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Chapelle des Baudoche La chapelle des Baudoche, dédiée à Saint Nicolas, occupait le bras sud de l'ancien transept de l'église Saint-Martin. Elle est fondée en 1506 par les trois frères Baudoche, Claude, Jean et Nicolas, qui exécutent ainsi la volonté testamentaire de leur père, Pierre.
La chapelle était reliée à l'hôtel Baudoche, de l'autre côté de la rue, par une galerie aérienne. Les travaux d'alignement de la rue en 1817-1818 entrainent la démolition du transept et de la disparation de la chapelle. Certains vitraux sont réinstallés dans le mur sud.
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Chapelle des évêques La chapelle des évêques s'ouvre dans la cinquième travée de la nef de la cathédrale de Metz ; ouverte sur le collatéral sud, elle est elle est composée d'une travée et d'une abside à cinq pans. Elle a été construite à l'époque de l'évêque Adhémar de Monteil, vers 1351, peut-être par le chanoine Adam Pollet, Elle est reconstruite par Jean de Commercy à l'époque de l'évêque Conrad Bayer de Boppard : on remarque les armes de l'évêque sur la clé de voûte. Selon Pierre de Saint-Dizier, curé de Saint-Eucaire, les travaux durent trois ans et s'achèvent en 1443 ; on l'appelle alors « la chapelle de monseigneur Conrad Bayer », mais aussi « la chapelle des curés de Metz », car les prêts en charge des paroisses messines ont dû contribuer au financement des travaux.
En 1455, le testament de Thierry Bayer, frère de Conrad, mentionne que l'évêque Thierry Bayer y est inhumé, ainsi que son propre frère le chanoine André. La chapelle joue donc le rôle de chapelle funéraire pour le lignage des Bayer, clercs et laïcs. Entre 1998 et 2002, un caveau funéraire a été mis à jour dans la sixième travée de la nef, qui correspond peut-être au caveau de la famille Bayer, qui communiquait avec la chapelle.
Depuis 1610, la chapelle est appelée chapelle du Saint-Sacrement. En 1957, le peintre Jacques Villon a réalisé les cinq verrières de la chapelle, sur le thème de la Croix.
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Chapelle des Lorrains, Notre-Dame-de-la-Victoire Cette petite chapelle, consacrée le 29 septembre 1478, commémore l'attaque surprise du duc Nicolas de Lorraine le 9 avril 1473, miraculeusement mis en échec. La chapelle est dédiée à la Vierge Marie, protectrice de la Cité, comme l'indique l'inscription de 1478. Le compte de sa construction permet de savoir que le bâtiment a été construit par le maître d'oeuvre Clausse de Ranconval, et décoré de vitraux par les verriers Camay et Jean le Verrier. Il était composé de deux travées seulement, avec une sacristie et un beau porche flamboyant. La cité entretient le souvenir de l'attaque, en organisant des processions chaque 9 avril. Le 3 juillet 1483, une statue de la Vierge est apportée du château de Richemont, que la cité vient d'assiéger et de démolir. Une seconde inscription commémore le haut fait. La chapelle est détruite avec le quartier cathédral en 1754.
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Chapelle des Templiers La chapelle des Templiers est le dernier vestige de la commanderie du Temple installée dans le sud-est de la cité de Metz vers 1147. Elle a la forme d'une rotonde octogonale, qui rappelle le Saint-Sépulcre de Jérusalem, à laquelle s'ajoutent un choeur carré et une abside semi-circulaire et peut dater de la fin du XIIe siècle.
La commanderie est partagée entre l'ordre de Saint-Jean et les teutoniques lors de la dissolution du Temple en 1312. Elle est peut-être désacralisée dès 1552, et intégrée dans la citadelle ; seuls demeurent la chapelle, transformée en entrepôt, et une salle décorée d'un plafond peint, qui a pu être un réfectoire ou une salle capitulaire. Classée monument historique dès la première liste de 1840, la chapelle est sauvée de la destruction en 1861. Elle est alors restaurée, dessinée et étudiée par les savants messins, mais le réfectoire est détruit par la suite. À l'intérieur, les fresques du XIVe siècle ont été très lourdement repeintes durant l'annexion.
