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Abbaye Notre-Dame, dite le Petit-Clairvaux
L'abbaye Notre-Dame, dite le Petit-Clairvaux, a accueilli une communauté de sœurs cisterciennes du XIVe siècle à la Révolution. Le monastère doit son surnom au monastère de Clairvaux en Champagne, celui du fondateur des Cisterciens, saint Bernard de Clairvaux. Les moines cisterciens n'y résident que de 1289 à 1304 : ils sont alors remplacés par des femmes. Leur église devient un lieu de sépulture pour les familles des paraiges. De grands travaux ont lieu au début du XVIe siècle, sous le priorat de Mangette Rager, puis l'église et la salle capitulaire sont reconstruites à partir de 1544, financés par Pierron de la Maxe et sa femme Françoise.
L'abbaye est supprimée en 1756. Au cours du XIXe siècle, ses bâtiments sont peu à peu détruits au profit de fabriques, dont une usine de boîtes de conserves, la firme Moitrier. Des fresques et des épitaphes sont connues par des relevés. Plusieurs fragments de sculptures, extraits des ruines, rejoignent les collections du musée de la Cour d'Or. Les derniers vestiges de l'abbaye sont rasés pour construire un garage en 1953.
À côté du couvent (23 en Chaplerue), les religieuses possédaient une grange crénelée, la grange du Saint-Esprit, dont la façade a été détruite. Ses vestiges importants ne sont pas visibles depuis la rue.
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Abbaye Saint-Pierre-aux-Nonnains L'abbaye Saint-Pierre était avec Sainte-Glossinde l'une des deux principales communautés de religieuses bénédictines de Metz. Fondée à la fin du VIIe ou au début du VIIIe siècle par sainte Waldrade, elle devient une abbaye royale à l'époque carolingienne ; les ducs de Lorraine succèdent aux rois et empereurs dans le rôle de protecteur de l'abbaye.
La communauté compte entre 7 et 12 religieuses aux XVe et XVIe siècles, qui peuvent vivre avec une « nièce », une enfant appelée à leur succéder. Les religieuses sont expulsées dans les années 1560, quand le sud-ouest de la cité de Metz devient la nouvelle citadelle. Les bâtiments monastiques sont en partie détruits, en partie occupés par l'armée française qui installe un garage dans l'église.
Il en reste aujourd'hui une partie du cloître et l'église. Cette dernière s'était installée dans un bâtiment romain : elle a eu la réputation d'être la plus ancienne de France. C'est plutôt les murs eux-mêmes qui peuvent être datés du IVe siècle, sans qu'on sache si l'édifice était civil ou religieux. Les transformations intérieures, de l'époque carolingienne à la fin du Moyen Âge, ont été bien étudiées par les archéologues, à partir des fouilles allemandes de 1942-1944. La basilique romaine, peut-être inachevée, devient église abbatiale vers la fin du VIIe siècle. Elle garde son aspect de nef unique sous une charpente. Elle est dotée au siècle suivant d'un chancel, une barrière de chœur sculptée. Ce chancel est un témoin extrêmement rare de l'aménagement intérieur des églises du haut Moyen Âge. Il est conservé à Metz au Musée de la Cour d'Or.
À la fin du Xe siècle, quand les empereurs réforment l'abbaye, la basilique est transformée en église à trois nefs. Le chancel démonté est réemployé dans les nouveaux piliers. Une tour est construite en façade ouest, aujourd'hui détruite : la façade ouest actuelle est le mur interne de la tour. La charpente cède la place à une voûte d'ogive à la fin du Moyen Âge. L'occupation militaire entraîne la destruction des voûtes, du clocher, ainsi peut-être que de l'abside romaine, située à l'est, qui avait pu subsister jusque là.
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Abbaye Saint-Vincent L'abbaye Saint-Vincent a été fondé par le grand évêque Thierry Ier (965-984), conseiller des empereurs ottoniens. L'abbaye devient alors un brillant centre intellectuel.
