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Digue des Pucelles La digue des pucelles, située à côté du Moyen-Pont de Metz, est attestée à partir de 1411. Elle tire son nom du couvent des Grandes-Pucelles installé au XIe siècle à proximité et disparu en 1560, plutôt que d'une légende voulant que des jeunes filles se baignant dans le bras intérieur de la Moselle aient été poursuivies par des hommes mal intentionnés ; elles auraient alors sauté dans un trou profond, préférant la noyade au déshonneur.
La digue est construite pour réguler le niveau du bras intérieur de la Moselle, empêchant des inondations et conduisant le courant vers les moulins du Petit Saulcy. Elle a aussi une vocation militaire, pour défendre l’île d’Outre-Moselle : elle est au Moyen Âge garnie d’un beffroi aujourd’hui disparu. Enfin, la digue des Pucelles est occupée par une pêcherie au XVe siècle.
Elle est reconstruite de nombreuses fois durant le XVe siècle, mais garde sa structure basée sur dix arches encore observables de nos jours.
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École rabbinique (1619-1847)
Une communauté juive se réimplante à Metz à l'époque moderne lors de l'occupation française. Elle installe ses bâtiments religieux en Basse-Saulnerie en 1619. La synagogue a été détruite en 1847, l’école rabbinique en 1853. Des sculptures provenant de l'école rabbinique sont encore conservées.
Selon un témoignage oral recueilli par Auguste Migette, les bâtiments auraient occupé le premier emplacement du couvent des Carmes, après 1254 et avant 1275. Le décor intérieur représenté par Migette constitue un précieux témoignage de l'habitat du XIIIe siècle, préservé jusqu'au XIXe siècle.
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Église de Fèves L'église de Fèves, consacrée à sainte Sérène puis aujourd'hui la Nativité-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie, était la chapelle d'un prieuré de l'ordre des Prémontrés, et dépendait de l'abbaye de Saint-Pierremont. Elle est reconstruite au début du XVIe siècle, alors que Nicolas Collignon de Briey est abbé de Saint-Pierremont et que Lambert Pierresson est prieur. Une clé de voûte porte la date de 1509. On remarque aussi les dates de 1523 sur la clef de voûte de l'abside et de 1529 sur un contrefort. Le bâtiment se compose d'une abside à trois pans, d'une nef de trois travées et d'un clocher-porche. Les trois baies de l'abside conservent des vitraux de Thomas de Clinchamp, maître-verrier de la cathédrale de Metz.
Le clocher, du XVIe siècle pour sa partie basse, conserve une remarquable décoration qui mêle une structure gothique flamboyant à des détails empruntés à la première Renaissance (putti, guirlandes, etc.)
Devenue église paroissiale en 1761, l'église est aménagée en style néo-gothique à la fin du XIXe siècle sous la direction de Paul Tornow, avec notamment la construction d'une flèche sur le clocher.
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Église de Lessy L'église du village de Lessy est dédiée à saint Gorgon. Cet édifice est une « petite forteresse », reconstruite dans le style gothique flamboyant, elle est composé d'une nef de trois travées, de deux chapelles et d'une tour forte du XIIIe siècle. Selon Truttmann, cette tour est un ancien donjon transformé en clocher. Ses murs, d’une épaisseur d'1m60, sont percés de meurtrières. Le portail et le chœur à oculus datent du XVe siècle. Dans la chapelle, les fresques gothiques représentent saint Pierre et saint Paul. Des cadrans solaires sont encore visibles sur la façade du donjon construit en pierre jaune de Jaumont.
Le cimetière conserve des traces de fortifications.
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Église des Grands Carmes L’église des Grands Carmes de Metz était un édifice majeur du paysage religieux et architectural messin, construit dans le cadre de l’expansion des ordres mendiants en Europe. Bien que l’édifice ait en partie disparu après la Révolution française, son importance est attestée par des sources médiévales, des relevés anciens et des études contemporaines qui permettent de reconstituer son histoire et son influence.
