-
Richier de Saint-Michel (13..-1390)
Richier de Saint-Michel est un chanoine messin originaire du diocèse de Verdun, membre du chapitre de la cathédrale de Metz. On sait de lui qu'il habite la maison canoniale n°3 surnommée la Haute-Pierre.
-
Robert de Fordelle (1...-145.)
Maître Robert de Fordelle apparaît dans les sources sous divers noms : de Fornelle, de la Ferdelle ou encore des Ferdella. Il est documenté comme chanoine de la collégiale Saint-Sauveur en 1445, et comme chanoine de la cathédrale de Metz en septembre 1455. Il décède avant le 23 août 1456, date à laquelle son neveu Richard vend un de ses livres à Arnoul Thierri. A cette occasion, il est cité comme doyen de Saint-Sauveur : il a pu succéder à Jacques de Baudricourt, mort en 1449.
-
Roger de Périgord (1...-1361)
Roger est le frère du comte Archambaud de Périgord, de la maison de Talleyrand-Périgord. Il devient chanoine de la cathédrale de Metz et obtient le titre de primicier du chapitre cathédral. Il habite alors la maison canoniale n°1, dite la Princerie. On ignore la date précise de son entrée dans le chapitre cathédral. En 1327, alors que la commune est en pleine révolution, le princier marche à la tête de l'armée communale contre les patriciens, lors de la bataille du Moulin à vent. Roger est-il alors princier?
En 1336, son frère le comte de Périgord meurt sans descendance : Roger hérite du comté. Il renonce alors à l'état clérical et à sa prébende pour se marier avec Eléonore de Vendôme. Il est comte de Périgord jusqu'à sa mort en 1361.
-
Saint-Amour de Neuve-Église (13..-1408)
Ce chanoine de la cathédrale de Metz, au nom programmatique, a habité la maison canoniale n°24, située rue des Clercs, de 1384 à 1408.
-
Simon de Hombourg (13..-13..)
Simon de Hombourg est un chanoine de la cathédrale qui habite l'Aumônerie à partir de 1360.
-
Simon de Myon (14..-1537)
Simon de Myon est un chanoine de la cathédrale. Il habite la maison canoniale n°3, appelée la Haute-Pierre. Il est apparenté à Simon de Myon époux d'Annel Roucel, fille de Livier Roucel et de Gertrude de Bemelbourg, possiblement son oncle, frère de Charles de Myon, mais l'attribution est incertaine.
-
Simon de Sarrebruck (13..-1451)
Simon de Sarrebruck est le fils illégitime du comte Jean IV de Sarrebruck. En 1379, il devient chanoine des cathédrales de Metz et de Verdun. Il est ordonné sous-diacre en 1401.
Il est également chanoine de la collégiale Notre-Dame-la-Ronde en 1387, et occupe la dignité de chantre avant 1428. Il habite la maison canoniale n°30 de 1393 à 1414, puis achète la maison canoniale n°28, rue des Clercs, où il réside entre 1414 et sa mort en 1451. On ignore sa date de naissance, mais il a dû devenir chanoine très jeune, puisqu'il décède 73 ans plus tard.
-
Simon de Waville (13..-14..)
Simon de Waville est un chanoine du chapitre de la cathédrale de Metz. Il a également été chanoine de Saint-Sauveur. En novembre 1407, il fait son testament. Mais l'année suivante, 1408, il est toujours vivant et habite la maison canoniale n°25, située rue des Clercs.
-
Simon Henneman (13..-1429)
Simon Henneman est un prêtre et chanoine actif au début du XVe siècle. Les archives du chapitre mentionnent qu’il détient déjà une prébende au 21 mai 1417, preuve de son intégration dans la hiérarchie ecclésiastique. Il occupe la charge d’aumônier mineur, une fonction attestée dès le XIIe siècle, relevant de l’assistance spirituelle et matérielle au sein du chapitre. La présence d’un calice dans sa tombe confirme son statut sacerdotal, tandis que la croix de plomb témoigne de sa dignité canoniale. Bien que les sources sur sa vie soient limitées, les documents permettent de situer sa mort avant le 8 février 1429, probablement entre le 21 et le 29 janvier, selon l’interprétation de l’inscription funéraire.
-
Simon Noiron (13..-1435)
Simon Noiron est le fils de Nicolle Noiron dit Guedange, maître-échevin en 1368, et d'Isabelle le Hungre. Il est chanoine de la cathédrale de Metz et occupe la charge de trésorier du chapitre à partir de 1394. Il est également chanoine de la cathédrale de Verdun, mentionné en 1394. En 1435, il est chanoine de Saint-Sauveur de Metz et prévôt de la collégiale Saint-Pierre-aux-Images de Metz.
En 1408, il habite une maison canoniale en Nexirue, la maison canoniale n°7. Plus tard, il habite rue des Clercs dans une autre maison canoniale, la n°27.
