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Gagnage de La Horgne
Le gagnage de La Horgne était situé à Montigny-lès-Metz. En 1372, cette ferme appartenait à Jean Louve. Après sa mort en 1401, la ferme appartient à ses enfants qui sont alors encore mineurs ; en 1404, on y élève 11 bovins, 11 chevaux, 1 porc et un troupeau de 129 brebis.
Le gagnage passe alors par héritage à Nicolle Louve, fils de Jean, puis à Thiébaut Louve, fils de Nicolle, puis à Perrette Louve, fille de Thiébaut et riche héritière et qui récupère notamment de la terre de Villers-Laquenexy. Le gagnage de La Horgne semble avoir été attaché à la transmission de cette terre aux XVe et XVIe siècles. Ces biens fonciers reviennent à son époux François Le Gronnais, dont elle est la première femme. Le gagnage est ensuite légué à la mort de François à son fils Renaud, l'un de ses fils aînés issus de son mariage avec Perrette. Puis La Horgne passe à la fille de Renaud, Aimée Le Gronnais, qui épouse Michel de Barisey, un noble s'étant établi à Metz. C'est finalement François, fils de Michel Barisey et d'Aimée qui hérite du gagnage. Au décès de François vers 1600, mort sans descendance, le gagnage passe à sa nièce, Aimée de Barisey, fille de Daniel de Barisey et de Philippe Desch. Charles Quint y réside lors du siège de Metz en 1552. Le siège laisse le gagnage en ruines, il n'en reste plus aujourd'hui qu'une tour ruinée.
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Gisant de Thierry Bayer de Boppard (†1384), évêque de Metz
Dans la cathédrale Saint-Étienne de Metz se trouve aujourd'hui trois gisants datés du XIVe siècle, dont celui de Thierry Bayer de Boppard, évêque de Metz entre 1365 et 1384. L'évêque Thierry Bayer de Boppard est mort en 1384. Le gisant, localisé aujourd'hui dans la chapelle du Saint-Sacrement avec celui d'Adhémar de Monteil, est recomposé de deux fragments qui ont été mis au jour en 1899 lors du dégagement d'une niche de la crypte où ils avaient été utilisés comme matériaux de remplissage, avec d'autres monuments funéraires et sculptures. Les mains de la sculpture manquent aujourd'hui, tout comme une partie du lion sur lequel reposent les pieds du gisant.
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Grande maison de Jurue puis maison du Doyen L'histoire de ce bâtiment connu comme l'ancien hôtel de la famille de la Court connaît une trajectoire mouvementée aux XIVe et XVe siècle. La famille de la Court est un lignage messin qui est particulièrement lié au paraige de Jurue. En effet, en 1267, Jean de la Court (†1288) y possède 5 maisons localisés devant la cour de Sainte-Croix en Jurue. La maison qu'on désigne comme la « Grande maison de la Place Jurue » appartient à la fin du XIIIe siècle à Guillaume de la Court, un chanoine de la cathédrale et frère de Jean. C'est dans cet hôtel praticien qu'un autel dédié à sainte Catherine est fondé par Poince Ruèce, veuve de Nicolle de la Court (neveu de Guillaume) et par Alixette sa fille. L'autel est par la suite transféré à une date inconnue avant 1344 à l'église Sainte-Croix. Elles fondent également en 1321 l'hôpital Pontiffroy.
La maison paraît ensuite avoir passé à Amiette de la Court, fille de Nicolle et de Poince, puis en dot à son époux Jean Le Hungre. Lors du partage des biens de Jean Le Hungre en 1337 par sa veuve Amiette et par son frère Jean de la Court, la « Grand maison que fut Willame de la Court sur la Place en Jurue » passe finalement aux mains de Guillaume Le Hungre, fils d'Amiette et de Jean. On perd ensuite la trace des propriétaires de la maison pendant près d'un siècle.
Avant 1440, la cité l'achète et la transforme pour abriter l'administration des impôts. Cette acquisition s'inscrit dans une suite d'achats par la ville pour installer différentes commissions spécialisées, comme les Sept de la Maletôte qui ne peut plus œuvrer au Palais des Treize faute d'espace. À partir de 1379, ils travaillent dans une maison en location. Quelques années plus tard, la ville décide d'acquérir finalement les maisons et bâtiments dans lesquels les différentes septeries sont installées. C'est ce qui semble avoir été le cas pour la « Grande maison de Jurue » selon Pierre-Édouard Wagner.
