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Contesse de Heu (13..-1361)
Contesse de Heu est la fille de Thiébaut de Heu et d'Alix de la Cour. Elle épouse en premières noces Thiébaut de Laître avec qui elle a 4 enfants. Veuve entre 1337 et 1339, elle se remarie avec Maheu Hesson. Veuve une nouvelle fois peu après 1341, elle convole en troisièmes noces avec Jean Brady de Jurue. Le couple a un fils connu, appelé Jean Brady. Elle meurt en 1361.
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Dalle funéraire de Catherine de Heu (†1571) À l'église Saint-Georges d'Essey-lès-Nancy se trouve trois dalles funéraires apparentées aux Haussonville, jadis seigneurs de la ville d'Essey : celle de Jean de Haussonville (†1545) et de ses deux épouses, Madeleine d'Haraucourt (†1519) et de Catherine de Heu (†1571), toujours conservées de nos jours. Catherine est représentée mains jointes et l'épitaphe placée au pourtour de la dalle. Les blasons des Haussonville (coin supérieur gauche) et des Heu (coin supérieur droit) décorent la dalle.
Traduction : « Ci-gît honnorée dame Catherine de Heu, femme en secondes noces d'honnoré seigneur messire Jean de Haussonville, seigneur dudit lieu d'Essey, sénéchal de Lorraine, qui trépassa le VIIIe jour de février 1571. Priez pour elle ».
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Élisabeth de Heu (15..-1599)
Élisabeth est la fille unique de Nicolle de Heu et d'Anne de Failly. Mineure au décès de son père, elle est mise sous la tutelle de son oncle Martin de Heu, qui prend le titre de seigneur d'Ennery. Quelques jours avant son décès, son père avait déclaré devant notaire qu'il voulait que sa fille épouse Godeffroy d'Eltz lorsqu'ils auraient respectivement 11 et 13 ans. Mais sa mère Anne de Failly s'oppose à cette union à un si jeune âge. Le mariage n'est célébré que le 22 février 1565. Élisabeth meurt le 29 juillet 1599, laissant son époux veuf. Son corps est inhumé à l'église de Munschausen-lès-Clervaux (Luxembourg). À la mort d'Elisabeth, les Eltz héritent des biens des Heu et de leurs archives familiales, qui partent au Luxembourg, avant de revenir à Metz au XIXe siècle pour former le fond de Clervaux aux Archives départementales de la Moselle.
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François de Métry (12..-13..)
L'ascendance de François de Métry est inconnue. Il épouse Isabelle, fille de Thiébaut de Heu et d'Afélix Le Bel de Heu, sa première épouse. Ensemble, le couple a trois enfants qui nous soient connus : Thiébaut, Poincignon et Mabeliette. François meurt entre 1314 et 1355.
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Gaspard de Heu (151.-1558)
Gaspard de Heu est le dernier des cinq fils de Nicolle III de Heu et de Marguerite de Brandebourg. Comme son frère Robert, il se convertit au protestantisme. Il est élu maître-échevin en 1542 et s'efforce alors de favoriser la réforme à Metz, en invitant le prédicateur Guillaume Farel à venir prêcher à Montigny. Il tente de faire basculer la cité dans le réforme protestante. Les Treize Androuin Roucel et Jacquemin Travalt s'y opposent victorieusement. Mais Gaspard obtient un statut pour le culte protestant.
À Lausanne, il épouse Jeanne de Louvain le 23 juin 1545, fille d'Antoine de Louvain et de Marguerite d'Andresle. Il contribue à ouvrir les portes de Metz à l'armée française en 1552, pour éviter un assaut. Il es emprisonné à Bruxelles par les Impériaux entre 1553 et 1556, accusé d'avoir livré Metz aux Français. Libéré, il se rend à Paris en 1558 pour plaider la cause protestante avec le roi de Navarre. Il est à nouveau arrêté, sur ordre du cardinal de Lorraine, et exécuté au château de Vincennes le 4 septembre. Veuve, Jeanne de Louvain se remarie avec Gratien de la Salle après 1560.