Les Carmes s'installent en Aiest, au nord de Metz, à la fin du XIIIe siècle. L'église est reconstruite fin XIVe siècle, grâce au mécénat du duc Robert de Bar : sa construction, qui s’étale sur plusieurs décennies, est marquée par l’influence de Pierre Perrat, architecte qui travaille également à la cathédrale Saint-Étienne. Elle mesurait 40 m. de long sur 18 m. de large. Une gravure d'Israël Silvestre (1621-1691), un dessinateur et graveur lorrain, documente son aspect extérieur.
Lors de la construction du bastion de Guise en 1551, le couvent est en partie détruit, mais l'église est préservée. En 1744, Louis XV, de passage à Metz, visite l’édifice et s’émerveille devant la complexité de son jubé, doutant que sa claire-voie délicatement sculptée puisse être en pierre.
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Église Notre-Dame d'Ancy-sur-Moselle L'église d'Ancy porte le vocable Notre-Dame de l'Assomption. Elle est construite au XIVe siècle et fortifiée vers 1350. Le clocher, seul reste d'une église romane précédente, était couronné d'un hourd en bois, galerie de circulation pour les défenseurs. Ce hourd disparaît en 1863. Lors des travaux de restauration après la seconde guerre mondiale, le hourd est remplacé et la flèche encore visible aujourd’hui est construite.
Une inscription commémorant la prise de l'église et de son fort-moutier ainsi que le massacre des hommes du village en 1490 est placée sur le clocher.
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Église Saint-Alban de Sorbey L’église Saint-Alban de Sorbey a été reconstruite en 1896 dans un style néo-roman. Le bâtiment précédent construit dans le style roman pourrait remonter au XIe siècle.
L'abbé Adam Pefferkorn, pionnier de la photographie en Moselle, a photographié l'église romane peu de temps avant sa destruction : le chœur avait perdu sa couverture et était étayé. Le seul vestige de l’édifice primitif est le clocher roman, disproportionné par rapport à l'énorme église néo-romane.
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Église Saint-Arnould d'Arry L'église Saint-Arnould d'Arry dépendait de l'abbaye Saint-Arnoul de Metz. Construite à partir du XIIIe siècle, époque de transition entre roman et gothique dans la région, elle serait une des plus anciennes églises fortifiées de la région. La tour au-dessus du chœur est un puissant donjon rectangulaire, adapté à l'artillerie au XVe siècle. Deux échauguettes témoignent peut-être d'un ancien chemin de ronde installé sur un toit en terrasse.
La nef est lambrissée, rectangulaire, de 14 m sur 8, avec une nef collatérale. Le choeur rectangulaire est voûté d'ogives. La chapelle de la Vierge, édifiée en retrait du chœur et moins haute que lui, peut dater du XIVe siècle. Un avant chœur est séparé de la nef par un arc triomphal reposant sur deux colonnes aux chapiteaux sculptés.
La porte d’entrée est surmontée d'une statuette de saint Arnould assis dans une niche.
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Église Saint-Clément de Lorry-les-Metz Saint-Clément de Lorry est une église gothique, construite dans la seconde moitié du XVe siècle, située sur un tertre gardé par des murs. Elle était composée d'un vaste chœur carré, d'une courte nef et de deux chapelles latérales carrées formant le transept. Le clocher, très élancé, est supporté par quatre puissants piliers. Au-dessus du portail, une large baie gothique est surmontée aujourd'hui d'une baie géminée en arc brisé. Celle-ci remplace une ouverture plus petite qui commandait une bretèche, dont on voit encore les corbeaux de pierre de part et d'autre de l'ouverture. Les armes des Baudoche, présentes sur une clé de voûte de l'avant-choeur, permettent selon Ernest Bouteiller d'identifier le mécénat de Pierre Baudoche.
L'église a été agrandie en 1822, perdant son plan en croix grecque par l'adjonction de bas-côtés. Des fenêtres néo-gothiques ont remplacé les ouvertures étroites de l'église fortifiée. Du XVIe siècle jusqu’à la révocation de l’Édit de Nantes, l’église de Lorry relève du culte reformé.