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Chapelle Saint-Blaise
La chapelle fut construite en 1424 dans le bas-côté nord de l'église Saint-Eucaire par Nicolle Grognat, veuf de Perrette Desch. Elle est voûtée aux frais de Jacques III Desch, comme le rappelle son épitaphe. La chapelle devint par la suite un lieu de sépulture important de la famille Desch qui possédait un hôtel aristocratique à proximité de l'église paroissiale.
L'église Saint-Eucaire conserverait une relique corporelle de saint Blaise (martyr du IVe siècle) : un morceau de sa mâchoire. La confrérie Saint-Blaise y a son siège à partir de 1552. La fête de Saint-Blaise est toujours fêtée à Metz le 3 février.
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Chapelle Saint-Gall
La chapelle Saint-Gall est fondée entre le palais épiscopal et la cathédrale. Trois évêques y ont été inhumés : Advence, mort en 875, son successeur Robert, en 917, et Frédéric de Pluvoise en 1173.
La chapelle est détruite en 1608 lors de l'ouverture de la Rue neuve l'Evêque, pour créer un passage entre la place d’Armes et la place Saint-Étienne.
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Chapelle Saint-Georges et Saint-Éloi (XIVe siècle)
La chapelle Saint-Georges et Saint-Éloi est fondée par Poincignon Dieu-Ami et par Alixette Mortel, sa femme, le 27 juillet 1365, comme en témoigne la plaque de fondation toujours en place dans l'église Saint-Maximin. Elle est connue pour être l'une des plus importante chapelle des paraiges. Depuis le mariage entre Renaud Le Gronnais et Perrette Dieu-Ami, dernière descendante des Dieu-Ami, ce sont les Gronnais et leurs descendants qui y sont inhumés.
Le 5 août 1778, la chapelle ne pouvait plus accueillir de nouvelles sépultures. Elles furent transférées à Coin-sur-Seille, un château qui appartenait à la famille Le Gronnais. Les monuments funéraires de cette chapelle, détruits durant la Révolution, nous sont connus principalement par les descriptions et dessins d'érudits des XVIIe et XVIIIe siècles : Paul Ferry, Dom Tabouillot et Dupré de Geneste.
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Chapelle Saint-Nicolas (ou Sainte-Reinette) La chapelle Saint-Nicolas dépendait de l'hôpital des Clercs, devenu la Petite Aumônerie de la cathédrale. Elle aurait été fondée par le chanoine Nemmery Baudoche, sur un terrain ayant servi à exécuter les condamnés à mort, près des prisons de l'évêque. Il la dote de rentes pour entretenir 13 clercs. En 1488, son petit-neveu, le chanoine Henriet Roucel, reconstruit la chapelle et y place une inscription commémorative. La chapelle prend à cette époque le nom de Sainte-Reinette. Elle est démolie à la Révolution.
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Chapelle Saint-Privat La chapelle Saint-Privat est le dernier vestige d'une église plus ancienne, située au 4 rue des Volontaires à Montigny-lès-Metz, à près de 3 km des murs de la ville médiévale. Une église primitive y était installée dès le IXe siècle, dédiée au martyr du IIIe siècle saint Privat.
En 1522 lors d'une phase de reconstruction des voûtes de l'église « Saint-Privat-aux-Champs » située hors des murs, Philippe de Vigneulles raconte la découverte d'une stèle romaine dans les fondations de l'édifice. L'église était en fait située en pleine nécropole antique, au carrefour de deux axes romains : de la route nord-sud qui reliait Aix-la-Chapelle à Dieulouard et de la route est-ouest qui menait à Reims.
