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Église Saint-Maximin À l'emplacement d'une chapelle appelée Saint-Maximin-aux-Vignes, l'actuelle église est construite à partir de la fin du XIIe siècle sous l'épiscopat de l'évêque Bertram. La ville médiévale en plein essor atteint alors les vignobles d'Outre-Seille et les intègre dans ses murailles. Le bâtiment actuel comporte trois styles architecturaux : roman, gothique et baroque, résultat des différentes phases de sa construction et de ses remaniements successifs.
On y retrouve les chapelles des Louve et des Le Gronnais (chapelle dédiée saint George et à Saint-Eloi en 1365), fondées au XIVe siècle, lieu de sépulture important de ces deux familles affiliées aux paraiges. Bossuet notamment prononce l'oraison funèbre d'Henri de Gournay.
En 1753, un portail baroque est construit. Depuis Juillet 1962, l'église contient des vitraux dessinés par Jean Cocteau.
En 1399, "selon l'usage ancien", le paraige d'Outre-Seille y tient ses réunions.
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Église Saint-Médard
L'église Saint-Médard était une des paroisses de Metz. Située dans l'île Chambière près de Saint-Livier, elle est pendant une trentaine d'année au milieu du XIIIe sous la protection de saint Marc l'évangéliste. Elle devient une paroisse au début du XIVe, la collégiale de Hombourg-Haut possédant le droit de patronage. Son territoire, très petit, s'étendait entre le rempart de la cité et les églises Saint-Livier et Saint-Georges. L'église disparaît en 1552 lors du siège de la cité.
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Église Saint-Paul
L'église Saint-Paul se situe à côté de la cathédrale Saint-Étienne de Metz : elle forme l'étage de la galerie Ouest du cloître, accolé à Saint-Pierre-Aux-Images. À l'origine, sa situation à l’étage permettait une communication avec le dortoir : l'église servait d’oratoire de nuit quand les chanoines dormaient dans le dortoir du cloître et pas dans des maisons particulières.
Saint-Paul était la seule église dans l’enceinte du cloître. Les chanoines lui faisaient donation de leurs biens et prenaient l'apôtre Paul comme saint patron. C'est lui qu'on voit notamment représenté sur leur sceau.
Comme le cloître, l'église a été reconstruite au XIIIe siècle, d’après les croquis faits au XVIIIe avant sa démolition. Au XVe siècle, la chapelle est restaurée par le chanoine Jean Nicolas ; elle est ensuite appelée chapelle de la Présentation Notre-Dame.
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Église Saint-Pierre de Luttange L’église Saint-Pierre de Luttange, datant à l’origine du XIIIe siècle, est plusieurs fois détruite à l'époque moderne, et totalement reconstruite en 1881 sous l’impulsion du curé Eugène Watrin. Grâce à l’architecte Hermann, originaire de Thionville, l’église est consacrée le 4 octobre 1882, sous un style néo-gothique. L’édifice a été construit en plan de croix latine. Il est composé d’une nef centrale plus haute que les bas-côtés, d’un chœur et d’un clocher.
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Église Saint-Pierre de Mey L'église de Mey, placée sous le patronage de saint Pierre ou encore de la Nativité-de-la-Vierge-Marie, était commune entre les habitants de Mey et ceux de Vantoux, lesquels disposaient seulement d'une chapelle, placée sous le patronage de saint Barthélémy. Elle fut instituée en vicairie perpétuelle le 1er août 1619 et dépendait de l'archiprêtré de Noisseville, lui-même dépendant de la cathédrale de Metz.
Mey était par ailleurs le siège, en 1681, d'un fief mouvant et d'une justice haute, moyenne et basse du roi de France.