A partir de 1180, l'abbé de Saint-Vincent participe à l'élection du maître-échevin, tous les 21 mars.
L'église reconstruite à partir de 1248 est un des plus précoces et des plus beaux sanctuaires de style gothique de Lorraine. Elle compte une nef de quatre travées et trois tours, deux autour du choeur et un « haut clocher » en façade. Les bâtiments de l'abbaye connaissent au début du XVIIIe siècle plusieurs incendies et une vaste campagne de reconstruction. Très dégradée, la tour de façade est démolie dans les années 1750 ; la nef est alors prolongée de deux travées dans le style gothique, et fermée par une façade baroque. La Révolution supprime l'abbaye. L'église devient une paroisse au XIXe siècle, et les bâtiments monastiques accueillent le lycée de la ville, actuel lycée Fabert. L'église est désacralisée en 2012. Elle sert actuellement de lieu d'exposition.
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Abbaye Sainte-Marie-aux-Nonnains L'abbaye Sainte-Marie-aux-Nonnains (aussi désignée au Moyen Âge comme l'abbaye Sainte-Marie-aux-Dames) a été fondée vers 995-1005, sous l'impulsion de l'évêque Adalbéron II. Elle était une des trois grandes abbayes féminines de Metz, avec les deux monastères plus anciens de Sainte-Glossinde et de Saint-Pierre-aux-Nonnains, son voisin. Le monastère était situé dans l'angle sud-ouest des murailles de la ville, l'entrée s'ouvrait sur la rue Serpenoise.
Le couvent a peut-être brûlé lors de la guerre de 1324 ou lors de la révolte qui suivit : en tout cas, les archives antérieures font défaut. Puis, entre 1331 et 1345, l'église abbatiale et autres bâtiments conventuels ont connu des travaux importants. La communauté comptait une dizaine de religieuses aux XVe et XVIe siècles.
Après le siège de Metz, le quartier devient la nouvelle citadelle : la communauté est expulsée par l'armée et relogée près du Moyen Pont, dans les locaux de la commanderie de Saint-Jean. Le déménagement a lieu le 16 février 1565 (ancien style), sous l'abbatiat de Blanche d'Haussonville. L'ancienne abbaye est peu à peu démolie : l'église disparaît en 1861 ; les derniers vestiges ont disparus dans les années 1900.
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Atelier monétaire Le droit de battre monnaie était en possession des évêques de Metz depuis l'an mil ; à partir de 1292, certains évêques le concèdent à la cité pour un temps limité. En 1378, les magistrats messins décident de battre monnaie au nom de la cité et dès 1383, l'évêque leur cède le droit de frapper monnaie à perpétuité.
Dans les années 1430, la cité prend le contrôle du change et nomme désormais des changeurs municipaux ; le maître de la monnaie occupe souvent cette fonction. L'atelier monétaire est installé en 1435 près de l'église Saint-Simplice, le quartier du change, dns une rue encore appelée aujourd'hui rue de la Monnaie. Le maître de la monnaie habite avec sa famille dans une maison achetée par la ville et située à proximité. L'atelier fonctionne jusqu'en 1553 : alors que la cité est occupée par les troupes françaises, l'évêque Robert de Lenoncourt rachète le droit de monnayage.
Le bâtiment est démoli en 1908 pour faire place à une école (aujourd'hui école primaire Gaston Hoffmann) ; la reconstruction restitue certains aspects du bâtiment d'origine.
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Auguste Migette, La tour-porche du château de Vernéville Metz (Moselle)
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Belle-Croix d'Ennery La Belle-Croix d'Ennery est un monument de dévotion construit en 1462 par Jean de Heu, seigneur d'Ennery, en mémoire de son père Nicolle II de Heu. Ce type de croix couverte était fréquemment érigé a l'entrée des villages ou le long des routes importantes. Ici, il est placé au croisement de la grande route nord-sud de Metz à Thionville, et du chemin qui mène au village. L'édifice est de style gothique avec ses arches en ogives, sa voute à croisées d'ogives et ses contreforts. Il porte les armoiries de la famille de Heu ainsi que sa date de construction gravée. Durant la Révolution française, la croix sommitale est renversée avant d'être restaurée au début du XXe siècle. En 1978, le monument est déplacé de quelques mètres lors de travaux routiers, une inscription rappelle aujourd'hui son emplacement d'origine.
