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Couvent des frères Baude
Les Franciscains traditionnels, dits Cordeliers, sont présents à Metz depuis les origines au début du XIIIe siècle. Mais en 1418 arrive dans la cité un frère réformateur, Baude. Ses prêches enflammés contre le clergé et pour la pauvreté radicale lui valent un grand succès. En 1427, deux autres frères fondent un couvent de la Stricte observance franciscaine aux Grands Meis, à la limite nord de la ville : ils sont surnommés frères Baude en souvenir du premier prédicateur. Entre 1428 et 1431, la ville est déchirée par le conflit entre les frères Baudes et les autres communautés mendiantes , dont la foule exige l'expulsion. En 1430, la cité craint même une révolution contre les patriciens.
Les frères Baudes consacrent leur église en 1450. Elle est détruite lors du siège de Metz en 1552, quand les troupes françaises construisent le retranchement de Guise pour renforcer la muraille nord de la ville. On ignore tout de l'apparence du couvent et de l'église.
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Couvent des Frères Prêcheurs Le couvent des Frères Prêcheurs, ou couvent Sainte-Madeleine, fut fondé à Metz en 1215, grâce à l'appui du maître-échevin Régnier Thignienne. Les Dominicains de Metz refusaient de condamner les usuriers, que la papauté voulait excommunier et priver de sépulture chrétienne. De très nombreux membres des familles associées aux paraiges y élisent donc sépulture : Gonzalve Thiriot recense pas moins de 115 épitaphes antérieures à 1552 encore conservées au XVIIIe siècle ; un Dominicain du XVIIe siècle compte 230 caveaux dans le cloître.
En 1552, lors du siège de la ville par Charles Quint, l'abbaye de Saint-Arnoul, située hors les murs de la ville fut détruite. Les frères prêcheurs durent quitter les lieux, où les moines bénédictins s'installèrent définitivement, malgré d'interminables procès aux XVIe et XVIIe siècles. Le couvent des Frères Prêcheurs prit alors le nom d'Abbaye royale de Saint-Arnoul. Les Bénédictins reconstruisent les bâtiments dans les années 1690. À la Révolution, le site devient une école militaire ; l'église est presque entièrement détruite en 1840. Le bâtiment, situé au 9 rue des Ours, est toujours un site militaire aujourd'hui.
Après le classement du site en 1986, une ancienne porte de l'église a été dégagée, surmontée, d'une Vierge de Pitié du début du XVIe siècle. Si les tombeaux ont été détruits, une grande partie des corps sont sans doute toujours enterrés.
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Couvent des Madelaines
Le couvent des Madelaines était un monastère féminin de Metz, appelé également couvent des Repenties ou des Filles de la Pénitence. Les religieuses, de l’ordre de Saint-Augustin, étaient installées près de l'hôpital Saint-Nicolas dès 1241, date de leur première mention d'archives. En 1452, la communauté doit céder la place aux chanoines de Saint-Thiébaut dont le couvent a été détruit lors de la guerre de 1444. Elles s'installent alors dans le cimetière au sud du couvent des Célestins, entre les actuelles rues de la Gendarmerie et d’Asfeld.
En 1668, les religieuses deviennent des chanoinesses : désormais le « prieuré royal de Sainte-Madelaine » est voué à éduquer les jeunes filles de la noblesse. La communauté est supprimée à la Révolution et le couvent est converti en caserne. Auguste Migette dessine l'abside de l'église et le cloître avant leur démolition en 1866, lors de la construction de l'hôpital Sainte-Blandine. Le cimetière du couvent a fait l'objet de plusieurs campagnes de fouilles dans les années 2020.
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Couvent des Soeurs Colette
Le couvent des Soeurs Colette est fondé à Metz en 1480 par Nicolle Geoffroy de Luxeuil, veuve de Wiriat Louve. Elle obtient l'autorisation du pape pour y établir un monastère de colettines qui est placé sous la juridiction de l'Observance (les Frères Baudes). Le couvent est installé dans le quartier des Grands Meis dans le nord ouest de la ville près de la porte Sainte-Barbe et du couvent des Frères Baudes. Les soeurs colette, ou colettines sont des moniales issues de la réforme du XVe siècle de l'ordre de Sainte-Claire.