On l'appelle désormais l'hôtel de la Bulette, car c'est là que sont rédigés les contrats concernant les propriétés : à la fin de la rédaction de chaque acte, une gouttelette de cire (nommée bulette), servait alors de validation. Mais la maison abrite aussi les services de l’enregistrement de la maltôte, un impôt extraordinaire, qui s'appliquait à des biens de consommation courante, vin, bière, cire... L’hôtel de la Bulette est aussi, plus souvent, appelé « la maison du Doyen », ou encore « la Maison de la Ville », « la maison des prisonniers ». En effet, les magistrats s’étaient réservé l’utilisation des caves ; une partie est aménagée en prison accueillant le plus souvent des prisonniers de guerre, placés sous la garde d’un « doyen des prisonniers » ; ce poste de concierge étant généralement confié au doyen des sergents des Treize. L’hôtel devient définitivement une prison en 1507 et le reste jusqu'en 1792.
En 1931-1934, le bâtiment est démoli pour laisser place à l’hôpital Sainte-Croix. Seule la porte à bossages baroques est conservée et remontée rue des Récollets. La façade que l’on voit aujourd’hui est une réplique de la façade médiévale
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Grange des Antonistes
La Grange des Antonistes était un grenier à céréales construit au début du XIVᵉ siècle par la commanderie Saint-Antoine, l'implantation messine de l'ordre religieux des Antonins, qui gérait un hôpital.
Située rue des Piques, en contrebas de la cathédrale, cette imposante structure cubique est dotée de créneaux et de fenêtres trilobées. Elle est une des trois granges médiévales conservées à Metz, avec le grenier de Chèvremont et la grange du Saint-Esprit. Au fil des siècles, elle a connu diverses modifications, notamment aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, et a été utilisée à des fins variées, y compris comme entrepôt municipal. Classée monument historique en 1994, elle a été reconfigurée pour accueillir des logements.
Les Antonistes de Metz (ou Antonins) étaient une communauté religieuse hospitalière sous le patronage de Saint Antoine l'Ermite. Cet ordre suivait la règle de Saint Augustin et se consacrait notamment à l’assistance aux pauvres et aux soins des malades atteints d'ergotisme, (le mal des ardents ou feu de Saint-Antoine).
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Haute Maison de Woippy La seigneurie de Woippy appartenait au chapitre de la cathédrale de Metz : elle comptait huit maisons-fortes, louées à des dignitaires du chapitre. La Haute Maison est l'une des deux subsistantes. Il s'agit d'une maison-tour de forme carrée et à trois niveaux, de 14 m. de haut, qui a gardé son aspect du XVe siècle, très proche de la maison-tour dite le château de Woippy, mais qui, à la différence de ce dernier, a perdu ses dépendances. La tour est encore appelée "Haute Maison de Cléry", rappelant que l'un de ses seigneurs a été le chanoine Arnould Thierri, de Clerey, trésorier du chapitre et à ce titre seigneur de Woippy.
La Haute Maison a été acquise par la municipalité en 2005.
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Hôpital Saint-Nicolas L'hôpital Saint-Nicolas est la principale fondation hospitalière de Metz du XIIe au XIXe siècle. L'évêque Bertram confirme sa fondation en 1192. Établissement de soin des malades et d'accueil des pauvres, il était géré par la municipalité de Metz. Sous la tutelle des maîtres de l'hôpital, magistrats municipaux, quatre frères et quatre soeurs convers dirigeaient une équipe de soignantes ; les malades alités formaient un des quatre groupes accueillis, avec les pensionnaires, les enfants abandonnés et les infirmes. La cité a assuré des revenus importants et réguliers pour l'entretien de l'hôpital : il possède des terres, des rentes, et de nombreux droits urbains, notamment les péages de tous les ponts (sauf le Pont Rengmont et le pont des Allemands), ainsi que le droit de recevoir le plus bel habit de tous les mourants, à charge de payer l'entretien des ponts avec cette dernière redevance. Parmi ses infrastructures, on trouve des moulins, et le monopole de la brasserie de la bière à partir de 1371. En 1392, l'hôpital reçoit également la charge de la digue de Wadrineau sur la Moselle.