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Gaspard II de Heu (15..-1593)
Gaspard II de Heu est le fils de Gaspard de Heu et de Jeanne de Louvain, sans doute leur fils aîné. Il épouse Marguerite, fille de Bernhard de Valbück, seigneur de Beaufort et bailli de Vianden, et d'Ève de Bemelbourg, qui lui amène la seigneurie de Beaufort en dot. Le lieu devient un repaire de protestants. Le couple a trois enfants qui nous soient connus : Gaspard, Odile et Jeanne. À la mort de son oncle Nicolle IV de Heu, qui meurt sans descendance, il hérite de la seigneurie d'Ennery, mais cet héritage est disputé avec sa cousine Elisabeth de Heu. En 1593, avec 1200 partisans et brigands, il pille et attaque le lieu de Saint-Vith (actuellement en Belgique flamande). C'est lors de cette attaque qu'il est fait prisonnier et conduit en prison à Luxembourg. Il y est condamné à la décapitation et ses biens sont saisis. Au terme du procès, il est exécuté le 15 avril 1593 et son corps est enseveli au couvent des Cordeliers du Luxembourg. Avec son décès s'éteint le lignage messin des Heu, puisqu'il n'a que deux filles qui lui survivent, son seul fils étant mort jeune en 1573.
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Généalogie de la famille de Heu (Paris, BNF, ms. Arsenal 5028)
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Godeffroy d'Eltz (15..-161.)
Goddefroy d'Eltz est le fils de Bernard d'Eltz et de Marguerite de Bemelbourg. Baron de Clervaux et seigneur de Volmerange, il se marie avec Élisabeth, fille de Nicolle de Heu et de Anne de Failly le 22 février 1565. Veuf à partir de 1599, il meurt vers 1613.
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Guillaume de Heu (13..-1380) Guillaume de Heu est le fils de Thiébaut de Heu et de Alix de la Court. À la mort de son frère Stévenin, il récupère le château d'Ennery. Il se marie à Collette Lohier, tandis que son frère Roger se marie à la soeur de celle-ci, Béatrice Lohier. Il est adoubé chevalier en 1346 lors de la bataille de Crécy où il est fait prisonnier par les Anglais. Il n'occupe pas un rôle important au sein du gouvernement de la cité, mais se met au service des rois de France Philippe VI de Valois et Jean II le Bon. Il meurt le 13 décembre 1380, laissant Collette veuve.
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Henri Roucel (13..-14..)
Henri Roucel est le fils d'Henri Roucel et de Marguerite Le Gronnais dit Volgenel. Il épouse Collette, fille de Nicolle de Heu et d'Isabelle Mortel. C'est un double mariage, car son frère Nicolle épouse la soeur de Collette, Jacomette. Il meurt à une date inconnue après 1424.
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Hôtel de Heu La famille de Heu habite au Neufbourg depuis le XIIIe siècle. Situé aux 19 et 21 rue de la Fontaine, le bâtiment actuel est reconstruit par Nicolle III de Heu. Philippe de Vigneulles la compte parmi les trois belles maisons qui ont été édifiées de son temps (avec le Passe-Temps et la Haute-Pierre) et, ailleurs dans ses Chroniques, la décrit comme "la plus belle maison de Metz".
L'hôtel de Heu comprend deux corps de bâtiment autour d'une cour et un escalier à vis. L'escalier est éclairé par une très belle fenêtre mais la tour escalière est dissimulée derrière la façade. Le n°21 occupe la longueur de la parcelle ; ses trois niveaux sont bien apparents. Les ouvertures du rez-de-chaussée ont disparu depuis l'époque où Migette les a dessinées. Au premier étage, la salle d'apparat est éclairée par une belle série de 14 fenêtres à tympan trilobé. Au-dessus s'étend l'attique, 2e étage sous les toits. Le second corps, au n°19, est construit en longueur entre la rue et la cour et surplombe la porte cochère. Reconstruit à l'époque moderne, il compte désormais quatre étages. Mais au 2e étage, qui correspond à l'ancien 1er étage, on identifie encore six tympans de fenêtre de style gothique flamboyant ainsi qu'un beau dais sculpté, qui devait protéger une statue.
