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Dans la collection
Dessiné par Migette
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Maison-forte de Sorbey La maison-forte de Sorbey était située dans l'actuelle rue de la Fontaine, à proximité de l'église Saint-Alban. Les bâtiments ont disparu, une exploitation agricole occupe le site. Jean Schneider mentionne l'alleu à Sorbey qu'acquiert Poincat Faucon de Nicolle Marcoul en 1227, correspondant possiblement à une exploitation qui passait d'un patricien à l'autre. En 1404, Sorbey appartenait à Jean Dieu-Ami et le village, qui ne comptait que 5 feux, élevait 68 porcs, 17 vaches et 8 chevaux. Au début du XVIe siècle, il appartient désormais à Jean de Villers. En 1518, le village est pris et pillé par Franck von Sickingen.
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Maison, 1 en Jurue : la synagogue médiévale? Cette maison des XIIe et XIIIe siècles, aujourd'hui démolie, a fasciné les érudits messins du XIXe siècle, qui ont voulu y voir la synagogue des Juifs de Metz au Moyen Âge. La maison comprenait alors deux étages et conservait des salles décorées d'arcatures romanes. Elle était située entre cour et jardin et de deux accès, en Jurue, côté cour, et rue d'Enfer, côté jardin. La cour était équipée d'un puits. En 1845, Émile Bégin identifie la maison comme une synagogue mais reproduit comme tribune des femmes l’étage de la chapelle Saint-Genest, qui est située au 3 en Jurue. En 1856, Georges Boulangé plaide pour situer la synagogue au n°1 : « l’ancienne synagogue existe encore intégralement et sert aujourd’hui d’atelier à un coutelier, au fond de la cour de la maison portant le numéro 1 de la rue Jurue ». De fait, la communauté juive de Metz, mentionnée à partir de 888, est importante aux XIe et XIIe : les écoles rabbiniques des régions voisines accueillent des « sages lorrains » (Hakmei Lotar), dont le plus célèbre est rabbi Gershon ben Yehuda, qui enseigne à Mayence jusqu'à sa mort en 1040. Mais la puissance juive disparaît au tournant du XIIIe siècle, quand le pouvoir des paraiges s'affirme. Quand les archives sont conservées, à partir du XIIIe siècle, plus aucune présence juive n'est attestée en Jurue, nom qui signifie pourtant la rue des Juifs. Une synagogue a forcément existé, mais Jean-Luc Fray conclut que rien ne prouve qu'elle ait été située au n°1 de la Jurue. -
Maison, 10 rue du Haut-de-Sainte-Croix Cette maison du Haut-de-Sainte-Croix, sans doute construite au XIIIe siècle, a fait l'objet de travaux en 1869 : on découvre alors deux plafonds peints du XVIe siècle dans les deux salles du premier étage. Le plafond de la pièce donnant sur la cour est alors déposé et confié au musée de la Cour d'Or. Le plafond de la pièce donnant sur la rue, daté de 1543, est recouvert de plâtre. Un nouveau chantier a lieu dans les années 1960 : le plafond de la pièce sur rue est redécouvert, mais gravement endommagé par des infiltrations d'eau. Il est déposé en 1965 et confié au musée, de même qu'une cheminée sculptée. La maison, laissée à l'abandon et pillée, s'effondre en 1970, au moment de son inscription comme Monument historique. Les deux ailes XVIe siècle et le jardin à l'arrière sont détruits pour établir le parking de la Cité administrative. Reconstruite, la maison sur rue abrite aujourd'hui une maison de retraite.