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Église Saint-Clément de Marange L’église Saint-Clément de Marange est une église-halle de style gothique tardif, qui a replacé un édifice plus ancien. L’église est citée pour la première fois en 997, dans la confirmation par l’empereur germanique Otton III d’une donation faite en 971 par Adalbéron, archevêque de Reims, pour réformer l’abbaye ardennaise de Mouzon.
La nef de l'église-halle a probablement été construite dans la seconde moitié du XVe siècle, et le chœur dans la seconde moitié du XVe. L'église a été agrandie de deux travées du côté ouest en 1788-1790. Un ossuaire date de 1606.
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Église Saint-Étienne-le-Dépenné Cette église était aux XIIIe et XVIe siècles l'une des trois paroisses du quartier d'Outre-Seille, avec Saint-Eucaire et Saint-Maximin. Elle n'est pas dédiée à saint Étienne le diacre et premier des martyrs, comme la cathédrale, mais au saint pape Étienne, décapité en 257 (en ancien français : « dépenné »). L'église est reconstruite aux XIVe et XVe siècles. La paroisse est supprimée à la Révolution et les bâtiments sont démolis ou lotis pour abriter entrepôts et habitations.
Le 22 février 1872, Auguste Prost assiste à la démolition du chœur de l'église et relève plusieurs inscriptions. Des vestiges de l'église sont encore visibles rue Gaudrée.
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Église Saint-Eucaire Fondée dans l'Antiquité, l'église Saint-Eucaire tient son nom du premier évêque de Trèves, Eucarius. Elle a gardé un clocher roman, le reste du bâtiment a été reconstruit aux XIVe et XVe siècles. La paroisse était l'une des trois paroisses du quartier d'Outre-Seille, la 3e paroisse la plus peuplée de Metz en 1445 avec une population d'artisans, qui travaillaient notamment le cuir (tanneurs et corroyeurs) et le drap (tisserands, teinturiers), ainsi que des vignerons.
Au XIVe siècle, l'église abrite la "bancloche", la cloche de la ville, qui appelle les citoyens au ban ; mais en 1381, la cloche est installée dans la tour de Mutte de la cathédrale et Saint-Eucaire perd son rôle municipal.
Parmi les curés de la paroisse, on compte Pierre de Saint-Dizier, le premier chroniqueur messin écrivant en français dans les années 1430-1440.
Cette paroisse populaire comptait peu de patriciens. La famille Desch possédait un hôtel particulier à proximité. La chapelle Saint-Blaise leur a servi de chapelle funéraire.
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Église Saint-Livier L'église Saint-Livier était une église paroissiale située dans le quartier du Pontiffroy. Construite au IXe siècle, elle portait alors le nom de saint Polyeucte, dont le culte était célébré par les Francs au Haut Moyen Âge. Au Xe siècle, l'évêque Thierry Ier amène à Metz les reliques de saint Livier, un soldat messin qui aurait été décapité par les Huns. Selon la légende, le cortège fait étape à Saint-Polyeucte avant d'arriver à destination à l'abbaye Saint-Vincent. Il est alors impossible d'enlever de l'église : le miracle entraîne leur conservation à Saint-Polyeucte. La paroisse prend le nom de Saint-Livier au XIIIe siècle, quand la légende d esaint Livier se développe, jusqu'à faire l'objet d'un roman.
Le choeur date du XIIIe siècle ; la nef est reconstruite en 1515. L'église est en partie détruite par un ouragan en 1690. La paroisse est supprimée à la Révolution française, l'église partagée en logement en 1798. Suite aux réaménagements du Pontiffroy dans les années 1970, le bâtiment est largement détruit, mais on conserve les vestiges de la nef et de l'abside.
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Église Saint-Marcel d'Ennery L'église Saint-Marcel d'Ennery a été reconstruite a la fin du XVe siècle ; le choeur flamboyant est toujours conservé. Les vitraux du chœur sont réalisés en 1548 par le maitre verrier Valentin Bousch.
L'église servait de chapelle au château de la famille des Heu, seigneurs d'Ennery durant plusieurs siècles. Au XIXe siècle, l'église est restaurée avec l'ajout du clocher en 1857 et sa façade qui a été rénovée.