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Buste-reliquaire de saint Étienne
En 1365, l'évêque Thierry Bayer enrichit la cathédrale d'un magnifique buste-reliquaire, que on l'appelle aussi « chef » (tête) : une statue de vermeil ornée de pierres précieuses qui contient des reliques de saint Étienne, le premier des martyrs, et le saint patron de la cathédrale. La statue est donnée par l'empereur Charles IV de Luxembourg, qui le tenait lui-même du pape Urbain V.
Ce reliquaire particulièrement précieux est enrichi au long des siècles : les donateurs y accrochent des bijoux voire des pièces de monnaie. Le chanoine Jean Bourgeois donne un anneau, Hugo Mathié donne un anneau, mais aussi, une boîte en or et une statuette. Plusieurs patriciens donnent des colliers : Poince Grognat en 1417 et Nicolle Louve en 1448 ; un pendentif est offert par un Le Gronnais à une date inconnue. La servante d'un chanoine offre aussi une bague en 1535.
En 1561, le chapitre doit financer l'armée qui entre en guerre contre les protestants français : on prélève sur le « chef saint Etienne » sept pièces d'or et 33 anneaux et bagues. Un inventaire de 1567 décompte encore 21 joyaux « après le chef saint Etienne » : colliers, chaînes, anneaux et pendentifs.
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Chapelle des Templiers La chapelle des Templiers est le dernier vestige de la commanderie du Temple installée dans le sud-est de la cité de Metz vers 1147. Elle a la forme d'une rotonde octogonale, qui rappelle le Saint-Sépulcre de Jérusalem, à laquelle s'ajoutent un choeur carré et une abside semi-circulaire et peut dater de la fin du XIIe siècle.
La commanderie est partagée entre l'ordre de Saint-Jean et les teutoniques lors de la dissolution du Temple en 1312. Elle est peut-être désacralisée dès 1552, et intégrée dans la citadelle ; seuls demeurent la chapelle, transformée en entrepôt, et une salle décorée d'un plafond peint, qui a pu être un réfectoire ou une salle capitulaire. Classée monument historique dès la première liste de 1840, la chapelle est sauvée de la destruction en 1861. Elle est alors restaurée, dessinée et étudiée par les savants messins, mais le réfectoire est détruit par la suite. À l'intérieur, les fresques du XIVe siècle ont été très lourdement repeintes durant l'annexion.
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Château d'Ancerville Le château d'Ancerville est peut-être le mieux conservé des châteaux de la fin du Moyen Âge du pays de Metz, malgré sa transformation en fermes à l'époque contemporaine. Il appartient aux XVe et XVIe siècles à la famille de Raigecourt.
La première mention de la possession du château d'Ancerville par les Raigecourt est attribuée à Isabelle Desch dit la Sourde, veuve de Nicolle de Raigecourt dit Xappel. Le 22 juin 1480, Isabelle remariée à Philippe de Bibra cède le château à son seul fils issu de son premier mariage, Philippe de Raigecourt, qui le transmet à son tour à son fils aîné, Nicolle, en 1500. Selon Philippe de Vigneulles, Philippe, passionné de chasses, entretient une garenne autour du château et, pendant ses maladies, fait même combattre ses chiens de chasse dans sa cour, voire dans sa chambre.
En 1523, Nicolle de Raigecourt, au service de la cour ducale, accueille au château le duc et la duchesse de Lorraine, Antoine et Renée. Le château d'Ancerville passe ensuite aux mains de son fils aîné, Richard. Mais à sa mort, sans descendance, c'est son frère Antoine qui hérite du patrimoine d'Ancerville, puis son fils aîné, Philippe.
