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Maisons et bâtiments civils de Metz
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Maison médiévale, 8, rue Coislin La maison du 8, rue Coislin était au XIXe siècle un des derniers témoins de l'urbanisme médiéval du Champ-à-Seille, la plus grande place de Metz, détruite pour construire des casernes au XVIIIe siècle. Elle est documentée par un dessin d'Auguste Migette qui représente une maison à deux étages et à mur-écran, ouverte sur la place par deux hautes arcades brisées. La maison est dotée au premier étage de deux galeries de fenêtres en lancettes à tympans trilobés. On reconnaît l'élévation typique des hôtels des XIVe-XVe siècles, dont les façades s'harmonisaient sur la place. La maison a été détruite en 1893.
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Maison rue du Pont-à-Seille Cette maison était accolée au chevet de la chapelle de la Chapelotte, rue du Pont-à-Seille. Quand Auguste Migette la dessine en 1849, elle est très délabrée et mitée par des constructions précaires, comme l'échoppe n bois d'un cordonnier. On y reconnaît encore un hôtel médiéval à deux étages et mur-écran. Au rez-de-chaussée, une arcade boutiquière en arc surbaissé était accompagnée sur sa gauche d'un accès à la cave depuis la rue. Deux fenêtres à tympans trilobés subsistaient à ce niveau, ainsi que trois fenêtres aux encadrements Renaissance à l'étage. La rue entière a été démolie et se situe au niveau de l'actuelle place du Pont-à-Seille.
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Maison Saint-Aultre Cette maison derrière l'église Saint-Simplice était rattachée à la légende de saint Aultre (ou saint Auctor), pauvre savetier devenu évêque de Metz au temps de la destruction de Metz par les Barbares. A proximité, la fontaine Saint-Aultre était fréquentée par les mères pour y guérir leurs enfants. Au XIVe siècle, la maison appartient à la famille Mortel. Alixette Mortel en hérite ; en 1381, elle la vend à la paroisse Saint-Simplice. Le site de la maison Saint-Aultre a servi au presbytère de la paroisse, qui a été détruit tout comme l'église pour ouvrir la place Saint-Simplice à la Révolution.
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Maison, 1 en Jurue : la synagogue médiévale? Cette maison des XIIe et XIIIe siècles, aujourd'hui démolie, a fasciné les érudits messins du XIXe siècle, qui ont voulu y voir la synagogue des Juifs de Metz au Moyen Âge. La maison comprenait alors deux étages et conservait des salles décorées d'arcatures romanes. Elle était située entre cour et jardin et de deux accès, en Jurue, côté cour, et rue d'Enfer, côté jardin. La cour était équipée d'un puits. En 1845, Émile Bégin identifie la maison comme une synagogue mais reproduit comme tribune des femmes l’étage de la chapelle Saint-Genest, qui est située au 3 en Jurue. En 1856, Georges Boulangé plaide pour situer la synagogue au n°1 : « l’ancienne synagogue existe encore intégralement et sert aujourd’hui d’atelier à un coutelier, au fond de la cour de la maison portant le numéro 1 de la rue Jurue ». De fait, la communauté juive de Metz, mentionnée à partir de 888, est importante aux XIe et XIIe : les écoles rabbiniques des régions voisines accueillent des « sages lorrains » (Hakmei Lotar), dont le plus célèbre est rabbi Gershon ben Yehuda, qui enseigne à Mayence jusqu'à sa mort en 1040. Mais la puissance juive disparaît au tournant du XIIIe siècle, quand le pouvoir des paraiges s'affirme. Quand les archives sont conservées, à partir du XIIIe siècle, plus aucune présence juive n'est attestée en Jurue, nom qui signifie pourtant la rue des Juifs. Une synagogue a forcément existé, mais Jean-Luc Fray conclut que rien ne prouve qu'elle ait été située au n°1 de la Jurue. -
Maison, 10 rue du Haut-de-Sainte-Croix Cette maison du Haut-de-Sainte-Croix, sans doute construite au XIIIe siècle, a fait l'objet de travaux en 1869 : on découvre alors deux plafonds peints du XVIe siècle dans les deux salles du premier étage. Le plafond de la pièce donnant sur la cour est alors déposé et confié au musée de la Cour d'Or. Le plafond de la pièce donnant sur la rue, daté de 1543, est recouvert de plâtre. Un nouveau chantier a lieu dans les années 1960 : le plafond de la pièce sur rue est redécouvert, mais gravement endommagé par des infiltrations d'eau. Il est déposé en 1965 et confié au musée, de même qu'une cheminée sculptée. La maison, laissée à l'abandon et pillée, s'effondre en 1970, au moment de son inscription comme Monument historique. Les deux ailes XVIe siècle et le jardin à l'arrière sont détruits pour établir le parking de la Cité administrative. Reconstruite, la maison sur rue abrite aujourd'hui une maison de retraite.