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Église Saint-Pierre de Luttange L’église Saint-Pierre de Luttange, datant à l’origine du XIIIe siècle, est plusieurs fois détruite à l'époque moderne, et totalement reconstruite en 1881 sous l’impulsion du curé Eugène Watrin. Grâce à l’architecte Hermann, originaire de Thionville, l’église est consacrée le 4 octobre 1882, sous un style néo-gothique. L’édifice a été construit en plan de croix latine. Il est composé d’une nef centrale plus haute que les bas-côtés, d’un chœur et d’un clocher.
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Église Saint-Pierre de Mey L'église Saint-Pierre de Mey était la paroisse de Mey et de Vantoux.
Elle fait partie des quelques églises romanes du pays de Metz, bâties fin XIe ou début XIIe siècle.
L’église comprend un narthex occidental « messin » de trois travées, dont l’une d’elle supporte le clocher fortifié. Sa nef est de plan rectangulaire, son abside semi-circulaire. Sur le côté sud de la nef se trouve la porte médiévale. Son linteau sculpté, d'un peu plus de 2 m de long peut dater de l’époque carolingienne et représente un lion à visage humain, une sirène tenant à deux mains sa double queue de poisson, ainsi qu'un dragon. Le clocher a été fortifié au XVe siècle : au-dessus de la porte, une bretèche est portée par deux corbeaux.
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Église Saint-Pierre de Norroy-le-Veneur Norroy était un riche village dépendant du comté de Bar : Veneur est une déformation de l'ancien français « vineor », viticole. À flanc de coteau, son église Saint-Pierre est peut-être la plus impressionnante des églises fortifiées lorraines.
La partie la plus ancienne est la crypte romane (vers 1050 selon François Voltz). Cette crypte est située sous le chœur et permet de rattraper la déclivité du terrain. Elle forme un rectangle d'environ 8,40 m sur 6,30 m, de trois nefs et de trois travées. Ses voûtes d'arêtes reposent sur quatre colonnes monolithiques.
L'église est reconstruite à la fin du XIIIe siècle. La tour ouest est un donjon carré aux murs très épais, dans la salle à l'étage comportait une cheminée. Une tour de chœur lui fait face à l'est, dotée de mâchicoulis. Les voûtes de la nef datent des années 1434-1453 pour les deux premières travées (une clé de voûte portent les armes de René d'Anjou de ces années-là) ; dans les deux travées suivantes et le chœur, elles sont voûtées de liernes et de tiercerons flamboyants, une clé de voûte est datée de 1504.
Au XIVe et XVe siècles, Norroy est partagé entre une part engagée par le duc de Bar à des sires lorrains, et une part engagée à des patriciens messins. Proche de Metz, il échappe pourtant au contrôle de la cité. Cette position frontalière fait qu'il subit les conflits jusqu'au XVIIe siècle. Les défenses se multiplient quand la situation se tend dans les années 1470. L'église est alors entourée d'un mur d'enceinte et d'une porte fortifiée. Des canonnières sont ouvertes dans les parties hautes des tours. Norroy est dévasté lors de la guerre de 1490. Après la guerre, l'église est restaurée et des fenêtres flamboyantes sont percées dans les murs des collatéraux ; dans la tour du chœur est installé un grand vitrail de Thomas de Clinchamp.
Lors la guerre de Trente Ans, en 1635, les habitants se réfugient encore dans l'église. Une cloche de 2 tonnes est installée dans le donjon en 1691. Un ossuaire est situé le long du mur ouest. Il mesure environ 6,90 m de long pour 2,50 m de large et environ 2 m de hauteur. L'église est classée monument historique en 1983.
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Église Saint-Quentin de Chazelles Saint-Quentin est l'église du village de Chazelles (actuelle commune de Scy-Chazelles). Cette église romane de la fin du XIIe siècle a été fortifiée vers 1350 : la nef a été crénelée et la tour du choeur transformée en donjon. Le premier étage servait à loger les défenseurs et à protéger les gens du village ainsi que leurs provisions.
Elle est classée en 1862 au département de Moselle, puis en 1930 au titre de monument historique. Depuis 1963, elle abrite la tombe de Robert Schuman, dont la maison est située juste en face.