Situé dans le nouveau quartier du Neufbourg, l'hôpital est rapidement entouré par un nouveau quartier. Les bâtiments s'ouvraient sur la rue du Neufbourg ou de la Fontaine à l'ouest, et sur le Champ-à-Seille de l'autre côté, à l'est. Après un incendie en 1492, les bâtiments sont reconstruits. Les poutres de la nouvelle charpente sont datées de 1512 et le portail flamboyant conservé place Saint-Nicolas date de 1518 : il porte les traces de trois piédestaux pour trois statues disparues.
L'hôpital en déclin au XVIIIe siècle demeure en service tout au long des XIXe et XXe siècles. Les bâtiments subsistant ont été reconvertis en habitations en 1986.
L'hôpital a développé un réseau de fondations dans le pays de Metz, des maladreries, notamment pour les lépreux confinés hors de la ville, et des gagnages qui assuraient les revenus de l'institution, comme la ferme Saint-Ladre.
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Hôtel Baudoche dit hôtel du Passe-Temps L'hôtel Baudoche est fondé par Pierre Baudoche entre 1486 et 1488, selon la chronique de Philippe de Vigneulles, qui le compte parmi les trois belles maisons qui ont été édifiées de son temps, avec l'hôtel de Heu et la Haute-Pierre. Il était composé de nombreux corps de logis. Situé sur l'île du Pontiffroy, au bord de la Moselle, il s'agit d'une maison de plaisance destinée aux loisirs, comme son nom l'indique. D'autres hôtels longeaient la Moselle, comme l'hôtel Bonne-Aventure et l'hôtel Vide-Bouteille. Sur la façade du Passe-Temps était gravée l'inscription suivante :
Passe-Temps pour gens solacier,
Est nommée ceste maison,
Qui par avant longue saison,
Se nommait le moulin Grangier
Les chroniques rapportent plusieurs visites de princes à Metz, logés à l'hôtel Baudoche. Le roi des Romains Maximilien de Habsbourg y loge le 27 septembre 1498. Les duchesses de Lorraine en font de même : Philippe de Gueldres en 1498 et Renée de Bourbon-Montpensier en 1523. À la mort de François Baudoche, petit-fils de Pierre, en 1558, l'hôtel sort du patrimoine familial. En 1560, il appartient à Jean de Morbach, un échevin de Sierck. L'hôtel prend alors le nom de maison de Morbach. Claude de Chastillon, qui réalise plusieurs gravures de bâtiments remarquables de la ville, représente le Passe-Temps tel qu'il était en 1610, nous donnant un aperçu de l'ampleur du complexe.
L'hôtel est par la suite acheté par Paul Ferry en 1637 et revendu en 1650. Après 1690, l'édifice en ruines est démembré et les bâtiments sont peu à peu détruits entre 1737 et le début du XIXe siècle. Il n'en reste plus aujourd'hui qu'une tour visible sur le site du Lycée Fabert, et une cheminée monumentale déposée au musée de la Cour d'Or.
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Hôtel de Burtaigne L'hôtel de Burtaigne a été construit par Michel Le Gronnais, fils de François Le Gronnais, vers 1531. Il associe des décors Renaissance et une structure traditionnelle aux maisons du patriciat messin. Comme l'hôtel de Heu rue de la Fontaine, il comprend deux bâtiments (4 et 6 place des Charrons), l'un large et l'autre profond, donnant sur une cour. À la mort de Michel, l'hôtel passe à son fils Jacques Le Gronnais.
La façade est décorée de 8 modillons sculptés, dont une tête et sept animaux, un lion qui porte un écu, un chien et plusieurs griffons.
L'hôtel se situe dans le quartier d'Outre-Seille, sur une place entre la grande rue Mazelle et la rivière, juste en face du Champ-à-Seille.
En février 1532, le jour des noces du neveu de Michel, Claude Le Gronnais, avec Catherine de Créhange, une partie de la galerie de l'hôtel s'effondre, là où avaient pris place la jeune mariée et une partie des invités. L'accident ne fait heureusement aucune victime.