Pendant le siège de Metz par Charles Quint en 1552, l'église est détruite. Elle est reconstruite autour de 1560. En 1810, l'église est de nouveau détruite dans le cadre du percement de la rue Franiatte. Il n'en subsiste que la chapelle qui a été entièrement restaurée en 2008.
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Chapelle Saint-Rémy de Woippy
Cette modeste chapelle située sur le ban de Woippy avait pour particularité d'être une "chapelle épiscopale" : elle appartenait à la cathédrale Saint-Etienne et un chanoine en était le chapelain.
La chapelle a disparu à la Révolution. En mars 1952, lors de travaux à proximité, on met à jour de nombreux ossements, une statuette et un fragment d'épitaphe : il s'agissait probablement de l'ancien cimetière de la chapelle.
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Charles Abel (1824-1894)
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Charles Abel (1824-1895)
Charles Abel, était un avocat, historien et homme politique français. Il également fut député protestataire lorrain au Reichstag.
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Charles Bruneau (1883-1969)
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Charles de Beauvau (14..-15..)
Charles de Beauvau, issu d'un lignage noble originaire d'Anjou et installé en Lorraine, est le fils de Bertrand de Beauvau et de Françoise de Brézé. En 1487, il épouse en premières noces Bonne, fille de Joffroy Chaverson et de Jennette Grognat et veuve de Philippe Desch. Après le décès de son épouse en 1499, il se remarie en 1500 avec la riche bourgeoise messine Barbe d'Aiey. Il meurt entre 1509 et 1528, laissant Barbe veuve.
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Charles de Ligniville (15..-1...)
Charles de Ligniville est le fils de Ferry de Ligniville et de Nicolle des Armoises. Il épouse en premières noces une dame d'honneur de Christine de Danemark, sœur de Charles Quint, Chrétienne del Conti, avec qui il a une fille, Dorothée. Veuf, il se remarie le 11 janvier 1580 avec Anne, fille de Jacques Le Gronnais et de Catherine de Chahanay, avec qui il a un seul fils qui nous soit connu, Ferry. Par son mariage avec Anne, il obtient les droits sur la maison-forte de Bazoncourt, où se trouvait une clé de voûte aux armes des deux époux. Il devient chambellan du duc de Lorraine et bailli du comté de Vaudémont. Il meurt après 1591.
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Charles de Lorraine, évêque de Metz (1524-1574)
Charles est le fils de Claude de Lorraine, duc de Guise, et le cousin du duc de Lorraine. Il devient archevêque de Reims dès 1538 puis cardinal. En 1547, il est associé au gouvernement de l'évêché de Metz par son oncle l'évêque Jean de Lorraine. Il lui succède en 1550 mais renonce à l'évêché de Metz dès l'année suivante.
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Charles Harold Livingston (1888-1966)
Charles Harold Livingston est un médiéviste américain spécialiste de la littérature française médiévale et moderne.
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Charles Quevelet (14..-1...)
D'origine bretonne, Charles Quevelet est installée à Metz à la fin du XVe siècle. Selon Philippe de Vigneulles qui a longuement discuté avec lui (Chroniques, t. III p. 260), il a d'abord été au service d'un prince breton qui a pris parti pour Charles VIII contre Anne de Bretagne avant d'être magnifiquement récompensé par le roi. Passé à Metz, il sert le patricien Jean Charverson. Lors de la guerre contre la Lorraine (1490-1492) il a la charge de châtelain du Pontiffroy : il veille sur la porte fortifiée à l'ouest de la ville au nom du capitaine, le patricien Jean de Landremont. En novembre 1491, Charles et Landremont sont dénoncés : ils ont comploté pour ouvrir la porte et livrer la ville aux Lorrains. Ils sont arrêtés ainsi que leurs épouses, mais seul Jean de Landremont est condamné et exécuté, Charles se repent et est élargi. Il reçoit même plusieurs récompenses : une pension de la ville, une de l'hôpital Saint-Nicolas, ainsi que la maison des Landremont, la maison à la haute tour, au sommet de la colline Sainte-Croix.