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Église Saint-Rémy de Vaux
Datant du XIIIe siècle, l'église Saint-Remy, a été modifiées aux XVe et XVIe siècles. Elle a connu une rénovation importante de l’intérieur en 1878. Elle est classée monument historique depuis 1984.
L'édifice faisait partie d’un ensemble défensif. La tour-donjon, déjà existante au XIIIe siècle, a été transformée à la fin du XIXe siècle : chaque face s'ouvre aujourd'hui par quatre baies néo-romanes. Le dessin d'Auguste Migette documente l'état médiéval, qui comprend une simple archère sous des mâchicoulis. La nef était percée de deux baies gothique flamboyant : elle en compte désormais quatre.
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Église Sainte-Barbe L’église de Sainte-Barbe accueille un pèlerinage important au XVe siècle : sainte Barbe fait alors figure de sainte patronne du pays de Metz. En 1516, l'église est reconstruite par Claude Baudoche qui y fonde un couvent de clarisses : le XVIe siècle marque l'apogée du pèlerinage. Le clocher est achevé en 1604.
Après l'extinction de la famille Baudoche, des moines bénédictins installèrent un prieuré en 1634. Les seules parties de l’édifice restant de l’époque de construction (début du XVIè siècle) sont la tour sud où se trouve le clocher, et le portail. Le reste a été détruit en 1826 : la commune refuse d'entretenir un bâtiment aussi grand et reconstruit une église plus petite. Le clocher échappe à la destruction pour des raisons militaires : surplombant le plateau lorrain, il constituait un point d’observation utile pour défendre l’accès à Metz, qui pouvait se faire par la porte Sainte-Barbe.
Certains vitraux furent achetés par le chapitre de la cathédrale de Metz entre 1827 et 1829, puis placés dans les chapelles Saint-Livier et Saint Joseph, dans le déambulatoire de la cathédrale.
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Église Sainte-Brigide de Plappeville Plappeville doit son nom au domaine (« villa ») du saint évêque Pappol, qui le donne à l'abbaye Saint-Symphorien après sa mort vers 614. L'église Sainte-Brigide tire pourtant son nom d'une abbesse irlandaise de Kildar (†523). En 923, l'abbé de Saint-Symphorien reconstruit l'église du domaine et lui donne des reliques de sainte Brigide, l'église, devenue la paroisse du village, conserve toujours le bras-reliquaire de la sainte, daté d'environ du XVe siècle.
Victime des guerres, l'église est rebâtie en 1493. Seuls la tour et quelques piliers sont conservés de l'époque romane. L'église est dévastée en 1944, rebâtie à l'identique, et restaurée après un incendie en 2018. L'église est inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1980.
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Fort-moutier d'Ancy Le riche village viticole d'Ancy était centré sur un hameau fortifié autour d'une église (« moutier » en ancien français). Cet espace sacré était protégé par une enceinte défendue par des tours ; il comprenait un clocher fortifié et une maison forte, que le duc de Lorraine cède en 1434 à ses créanciers messins, Jean Le Gronnais et Hennequin de Tournay. Autour de l'église, le cimetière pouvait accueillir des loges, des bâtiments provisoires pour le stockage des provisions.
Lors des guerres des XVe et XVIe siècles, les villageois se réfugient plusieurs fois dans le fort-moutier. Il résiste aux écorcheurs français en 1434, qui rançonnent les habitants faute de pouvoir le prendre ; il résiste à l'armée française une semaine en 1444 avant de se rendre, puis victorieusement en 1446 lors d'un siège de 10 semaines. En 1447, les Français s'en emparent par la ruse et le mettent au pillage. Lors de la guerre de 1490 contre le duc René II, le moutier est assiégé et pris d'assaut : 80 hommes sont massacrés le 23 février 1490.
Parmi les victimes, le grand-père de Jean Le Coullon, qui rappelle l'événement dans son Journal. Les habitants se réfugient à nouveau dans le moutier en 1552 : le siège de Metz par Charles Quint les force à y rester pendant six mois.