A sa mort le 10 décembre 1435, il aurait été riche de 60 000 francs, selon Pierre de Saint-Dizier.
-
Théodoric de Mirabel (1...-1452)
Théodoric de Mirabel est un chanoine du chapitre de la cathédrale. Selon les registres capitulaires, il devient prébendier le 12 Juin 1451. En mars 1452, il achète la maison canoniale de la rue au Blé à Jean Ernest. Mais il meurt peu après, avant le 3 août.
Théodoric est de la même famille que Gérard de Mirabel mais la nature de leurs liens familiaux est inconnue. Le 15 décembre 1451, il reçoit le droit d'avoir une sépulture devant l'autel Saint-Michel, près de l'entrée de la chapelle Saint-Nicolas au sein de la cathédrale de Metz.
Il est enterré dans la cathédrale ; sa croix d'identité est retrouvée dans sa tombe lors des fouilles de 1911.
-
Thibaut de Porcelets (12..-1263)
Thibaut de Porcelets, issu d'une noble famille du sud de la France, est un important dignitaire ecclésiastique du XIIIᵉ siècle, chantre de la cathédrale de Metz et détenteur d’au moins six prébendes. Proche du prévôt de Saint-Sauveur, où il est aussi chanoine et fondateur pieux, il joue un rôle central dans la crise épiscopale de 1260, se portant candidat à l’évêché face à Philippe de Florange après la mort de l’évêque Jacques de Lorraine. Soutenu par le parti de Bar, il renonce sous la pression en 1261, avant que le pape Urbain IV n’annule l’élection en 1263. Décédé avant le 28 mai 1263, il est inhumé dans un tombeau riche mais sobre, portant les signes distinctifs d’un diacre. Ce statut est confirmé par l’absence de calice et de patène. De plus il est décrit par ses contemporains, notamment le moine Richer, comme un homme extrêmement riche et corpulent, dont la sépulture reflète l’importance et le prestige.
-
Thiébaut Louve (13..-1422) Fils de Jean Louve et d'une certaine Marguerite, Thiébaut Louve est l'oncle de Nicole Louve. Élu abbé de Saint-Clément en 1390, il est le second abbé à se désigner non plus seulement par son prénom (ou nom de baptême), mais par son nom de famille, de même qu'il affiche les armes de la famille sur son sceau d'abbé.
En 1398, six moines et novices de l'abbaye complotent pour l'empoisonner : un est banni et les autres exécutés par la justice municipale, selon la chronique de Jacques Desch.
Il meurt le 10 mars 1422.
-
Thiebaut Minet (14..-1538) Thiebaut Minet (ou en latin Minetti) est un dignitaire ecclésiastique du début du XVIe siècle. Il est curé de la paroisse Sainte-Ségolène, à partir de 1507. Il cumule cette charge avec les bénéfices de chanoine de la cathédrale à partir de 1511 et de doyen de la collégiale Saint-Sauveur à partir de 1522.
De 1512 à sa mort, il habite dans la maison canoniale n°22.
Il construit le porche de Sainte-Ségolène et dote la cathédrale de plusieurs œuvres lors de sa reconstruction : le maître-autel, le tabernacle ainsi qu'un vitrail à son effigie dans l'abside. En 1535, il est élu trésorier du chapitre cathédral. Il meurt le 19 août 1538.
Son neveu homonyme lui succède de son vivant comme curé de Sainte-Ségolène et, après sa mort, comme chanoine de la cathédrale.
En 1914 lors des travaux d'installation du chauffage dans la cathédrale, sa tombe a été retrouvée et fouillée, livrant notamment son calice et sa croix d'identité, qui sont conservés respectivement à la cathédrale et au musée diocésain.
-
Thierry Bayer de Boppard, évêque de Metz (13..-1384)
Issu d'un lignage aristocratique originaire de la ville de Boppard, dans la vallée du Rhin, Thierry Bayer est d'abord chanoine puis évêque de Worms en 1359. Il s'agit d'un fidèle de l'empereur Charles IV de Luxembourg. Il est élu évêque de Metz en 1365. Il est plusieurs fois en conflit avec la cité, à propos de la capture du duc Robert de Bar en 1368, puis entre 1373 et 1375 à propos de la taxation du clergé messin par les autorités urbaines. Endetté, il vend le droit de monnayage épiscopal à la ville en 1383.
En 1376, il offre à la cathédrale un buste-reliquaire de saint Étienne offert par l'empereur Charles IV. Thierry meurt en 1384 et est enterré dans la cathédrale. Son gisant, issu initialement de son monument funéraire, se trouve encore aujourd'hui dans la cathédrale.