Elle appartient au groupe des petites églises du Pays messin, bâties à la fin du XIème siècle ou au début du siècle suivant. La caractéristique principale de ces églises est de posséder un « Narthex » occidental « messin » composé de trois travées, dont l’une d’elle supporte le clocher fortifié. L’église de Mey est de style roman: l'utilisation du plein-cintre est en effet remarquable à divers endroits, à l’intérieur comme à l’extérieur. L’église est composée d’un clocher prédominant le plan carré, d'une nef de plan rectangulaire, d'une abside hémicirculaire, d'une chapelle et d'une sacristie.
Sur le côté sud de la nef se trouve l’ancien accès médiéval à l’intérieur du monument (porte sud). Le linteau sculpté de la porte sud mesure un peu plus de 2 m de long; ses sculptures datent de l’époque carolingienne et représentent un lion à visage humain, une sirène tenant à deux mains sa double queue de poisson, ainsi qu'un dragon. Ce linteau est soutenu par des fines colonnettes torsadées. La bretèche est en pierre de Jaumont, elle date du XVème siècle et est constituée de deux corbeaux sur lesquels viennent se placer la pierre de façade et deux œilletons de surveillance. Elle est destinée à protéger la porte sud.
Sur la façade côté sud, on peut voir deux petites baies en plein-cintre datant de la fin du XIème siècle ou du début XII ème, trois lucarnes fermées au XIXème siècle, et une fenêtre en plein-cintre mesurant 2.20 m de haut et 0.80 m de large datant du XIXème siècle et remplaçant une fenêtre de style ogival.
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Église Saint-Pierre de Norroy-le-Veneur Norroy était un riche village dépendant du comté de Bar : Veneur est une déformation de l'ancien français « vineor », viticole. À flanc de coteau, son église Saint-Pierre est peut-être la plus impressionnante des églises fortifiées lorraines.
La partie la plus ancienne est la crypte romane (vers 1050 selon François Voltz). Cette crypte est située sous le chœur et permet de rattraper la déclivité du terrain. Elle forme un rectangle d'environ 8,40 m sur 6,30 m, de trois nefs et de trois travées. Ses voûtes d'arêtes reposent sur quatre colonnes monolithiques.
L'église est reconstruite à la fin du XIIIe siècle. La tour ouest est un donjon carré aux murs très épais, dans la salle à l'étage comportait une cheminée. Une tour de chœur lui fait face à l'est, dotée de mâchicoulis. Les voûtes de la nef datent des années 1434-1453 pour les deux premières travées (une clé de voûte portent les armes de René d'Anjou de ces années-là) ; dans les deux travées suivantes et le chœur, elles sont voûtées de liernes et de tiercerons flamboyants, une clé de voûte est datée de 1504.
Au XIVe et XVe siècles, Norroy est partagé entre une part engagée par le duc de Bar à des sires lorrains, et une part engagée à des patriciens messins. Proche de Metz, il échappe pourtant au contrôle de la cité. Cette position frontalière fait qu'il subit les conflits jusqu'au XVIIe siècle. Les défenses se multiplient quand la situation se tend dans les années 1470. L'église est alors entourée d'un mur d'enceinte et d'une porte fortifiée. Des canonnières sont ouvertes dans les parties hautes des tours. Norroy est dévasté lors de la guerre de 1490. Après la guerre, l'église est restaurée et des fenêtres flamboyantes sont percées dans les murs des collatéraux ; dans la tour du chœur est installé un grand vitrail de Thomas de Clinchamp.
Lors la guerre de Trente Ans, en 1635, les habitants se réfugient encore dans l'église. Une cloche de 2 tonnes est installée dans le donjon en 1691. Un ossuaire est situé le long du mur ouest. Il mesure environ 6,90 m de long pour 2,50 m de large et environ 2 m de hauteur. L'église est classée monument historique en 1983.