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Maison, 18 en Jurue En 1790, Gardeur-Lebrun, architecte de la ville, fait les relevés en plan et en élévation de façades de maisons vouées à la démolition ; au siècle suivant, Auguste Migette décalque ces relevés. Cette maison s'élevait à l'arrière de l'actuel collège Taison, au 18 en Jurue. En 1790, elle comprend encore plusieurs éléments anciens visibles. Au premier étage, une corniche Renaissance surmontait au-dessus d'une galerie de trois fenêtres. Au deuxième étage, une autre galerie de trois fenêtres était surmontée de tympans trilobés eux-mêmes ornés de petits quadrilobes. Une autre fenêtre à ogive, à l'extrémité gauche, est surmontée par une corniche. -
Maison, 18bis en Jurue En 1790, Gardeur-Lebrun, architecte de la ville, fait les relevés en plan et en élévation de façades de maisons vouées à la démolition ; au siècle suivant, Migette décalque ces relevés. Cette maison s'élevait à l'arrière de l'actuel collège Taison, au 18 bis en Jurue. Le dessin documente deux façades de la maison, sur la rue et sur la cour et le cimetière de l'église Sainte-Croix. Sur la rue, la façade conservait deux fenêtres à tympan trilobé à l'étage. La porte d'entrée s'ouvrait sur la façade en retour, tandis qu'un banc de boutique occupait l'angle, sous une grande arcade. -
Maison, 7 rue Mazelle Cette maison, qui était située au n°7 de la rue Mazelle, a été détruite en 1833. Elle n'est connue que par le dessin de sa façade par Auguste Migette. Elle devait avoir été construite au tournant du XVe et du XVIe siècle. La structure de la maison est celle d'une maison à deux étages avec accès à la cave depuis la rue, et mur-écran. La façade, remarquablement conservée, était typique des maisons patriciennes, avec quinze tympans sculptés de style flamboyant ou Renaissance sur les fenêtres et la porte.
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Maison, 8 rue du Haut-de-Sainte-Croix Cette maison située près de la la place Sainte-Croix est un bel exemple d'architecture messine du Moyen Âge. Elle compte deux étages, de belles galeries de fenêtres à tympans gothiques, et un mur-écran qui cache le toit à pente. Elle appartient au chevalier Pierre de Rissan, ingénieur et capitaine, devenu maire perpétuel de Metz le 2 décembre 1692. Après 1823, Laurent-Charles Maréchal, un peintre, y a installé son premier atelier. Vétuste, la maison s'effondre en 1970 ; elle est ensuite reconstruite en s'inspirant du dessin d'Auguste Migette qui documente son aspect médiéval. La galerie du premier étage est donc restituée à partir des fragments de tympans trilobés qui restaient. En revanche, les ouvertures du rez-de-chaussée ne s'appuient sur aucun vestige et relèvent de la re-création, en fonction de ce que l'on sait de l'architecture messine médiévale. -
Maison, 8 rue Mazelle (maison de Paul Michaux) Cette maison datant de la Renaissance était située au n°8 rue Mazelle. Le chirurgien Paul-Marie Michaux, ami de Ferdinand Foch, y passe son enfance. La cour, telle que Auguste Migette la dessine à la même époque, conservait des éléments d'architecture Renaissance, dont un puits couvert d'un toit de tuiles. La maison est transformée vers 1910 par un certain Rodolphe Buchy, et le puits est détruit. Le propriétaire suivant détruit la porte qui donne sur la rue et deux gargouilles. -
Maison, place de l'Abreuvoir, n°32 Cette maison, documentée par un dessin d'Auguste Migette de 1868, était située au n°32 de la place de l'Abreuvoir. Remarquable par son escalier sur cour, elle pouvait dater de la fin du XVIe ou du début du XVIIe siècle. Elle a été détruite en 1910. La place a également disparu aujourd'hui.
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Maison, rue de l'Abreuvoir La cour de cette maison située du côté nord de la rue de l'Abreuvoir est documentée par un dessin de la collection d'Auguste Migette. Démolie depuis, elle pouvait dater du XVIe ou du XVIIe siècle.
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Maisons médiévales dans l'impasse Chaplerue Depuis au moins 1665 et jusqu'en 1762, les Jésuites occupent un vaste espace entre l'impasse Chaplerue et la rue de la Chèvre, où ils desservent l'église Notre-Dame ; ils y ont notamment leur collège. L'impasse se termine en cul-de-sac, comme le montre le plan Belle-Isle, et s'ouvre sur les jardins des Jésuites. Ce cœur d'îlot, aujourd'hui bâti, a conservé son accès privé. Après leur expulsion en 1762, les lieux sont propriété de l'abbaye Saint-Symphorien prennent possession des lieux. Le quartier est démoli en 1860. Auguste Migette a documenté une étape des travaux, qui révèle un niveau de caves peut-être médiévales dans une première parcelle, et un hôtel patricien sur cour dans une seconde, qui correspond à l'actuel n°18 en Chaplerue. -
Maisons, place de la Mairie, à Vaux Migette a dessiné ces maisons anciennes du village de Vaux, qui subsistent encore aujourd'hui. La maison au n°4 a conservé le tympan en arc à accolade de sa porte, de style flamboyant. Comme la maison n°4 bis, elle est composé de deux étages et rappelait l'art de bâtir médiéval de la cité de Metz : les standards urbains ont été adoptés au cours du Moyen Âge par les notables des villages du pays de Metz. -
Maisons, rue Franche, à Vaux À l'époque d'Auguste Migette, les maisons de la rue Franche, dans le village de Vaux, conservaient des éléments anciens attestant de l'art de bâtir qui se répand de la cité dans le pays de Metz à la fin du Moyen Âge. Une maison correspondant au n°1 montrait des arcades moulurées Renaissance ; elle a disparu. Mais la maisons n°10 a gardé ses contreforts et la n°12 son arcade.
