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Annonciation des Récollets Cette peinture se situe tout à gauche de l'aile ouest du cloître des Récollets, sur le mur nord. Elle a été découverte en 1974, au cours des travaux qui font suite au départ des religieuses des Récollets et à l'installation de l'Institution européen d'écologie.
La peinture était de grande qualité, avec l'emploi de pigments de luxe et de feuille d'or, mais elle est aujourd'hui presque illisible. L'ange Gabriel est à gauche, une de ses ailes repliée ; Marie est à droite, vêtue d'un manteau et d'un voile bleus.
La peinture prend place dans une niche triangulaire. Cinquante ans plus tard, la niche a été agrandie pour servir d'enfeu au tombeau de Jean Brady.
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Cheminée de la ferme Saint-Ladre Le manteau de la cheminée est crénelé ; trois écus sont accrochés à une tringle sculptée en trompe l’œil par un lien évoquant une lanière de cuir. Les écus peuvent être ceux des gouverneurs de l’hôpital. Celui de gauche porte quatre bandes horizontales, pouvant appartenir à la famille des Withier. Celui du centre a un aigle bicéphale où l’on distingue des traces de polychromie rouge : ce sont les armes des Brady, famille propriétaire du domaine de la grange. À droite, l’écu à la bande oblique chargée de trois coquilles peut être celui des Heu.
La cheminée provient d'une dépendance de la ferme Saint-Ladre, qui appartenait à l'hôpital Saint-Nicolas de Metz. En 1867, l’administrateur des hospices donne au musée le manteau de la cheminée et sa taque datée de 1590. Au musée, la cheminée a été reconstituée à partir du manteau, en le complétant par des flancs et une hotte.
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Forquignon Brady (1...-135.)
Forquignon Brady dit de Jurue est le fils de Remion Ruece. Le choix du patronyme de Forquignon reste inexpliqué ; il pourrait être celui de sa mère inconnue. Le nom de son épouse est inconnue, mais nous avons la trace de trois enfants : Jean, Maiausette et Remion. En 1327 il est impliqué dans un procès qui l'oppose aux seigneurs de Marly concernant le gagnage de la Grange, pour lequel il obtient gain de cause. Il meurt entre 1353 et 1356.
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Gagnage de Bradin Bradin est une ferme située sur le ban de l'actuelle commune de Montigny-lès-Metz. Elle semble une création de Forquignon Brady, du paraige de Jurue, qui rassemble des terres et des prés au lieu-dit le Genestroy à partir de 1315 environ, autour de son verger. Le domaine s'appelle d'abord la Grange au Genestoy, avant de prendre le nom de la famille Brady. Forquignon entre vite en conflit avec les seigneurs du ban de Marly, dont dépendaient les terres. Il remporte son procès et fait de Bradin est une maison franche, émancipée de la seigneurie de Marly. En 1404, le gagnage appartient à Lore Aubrion, veuve de Nemmery Noiron dit Guedange, propriétaire de quatre gagnages, souvent partagé. On y élève alors 10 chevaux. En 1480, le gagnage passe à Jean de Toulon. En 1490, Bradin est détruite par les Lorrains lors de la guerre entre le duc de Lorraine et la ville. Bradin est ensuite confisqué et mis à disposition de l’abbaye Sainte-Glossinde, qui le garde jusqu’en 1789. Elle est alors un siège d'une seigneurie avec justice haute, moyenne et basse.
En 1624, la Duchesse de la Valette attendit une délégation devant « la maison de plaisance qui s’appelle Bradine », de même qu’en 1637 madame de Schomberg. Bradin est vendue en tant que bien national le 3 janvier 1793.
Le gagnage, aujourd'hui appelé Ferme Bradin, a conservé son plan de maison-forte de la fin du Moyen Âge, rectangulaire avec encore une tour à un angle.
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Jean Brady (13..-1396)
Jean Brady est le fils de Jean Brady de Jurue et de Contesse de Heu, qui se sont mariés après 1341. Peu d'information sont connu de lui. En 1383, il participe à l'ost du roi de France Charles VI et au siège de la ville de Bourboug, en Flandre. À cette occasion, six hommes de paraiges sont fait chevaliers, dont Jean. Quelques année plus tard, il participe à la croisade de Nicopolis et meurt au combat le 28 septembre 1396, contre les troupes turques du sultan ottoman Bayezid Ier.
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Jean Brady (13..-14..)
