cathédrale de Metz.
On sait de lui qu'il habite dans la maison n°3 dite « La Haute-Pierre » jusqu'en 1555, année où le chapitre la donne au gouverneur de Metz.
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Adhémar de Monteil (12..-1361)
Adhémar de Monteil a été le 70e évêque de Metz, de 1327 à 1361. Il est issu d'une famille noble du Dauphiné, fils d’Hugues II Adhémar de La Garde, seigneur de La Garde et de Monteil, et de Sibylle de Poitiers. D'abord archidiacre de Reims, et doyen de la cathédrale de Toul, il est ensuite nommé nommé évêque de Metz en 1327. Il meurt le 12 mai 1361. Enseveli dans la chapelle des évêques, son gisant, abîmé, se trouve aujourd'hui dans la crypte de la cathédrale.
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Adolphe Bellevoye (1830-1908)
Dessinateur et graveur élève d'Auguste Migette
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Adolphe Bellevoye, L'hôtel de Gargan Metz (Moselle)
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Adrian, Dominique, « Une réforme politique ancrée dans la longue durée : le Grand atour de Metz (1405) »
Adrian, Dominique, « Une réforme politique ancrée dans la longue durée : le Grand atour de Metz (1405) », Le Moyen Âge, vol. 126, 2020, p. 9-26.
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Agnès d'Abrienne dit Chaving (14..-15..)
Agnès d'Abrienne est la fille de Jean d'Abrienne dit Chaving et de Catherine Le Gronnais. Elle est la seconde épouse de Philippe Desch, avec qui elle se marie en 1511. Elle est alors une « belle josne damme » selon Philippe de Vigneulles. Philippe Desch meurt entre 1530 et 1532, la laissant veuve. Elle meurt à une date inconnue après 1543.