-
Thierry de la Tour (13..-1411)
Thierry de la Tour est le fils de Joffroy de la Tour et de Hawy. Son frère Morisat mène une carrière municipale, tandis que lui devient chanoine de la cathédrale dès 1386 avant d'en devenir le cerchier. En 1404, il est mentionné comme seigneur du village de Mardigny, qui appartient alors au chapitre de la cathédrale. En 1408, il habite une maison canoniale rue des Clercs. A sa mort, en août 1411, il légua 22 de ses livres pour faire des statues de Sainte-Barbe.
-
Thierry de Vaucouleurs (1...-12..)
Dans la remière moitié du XIIIe siècle, ce moine de l'abbaye de Saint-Arnoul a composé une Vie de Saint-Jean l'évangéliste en vers, connue par deux manuscrits. Il compose cette version en français pour que « ceux qui ne peuvent entendre le latin y puissent apprendre, et les dames mêmement », s'adressant ainsi à un public laïc lecteur des œuvres littéraires françaises qui circulaient à Metz comme « Hervis de Metz » et le « Roman de saint Livier ».
-
Thomas Richart (1...-1472) Thomas Richart est un clerc savant, docteur en droit canonique. Il est attesté comme chanoine de Metz en 1458. Il meurt à Rome le 29 avril 1472, laissant à son neveu homonyme le soin de réaliser ses dernières volontés, comme l'indique sa stèle funéraire dans l'ancienne église Saint-Étienne-le-Dépenné.
-
Thomas Richart (14..-1514)
Thomas Richart porte le même nom que son oncle et comme lui il est chanoine rattaché au chapitre de la Cathédrale de Metz en 1472, date à laquelle il exécute ses dernières volontés. En 1500, il reçoit la charge d'archidiacre de Sarrebourg. Il habite alors rue Chèvremont. Il est également prévôt de Saint-Pierre-aux-Images, église du groupe cathédral qu'il reconstruit en 1493.
Il meurt le 25 octobre 1514.
-
Vanier Varnerii (14..-15..)
Vanier Varnerii est un chanoine du chapitre de la cathédrale de Metz, qui occupe la fonction de grand archidiacre. En 1510, il réside à la maison canoniale n°4, située rue des Prêcheurs.
-
Wathier Colin de Tintegny (13..-1448)
Wathier Colin est originaire d'une localité des Ardennes appelée dans les sources Montigny ou Tintigny, village près de Virton (Luxembourg belge). Il est chanoine de la cathédrale de Metz entre 1420 et 1448. En 1425, il occupe la charge d'archidiacre de Vic. Il a également été chanoine de la collégiale Saint-Sauveur. Il habite la maison canoniale n°14 et meurt le 30 juillet 1448. Son corps est enterré dans la cathédrale.
Wathier vient du même village que Hugo Mathié, chanoine dans la seconde moitié du siècle.
-
Wautrin Didier (14..-1542) Wautrin Didier est originaire du diocèse de Toul. Il devient chanoine de la cathédrale de Metz en 1502 et habite alors dans la maison n°11. Il devient petit aumônier du chapitre cathédral en 1512. On suit sa vie à travers une série d'actes financiers qu'il réalise entre 1509 et 1534. Il achète une maison rue du Voué, des pièces de vigne à Saint-Vincent, derrière Saint-André et sur la route devant l'orme de Saint-Clément.
-
Willermus Li Ardenois (12..-1306)
Willermus, décédé le 31 juillet 1306, portait un nom fréquent parmi les ecclésiastiques du haut Moyen Âge. Son surnom « li Ardenois » indique une origine géographique dans les Ardennes, une région historiquement liée à la ville de Metz. Bien que les sources ne fournissent que peu d’informations sur sa vie, son enterrement à l’intérieur même de la cathédrale témoigne de relations privilégiées avec l’église épiscopale de Metz. En l'absence de titre honorifique ou ecclésiastique sur la croix funéraire, Roch-Stéphane Bour affirme qu'il est probable que Willermus ait été un laïc bénéficiant d’un statut social élevé ou d’une proximité particulière avec le chapitre cathédral, mais la sépulture dans la cathédrale avec une croix d'identité fait plutôt pencher en faveur d'une dignité de chanoine.
-
Wiriat Forcon (1...-13..)
Wiriat Forcon est un chanoine de la cathédrale de Metz. Son ascendance est incertaine, mais la famille Forcon était liée au paraige de Jurue au tournant du XIVe siècle. Vers 1300, il possède la moitié du cens de la maison de Saint-Pierremont.
-
Wiris de Budange (14..-1469)
Wiris de Budange est chanoine de la cathédrale de Metz de 1421 à sa mort en 1469. En 1424, il est reçu acolyte. Le 17 octobre 1425, le jeune chanoine est condamné à 20 sous d'amende à payer au maître de fabrique pour avoir répondu au chantre qui le réprimandait. En 1427, il occupe la charge d'écolâtre du chapitre.