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Herman Petit de Bure (13..-1414)
« Maître Herman de Bure » est un clerc de Metz, son épitaphe détaille ses titres : bachelier en théologie, licencié en droit canon et civil. Il devient avocat et également chanoine de la cathédrale. En 1408, il habite dans une maison canoniale située rue des Clercs. En 1411, il est recruté clerc-pensionnaire juriste au service de la ville. Il décède le 25 mars 1414 et est enterré dans la chapelle des évêques de la cathédrale, près de l'évêque Thierry Bayer. Il lègue ses livres à la cathédrale de Metz : 12 manuscrits lui sont associés, qui révèlent un homme de culture aux intérêts variés : droit, littérature, théologie, astronomie...
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Herpe de Rode (13..-1402)
Herpe (Herpelin ou Herperus en latin) de Rode est un chanoine de la cathédrale de Metz. Entre 1381 et 1387, il est maître de la fabrique conjointement avec Pierre Poulet. En 1387 et 1394, il occupe la charge de coûtre. Il réside dans la maison canoniale, dite Longecourt entre 1384 et 1402. Après sa mort, il a été enterré dans la cathédrale, où sa tombe a été découverte à une date inconnue.
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Hugo de Arpaione (1...-13..)
Hugo de Arpaione est un chanoine rattaché au chapitre de la Cathédrale de Metz. Il a habité la maison n°37 dit de Saint-Pierremont avant 1329. Proche du Pape, il devient doyen de la cathédrale jusqu'en 1329, devenant un nonce pontifical à Rome grâce à une bulle de Jean XXII.
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Hugo de Buffignécourt (13..-1448)
Hugo est sans doute originaire du village de Buffignécourt (Vosges actuelles). Il est chanoine de la cathédrale de Metz. Il est peut-être apparenté à un autre chanoine du même village, Renaud Jacquemin.
Hugo occupe la charge d'official en 1410, de chantre entre 1428 et 1448. Il assure aussi les fonctions de prévôt de Baiselle en 1433-1435, de maisonnier en 1435-1436, de prévôt de Millerey en 1435-1443, de grand boursier en 1438-1440. Hugo cumule avec d'autres prébendes : il est chanoine de la cathédrale de Toul, et des collégiales messines de Notre-Dame-la-Ronde et de Saint-Sauveur.
Vieillard d'une « vénérable ancienneté » en 1444, il ne peut plus se déplacer sans risques et obtient du chapitre d'être dispensé de se rendre à l'église. Il décède en 1448. À sa mort, il habitait une maison canoniale rue aux Ours, qui peut être la maison n°8. Les archives de l'exécution de son testament ont été conservées.
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Hugo Mathié (14..-1485)
Hugo Mathié est originaire de Tintigny, près de Virton, dans l'actuel Luxembourg belge. Il est licencié en droit canon. Curé de Villette, dans le diocèse de Trèves en 1445, il est chapelain de la cathédrale de Toul et de la collégiale Saint-Gengoult en 1448, puis curé de Marville en 1455-1458, et également chanoine de la cathédrale de Toul et archidiacre en 1456. Il devient chanoine de la cathédrale de Metz en 1458. Il occupe la charge de chantre à partir de 1462, puis reçoit celle de doyen du chapitre, du 24 août 1470 jusqu'à sa mort le 18 septembre 1485. Hugo est l'oncle de Jean Mathié, qui fait sa carrière ecclésiastique comme chanoine de Verdun où il meurt très âgé en 1532. La maison d'Hugo Mathié est située en face du couvent Saint-Symphorien. Il est enterré dans la cathédrale, dans la chapelle Saint-Nicolas.
Au moins seize livres sont légués au chapitre sous le nom d'Hugo Mathié, sans qu'on puisse toujours savoir quel Hugo les a légués. Enfin, un manuscrit de théologie daté de 1484 et aujourd'hui disparu porte le nom d'Hugo Mathié « de Halenzeyo » : on ne sait à qui le rattacher.
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Hugo Mathié (14..-1536) Hugo Mathié était le neveu de deux chanoines, son homonyme Hugo Mathié, mort en 1485, et Jean Chardalle, mort en 1502. Il est aussi l'oncle du chanoine Jean Mathié.