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Pont des Grilles de la Basse-Seille Datant de la fin du XIVe siècle, le pont des Grilles de la Basse-Seille servait à défendre le secteur dit de « Grève » dans les remparts messins du Moyen-Âge. Il mesure 47 mètres en longueur et 3,90 en largeur. Il comporte deux arches dont une en arc brisé, aujourd’hui visibles mais à l’époque médiévale obstruées par deux murs qui ne laissaient apparaître une paire de grille qu’au pied de l’édifice. Le pont des Grilles de la Basse-Seille enjambait les deux bras de la Seille, avant que celle-ci ne soit détournée en 1904-1905. À gauche du pont, se dresse la Tour des Esprits, confiée autrefois aux barbiers et aux chandeliers de cire. Avec ses mâchicoulis et ses meurtrières, elle est aujourd’hui reconnaissable bien qu’en partie détruite. -
Pont des Grilles de la Moselle Le pont des Grilles, construit en 1360, complète les fortifications de Metz en protégeant le cours de la Moselle du côté aval. Il s'agit d'un pont couvert, constitué de quatre arches défendues par trois tours. Les arches contiennent des herses que l'on peut monter et descendre, fermant ainsi le cours de la rivière. le pont était aussi appelé « Rhinpont » (c'est-à-dire Pont du Rhin), car il se dressait au « Rhinport » (le port du Rhin) : l'aval de la Moselle permet de rejoindre la vallée du Rhin. Il était encore appelé « pont des Basses Grilles ». Comme il ne permettait pas le passage des véhicules, le pont est démoli en 1745 et reconstruit. A cette occasion, on découvre une inscription commémorative de sa construction en 1360, que plusieurs érudits messins ont copiée. -
Pont Rengmont Le pont Rengmont était le pont qui partait de la Porte Sainte-Barbe et qui enjambait la Seille. Tirant son nom de l'appellation originelle de la Porte (avant qu'elle ne soit modifiée en raison de son usage pour le pèlerinage à Sainte-Barbe), il est édifié en 1385 et mesure trente mètres de long. Il est alors garni d'un baile et donne sur un boulevard au bout duquel se trouve un pont-levis. -
Porte d'Anglemur Dès le XIIIe siècle, l'enceinte fortifiée de Metz est ouverte par plusieurs portes fortifiées qui défendent les entrées de la ville. La Porte d'Anglemur, attestée en 1275, était située au sud-ouest de l'enceinte : elle doit son nom à un angle de l'enceinte, qui est éloignée de la Moselle du côté du sud, laissant hors des murs le Clos Saint-Pierre sous le couvent de Saint-Pierre-aux-Nonnains. La muraille se rapproche de la Moselle en dessinant ici un angle, pour entourer la montagne Saint-Hilaire (actuel palais de justice). Construite en avant de l'enceinte, elle était constituée d'une poterne surmontée par un ouvrage fortifié reposant sur des consoles.