Les Heu étaient présents rue de la Fontaine depuis le XIIIe siècle : elle s'appelait alors la Saint-Nicolasrue, du nom de l'hôpital Saint-Nicolas situé à côté. Roger de Heu est installé du côté est de la rue. Son fils Thiébaut achète plusieurs terrains du côté ouest et y construit un vaste hôtel.
En 1521, Nicolle III de Heu y célèbre le mariage de sa fille Catherine avec Jean de Haussonville, chevalier et seigneur d'Essey.
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Hôtel des Chaverson
L'hôtel des Chaverson était situé au bout de la rue des Trinitaires en face de la rue de la Glacière. Il est le seul hôtel aristocratique dont nous savons que la devanture arborait au XVIe siècle les armoiries de ses possesseurs : Michel Chaverson et Gertrude Le Gronnais.
On y entrait par un porche composé de deux arcades : sous la première figuraient les armoiries des Chaverson et l'autre des Gournay et des d'Abocourt (rappelant l'union entre Renaud Le Gronnais et Jennette d'Abocourt, les arrières-grands parents de Gertrude).
Après la mort des époux, l'hôtel passe aux mains de Philippe Chaverson, leur fille unique et héritière, première femme de Robert de Heu. Il est ensuite transmis à Catherine de Heu, leur fille, épouse de Claude-Antoine de Vienne, puis à Nicolle de Vienne, leur fille, épouse de Jacques de Jaucourt. À la mort de Nicolle, sans descendance, l'hôtel est acquis par Louis Ier d'Orthe, petit-fils d'Anne de Heu, fille de Robert de Heu, de son deuxième mariage. Il passe ensuite par un jeu d'alliance entre les mains de plusieurs autres familles.
Le bâtiment est finalement vendu aux Carmélites vers 1894. Le bâtiment est détruit pour reconstruire le monastère. Une salle de concert occupe aujourd'hui les lieux.
Le musée de la Cour d'Or conserve un plafond peint qui provient du couvent des Carmélites, possible vestige de l'hôtel Chaverson.
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Inventaire des bijoux de Jennette Chevallat
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Isabelle de Heu (12..-13..)
Isabelle de Heu est la fille de Thiébaut de Heu avec sa première épouse Afélix Le Bel de Heu. Elle épouse François de Métry, dont l'ascendance est inconnue. Ensemble, ils ont 3 enfants qui nous soient connus. Isabelle meurt à une date inconnue.
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Isabelle de Heu (13..-13..)
Isabelle de Heu est la fille de Thiébaut de Heu et d'Alix de la Court. Elle épouse Poince Guenordin en 1336 ou avant. Veuve entre 1365 et 1367, elle meurt après 1379.
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Isabelle Mortel (13..-14..)
Isabelle Mortel est la fille de Nicolle Mortel et de Jacques Baudoche. Elle se marie avec Nicolle de Heu avant 1355 et meurt veuve après 1405.
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Jacomette de Heu (13..-14..)
Jacomette de Heu est la fille de Nicolle de Heu et d'Isabelle Mortel. Elle épouse Nicolle Roucel du Neufbourg. C'est un double mariage, car sa soeur Collette épouse le frère de Nicolle, Henri Roucel. Jacomette meurt à une date inconnue après 1427.
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Jacomin Le Gronnais (12..-1305)
Jacomin Le Gronnais est le fils de Jacomin Le Gronnais et d'une certaine Mathiette. Il épouse Marguerite, fille de Roger de Heu et d'une dame Clémence. En 1269, il achète à Nicolle de Chastel, du paraige Saint-Martin, une « grande maison » située à Longeville. Il meurt en 1305, laissant Marguerite veuve. Son corps est enseveli au couvent des Frères prêcheurs.