Il devient chanoine de la cathédrale de Metz en décembre 1479. En 1502, il succède comme chantre à Jean Chardalle. Il meurt le 11 janvier 1536. Son neveu Jean Mathié lui succède comme chantre.
Un vitrail est réalisé par Valentin Bousch après sa mort et placé dans le choeur de la cathédrale, avec son portrait et ses armoiries. Au moins seize livres sont légués au chapitre sous le nom d'Hugo Mathié, sans qu'on puisse toujours savoir quel Hugo les a légués.
On trouve des armoiries très proches sur le vitrail de la cathédrale et sur les fermoirs de la bible d'Hugo Mathié, d'azur à la bande d'argent avec une étoile d'or en chef, mais celles de la bible portent trois merlettes de sable sur la sable, alors que le vitrail ne les montre pas.
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Hugo Nicolay (1481-1552)
Hugo Nicolay est un chanoine messin, qui était prêtre, comme l'atteste le calice retrouvé dans sa tombe. Il est admis au chapitre de la cathédrale le 12 janvier 1536 : le roi Ferdinand de Habsbourg qui use en sa faveur du droit de Joyeux avènement. En 1542, il proteste avec douze clercs contre l'arrivée des protestants, prônant le catholicisme comme religion unique. En 1544, il est nommé official, le juge du diocèse. Son éducation « exceptionnelle », selon Roch-Stéphane Bour, lui permet de rédiger la liste des bénéfices du diocèse de Metz (en 1544) et de participer à la publication de plusieurs livres liturgiques, sous la supervision du cardinal Jean de Lorraine. Il écrit le « Manuale curatorum », un rituel imprimé à Metz en 1543 qui contient des règles destinées aux curés de paroisse, par exemple sur la conclusion des mariages ou la lèpre, puis un Missel en 1545, enfin un Bréviaire, « Breviarium ad usum Metensis ecclesiae » en 1546, qu'il corrigea. Il est nommé coûtre en 1550. Il meurt en 1552.
Son inventaire après-décès est conservé ; ses exécuteurs testamentaires étaient les chanoines Jean Brossard et Dominique Noël. Il lègue au chapitre un calice et une patène, qui sont inventoriés en 1567.
Sa soeur Marguerite Savaire était prieure au monastère du Petit-Clairvaux. Hugo fait un don de 300 francs au couvent et fait construire le tabernacle sur le grand autel.
La d'Hugo Nicolay tombe a été trouvée dans la cathédrale en 1911.
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Hugo Perrini (14..-1500)
Hugo Perrini est un chanoine du chapitre de la cathédrale qui réside au sein de la maison canoniale dite de l'Aumônerie, de 1490 à 1500.
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Hugues des Hazards (1454-1517)
Hugues des Hazards est un clerc natif de Toul, fidèle serviteur du duc René II de Lorraine. Il débute sa carrière à Rome après des études à Sienne et devient docteur dans les deux droits (canonique et romain). Il devient chanoine de la cathédrale de Metz et reçoit la dignité de doyen du chapitre en 1494, après avoir été prévôt de la collégiale de Saint-Georges de Nancy. René II le nomme président de la chambre des comptes de Lorraine en 1498. Sommet de sa carrière ecclésiastique, il est élu évêque de Toul en 1506, et se voit octroyer l'abbatiat de Saint-Mansuy de Toul par le pape Jules II. Il renonce à son décanat messin en 1514.
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Hugues Lambelet de Neufchâteau (13..-1417)
Hugues Lambelet (appelé en latin Lambeleti) est originaire de Neufchâteau, dans le diocèse de Toul. Il est un chanoine du chapitre de la Cathédrale de Metz. En 1408, il habite la maison canoniale n°29. En 1411, il occupe la dignité de cerchier. Il meurt en 1417.
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Isabelle de Warise (14..-1466)
Isabelle de Warise est la fille de Joffroy de Warise avec sa deuxième épouse, Jennette Roxin. Prieure du Petit-Clairvaux, elle meurt de peste le 6 janvier 1466 au début de l'épidémie de peste qui ravage la cité. Son corps est inhumé au couvent du Petit-Clairvaux.