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Église Saint-Pierre-aux-Arènes
L'église Saint-Pierre-aux-Arènes était située à proximité de l'ancien amphithéâtre romain. Selon une tradition recueillie par Paul Diacre vers 780, Metz aurait été évangélisé par l'évêque saint Clément, qui aurait installé un premier lieu de culte chrétien dans l'amphithéâtre abandonné, d'où il aurait chassé les serpents. Le sanctuaire chrétien de l'amphithéâtre peut dater du Ve siècle ; il passe sous l'autorité de l'abbaye Saint-Clément au XIe siècle.
À cette époque, l'abbaye entend concurrencer la cathédrale comme lieu de culte premier de la cité, et développe les légendes de fondation en écrivain plusieurs Vies de saint Clément. Les serpents chassés par Clément y deviennent de terribles dragons que le saint dompte avec son étole et jette dans la Seille. L'église Saint-Pierre est reconstruite à proximité de l'amphithéâtre au début du XIIe siècle. C'est à ce moment que l'épisode du dragon devient populaire et génère une procession, devenant ce que les sources modernes appellent le Graoully.
Au XIIIe siècle, un faubourg se constitue autour du sanctuaire, le Bourg-aux-Arènes. L'église et le bourg sont rasés comme l'ensemble du quartier des basiliques lors du siège de 1552. Les ruines de l'amphithéâtre sont fouillées et détruites lors de la construction de la gare en 1902-1903.
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Église Saint-Pierre-le-Vieux
Saint-Pierre-le-Vieux, nommée en latin « Sanctus Petrus senior », était située à l'extérieur du cloître de la cathédrale, le long de l'aile Est. Elle aurait été fondée par l'évêque saint Goery (†643). En 1314, elle est reconstruite. Une inscription est alors placée au-dessus de l’entrée à l’intérieur de l’église. D’après l’e relevé du père Meurisse au XVIIe siècle, elle était conçue en ces termes : "Voici la première église de Metz, que fonda saint Clément en l'honneur de saint Pierre, en l'an 57. Pierre Gobert, doyen de Metz, la fit reconstruite en 1314 et lui affecta des rentes" (« C’est ly premiers moustiers de Mès, ke St Clément fist en l’onour de St Pierre l’apostre à temps que ly milliaire couroit par LXVII ans, et maistres Goubers doyen de Mès la défit faire par M.CCC. et XIIII ans, et donnait rantes »).
Selon cette légende, Saint-Pierre-le-Vieux aurait donc été fondée par saint Clément lui-même du vivant de saint Pierre, rattachant l'Eglise messine à l'époque des apôtres.
Saint-Pierre-le-Vieux est détruite avec le reste du cloître dans les années 1750
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Église Saint-Rémy de Vaux
Datant du XIIIème siècle, l'église Saint-Remy, a été modifiées aux XVe et XVIe siècles. Elle a connu une rénovation importante de l’intérieur en 1878. Elle est classée monument historique depuis 1984.
L'édifice faisait partie d’un ensemble défensif.
La tour-donjon, déjà existante au XIIIe siècle, a été transformée à la fin du XIXe siècle : chaque face s'ouvre aujourd'hui par quatre baies néo-romanes. Migette documente l'état médiéval, qui comprend une simple archère sous des mâchicoulis. La nef était percée de deux baies gothique flamboyant : elle en compte désormais quatre.
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Église Saint-Simplice
La paroisse Saint-Simplice est l'une des plus grandes et peuplées de Metz, située dans le Neufbourg, le faubourg artisanal devenu le cœur de la ville marchande aux XIIIe-XVIe siècles. L'église fondée au XIe siècle donne sur la place du Change, actuelle place Saint-Louis, ayant le statut d'église paroissiale depuis au moins 1111, moment où l'abbaye Sainte-Marie-aux-Nonnains en reçoit le patronnage. Derrière, son cimetière avoisine les berges de la Seille, où en 2007 un diagnostic archéologique met en évidence une partie de ce dernier, mettant en avant qu'il est assez vaste avec un ossuaire et une chapelle des morts. L'église est rasée à la Révolution puis définitivement en 1809; son souvenir ne demeure que par le nom de la place Saint-Simplice.