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Charles-André Malardot (1817-1879)
Charles-André Malardot était un élève d'Auguste Migette. Spécialisé dans les eaux-fortes, il devient célèbre à partir de 1847 pour ses paysages des environs de Metz et des Vosges.
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Charles-André Malardot, Vue sur le château de Louvigny Metz (Moselle)
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Charles-Henri de Clermont-Tonnerre (1571-1640)
Charles-Henri est comte de Clermont et de Tonnerre, collectionneur de manuscrits.
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Charte de Sainte-Glossinde (Saint-Julien-lès-Metz, AD Moselle, H 4058 n°5)
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Chartreuse du Mont-Dieu
Cet monastère de l'ordre des Chartreux est fondé dans une forêt des Ardennes dans les années 1130 (actuelle commune de Tannay-le-Mont-Dieu). Le monastère est transformé en prison à la Révolution, puis en usine. Les derniers bâtiments intacts, classés Monuments historiques, ont été détruits par un incendie en 2025.
Vers 1330, un moine de Saint-Arnoul de Metz, Jean Facon, se retire en silence au Mont-Dieu. Il y emmène ses livres, dont un au moins subsiste encore aujourd'hui (BnF, NAL, ms. 1718).
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Chastillon, Claude, Topographie francoise ou representations de plusieurs villes, bourgs, chasteaux, maisons de plaisance, ruines & vestiges d'antiquitez du royaume de France
Topographie francoise ou representations de plusieurs villes, bourgs, chasteaux, maisons de plaisance, ruines & vestiges d'antiquitez du royaume de France designez par deffunst Claude Chastillon, et mise en lumiere par Iean Boisseau, enlumineur du roy pour les cartes geographiques, demeurant en l'isle du palais, sur le quay qui regarde la megisserie, à la Fontaine de Iouvence royale pres le Pont Neuf, 1641.
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Château d'Ancerville Le château d'Ancerville est peut-être le mieux conservé des châteaux de la fin du Moyen Âge du pays de Metz, malgré sa transformation en fermes à l'époque contemporaine. Il appartient aux XVe et XVIe siècles à la famille de Raigecourt.
La première mention de la possession du château d'Ancerville par les Raigecourt est attribuée à Isabelle Desch dit la Sourde, veuve de Nicolle de Raigecourt dit Xappel. Le 22 juin 1480, Isabelle remariée à Philippe de Bibra cède le château à son seul fils issu de son premier mariage, Philippe de Raigecourt, qui le transmet à son tour à son fils aîné, Nicolle, en 1500. Selon Philippe de Vigneulles, Philippe, passionné de chasses, entretient une garenne autour du château et, pendant ses maladies, fait même combattre ses chiens de chasse dans sa cour, voire dans sa chambre.
En 1523, Nicolle de Raigecourt, au service de la cour ducale, accueille au château le duc et la duchesse de Lorraine, Antoine et Renée. Le château d'Ancerville passe ensuite aux mains de son fils aîné, Richard. Mais à sa mort, sans descendance, c'est son frère Antoine qui hérite du patrimoine d'Ancerville, puis son fils aîné, Philippe.
Un corps central est entouré d'un mur et de fossés : aujourd'hui loti en plusieurs maisons, il a conservé une tour d'angle ronde et un donjon ou châtelet d'entrée carré à mâchicoulis, qui s'ouvre sur l'ouest, à l'opposé du village. Dans la cour de ce logis seigneurial s'ouvrent des fenêtres à quatre baies. À l'ouest et au nord, un autre corps extérieur forme une enceinte autour ce corps central. À l'extrémité sud, il comprend un bâtiment à deux étages similaire aux maisons urbaines de Metz, qui donne sur le lieu dit aujourd'hui « cour du château ».
En 1855, Georges Boulangé a dessiné les lieux et recueilli le dessin des armes des Raigecourt (d'or à la tour crénelée de sable, c'est-à-dire noire), présent dans l'escalier du logis et sur un fragment de vitrail.