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Isabelle Desch (14..-1466)
Isabelle Desch est l'une des filles de Philippe Desch et de Contesse de Warise. Religieuse de Sainte-Glossinde comme plusieurs de ses soeurs, elle meurt le 21 août 1466 de peste durant la terrible épidémie qui ravage la ville ; ses soeurs Jeanne, Jennette et Wiberotte y succombent aussi. Son corps est inhumé dans l'abbaye.
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Jacomin Grognat (13..-14..)
Jacomin Grognat est le fils de Joffroy Grognat et Poincette Dieu-Ami. Il poursuit une carrière ecclésiastique, comme prêtre de la paroisse Saint-Ferroy et comme chanoine de la cathédrale. Il habite une maison canoniale au marché au Blé, à l'angle de la rue des Prêcheurs, puis à partir de 1404, réside dans la maison canoniale située au 2-4 rue de Chèvremont. Il meurt à une date inconnue après 1415.
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Jacques Choppin (1509-1560)
Jacques Choppin (en latin, Coppini) est un chanoine de la cathédrale de Metz, né en 1509 et mort en 1560. Peu de choses sont connues de lui, mai son sait qu'il habite dans la maison canoniale n°3, appelée la Haute-Pierre
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Jacques d'Insming (14..-1511)
Jacques d'Insming (aussi appelé Jacques d'Amange) est chanoine de la cathédrale de Metz. Il est issu d'une famille noble et devient, à la suite de ses études, docteur en droit canon. Chanoine en 1477, il devient archidiacre de Metz en 1480, puis vicaire de l'évêque Henri de Lorraine en 1497.
Il est chargé de continuer les travaux de Jean de Ranconval dans la cathédrale. Il fait construire le choeur en 1486 et l'autel de Notre-Dame-de-la-Tierce, dans le bras nord du transept de la cathédrale (à la place de l'actuel autel de Notre-Dame-de-Lourdes). En 1500, il acquiert la maison canoniale en Nexirue qui appartenait auparavant au chanoine Nicolle Desch.
Fatigué par l'âge, il renonce à ses charges en 1502, mais le chapitre lui conserve les revenus de sa prébende. Matthias Thenner lui succède comme vicaire épiscopal. Jacques d'Insming meurt le 27 janvier 1511 selon Jean Aubrion.
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Jacques d'Ivoy (14..-1497)
Jacques d'Ivoy peut être originaire du bourg d'Ivoy, aux confins du Luxembourg, aujourd'hui appelé Carignan (Ardennes). Il devient religieux de l'ordre des Augustins à Metz. En 1478, il est évêque suffragant de Toul, avec le titre d'évêque de Nicopolis en Palestine. En 1484, il devient le suffragant d'Henri de Lorraine, nouvel évêque de Metz. Il meurt le 10 octobre 1497.
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Jacques de Baudricourt (13..-1449)
Jacques de Baudricourt est sans doute issu de la famille lorraine des Baudricourt, au service des ducs de Lorraine et des rois de France. Lui-même est doyen du chapitre de l'église Saint-Sauveur. Il meurt en octobre 1449. Le 8 juin 1451, ses héritiers donnent un legs de 12 livres à la chapelle Notre-Dame-la-Tierce.
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Jacques de la Fosse (13..-14..)
Jacques de la Fosse est un chanoine de la cathédrale de Metz qui réside dans la maison canoniale de la rue au Blé en 1408.
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Jacques de Lorraine (1...-1260)
Jacques, fils cadet du duc de Lorraine Ferry II, naît à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle. Ses deux grands frères, Thiébaut II et Matthieu, se succèdent sur le trône ducal. Très jeune, Jacques cumule les dignités ecclésiastiques, à Trèves, Liège ou encore Verdun. Il est mentionné comme primicier (ou princier) de Metz en 1226. Il est le premier princier dont on sache qu'il a habité la Princerie, la grande maison canoniale située derrière le cloître. En 1239, il est élu évêque de Metz et reconstruit la nef de la cathédrale en style gothique. Il joue un rôle majeur dans la construction de la principauté épiscopale de Metz en fortifiant ses villes et châteaux, notamment Epinal, Sarrebourg, Vic-sur-Seille, Marsal, Rambervillers et Hombourg près de Saint-Avold. Il meurt en 1260 et est enterré dans la chapelle Saint-Nicolas de la cathédrale.