Un corps central est entouré d'un mur et de fossés : aujourd'hui loti en plusieurs maisons, il a conservé une tour d'angle ronde et un donjon ou châtelet d'entrée carré à mâchicoulis, qui s'ouvre sur l'ouest, à l'opposé du village. Dans la cour de ce logis seigneurial s'ouvrent des fenêtres à quatre baies. À l'ouest et au nord, un autre corps extérieur forme une enceinte autour ce corps central. À l'extrémité sud, il comprend un bâtiment à deux étages similaire aux maisons urbaines de Metz, qui donne sur le lieu dit aujourd'hui « cour du château ».
En 1855, Georges Boulangé a dessiné les lieux et recueilli le dessin des armes des Raigecourt (d'or à la tour crénelée de sable, c'est-à-dire noire), présent dans l'escalier du logis et sur un fragment de vitrail.
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Château de Goin La seigneurie de Goin était un fief du duc de Lorraine. Au milieu du XIVe siècle, elle appartient au sire barrois Ferry de Chambley, qui la vend à des hommes de paraige messins. En 1404, le village est partagé entre Jean Lohier et la belle-fille de Joffroy de Warise, qui est fort possiblement Marguerite Louve, épouse de Renaud de Warise. La famille Chaverson possède la seigneurie à la fin du XVe siècle. Au décès de Jean Chaverson en 1514, son fils Michel en hérite. Unique héritière du patrimoine familial, Philippe, mariée à Robert de Heu, hérite du château de Goin.
Le château a été reconstruit à l'époque moderne, mais son plan médiéval est bien visible sur le cadastre de 1824 : entourée par des douves en eau, il a la forme d'une forteresse quadrangulaire, avec quatre grosses tours d'angle et quatre autres plus petites sur les côtés. En 1482, la maison-forte est donc appelée "la Cour". Au sud du château, deux grands corps de communs sont visibles sur le plan cadastral. Un dessin de Migette et une photo des frères Prillot documentent un portail baroque et une aile de communs d'origine possiblement médiéval.
Au XXIe siècle, le château a été pillé et est à l'abandon. L'extrémité des deux ailes a disparu, ainsi que la toit d'une des tours d'angle. Les communs ont été démolis et une exploitation agricole occupe le site.
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Château de Ladonchamps Le gagnage de Ladonchamps (actuelle commune de Woippy) est cité dès 1222. Il s'agit à l'origine d'un domaine de l'abbaye Sainte-Croix. Celle-ci acense la ferme à Perrin Anchier en 1317, qui y construit une maison-forte. Le domaine passe ensuite à sa veuve Laurette Witier : celle-ci fait du gagnage un particulier, et obtient la fondation d'une chapelle.
Au début du XVe siècle, il appartient à Lorette, femme de Colignon Baudoche ; on y élève chevaux, vaches et porcs. À la fin du XVe siècle, il s'agit d'un château qui appartient à André de Rineck. Le plan de l'édifice, quadrangulaire à tours d'angle et donjon peut dater de cette période. Après la mort d'André en 1527, il passe aux mains de Philippe II de Raigecourt, dont André était le tuteur depuis la mort de son père Philippe I de Raigecourt, dit Xappel en 1500.
Philippe II de Raigecourt n'ayant pas de fils, c'est Anne, sa fille aînée, épouse de Jacques Desch, qui hérite du château. Le château de Ladonchamps est transmis à leur mort à Anne Desch, leur fille aînée.
Il est démantelé par le duc de Guise lors du siège de Metz. Au décès d'Anne Desch en 1581, le château est acquis par son deuxième époux, Renaud Le Gronnais qui meurt en 1613. Il est détruit après la Seconde guerre mondiale. Le domaine conserve une chapelle et des communs.