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Hôtel de Heu La famille de Heu habite au Neufbourg depuis le XIIIe siècle. Situé aux 19 et 21 rue de la Fontaine, le bâtiment actuel est reconstruit par Nicolle III de Heu. Philippe de Vigneulles la compte parmi les trois belles maisons qui ont été édifiées de son temps (avec le Passe-Temps et la Haute-Pierre) et, ailleurs dans ses Chroniques, la décrit comme « la plus belle maison de Metz ».
L'hôtel de Heu comprend deux corps de bâtiment autour d'une cour et un escalier à vis. L'escalier est éclairé par une très belle fenêtre mais la tour escalière est dissimulée derrière la façade. Le n°21 occupe la longueur de la parcelle ; ses trois niveaux sont bien apparents. Les ouvertures du rez-de-chaussée ont disparu depuis l'époque où Migette les a dessinées. Au premier étage, la salle d'apparat est éclairée par une belle série de 14 fenêtres à tympan trilobé. Au-dessus s'étend l'attique, 2e étage sous les toits. Le second corps, au n°19, est construit en longueur entre la rue et la cour et surplombe la porte cochère.
Reconstruit à l'époque moderne, il compte désormais quatre étages. Mais au 2e étage, qui correspond à l'ancien 1er étage, on identifie encore six tympans de fenêtre de style gothique flamboyant ainsi qu'un beau dais sculpté, qui devait protéger une statue.
Les Heu étaient présents rue de la Fontaine depuis le XIIIe siècle : elle s'appelait alors la Saint-Nicolasrue, du nom de l'hôpital Saint-Nicolas situé à côté. Roger de Heu est installé du côté est de la rue. Son fils Thiébaut achète plusieurs terrains du côté ouest et y construit un vaste hôtel.
En 1521, Nicolle III de Heu y célèbre le mariage de sa fille Catherine avec Jean de Haussonville, chevalier et seigneur d'Essey.
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Hôtel de Philippe Le Gronnais Cet hôtel s'élevait place Saint-Martin, en face de l'église du même nom. Lors de la destruction de l'immeuble, la façade a été démontée et remontée dans la cour du musée de la Cour d'Or, en face du grenier de Chèvremont.
L'entrée sur la cour se fait à gauche de la façade par une porte et un grand porche. Le bâtiment lui-même compte deux étages. Les ouvertures du rez-de-chaussée n'ont pas été conservées, sauf la belle porte du côté gauche. Au premier étage, deux séries de trois hautes fenêtres s'ouvraient peut-être sur une salle d'apparat. Le deuxième étage est ouvert de six fenêtres plus petites. Cette belle maison est un exemple rare de construction civile de la fin du XIIIe siècle qui peut être rattaché à son propriétaire, Philippe le Gronnais, le plus puissant financier messin de la fin du XIIIe siècle. En 1285, celui-ci réside déjà en face de Sait-Martin quand il achète la maison voisine, avant de faire les travaux à l'origine de l'hôtel.
Les propriétaires du XVe siècle sont bien documentés : l'hôtel est alors appelé hôtel Roucel, du nom de cette famille de paraiges. L'hôtel est sans doute passé aux mains des Roucel par le mariage de Henri Roucel à Marguerite Le Gronnais dit Volgenel au début du XVe siècle. À la mort de Nicolle Roucel dit de Vésigneul, leur fils, il passe en héritage à Georgette Roucel, femme de Gérard Perpignant seigneur de Luttange, maître-échevin en 1477. Il passe ensuite en héritage à leur fille Alixette Perpignant, femme de Jean Le Gronnais.
Lors du siège de 1552, le couvent de Saint-Symphorien est détruit : l'abbé acquiert la maison pour reloger sa communauté. L'hôtel est alors appelé « la Grand’maison de feu messire Jehan le Grosnay, sise devant l’église Saint-Martin ». Elle devient le noyau du nouveau Saint-Symphorien. Elle échappe à la destruction quand le couvent est supprimé en 1768 et transformé en maison de correction puis en prison.