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Maison, 11 rue de la Fontaine Dans cette maison de trois étages à la façade d'aspect moderne, les archéologues ont découvert un décor du XIVe siècle : sur un mur donnant sur la cour sont peints des losanges rouges et jaunes encadrant des fleurs rouges, et les armoiries des familles Desch et Faulquenel ; au deuxième étage, un plafond médiéval peint conserve douze écus armoriés. La maison a pu être celle de Joffroy Desch et de sa femme Catherine Faulquenel.
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Maison, 12-14 rue du Change Cette grande maison du XIVe siècle s'ouvrait sur la rue du Change et l'arrière donnait sur la Seille (aujourd'hui recouverte). On ignore qui étaient ses propriétaires au Moyen Âge. Au premier étage, une vaste pièce d'apparat s'ouvrait sur la cour par sept fenêtres : les poutres du plafond sont datées des années 1350.Au XVe siècle, la maison est réaménagée et la salle coupée en deux. C'est alors, dans les années 1419-1437, le plafond de la maison est peint (selon Nathalie Pascarel). Il est remarquable pour son bestiaire comme pour son programme héraldique, La maison est démolie en 1964, mais son plan et son décor (peintures et plafond peint) ont pu être documentés. Le plafond a été déposé au musée de la Cour d'Or.
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Maison, 18 en Jurue En 1790, Gardeur-Lebrun, architecte de la ville, fait les relevés en plan et en élévation de façades de maisons vouées à la démolition ; au siècle suivant, Auguste Migette décalque ces relevés. Cette maison s'élevait à l'arrière de l'actuel collège Taison, au 18 en Jurue. En 1790, elle comprend encore plusieurs éléments anciens visibles. Au premier étage, une corniche Renaissance surmontait au-dessus d'une galerie de trois fenêtres. Au deuxième étage, une autre galerie de trois fenêtres était surmontée de tympans trilobés eux-mêmes ornés de petits quadrilobes. Une autre fenêtre à ogive, à l'extrémité gauche, est surmontée par une corniche. -
Maison, 18bis en Jurue En 1790, Gardeur-Lebrun, architecte de la ville, fait les relevés en plan et en élévation de façades de maisons vouées à la démolition ; au siècle suivant, Migette décalque ces relevés. Cette maison s'élevait à l'arrière de l'actuel collège Taison, au 18 bis en Jurue. Le dessin documente deux façades de la maison, sur la rue et sur la cour et le cimetière de l'église Sainte-Croix. Sur la rue, la façade conservait deux fenêtres à tympan trilobé à l'étage. La porte d'entrée s'ouvrait sur la façade en retour, tandis qu'un banc de boutique occupait l'angle, sous une grande arcade. -
Maison, 28 rue de la Chèvre Cette maison reconstruite au XVIIIe siècle avait conservé plusieurs vestiges médiévaux : une façade sur cour du XIIIe siècle, un tympan sculpté sur la porte, et un plafond peint qui avait été réutilisé. La maison a été détruite en 1964 pour céder la place à une école primaire. Le tympan, très dégradé, a rejoint en partie le musée, tout comme les éléments du plafond.