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Château de Luttange Le château est à plan carré avec quatre tours aux angles. Trois sont rondes ; la dernière est un donjon carré situé à l'angle nord-est auquel on accède par un escalier et une poterne bien conservés, classés monument historique). En 1864, un fossé existait encore, franchi par un pont en face du donjon. Les tours datent du XIVe siècle. Une galerie souterraine reliait les deux tours nord. Les courtines, entre les tours, ont peut-être été détruites lors des guerres du XVIIe siècle. Les façades nord et est datent l'une du XVIIIe siècle, l'autre du XIXe siècle. Sur les faces sud et ouest ont été replacés des éléments XVIe siècle du château de Daspich à Florange : une échauguette, un oriel et une bretèche.
Luttange était aux limites du pays de Metz : ce fief luxembourgeois est resté longtemps aux mains d'une famille de seigneurs, les Luttange, tantôt alliés, tantôt ennemis des paraiges. En 1316, le château est repris en fief par François Lambert. En 1366, le sire Joffroy de Luttange, en conflit avec la cité, est exécuté devant la cathédrale. Entre 1424 et les années 1530, le château est aux mains de Guillaume Perpignant et de ses descendants, jusqu'à Jean Le Gronnais, veuf d'Alixette Perpignant, qui meurt sans descendance. Le fief est confisqué par Charles Quint qui le donne à un de ses familiers, le sculpteur Jean Monet.
Le château accueille aujourd'hui un centre d'escape game.
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Château de Moulins, dit Fabert Le château de Moulins-lès-Metz tient son nom actuel de son propriétaire du temps de l'occupation française, le maréchal Fabert. Mais le château date en grande partie du temps où les Baudoche étaient seigneurs de Moulins. Ils tenaient le fief comme vassaux de l'abbesse de Sainte-Glossinde de Metz. Selon un acte d'hommage de 1368, les Baudoche ne possédaient qu'une tour à Moulins. En 1379, ils y possèdent un château. Au début du XVIe siècle, le château formait un rectangle avec quatre tours rondes aux angles ; il était situé au débouché du Vieux pont, sur l'ancien cours de la Moselle. Dans la cour, on observait les armes de Claude Baudoche et d'Isabelle de Croÿ, qu'il épouse en 1504. C'est également dans le château de Moulins qu'est célébré en 1516 le mariage de Perrette, fille de Pierre Baudoche, avec Bernard de Norroy après l'annulation de son mariage avec Androuin Roucel.
Aujourd'hui, la rivière passe au sud du hameau de Préville, et les fossés du château sont comblés, lui faisant perdre sa dimension stratégique de forteresse. Le château a été en grande partie reconstruit au XVIIe siècle et l'une des quatre ailes a disparu, mais le plan général est toujours lisible. Le château a été classé Monument historique en 1990.
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Château de Vry Le château de Vry est l'une des principales forteresses du pays de Metz. Il s'agit d'une enceinte circulaire dotée de cinq tours rondes, entourée par de larges fossés. Il protège le Haut Chemin, la route qui mène de Metz vers l'Allemagne.
Aux XIIIe-XIVe siècles, le château est un fief de l'évêque, et le siège de la puissante famille de Vry, des chevaliers liés à la Commune de Metz. En 1250, selon la charte de paix, les de Vry participent à la défense de la ville mais pas à la justice urbaine : la famille n'intègre un paraige, celui de Jurue, que dans la seconde moitié du siècle.
Pendant la guerre civile de 1326, les patriciens exilés de la cité, les Fort-Issus, se servent de Vry comme d'une base pour attaquer la ville.
En 1404, le dernier représentant de la famille de Vry, Jean, est endetté et cède sa seigneurie à ses créanciers. Vry compte alors pas moins de 145 journaux de terres et 311 journaux de bois. Le château est partagé entre les créanciers. Jean Lohier dit de Chambre en reçoit un quart, qu'il cède au duc de Lorraine, Charles II en 1410, avant de la récupérer en 1423. Son fils Nicolle Lohier hérite peu après 1427. Près d'un siècle plus tard, par un jeu d'alliances complexe, Nicolle de Heu possède désormais le château. Il est possible qu'à l'extinction biologique de la famille Lohier vers la moitié du XVe siècle, les droits sur Vry soient passés aux descendants de Guillaume de Heu marié avec Collette Lohier.