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Porte des Allemands Dans les années 1220, l'enceinte de Metz est considérablement agrandie, englobant le quartier d'Outre-Seille. La porte des Allemands devient alors l'une des grandes portes orientales de la cité : elle prend le nom d'un hôpital tenu par les chevaliers teutoniques, un ordre de moines-chevaliers allemands. Cette porte s'ouvrait sur la grande route menant à Sarrebruck et de là à la vallée du Rhin, axe commercial majeur au temps des foires de Champagne. À partir de 1445, après l'attaque de Metz par René d'Anjou et Charles VII, la porte est renforcée par un châtelet qui enjambe la Seille. Des travaux réguliers le modernisent au cours des XVe et XVIe siècles siècles. La porte des Allemands est la seule grande porte de Metz subsistant aujourd'hui. -
Porte Sainte-Barbe La porte Sainte-Barbe était une des principales entrées fortifiées de Metz, construite au début du XIIIe siècle voire dans les dernières années du XIIe siècle. Elle s'ouvrait du côté du nord, au bout de la rue en Ayest, donnait sur le Pont Rengmont qui traversait la Seille et conduisait aux routes du nord vers Trêves et du nord-est, dit le Haut Chemin. Au XIIIe siècle, la porte est appelée porte de Parnemaille du nom du faubourg situé de l'autre côté de la Seille. Elle prend le nom de porte du pont Rengmont au XVe siècle, puis de porte Sainte-Barbe au XVIe siècle, à cause de la popularité du pèlerinage à Sainte-Barbe, sanctuaire situé sur le Haut Chemin. Comme la porte des Allemands, la porte Sainte-Barbe est régulièrement modernisée aux XIVe-XVIe siècles. Elle était initialement composée de deux tours protégeant une ouverture. Dès 1385, elle est doublée d'un ouvrage avancé sur la rive droite de la Seille, transformant le pont Rengmont en un pont fortifié (baile). Au XVe siècle, les deux tours sont découvertes pour aménager des plate-formes de tir, puis des canonnières sont percées. En 1552, la construction du Retranchement de Guise en arrière de la porte la condamne à servir de carrière de pierres. Les derniers vestiges sont détruits en 1904. -
Prieuré d'Aube Le prieuré Notre-Dame d'Aube, isolé au milieu des terres agricoles, a conservé l'allure d'un prieuré du Moyen Âge. Il est formé d'une ferme et d'une église : les bâtiments s'organisent en quadrilatère autour d'une cour centrale dans laquelle les constructions agricoles se disposent en U. Deux portails voûtés en pierre donnaient accès à la cour au sud, du côté de l'église et au nord (porche disparu). Le pigeonnier, massive tour coiffée d'un toit conique, était sans doute à l'origine une tour défendant l'entrée nord. L'église est composé d'une nef simple et d'un clocher octogonal, forme assez rare en Lorraine. Ce clocher présente des ouvertures en arc et des baies géminées reposant sur de petites colonnettes, caractéristiques de la transition de l'art roman à l'art gothique. Détruit lors du bombardement de 1945, il a été reconstruit à l'identique. Aube faisait partie des dépendances de l'abbaye bénédictine de Molesme, fondée en 1075 en Bourgogne, qui possédait un ensemble étendu de prieurés dans plusieurs diocèses, dont celui de Metz. Le prieuré d'Aube fonctionnait probablement comme un centre d'exploitation rurale, à l'image des granges monastiques (grangiae) par lesquelles les abbayes bénédictines administraient leurs domaines. L'agencement des bâtiments, organisés autour d'une cour centrale, correspond à cette fonction agricole. Le cadastre napoléonien mentionne par ailleurs le site sous le toponyme de « Cour d'Aube », encore utilisé aujourd'hui, ce qui pourrait renvoyer à une ancienne curtis monastique. La disposition générale et certains éléments bâtis, comme le pigeonnier, semblent avoir été conservés depuis. La fondation du prieuré semble liée à une donation effectuée par un seigneur nommé Guérin de Mousson (en latin Garinus de Moncione castro), sans doute originaire de Mousson, important château des comtes de Bar. D'après le cartulaire de l'abbaye de Molesme, il aurait fait don aux moines d'un ensemble de biens comprenant le domaine d'Aube, l'église associée, des terres et un espace boisé (« breuil »). -
Tombeau de Jean Dieu-Ami (†1437) La plus ancienne sépulture connue de la chapelle Saint-Georges et Saint-Éloi en l'église Saint-Maximin est celle de Jean Dieu-Ami, fils des fondateurs de la chapelle, chevalier qui meurt le 18 juin 1437. Le monument est aujourd'hui détruit. On le connaît par les descriptions de dom Dieudonné en 1770 qui mentionne un monument en bronze en bas ou moyen relief, placé contre le mur côté sud de la chapelle. Le gisant était posé sur trois lionceaux. Son épitaphe se lisait ainsi : « Ci-git le sire Jean Dieu-Ami, chevalier, qui trépassa de ce siècle le XVIIIe jour du mois de juin l'an mil CCCC et XXXVIII. Priez pour lui ». En 1873, Auguste Migette tente une restitution du monument funéraire selon les descriptions détaillées de Dieudonné.
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Tour des Esprits Cette tour fait partie de l'enceinte fortifiée de Metz à l'époque médiévale ; elle est connue sous le nom de « tour des Barbiers et des Chandeliers de Cire » puis « Tour des Sorcières » ou « Tour des Esprits » à l'époque moderne. Elle défendait le pont des Grilles de la Basse-Seille construit au XIVe siècle. Elle est éventrée par un bombardement en 1944.