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Église Saint-Victor-en-Chambre L'église Saint-Victor est une des 17 paroisses de Metz, située près de la place de Chambre. Son chevet donne sur la rue au Blé. Elle est dédiée à saint Victor, légionnaire romain martyrisé à Marseille.
L'église est fondée au milieu du VIe siècle. Avant 1202, elle appartient à l'abbaye Saint-Arnoul puis passe entre les mains du chapitre cathédrale en 1220.
En 1399, "selon l'usage ancien", le paraige de Saint-Martin y tient ses réunions.
Le plan de l'église est en forme basilical à trois nefs ainsi qu'une abside à cinq pans. Le clocher se situant sans doute à la croisée du transept.
Le quartier de la place de Chambre était très animé. Il accueillait un des marchés de Metz. La paroisse comptait de nombreux artisans, notamment des ateliers de potier.
La paroisse est supprimée à la Révolution et l'église lotie, puis détruite dans les années 1820 pour construire l'actuel Marché couvert.
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Église Saint-Vy
L'église Saint-Vy tire son nom de saint Guy (Veith ou Witz dans les pays germaniques). Elle prend ce titre en 1173 au moment où elle est élevée au rang d'église paroissiale. Elle est située devant la porte du monastère Saint-Pierre-aux-Nonnains qui la possédait.
En 1450, un incendie causé par un éclair ravage une partie de la façade. En 1552, le siège de Metz l'endommage très fortement, notamment en raison des tirs d'artillerie de la part des assiégeants. Elle est supprimée un peu plus tard lors de la fondation de la citadelle.
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Église Sainte-Barbe L’église de Sainte-Barbe accueille un pèlerinage important au XVe siècle : sainte Barbe fait alors figure de sainte patronne du pays de Metz. En 1516, l'église est reconstruite par Claude Baudoche qui y fonde un couvent de clarisses : le XVIe siècle marque l'apogée du pèlerinage. Le clocher est achevé en 1604.
Après l'extinction de la famille Baudoche, des moines bénédictins installèrent un prieuré en 1634. Les seules parties de l’édifice restant de l’époque de construction (début du XVIè siècle) sont la tour sud où se trouve le clocher, et le portail. Le reste a été détruit en 1826 : la commune refuse d'entretenir un bâtiment aussi grand et reconstruit une église plus petite. Le clocher échappe à la destruction pour des raisons militaires : surplombant le plateau lorrain, il constituait un point d’observation utile pour défendre l’accès à Metz, qui pouvait se faire par la porte Sainte-Barbe.
Certains vitraux furent achetés par le chapitre de la cathédrale de Metz entre 1827 et 1829, puis placés dans les chapelles Saint-Livier et Saint Joseph, dans le déambulatoire de la cathédrale.
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Église Sainte-Brigide de Plappeville L'église Sainte-Brigide est une église romane du dont l'histoire remonte à l'époque carolingienne quand en 835 Drogon, 40ème évêque de Metz, a fait construire un sanctuaire au sommet du mont Saint-Quentin pour y abriter les reliques de Saint-Quentin. En 923, les moines de Saint-Symphorien élevèrent une grande chapelle pour y déposer les reliques de Sainte Brigide, abbesse de Kildar près de Dublin et morte en 523. Aujourd'hui encore, elle reste la sainte patronne du village. En 1386, le sanctuaire du Saint-Quentin est détruit par Gérard de Blankenheim et ne sera jamais reconstruit. Détruite par le duc de Lorraine René Ier lors du siège de Metz en 1444, elle est rebâtie en 1493, seuls la tour et quelques piliers, d’architecture romane, sont d’origine.