En 1552, la ville est assiégée par Charles Quint. Le couvent est démoli pour établir le retranchement de Guise et améliorer les défenses de la ville. Les moniales sont alors installées rue des Clercs dans la maison des Trinitaires. Puis quelques années plus tard, en 1563, elles sont de nouveau relogées dans l'église paroissiale Saint-Ferroy, dont elles font leur couvent.
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Crane, Frederic, A history of the Trump in Pictures : Europe and America
Crane, Frederic, A history of the Trump in Pictures : Europe and America, Mount Pleasant, 2003.
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Croix d'Ancerville La croix d'Ancerville est une croix de chemin située rue d'Outry, qui formait un hameau isolé jusqu'au XXe siècle. Sur un socle cubique, un fût porte la représentation de la Crucifixion sur deux volutes. On reconnaît Marie et Jean autour de Jésus en croix, le titulus au-dessus et le crâne d'Adam à ses pieds.
Elle est renversée en 1793 lors de la Révolution française et relevée par la suite.
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Croix du Haut Chemin La croix du Haut Chemin est une des crois offertes à la cité de Metz par le patricien Nicolle Louve en 1449. Haut de 4,5 mètres et large de 2 mètres, l'édifice est composé de trois colonnes décorées, à base et chapiteaux octogonaux. Il est surmonté d’un toit à trois pans orné de gargouilles représentant des loups, en référence à la famille Louve ("armes parlantes"). Selon l’abbé Kirch, elle ne comportait pas une croix à l’origine, mais un fleuron, et la croix actuelle aurait été posée sur une colonne en dessous du monument, à l’image de la croix du Pont-aux-Loups.
Située au bord du Haut Chemin , la route qui lui donne son nom, la croix devint un étape pour les pèlerinages vers Sainte-Barbe. Les jeunes femmes y jetaient des galets sur le toit pour connaître le nombre d’années qu’il leur faudrait attendre avant de se marier ou d’avoir des enfants — le nombre de tentatives nécessaires pour qu’un galet reste sur le toit indiquant le délai en années.
Classée monument historique dès 1895, la croix a été détruite le 7 octobre 1939, percutée par un véhicule militaire. Elle est reconstruite en 1981 à partir des débris, au carrefour de Villers-l'Orme à quelques centaines de mètres de son site d'origine.
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Croix du Pont-aux-Loups En 1442, Nicolle Louve fait reconstruire en pierre le Pont-aux-Loups, entre les bans de la cité de Metz et de l'abbaye Saint-Martin. En 1444, il y ajoute un puits et une croix au bout du pont. On ne connaît de cette première croix que le coût, estimé à cent florins d’or, et le nom du constructeur, Jean de Commercy. Renversée par une tempête, elle est reconstruite par Henri de Ranconval en 1446.
Cette nouvelle croix était protégée par un petit édifice en pierre de taille, solidement fixé à l’aide de goujons de fer et scellé au plomb. Le monument comportait une inscription rendant hommage à Nicolle Louve : « Nicole Louve chevalier conseiller et chambellan de très haut et très victorieux prince Charle septieme roy de France et de très haut et très puissant prince Philippe de Bourgogne a fait fonder et ediffier cette croix, le puits et le pont pour Jesus Christ honorer et sa sainte passion, pour le devotement prier qu’il veuille la cité conserver en bonne paix et concorde et union, la garder de ses adversaires et donner pour conclusion audit fondateur salvation 1445 ».
En 1447, la croix est dorée et peinte par l’artiste Jost Haller. En mai 1729, la croix est démolie, lors de la construction de la double couronne de Moselle. Dans un premier temps, les autorités envisagèrent de la démonter, mais en raison de sa structure solidement goujonnée et scellée au plomb, cette opération se révéla impossible, et la destruction fut décidée.
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Croix sur le chemin de Peltre Cette croix, élevée grâce au mécénat de Nicolle Louve, se dressait sur l'ancien chemin de Metz à Peltre, à hauteur du gagnage de la Haute-Bevoye. Disparue, elle est connue par un dessin du XVIIIe siècle. Elle présentait une structure cylindrique à quatre faces, reposant sur une base circulaire et couverte d’un toit pyramidal. La décoration comprenait un personnage aux mains jointes, tenant un livre et posé sur une console. Sur chaque face, une louve soutient un écu armorié. La crucifixion y est répétée sur chaque côté, avec, dans les angles, la Vierge et saint Jean, représentés alternativement.