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Maison, 7 rue Mazelle Cette maison, qui était située au n°7 de la rue Mazelle, a été détruite en 1833. Elle n'est connue que par le dessin de sa façade par Auguste Migette. Elle devait avoir été construite au tournant du XVe et du XVIe siècle. La structure de la maison est celle d'une maison à deux étages avec accès à la cave depuis la rue, et mur-écran. La façade, remarquablement conservée, était typique des maisons patriciennes, avec quinze tympans sculptés de style flamboyant ou Renaissance sur les fenêtres et la porte.
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Maison, 8 rue du Haut-de-Sainte-Croix Cette maison située près de la la place Sainte-Croix est un bel exemple d'architecture messine du Moyen Âge. Elle compte deux étages, de belles galeries de fenêtres à tympans gothiques, et un mur-écran qui cache le toit à pente. Elle appartient au chevalier Pierre de Rissan, ingénieur et capitaine, devenu maire perpétuel de Metz le 2 décembre 1692. Après 1823, Laurent-Charles Maréchal, un peintre, y a installé son premier atelier. Vétuste, la maison s'effondre en 1970 ; elle est ensuite reconstruite en s'inspirant du dessin d'Auguste Migette qui documente son aspect médiéval. La galerie du premier étage est donc restituée à partir des fragments de tympans trilobés qui restaient. En revanche, les ouvertures du rez-de-chaussée ne s'appuient sur aucun vestige et relèvent de la re-création, en fonction de ce que l'on sait de l'architecture messine médiévale. -
Maison, 8 rue Mazelle (maison de Paul Michaux) Cette maison datant de la Renaissance était située au n°8 rue Mazelle. Le chirurgien Paul-Marie Michaux, ami de Ferdinand Foch, y passe son enfance. La cour, telle que Auguste Migette la dessine à la même époque, conservait des éléments d'architecture Renaissance, dont un puits couvert d'un toit de tuiles. La maison est transformée vers 1910 par un certain Rodolphe Buchy, et le puits est détruit. Le propriétaire suivant détruit la porte qui donne sur la rue et deux gargouilles. -
Maison, place de l'Abreuvoir, n°32 Cette maison, documentée par un dessin d'Auguste Migette de 1868, était située au n°32 de la place de l'Abreuvoir. Remarquable par son escalier sur cour, elle pouvait dater de la fin du XVIe ou du début du XVIIe siècle. Elle a été détruite en 1910. La place a également disparu aujourd'hui.
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Maison, rue de l'Abreuvoir La cour de cette maison située du côté nord de la rue de l'Abreuvoir est documentée par un dessin de la collection d'Auguste Migette. Démolie depuis, elle pouvait dater du XVIe ou du XVIIe siècle.
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Maisons médiévales dans l'impasse Chaplerue Depuis au moins 1665 et jusqu'en 1762, les Jésuites occupent un vaste espace entre l'impasse Chaplerue et la rue de la Chèvre, où ils desservent l'église Notre-Dame ; ils y ont notamment leur collège. L'impasse se termine en cul-de-sac, comme le montre le plan Belle-Isle, et s'ouvre sur les jardins des Jésuites. Ce cœur d'îlot, aujourd'hui bâti, a conservé son accès privé. Après leur expulsion en 1762, les lieux sont propriété de l'abbaye Saint-Symphorien prennent possession des lieux. Le quartier est démoli en 1860. Auguste Migette a documenté une étape des travaux, qui révèle un niveau de caves peut-être médiévales dans une première parcelle, et un hôtel patricien sur cour dans une seconde, qui correspond à l'actuel n°18 en Chaplerue. -
Vieille boucherie La Vieille boucherie est la boucherie principale de la ville. Elle donne son nom à une section de la grande rue qui va de la porte Serpenoise au quartier Saint-Jacques.