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Jacques de Saint-Thiébaut (13..-14..)
Jacques est un doyen de la collégiale saint Thiébault et chanoine de la cathédrale de Metz. Il habite la maison canoniale n°28, rue des Clercs, avant 1404.
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Jacques de Sierck (139.-1456) Jacques de Sierck, né en 1398 ou 1399, est le fils d'Arnoul VI de Sierck, le constructeur du château de Malbrouck, d'une famille de sires germanophones serviteurs des ducs de Lorraine. Il fait de brillantes études en Allemagne (Heidelberg) et en Italie (Florence). Neveu de Conrad Bayer et cousin de Conrad II Bayer, il cumule les prébendes de chanoine dans l'empire, notamment à Trêves, Wurzbourg et Metz. Il devient chanoine de la cathédrale de Metz en 1414 et achète la maison canoniale de la Haute-Pierre en 1429. Il est élu princier du chapitre cathédral entre 1435 et 1447.
Jacques de Sierck a d'abord mené une carrière de diplomate et participé au concile de Bâle. Le duc de Bar et de Lorraine, René d'Anjou, en fait son chancelier, chargé de négocier sa rançon avec le duc de Bourgogne, et il le choisit comme un des gouverneurs de la Lorraine en 1438. En 1439, il est sacré archevêque de Trêves, ce qui fait de lui un des sept princes électeurs du Saint-Empire. Il n'en abandonne pas la Lorraine pour autant : en 1455, son oncle Conrad Bayer le choisit comme coadjuteur dans l'évêché de Metz, responsabilité qui le désigne comme son successeur. Mais il décède avant Conrad, le 28 mai 1456.
Il élit sépulture dans l'église Notre-Dame, voisine de la cathédrale de Trêves. Son tombeau est réalisé par Nicolas de Leyde, dont il s'agit d'un des plus anciens chefs d'oeuvre conservés.
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Jacques Fessal (13..-1394)
Jacques Fessal est le fils de Jean Fessal et d'une mère inconnue. En 1378, il obtient le grade de maître ès arts à l'université de Paris. cherche alors à obtenir une prébende de chanoine. Il est documenté comme chanoine de la cathédrale de Metz à partir de 1380. Jusqu'en 1384, il prend en location les étaux situés aux portes de la cathédrale. En 1384, il participe à la commission chargée de négocier le prix de la grande rosace avec le verrier Hermann de Münster. Il a habité dans la maison canoniale n°28, située place Armand Knecht, et il y est mort, entre janvier et avril 1394. Il est enterré dans la cathédrale. Les fragments de son épitaphe ont été découverts en 1911 dans le collatéral gauche de la cathédrale : « Devant cet autel gît maître Jacques Fessal, chanoine de céans et prévôt de Saint-Sauveur, qui mourut... ».
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Jacques Groleti (15..-1580)
Jacques Groleti est un chanoine de la cathédrale de Metz. Il habite l'Aumônerie jusqu'en 1580.
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Jacques Le Gronnais (1...-1349)
Jacques Le Gronnais est le fils de Nicolle Le Gronnais et de Marguerite de Raigecourt dit Xappel. Il devient chanoine de la cathédrale en 1321. Il a peut-être été chacelier du chapitre, sauf si cette fonction a été exercée par Jacques, fils d'Arnould Le Gronnais, un chanoine homonyme qui vit à la même époque. Il meurt le 8 novembre 1349 et est enterré dans la collégiale Notre-Dame-la-Ronde, où sa tombe a été retrouvée en 1911. Deux mois après sa mort, le pape accorde sa prébende de chanoine à un clerc limousin, Guillaume de Nérac.
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Jacques Mercier (14..-1510)
Jacques Mercier est un chanoine de la cathédrale de Metz. Il occupe l'office de trésorier du chapitre. Il habite dans la maison canoniale n°3, appelée la Haute-Pierre. Le 12 juillet 1507, Jacques Mercier est chargé par son chapitre des verrières de la chapelle Notre-Dame-la-Tierce.