Jean Brady est le seul enfant connu de Nicolle Brady et de Perrette Roucel. Il épouse une certaine Isabelle qu'il laisse veuve à sa mort vers 1404.
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Jean Brady du Champ-à-Seille de Neufbourg (13..-1373)
Jean Brady est le fils d'Uguignon Brady. Nous savons très peu de chose sur lui. Il a possiblement été inscrit en paraige, mais nous n'en conservons aucune trace. Il habitait le Champ-à-Seille au Neufbourg, ce qui lui a valu son surnom pour le distinguer de Jean Brady dit de Jurue. Il se marie avec Poince de Vy, qu'il laisse veuve à sa mort en 1373. Son corps est inhumé avec celui de leur fils Collignon au couvent des Cordeliers (aujourd'hui cloître des Récollets).
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Jean de Vy (13..-1449) Jean de Vy est le fils de Jean de Vy et de Béatrice Le Hungre. Il se marie en premières noces avec Perrette Baudoche à une date inconnue. Devenu veuf une première fois en août 1400, il convole en secondes noces avec Perrette Brady à une date inconnue. Après la mort de sa seconde épouse survenue le 13 décembre 1409 et un long veuvage, il se marie une troisième fois avec Jennette Renguillon le 19 février 1428. Il meurt le 7 mars 1449 la laissant veuve et sans enfants.
Selon Philippe de Vigneulles, Jean de Vy habitait la Grande Maison, qui avait été la demeure de son arrière-grand-père Bertrand Le Hungre.
La sépulture de Jean de Vy se trouve au couvent des Célestins.
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La mort de la Vierge (XIVe siècle) La Vierge Marie est sur son lit de mort. Selon la tradition, elle s'endort pour être ensuite élevée au ciel lors de l'Assomption. Elle porte une coiffe et sourit. Elle repose sous un drap, la tête sur un oreiller à pompons. La sculpture, en assez faible relief, traite la scène de façon frontale, sans perspective. Sous le sommier subsistent des niches gothiques. La statue a pu être produite pour un portail ou un jubé ; elle a ensuite été remployée pour un monument funéraire. Selon Dieudonné, elle se trouvait sur la tombe de Perrette Brady, enterrée en 1409 aux Récollets (ms. de 1770 détruit en 1944).
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Nicolle Brady (13..-13..)
Collignon ou Nicolle Brady est le fils de Jean Brady du Champ-à-Seille du Neufbourg et de Poince de Vy. Il est incertain s'il est inscrit dans un paraige, car nous n'en avons aucune trace. Il épouse Perrette Roucel à une date inconnue ; les deux époux sont encore en vie en 1355. Collignon est inhumé avec son père au couvent des Cordeliers (aujourd'hui le cloître des Récollets), lequel meurt en 1373. L'épitaphe du père et du fils est abîmée, mais on peut supposer que Collignon est décédé à la même époque que son père.
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Perrette Brady (13..-1409)
Perrette Brady est l'une des deux filles de Jean Brady et de Isabelle. En 1400 ou plus tard, elle épouse Jean de Vy dont c'est le deuxième mariage. Elle meurt en 13 décembre 1409 et est enterrée au couvent des Cordeliers (aujourd'hui le cloître des Récollets).
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Perrette Roucel (13..-13..)
Perrette Roucel est la fille de Simonin Roucel et de Briette Toppat. Elle se marie avec Nicolle Brady. Un seul enfant est connu de leur union : Jean Brady. Les deux époux meurent à une date inconnue après 1355.
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Poince de Vy (13..-1396)
Poince de Vy est la fille de Poince de Vy et de Marguerite de La Court. Elle épouse Jean Brady dit du Neufbourg. Elle meurt veuve en septembre 1396.
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Tombeau de Colignon et Jean Brady (†1373) En 1373, Jean Brady est enterré aux Récollets aux côtés de son fils Nicolle : le monument funéraire est installé dans une niche peinte d'une belle Annonciation, qui est agrandie et dotée d'une inscription. Le monument et la peinture sont redécouverts en 1974.
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Tombeau de Perrette Brady (†1409) Le tombeau de Perrette Brady était aux Récollets. Il a disparu, seul en subsiste une sculpture de la Mort de la Vierge. Mais Dieudonné l'a décrit en 1770. Le manuscrit subsistant conserve le texte de l'épitaphe et la description du gisant de Perrette (BMM 910, folio 299).