Les vitraux visibles sur le dessins on été réalisés par Laurent-Charles Maréchal au XIXème siècle. Ils seront détruit lors des bombardements alliés en 1944, ce qui a fait s'effondrer la voûte le 19 novembre. L'église sera rebâtie à l'identique. La dernière reconstruction a lieue en 2018, après un incendie. De nouveaux vitraux sont construit par le peintre messin Camille Hilaire. L'église est inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1980.
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Église Sainte-Croix Cette église située rue Taison donne son nom à la colline du centre de la vieille ville de Metz, la colline Sainte-Croix. Elle est une des 17 paroisses intra-muros de la cité. En 1399, "selon l'usage ancien", le paraige de Jurue y tient ses réunions.
Elle est détruite en 1816.
On attribue sa fondation à une légende (tardive) datant du XIème siècle. Saint Clément a fondé l'église selon la légende, faisant d'elle l'une des plus anciennes de la cité intra-muros. Cependant, la première mention de l'édifice n'est pas avant la seconde moitié du VIIème siècle. L'évêque Bertram en transfère le patronage à la collégiale de Saint-Thiébault (en 1197).
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Église Sainte-Ségolène L'église Sainte-Ségolène est l'une des plus anciennes églises de Metz, érigée sur la colline Sainte-Croix. L'église est construite entre 1230 et 1240, sur le site d'une église plus ancienne du VIIIIe siècle. Elle est alors une des 20 paroisses de Metz. Comme elle appartient au chapitre de la cathédrale, le curé est fréquemment choisi parmi les chanoines.
En 1399, "selon l'usage ancien", le paraige de Porte-Moselle y tient ses réunions.
A la fin du Moyen Âge, Sainte-Ségolène est un lieu important de sépulture pour les gens de paraiges. La façade sur la cour est reconstruite à la fin du Moyen Âge, puis un porche flamboyant vient fermer la cour.
À la fin du XIXe siècle, le bâtiment est fortement remanié. Le transept, le clocher et le porche sont détruits. La nef est prolongée et une façade néo-gothique à trois portails et deux tours est construite.
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Élisabeth de Heu (15..-1599)
Élisabeth est la fille unique de Nicolle de Heu et d'Anne de Failly. Mineure au décès de son père, elle est mise sous la tutelle de son oncle Martin de Heu, qui prend le titre de seigneur d'Ennery. Quelques jours avant son décès, son père avait déclaré devant notaire qu'il voulait que sa fille épouse Godeffroy d'Eltz lorsqu'ils auraient respectivement 11 et 13 ans. Mais sa mère Anne de Failly s'oppose à cette union à un si jeune âge. Le mariage n'est célébré que le 22 février 1565. Élisabeth meurt le 29 juillet 1599, laissant son époux veuf. Son corps est inhumé à l'église de Munschausen-lès-Clervaux (Luxembourg). À la mort d'Elisabeth, les Eltz héritent des biens des Heu et de leurs archives familiales, qui partent au Luxembourg, avant de revenir à Metz au XIXe siècle pour former le fond de Clervaux aux Archives départementales de la Moselle.
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Émile Bégin (1802-1888)
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Encadrement de fenêtre armorié (hôtel de Gargan) Auguste Prost a gardé la trace d'un encadrement de fenêtre ou de porte sculpté déposé dans le jardin de l'actuel hôtel de Gargan, ancienne maison canoniale n°7 ayant appartenu au chanoine Nicolle Desch. Les armoiries sont celles d'Isabelle Louve, femme de Jean Desch (Desch et Louve) et celles de Poince de Vy (Desch et de Vy), respectivement la grand-mère et la mère de Nicolle Desch.
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Enseigne de pèlerinage : sainte Barbe Cette toute petite pièce de métal est un souvenir de pèlerinage. Sainte barbe est reconnaissable aux attributs qu'elle porte : la tour où selon la légende son père l'a enfermée, la couronne rappelant ses origines princières légendaires, et la palme, qui témoigne de son martyre. Sainte Barbe (ou Barbara) est une des saintes protectrices les plus populaires de la fin du Moyen Âge, devient la patronne du pays de Metz et le sanctuaire de Sainte-Barbe un pèlerinage populaire pour les citadins : située à 17 km de la ville, l'église pouvait faire l'objet d'un aller-et-retour dans la journée. L'enseigne a été trouvée lors des fouilles du Petit Saulcy, sous la place de la Comédie.