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Hôtel de Raigecourt, place Sainte-Croix Au XVIe siècle, la famille de Raigecourt possède un hôtel place Sainte-Croix. Après 1518, Philippe de Raigecourt acquiert l'hôtel Saint-Livier et la maison à la haute tour, à proximité immédiate. En 1541, l'hôtel est occupé par Anne Remiat, veuve de Philippe de Raigecourt, qui y reçoit l'empereur Charles Quint lors de sa visite à Metz.
En 1639, les soeurs de Sainte-Élisabeth s'installent dans l'hôtel et le transforment en église. Une vue d'Auguste Migette montre qu'au XIXe siècle, l'ancien couvent devenu dépôt de manufactures des tabacs a gardé la façade Renaissance de l'hôtel, percée d'une rosace. Comme l'hôtel de la Bullette son voisin, l'hôtel de Raigecourt est démoli lors de la construction de la maternité Saint-Croix en 1930, elle-même transformée en logements dans les années 2010.
Le musée de la Cour d'Or conserve une cheminée monumentale ornée de griffons et une gargouille en provenance du couvent Sainte-Élisabeth : datables des XVe et XVIes siècles, ces objets sont probablement les derniers vestiges de l'hôtel de Raigecourt.
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Hôtel dit de Didier Collat Cette maison se trouve à l'angle de la rue Taison avec la Fournirue. Elle possédait une tour escalière sur la rue Taison. La fenêtre d’angle à pan coupé peut dater de la première moitié du XVIe siècle.
L'historiographie l'a identifié comme la maison du changeur Willaume Collat, mentionné (sans adresse) par Jean Aubrion en 1478. C'est une erreur : toujours selon Aubrion, c'est le marchand Didier Collat qui habite à l'angle en 1499 quand il est condamné par la cité pour avoir fait appel à l'empereur dans une affaire judiciaire. Il est possible que Didier ait bientôt habité cette maison, mais il a aussi pu habiter la maison d'en face.
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Hôtel Saint-Livier L'hôtel Saint-Livier dresse encore sa tour au sommet de la colline Sainte-Croix, monument historique et lieu de mémoire, témoin du bâti ancien de la cité et de ses légendes. Il a longtemps été considéré comme une maison romane, dont la tour rappelait l'architecture « italienne » des palais de Metz ; ce souvenir s'ajoutait à la légende médiévale qui en faisait la maison de saint Livier, le chevalier martyr, très populaire à Metz. Au XIXe siècle, Wilhelm Schmitz consacre 9 de ses 81 planches au seul hôtel Saint-Livier, témoignage unique de l'architecture profane du XIIe siècle. Les études archéologiques et historiques récentes permettent de rendre cette maison à l'histoire et de la comprendre comme un « objet évolutif ».
La façade gauche présente de nombreux détails d'architecture romane. Une étude archéologique a montré que ces éléments étaient des remplois d'un bâtiment du XIIe siècle dans des murs gothiques. On peut considérer que la reconstruction a voulu préserver l'aspect ancien du bâtiment, peut-être déjà auréolé de légendes : la maison Saint-Livier possédait une valeur patrimoniale dès l'époque gothique, sans doute à cause du souvenir de saint Livier. Mais celui-ci s'étendait-il à toute la maison ? Pierre-Edouard Wagner a montré qu'au XVe siècle, deux bâtiments sont indépendants : la maison de Saint-Livier et ses fenêtres romanes au nord (à gauche depuis la rue), l'hôtel au sud (à droite), qui comptait alors deux hautes tours. Après 1518, la famille de Raigecourt acquiert les deux maisons et en fait une vaste demeure patricienne, appelée maison de Mardigny sur le plan de 1575, d'après la seigneurie dont Anne Desch a héritée. La fresque Renaissance découverte dans le bâtiment sud peut dater de cette période.
Les bâtiments sont largement reconstruits à l'époque moderne et l'une des deux tours est démolie. L'hôtel Saint-Livier abrite aujourd'hui le Fonds régional d'art contemporain.
En 2002, un plafond peint médiéval est découvert lors des études archéologiques : les 14" planches ont été remployées comme un plancher : son décor n'est plus lisible.