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Jean Baudoche (13..-1373)
Jean Baudoche est le fils de Nicolle Baudoche et de Seliziette Le Gronnais. Il épouse Jennette de Heu. Le couple a au moins cinq enfants. En 1346, le chevalier Collard de Lesse engage son fief, la maison-forte de Lesse, à ses créanciers les frères Arnould, Jean et Nemmery Baudoche. Il obtient également par engagère la châtellenie de Pont-à-Mousson. Il meurt veuf en 1373.
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Jean d'Haussonville (14..-1545)
Jean d'Haussonville est le fils de Balthasar d'Haussonville et d'Anne d'Anglure. Il épouse Madeleine, fille de Perrin d'Haraucourt et de Blanchefleur de Chambley. Après la mort de son épouse en septembre 1519, il se remarie en janvier 1520 avec Catherine, fille de Nicolle III de Heu et de Marguerite de Brandebourg. Il meurt le 28 août 1545, laissant son épouse veuve. Son corps est inhumé avec celui de ses deux épouses dans l'église Saint-Georges à Essey-lès-Nancy.
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Jean de Heu (13..-1372)
Jean de Heu est le fils de Thiébaut de Heu et d'Alix de la Court, sa deuxième femme. Destiné à une carrière ecclésiastique, il est d'abord chanoine et primicier de l'église, puis grand archidiacre de Reims et finalement nommé évêque de Toul en 1363. Il meurt le 9 août 1372. Bien qu'il ait été évêque de Toul, c'est dans la cathédrale Saint-Étienne de Metz qu'il est enterré. Son gisant est un des rares monuments funéraires épiscopaux à avoir été conservé jusqu'à nous.
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Jean de Heu dit l'aumônier (14..-1466) Jean de Heu dit l'aumônier est le seul fils de Nicolle de Heu et de Collette Barroy encore vivant à leur mort. Il hérite du château d'Ennery, dont il est le seigneur. Après des études à l'université de Heidelberg en 1434, il mène une carrière active au sein du gouvernement de la cité. Aucun membre de sa lignée n'était devenu maître-échevin ni échevin depuis Thiébaut de Heu en 1314 : son élection illustre le prestige social qu'avait acquis la famille de Heu parmi les gens de paraiges au milieu du XVe siècle. Il se marie le 21 avril 1437 avec Jennette Chevallat, riche et unique héritière du patrimoine familial. En 1461 il devient veuf, quand Jennette meurt en couches. Il est adoubé chevalier en 1464 et meurt peu après durant la terrible épidémie de peste le 27 mai 1466.
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Jean Germain, Liber de virtutibus Philippi Burgundie et Brabancie ducis (La Haye, BR, ms. 129 G 15)
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Jean Renguillon (14..-1466)
Jean Renguillon est le fils de Nemmery Renguillon et d'une mère inconnue. En 1464 il se fiance avec Perrette, fille de Jean de Heu et de Jennette Chevallat. Le mariage est célébré le 15 avril 1466, mais les deux époux succombent à la peste durant l'épidémie qui ravage alors la ville : Perrette meurt le 1er juin et Jean le 8 septembre suivant. Sans doute encore jeune adulte au moment de son décès, il n'est pas inscrit en paraiges et ne tient aucun office au sein du gouvernement urbain.
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Jeanne de Louvain (15..-15..)
Jeanne de Louvain est la fille d'Antoine de Louvain, vicomte de Berzy-le-Sec, seigneur de Rognac et de Rongnart, et de Marguerite d'Andresle. Elle hérite de la seigneurie de Rognac à la mort de son père. À Lausanne, elle épouse en premières noces Gaspard de Heu, fils de Nicolle de Heu et de Marguerite de Brandebourg le 23 juin 1545. Après la mort de son époux en 1558, elle se remarie avec Gratian de la Salle dans les années 1560. Elle meurt à une date inconnue.