Cette forme dite « Bildstock », attestée dès le XIVᵉ siècle, perdure jusqu’au XIXᵉ siècle : elle se compose d’un fût vertical encastré dans une base ou un socle, surmonté d’un dé de pierre crucifère. Ce dernier peut être percé de niches destinées à recevoir des statuettes ou des images peintes, ou bien orné de sculptures en demi-relief sur une, deux, trois ou quatre faces. La base, de forme prismatique ou cylindrique, est généralement peu élevée, dépassant à peine le niveau du sol. Le fût, droit et de section circulaire ou octogonale, mesure entre 1,50 et 2 mètres de haut. Il repose sur une base carrée et se termine par un chapiteau à moulure simple. Parfois, un tore placé sous le chapiteau porte un ruban auquel est suspendu un écu, orné des armoiries ou des attributs professionnels du donateur. Au-dessus, le dé de pierre est couvert d’un toit en double bâtière et creusé de quatre niches, dans lesquelles les personnages sont sculptés en réserve et en bas-relief. Un petit croisillon fleuronné ou fleurdelisé couronnait autrefois l’édicule ; toutefois, en raison de sa fragilité, il a disparu dans presque tous les cas.
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Crosse de Jean Faquelo La tombe de Jean Faquelo, évêque suffragant de Metz, a été découverte au couvent des Récollets en 1973. On y a trouvé, entre autres objets, une crosse d'évêque. La volute se termine en gueule de dragon et le champ est décoré d'une crucifixion. Le cylindre est rythmé par trois anneaux torsadés. L'échine de la crosse est décorée d'un motif végétal.
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Cugnin Daniel (13..-13..)
Cugnin Daniel est le fils de Cugnin Daniel et d'Afélix de Marieulle. Il épouse Marguerite, fille de Gérard Papperel. Cugnin possédait la Grange Daniel (ou Grange d'Agneaux) qu'il lègue à l'une de ses deux filles, Catherine, par testament en 1376. La Grange passe ensuite aux mains de son époux Nicolle Drouin. Veuve, Marguerite se remarie avec Mathieu, fils de Nicolle Pappemiatte et meurt après 1384.
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Cunon de Neufchâtel (12..-129.)
Le noble Cunon de Neufchâtel, habitant de Metz, épouse la fille de Jacques Bazin, homme du paraige d'Outre-Seille, dont on ignore le nom. Le partage de sa succession mentionne 14 enfants, dont Perrin de Neufchâtel dit de Warise, dont sont issus les Warise de Metz. Il meurt à une date inconnue après 1296.
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D. Johannis (1...-1...)
D. Johannis est un copiste œuvrant à Metz dans la deuxième moitié du XVe siècle. Des indices nous permettent d'avancer l'hypothèse qu'il aurait été notaire. Il est possiblement lié à N. Johannis, notaire apostolique et impérial et notaire d'officialité de Metz, puisque leurs seings respectifs comportent de fortes similitudes.
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D'Artagnan, Isabelle Liliane, « La mise en paysage de la justice. Visibilité, complémentarité et plurivocité des lieux de justice à Metz au XVe siècle »
D'Artagnan, Isabelle Liliane, « La mise en paysage de la justice. Visibilité, complémentarité et plurivocité des lieux de justice à Metz au XVe siècle », dans Justice en action : acteurs, spatialité et pratiques dans l'espace francophone (fin du Moyen âge et époque moderne), dir. Rudi Beaulant et Bruno Lemesle, Dijon, 2023, p. 97-114.
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Dalle funéraire de Catherine de Heu (†1571) À l'église Saint-Georges d'Essey-lès-Nancy se trouve trois dalles funéraires apparentées aux Haussonville, jadis seigneurs de la ville d'Essey : celle de Jean de Haussonville (†1545) et de ses deux épouses, Madeleine d'Haraucourt (†1519) et de Catherine de Heu (†1571), toujours conservées de nos jours. Catherine est représentée mains jointes et l'épitaphe placée au pourtour de la dalle. Les blasons des Haussonville (coin supérieur gauche) et des Heu (coin supérieur droit) décorent la dalle.