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Jubé des Grands Carmes Dans les églises, le jubé séparait la nef du chœur et servait de tribune pour la lecture des Évangiles, marquant une transition entre les fidèles et le clergé. Celui de l’église des Grands Carmes de Metz était célèbre pour sa beauté : cette structure gothique flamboyante en pierre finement ajourée, était ornée de motifs trilobés, de pinacles et de décors végétaux. Admiré pour sa délicatesse, il impressionna Louis XV lors de sa visite en 1744. Après la Révolution, il fut démonté et expédié à Paris, où Alexandre Lenoir le conserva au Musée des monuments français, avant que l'impératrice Eugénie s'en empare pour sa chapelle du château de la Malmaison. La plupart des fragments sont ensuite passés en main privée et ont disparu au XXe siècle. Trois éléments, une niche à baldaquin et deux portails, ont été rachetés par le musée de la Cour d'or en 1960 et ont regagné Metz. Ils y ont rejoint deux fragments de pinacle et de claire-voie restés sur place à la Révolution.
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La Haute Bévoye
Deux gagnages étaient situés sur l'ancien chemin entre Metz et Peltre, la Haute Bévoye et la Basse Bévoye. La Haute Bévoye, sur une colline, est documentée dès le XIIIe siècle. Propriété du sénéchal de l'évêque de Metz, elle est vendue en 1260 à des patriciens. En 1314, les propriétaires, héritiers de Pierre de Raigecourt, sont en procès contre les seigneurs de Peltre qui contestent l'extension de leurs pâtures.
En 1404, elle appartient à « Jehan Xaippey », c'est-à-dire Jean de Raigecourt, dit Xappel ; on y élevait alors 12 bovins et 8 chevaux. En plus d'un logis du XVIIIe siècle et de bâtiments d'exploitation, le plan du château médiéval reste lisible, quatre ailes en rectangle entourées d'un fossé ; deux ailes et trois tours rappellent l'état initial.
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Les Ponts des Morts Au début du XIIIe siècle, la Moselle était franchie par un pont sommaire proche de l'Hôpital Saint-Jean, et surtout par un gué (« wade »), qui a donné son nom à la rue de la Garde. En 1222, l'évêque de Metz concède à la cité la vente du meilleur habit de tous les futurs défunts. La taxe permet la construction d'un nouveau pont, composé de deux ouvrages successifs, le Premier pont des morts, ou Moyen-Pont, entre la rive et l'île, et le Pont des morts, ou Grand pont des morts, entre l'île et la rive gauche.
La cité cède le droit sur les habits à l'hôpital Saint-Nicolas, avec la charge d'entretenir le pont, puis, en 1289, de le reconstruire en pierre. Les travaux sont terminés en 1336. Au XIVe siècle, les deux ponts sont fortifiés : leurs arches sont munies de herses et ils sont défendus par des tours, puis par un « chastel » et des galeries crénelées. Le grand pont devient un lieu d'exécutions judiciaires : certains condamnés sont noyés dans la rivière, tandis que d'autres sont exécutés au lieu dit « Entre deux ponts ».
En 1581, la cité reprend à l'hôpital la gestion des ponts. Les deux ponts ont depuis été plusieurs fois reconstruits. Si le Moyen-Pont a conservé son site et ses quatre arches, décorées de mâchicoulis néo-médiévaux, le Grand pont a été reconstruit plus au nord lors des travaux de Fort-Moselle.
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Maison canoniale n°7, dite Hôtel de Gargan Ce très bel hôtel urbain est situé aux 9 et 11 en Nexirue : il s'agit de la seule maison canoniale qui a conservé son aspect extérieur.
La maison principale, dont la taxe d'achat s'élevait à 50 l. en 1330, est régulièrement vendue « avec les maisonnettes qui l'entourent ». Elle est occupée par le trésorier Simon Noiron entre 1408 et 1435, par Guillaume Huyn entre 1439 et 1447, avant qu'il quitte Metz pour Rome après sa nomination comme cardinal. Nicolle Desch réaménage la maison et construit une salle ornée de devises morales. Jacques d'Insming fusionne les maisons et constitue ainsi un vaste hôtel unifié par un mur écran, achevé vers 1500.
À l'époque moderne, l'hôtel devient une salle de jeux (jeu de paume, tripot, comédie) et son origine médiévale se perd. Au XIXe siècle, il a été habité par le baron de Gargan, qui lui a donné son nom. Plusieurs pièces médiévales sont alors démolies, dont Auguste Prost a recueilli des descriptions. L'hôtel est actuellement occupé par une résidence privée.
