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Chartreuse du Mont-Dieu
Ce monastère de l'ordre des Chartreux est fondé dans une forêt des Ardennes dans les années 1130 (actuelle commune de Tannay-le-Mont-Dieu). Le monastère est transformé en prison à la Révolution, puis en usine. Les derniers bâtiments intacts, classés Monuments historiques, ont été détruits par un incendie en 2025.
Vers 1330, un moine de Saint-Arnoul de Metz, Jean Facon, se retire en silence au Mont-Dieu. Il y emmène ses livres, dont un au moins subsiste encore aujourd'hui (BnF, NAL, ms. 1718).
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Église de Génicourt-sur-Meuse Génicourt-sur-Meuse est à 70 km de Metz, mais au XVIe siècle, la seigneurie est partagée entre les Apremont et les Le Gronnais, depuis que François Le Gronnais y a acquis une engagère. L'église du village, dédiée à sainte Marie Madeleine, est reconstruite en 1524 et dotée de nombreuses oeuvres d'art de grande qualité. On remarque notamment des vitraux commandés par les seigneurs du lieu à Valentin Bousch ou un verrier proche de son atelier. Une poutre de gloire portait trois statues : Marie et Jean entouraient le Crucifié. La crucifixion a parfois été attribuée à Ligier Richier. Le retable polychrome est inséré dans une clôture sculptée datée de 1531, de style Renaissance, aux armes de Philippe de Norroy et de Nicole d'Apremont. Dans la nef, une série de douze fresques représentent les articles du Credo avec les apôtres et les prophètes.
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Le Saint-Sépulcre de Jérusalem L'église du Saint-Sépulcre a été construite à Jérusalem par l'empereur Constantin au début du IVe siècle pour abriter la colline du Calvaire, site de la Crucifixion, et le tombeau de Jésus, cadre de la Résurrection. Plusieurs fois reconstruit, le sanctuaire est un lieu de pèlerinage majeur à la fin du Moyen Âge. De nombreux patriciens messins s'y rendent, parfois en passant par le monastère de Sainte-Catherine, au pied du mont Sinaï. Ceux qui reviennent vivants reçoivent le titre de "voyageur de Jérusalem" et portent parfois en insigne une croix de Jérusalem. Certains écuyers sont adoubés chevaliers dans la basilique, recevant le titre de chevaliers de Saint-Sépulcre.
Ceux qui ne peuvent partir construisent des répliques : c'est le cas de la Belle-Croix, réplique du Calvaire installée sur le Désirémont, depuis appelé Bellecroix.
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Maison-forte de Génicourt Génicourt est une seigneurie de la famille d'Apremont. La maison-forte passe aux mains de Nicolas Le Gronnais dans la première moitié du XVIe siècle : il s'agit de la lointaine des seigneuries acquises par les patriciens de Metz.
La maison-forte et l'église formaient deux buttes fortifiées au centre du village. Le cadastre napoléonien montre encore un large fossé ovale qui entoure l'enclos seigneurial. La maison elle-même a été transformée et abaissée : haute d'un étage, elle fait aujourd'hui office de mairie-école.
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Université de Paris
Faute d'université en Lorraine, les Messins vont faire leurs études soit en Allemagne, en Italie, ou à Paris. Les facultés des arts libéraux et de théologie de Paris attirent un certain nombre de clercs messins, comme en témoignent les registres d'inscription.
La base de données prosopographique Studium Parisiense est consacrée aux membres des écoles et de l’université de Paris entre le XIIe et le XVIe siècle.