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Entre deux ponts
Les exécutions capitales avaient régulièrement lieu au lieu dit « Entre deux ponts », entre les deux parties du pont des Morts, Grand pont et Moyen Pont, c'est-à-dire au-delà de la porte du pont des Morts, sur l'île située entre les douves du Pontiffroy et le cours de la Moselle. Selon la légende de la Vouerie, le site aurait été donné à la ville par Nemmery Baudoche au milieu du XIVe siècle.
L'Entre deux ponts sert de cadre aux peines judiciaires les plus lourdes, qui deviennent de plus en plus spectaculaires au XVe siècle : mutilations, décapitations, bûcher, noyade et exposition des corps suppliciés sur des roues. Pour certains crimes particulièrement graves, le condamné est promené dans toute la ville, de la prison de l'hôtel du Doyen au Champ-à-Seille où il est exposé, avant d'être exécuté Entre deux ponts.
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Épitaphe d'Agnel, veuve de Jacquemin de Saint-Mihiel (†1403) Agnel veuve du heaumier Jacomin de Saint-Mihiel meurt le 1er septembre 1403. Elle est enterrée dans le cloître des Cordeliers, aujourd'hui les Récollets. Son inscription, fragmentaire, est conservée dans la galerie ouest du cloître, à gauche de celle de son mari.
Traduction : « Ci-git Agnel, jadis [jadis] femme de Jacquemin de Saint-Mihiel, qui mourut le 1er septembre 1403. Priez Dieu pour [...]. »
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Épitaphe d'Alixette Remiat (†1548) Après sa mort, Alixette Remiat fait placer cette stèle à côté de celle de son époux Renaud Le Gronnais, décédé accidentellement en 1531. La stèle rappelle qu'un service funéraire doit être célébré quatre fois par an en faveur des deux conjoints, et renvoie à la stèle de Renaud pour les détails.
La stèle d'Alixette est décorée de quatre écus correspondant à ses quatre quartiers de noblesse : en haut, les écus de ses grands-parents paternels : Remiat à gauche et Renguillon à droite, et ceux de ses grands-parents maternels : à gauche, Apremont aux merlettes, et à droite, Choiseul. Les écus ont été repeints, le dernier au moins fautivement : les armes de la famille champenoise de Choiseul portent D'azur, à la croix d'or, cantonnée de vingt billettes du même (croix et rectangles jaune sur fond bleu).
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Épitaphe d'Alixette Renguillon (†1514) Après sa mort en 1514, Alixette Renguillon est enterrée dans la chapelle des Le Gronnais, dans le collatéral nord de l'église Saint-Martin-en-Curtis, auprès de ses parents. Son mari Jean Papperel, mort en 1502, est lui enterré à Saint-Livier.
Traduction : « Devant cet autel où gisent seigneur Pierre Renguillon et dame Agnès de Ludres sa femme, gît honorable dame madame Alixette Renguillon leur fille, veuve de feu seigneur Jean Papperel, qui trépassa le 2 septembre 1514. »
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Épitaphe d'Aubert de la Court (†1348)
Aubert de La Court meurt le 23 juin 1348 et est enterré dans le cloître des Cordeliers, aujourd'hui les Récollets. Il avait été religieux à l'abbaye cistercienne de Villers-Bettnach puis avait renoncé à ses voeux pour rentrer dans le siècle. Son inscription est conservée dans la galerie est du cloître, à la porte de la salle capitulaire.
Traduction : « Ci git Aubert de la Court qui mourut la veille de la Saint Jean l'an 1348 ».