La façade est inscrite au titre des Monuments historiques : elle est typique des grandes maisons messines de la fin du Moyen Âge. Un porche s'ouvre au rez-de-chaussée. L'étage noble est éclairé par une série de fenêtres géminées séparées par une colonnette torse, qui est (conservée dans la partie droite du bâtiment seulement. L'attique est doté de grandes fenêtres à tympan trilobé. Le mur écran dissimule le toit et se termine par un crénelage. La maison possède une cour secondaire avec un crénelage et des fenêtres à tympans, ainsi qu'un porche à portique (aujourd'hui muré) et également une tour qui a été abattue en 1839.
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Maison des Plaids Annaux, Lorry-les-Metz La maison des Plaids Anneaux de Lorry (au 60 de la Grand Rue) est un témoignage exceptionnel de maison de justice d'une seigneurie rurale. Là se tenaient les séances de la justice seigneuriale et le paiement du cens. La maison portait la date de 1551 selon Ernest de Bouteiller. Elle abritait la Table des plaids, où les villageois venaient déposer les redevances seigneuriales et les dîmes.
La maison existe encore mais presque toutes les ouvertures ont été transformées. La grande poutre qui soutient le premier étage est encore visible.
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Maison des têtes La Maison des têtes a été construite entre 1518 et 1529 au 33 en Fournirue : les dates étaient inscrites sur un écu au linteau de l'escalier. Elle doit son nom aux cinq bustes sculptés qui figuraient sur sa façade. Le plan de la maison est celui des principaux hôtels particuliers messins depuis le Moyen Âge : une maison bloc à deux étages avec une galerie au premier, l'étage noble, et une tour d'angle abritant un escalier à vis. Mais par son décor, cette maison était peut-être le plus bel exemple de décor Renaissance du début du XVIe siècle à Metz. Le projet de démolition, à la fin des années 1960, rencontre une vive opposition : la maison des Têtes devient le symbole de la destruction brutale du patrimoine ancien de Metz. La maison est détruite en 1974 lors de la construction du centre Saint-Jacques. La façade a été reconstituée en 1976, mais au n°51 en Fournirue. Les bustes qui y figurent sont des reproductions.
À la fin du XVIe siècle, la Maison des têtes était la demeure de l'orfèvre Jean Aubry et a pu être construite par un de ses ancêtres. La façade et l'escalier de la maison étaient ornés de nombreuses sculptures Renaissance. Quatre des bustes ont été déposés et vendus en 1913, sont aujourd'hui conservés au musée de la Cour d'or qui les avaient rachetés en 1973. Le cinquième buste est lui conservé au Museum of Fine Arts de Boston. Une autre sculpture de tête, qui ornait la cour, est au musée de la Cour d'or. Deux dernières têtes sculptées ont disparu et ne sont plus connues que par des relevés de l'archéologue Wilhlem Schmitz à la fin du XIXe siècle.
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Maison forte de Jouy-aux -arches La maison-forte de Jouy-aux-Arches est une tour-résidence construite au XVIème siècle, comparable aux tours de Fleury, Longeville ou Woippy. Deux tours d'angle rondes aux toits coniques flanquent un corps de bâtiment rectangulaire à deux étages.
A partir de 1262, la seigneurie de Jouy-aux-Arches était un fief du duché de Bar, partagé en deux bans seigneuriaux, le ban de Courdemange et le ban d'Aweu. Plusieurs familles de paraiges messines se partagent l'autorité sur ces bans, notamment les Raigecourt, de Laïtre et Le Gronnais.
La maison-forte est engagée par le duc de Bar à Poince le Gronnais et Perrin Besange dans les années 1440. La maison ainsi que plusieurs parts de la seigneurie appartiennent à la famille Le Gronnais aux XVe et XVIe siècles, à Renaud dit le Jeune et sa femme Isabelle Bataille en 1480, à Renaud dit le Vieux en 1504, puis aux cousins Michel et François pour une moitié chacun. La fille de Michel, Claude, épouse Christophe d'Orjault, qui se dit seigneur de Jouy.