Traduction : « Ci-gît honnorée dame Catherine de Heu, femme en secondes noces d'honnoré seigneur messire Jean de Haussonville, seigneur dudit lieu d'Essey, sénéchal de Lorraine, qui trépassa le VIIIe jour de février 1571. Priez pour elle ».
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Daniel de Barisey (15..-1586)
Daniel de Barisey est le fils de Michel de Barisey et d'Aimée Le Gronnais, une famille de nobles protestants installés à Metz. Après le mariage de son frère François avec Ermengarde Le Gronnais, il épouse la fille de celle-ci Philippe Desch, issue de son premier lit. Il meurt en 1586 laissant son épouse veuve. Le couple a trois filles qui nous soient connus : Marie, Judith et Aimée qui héritent du patrimoine familial.
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Daniel Gaymard (1941-2025)
Daniel Gaymard était un architecte français ayant travaillé pour les Bâtiments de France de 1972 à 1974. Il est nommé architecte en chef des Monuments historiques en 1974, chargé des Vosges et de la Moselle (1974-1980), puis du Haut-Rhin (1980-1989)
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Daniel Le Gronnais (1564-1599)
Né en 1564, Daniel Le Gronnais est le fils de Thierry Le Gronnais et de Jeanne de Ligniville. en mai 1588, il épouse Madeleine, fille de Renaud Le Gronnais et de Agnès Desch, veuve de Charles du Châtelet, mort en 1587. Daniel meut en 1599 dans un duel à l'âge de 35 ans à Bourmont. Bien que Daniel protestant, il est enterré dans la chapelle familiale à l'église Saint-Maximin.
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Davrius, A., Didiot, M., Trapp, J., Wagner, P.-E, "L’enceinte urbaine de Metz (fin XIIe-milieu XVIe siècle)".
Davrius, A., Didiot, M., Trapp, J., Wagner, P.-E., "L’enceinte urbaine de Metz (fin XIIe-milieu XVIe siècle)", in J. Trapp, M. Didiot, & A. Salamagne, Défendre Metz à la fin du Moyen-Âge, Nancy: Éditions de l’Université de Lorraine, 2017.
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Davrius, Aurélien (1980-)
Aurélien Davrius est un historien français spécialisé dans l'histoire de l'art et l'architecture.
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De Metz à Fristot, l'autre jour... Les jolies bergères de Montigny
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De Saulcy, Félicien, Huguenin, Jean-François, « Relation du siège de Metz en 1444 par Charles VII et René d’Anjou »
De Saulcy, Félicien, Huguenin, Jean-François, « Relation du siège de Metz en 1444 par Charles VII et René d’Anjou », Metz, 1838.
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Dédicace d'une statue (chapelle Saint-Rémy de Woippy) En mars 1952, près de Woippy, on met à jour de nombreux ossements, une statuette et un fragment d'épitaphe. Ce probable ancien cimetière était situé à proximité de l'ancienne chapelle du hameau de Saint-Rémy. L'inscription a été donnée au musée de la Cour d'Or. Elle commémore le don d'une « image », c'est-à-dire sans doute d'une statue.
Seule la partie gauche du texte est conservé :
« Priez pour vénérable...
en décret doyen de...
ceste ymaige et...
LX. Que Dieu per la g... »
Ces éléments autorisent à identifier le commanditaire, un chanoine « vénérable » : Jean Nicolas, docteur en décret, doyen du chapitre de la cathédrale, décédé en mars 1461.
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Delestre, Xavier, «Saint-Pierre-aux-Nonnains. De l’époque romaine à l’époque gothique».
Delestre, Xavier, «Saint-Pierre-aux-Nonnains. De l’époque romaine à l’époque gothique», Éditions Imprimerie nationale (coll. « Guides archéologiques de la France », no 15), Paris, 1988.
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Des Robert, Ferdinand, « Les seigneurs de Saulny, 1240-1789 »
« Les seigneurs de Saulny, 1240-1789 », Mémoires de l’académie de Metz, 1896, p. 61-166.