Sur le cadastre de 1811, le plan du moutier est encore visible, entouré de ses douves. La tour d'angle nord-est, visible sur le plan, existe encore, rue Lemal Perrin. À côté de l'église, le cimetière conserve un ossuaire du XVIe siècle, classé monument historique (MH).
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Fort-moutier d'Arry L'église Saint-Arnould d'Arry était le centre d'un ensemble fortifié : au nord de l'église, le cimetière était entouré d'un mur consolidé par des contreforts extérieurs. Au nord-ouest, la maison-forte s'ouvrait un châtelet d'entrée à deux tours, l'une ronde et l'autre carrée.
Arry était un village divisé en plusieurs bans. Si l'église dépendait spirituellement de l'abbaye Saint-Arnoul, le ban Saint-Pierre était une seigneurie de l'abbesse de Saint-Pierre-aux-Nonnains, et voisinait avec le ban de Cordevange et le ban Bertrantmaix. Trois trois étaient partagés entre des patriciens messins aux XVe et XVIe siècles.
En face du fort-moutier s'élevait le château d'Arry, construit dans les années 1700 par le Grand veneur de Lorraine, et détruit en 1944. Les jardins classiques et leurs jeux d'eau sont seuls conservés.
Le cimetière, encore conservé au début du XXe siècle, a été détruit et un parking occupe aujourd'hui le site de la maison-forte.
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Gagnage de Bradin Bradin est une ferme située sur le ban de l'actuelle commune de Montigny-lès-Metz. Elle semble une création de Forquignon Brady, du paraige de Jurue, qui rassemble des terres et des prés au lieu-dit le Genestroy à partir de 1315 environ, autour de son verger. Le domaine s'appelle d'abord la Grange au Genestoy, avant de prendre le nom de la famille Brady.
Forquignon entre vite en conflit avec les seigneurs du ban de Marly, dont dépendaient les terres. Il remporte son procès et fait de Bradin est une maison franche, émancipée de la seigneurie de Marly. En 1353, son fils, Jean Brady, achète une censive en Genestroy aux Hospitaliers de Saint-Jean.
En 1404, le gagnage appartient à Lore Aubrion, veuve de Nemmery Noiron dit Guedange, propriétaire de quatre gagnages, souvent partagés. On y élève alors 10 chevaux.
En 1480, le gagnage passe à Jean de Toulon. En 1490, il est détruit par les Lorrains lors de leur guerre contre Metz. Confisqué, il est mis à disposition de l’abbaye Sainte-Glossinde, qui le garde jusqu’en 1789, comme siège de seigneurie avec justice haute, moyenne et basse.
En 1624, la Duchesse de la Valette attendit une délégation devant « la maison de plaisance qui s’appelle Bradine », de même qu’en 1637 madame de Schomberg. Bradin est vendu en tant que bien national le 3 janvier 1793.
Le gagnage, aujourd'hui appelé Ferme Bradin, a conservé son plan de maison-forte de la fin du Moyen Âge, rectangulaire avec encore une tour à un angle.
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Gagnage de Grozieulx Le gagnage de Grozieulx était une ferme située à Augny. En 1404, il est possédé par Collin Paillat du paraige du Commun et on y élève 23 bovins, 13 chevaux et 2 porcs. Il n'est pas clair s'il s'agit de Collin Paillat mort en 1422 ou de son neveu et homonyme mort en 1429. La maison-forte avait un plan quadrangulaire avec quatre tours d'angle rondes, chacune à un point cardinal et était entourée de fossés. Le pont-levis était situé sur la face nord-est.
Grozieulx appartient aux Raigecourt au XVIIIe siècle. Confisqué à la Révolution, il est acquis par Jean-Louis Claude Emmery, (1742-1823), fait comte de Grozyeulx en 1808, qui fait d'importants travaux. Il abat l'aile nord-est, côté parc, et construit une aile moderne dans la cour. C'est là qu'il installe sa bibliothèque, où il rassemble une grande partie des archives et des manuscrits du patrimoine médiéval de Metz, dispersés en 1849.
Le bâtiment subit de graves dommages en 1944, notamment l'aile moderne du comte Emmery. Il abrite aujourd'hui une exploitation agricole.