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Maison médiévale, 8, rue Coislin
La maison du 8, rue Coislin était au XIXe siècle un des derniers témoins de l'urbanisme médiéval du Champ-à-Seille, la plus grande place de Metz, détruite pour construire des casernes au XVIIIe siècle. Elle est documentée par un dessin d'Auguste Migette qui représente une maison à deux étages et à mur-écran, ouverte sur la place par deux hautes arcades brisées. La maison est dotée au premier étage de deux galeries de fenêtres en lancettes à tympans trilobés. On reconnaît l'élévation typique des hôtels des XIVe-XVe siècles, dont les façades s'harmonisaient sur la place. La maison a été détruite en 1893.
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Maison rue du Pont-à-Seille
Cette maison était accolée au chevet de la chapelle de la Chapelotte, rue du Pont-à-Seille. Quand Auguste Migette la dessine en 1849, elle est très délabrée et mitée par des constructions précaires, comme l'échoppe n bois d'un cordonnier. On y reconnaît encore un hôtel médiéval à deux étages et mur-écran. Au rez-de-chaussée, une arcade boutiquière en arc surbaissé était accompagnée sur sa gauche d'un accès à la cave depuis la rue. Deux fenêtres à tympans trilobés subsistaient à ce niveau, ainsi que trois fenêtres aux encadrements Renaissance à l'étage.
La rue entière a été démolie et se situe au niveau de l'actuelle place du Pont-à-Seille.
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Maison-forte de Lorry La maison-forte de Lorry se situait à l’entrée du village, à proximité de la rue principale, sur le chemin menant à Vigneulles.
À la fin du XIIIᵉ siècle, la seigneurie de Lorry appartient aux trois fils de Thiébaut de Laître, membre du paraige d’Outre-Seille : Jennat, Burnequin et Uguignon. Comme Jennat et Burnequin meurent sans héritier, la terre revient à Jean, fils d’Uguignon. Celui-ci la transmet ensuite à son propre fils, Pierre de Laître, dit « Noirel ». Martin de Laître, fils de François et petit-fils d’Uguignon, est également mentionné comme seigneur de Lorry. Il est possible que son père, François, ait lui aussi détenu la seigneurie avant lui. En 1489, la maison-forte appartient à Conrad de Serrières du paraige du Commun.
Plutôt qu'un château, le bâtiment du XVe siècle est une grosse maison rectangulaire, qui adoptait les formes de l'architecture urbaine présente à Metz, en y ajoutant quelques éléments de défense. Elle est entièrement détruite en 1944.
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Maison-forte de Louvigny (ban Bazin) Il y avait au XVe siècle trois maisons-fortes à Louvigny, car le village était divisé en trois bans seigneuriaux. Il semble que le ban Bazin appartenait en 1387 à Nicole Mortel, qui la cède ensuite à Jean de Jametz. En 1396, Jean Dieu-Ami acquiert le ban en gagière et le possède en 1404. Par sa fille Perrette, la maison-forte passe ensuite dans la famille Le Gronnais. Claudine ou Claude Le Gronnais, épouse de Christophe d'Orjeault, en hérite de son père Michel. Le couple fait reconstruire le bâtiment qui avait été endommagé par la guerre de 1490. Un cartouche daté de 1536 permet de dater l'achèvement des travaux. La maison-forte est alors une place de défense dotée de canonnières et une demeure de plaisance dont il reste quelques décors peints. Le plan cadastral de 1825 montre la maison-forte entourée d'un fossé et précédée à l'est, en face de l'ancienne église, d'une basse-cour bâtie sur trois côtés.
Pendant la Première guerre mondiale, le site sert de poste de commandement allemand et subit de graves dommages, à cause notamment de la construction de blockhaus. La maison-forte est restaurée par une association dans les années 1990 et inscrite aux Monuments historiques, puis à nouveau abandonnée. La face nord du bâtiment est la mieux conservée aujourd'hui.
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Maison-forte de Magny La maison-forte de Magny est attestée à partir de 1444. Elle se trouvait à proximité de l'église Saint-Martin encore présente de nos jours. Encore en bon état à la fin du XIXe siècle, elle a complètement disparu.
Au début du XVIe siècle, Claude puis François Baudoche sont seigneurs de Magny.