Les fossés étaient encore en eau au XIXe siècle. Au XXe siècle, les ruines ont été loties. Aujourd'hui, quelques tours ruinées sont encore visibles autour de la rue du Château.
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Château de Woippy La seigneurie de Woippy appartenait au chapitre de la cathédrale de Metz : elle comptait huit maisons-fortes, louées à des dignitaires du chapitre. Le château est l'une des deux subsistantes. Fortement rénové au cours du temps, il a gardé son plan médiéval très lisible : il s'agit d'une maison-tour de 15 m . de haut et de 9 m. de côté, comptant 4 niveaux. L'enceinte forme un quadrilatère de 21,5 m. de côté flanqué de quatre tours rondes et protégé par un fossé large de 8 m.
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Châtel-Saint-Blaise Le château Saint-Blaise, ou Neufchâtel-devant-Metz, était une des principales seigneuries de l'évêché de Metz. Il s'agissait d'une puissante forteresse située sur une colline de 358 m. d'altitude dans l'actuelle commune d'Augny, Au XIIIe siècle, il appartient au lignage noble des Jussy-Varise. Le chevalier Pierre de Jussy est seigneur du Neufchâtel entre 1225 et 1240. De son fils aîné Renaud descendent les Jussy-Warise, qui se rapprochent de la commune de Metz au XIVe siècle. Au contraire, son fils cadet Gauthier passe au service du duc de Lorraine et est l'ancêtre des seigneurs d'Haraucourt. Au début du XIVe siècle, le château Saint-Blaise appartient à Perrin de Neufchâtel dit Warise. En 1485, Françoise de Warise meurt sans enfants, et le château passe aux Desch, descendants de l'union entre Contesse de Warise et Philippe Desch. Il appartient notamment à Jacques Desch vers la moitié du XVIe siècle. En 1543, le château est pris par une bande de Marangeois partisans de l'empereur ; Nicolle Le Gronnais lève un millier d'hommes pour les en déloger, selon la Chronique rimée. À la mort de Jacques en 1560, sa fille Agnès en hérite. Par son mariage avec Renaud Le Gronnais, le château Saint-Blaise entre dans le patrimoine de la famille Le Gronnais.
Le château a été partiellement ruiné lors du siège de Metz par Charles Quint en 1552. En 1812, le cadastre de la commune d'Augny le signale en ruines. Il est rasé au XIXe siècle lors de la construction du fort ou ouvrage Saint-Blaise.
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Cinq maisons médiévales du Champ-à-Seille Le côté nord du Champ-à-Seille semble avoir été épargné par les destructions du XVIIIe siècle. En 1837, Migette dessine deux maisons au nord-ouest de la place ; il recopie par ailleurs des relevés de 1797 avant démolition de cinq maisons de la rue Coislin, qui étaient probablement situées au nord-est de la place. Elles pourraient correspondre aux dernières maisons de l'alignement selon le relevé du plan Belle-Isle. Toutes avaient deux étages à l'origine et s'ouvraient sur la place par de hautes arcades, en plein cintre ou en arc brisé.
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Cour au n°9, rue Serpenoise (hôtel de la Petite Croix d'Or)
Ce grand bâtiment était situé au n°9 de la rue Serpenoise. Il est mentionné du XVIIIe à 1869 comme une des principales hostelleries messines. Auguste Migette en a dessiné 2 aspects : la cour et une porte intérieure. En février 1720, il a accueilli l'évêque de Soissons. Au début du XXe siècle l'hôtel serait devenu le grand café Windsor. Il ne reste aujourd'hui plus rien de cet établissement.
Auguste Migette documente une cour où trois arcades en plein cintre, à bandeaux moulurés, sont présents au premier étage. Une tour escalière desservait deux corps de bâtiment et se terminait par un comble au cinquième étage ; elle était ouverte de fenêtres Renaissance. Plusieurs fenêtres de la cour conservaient des encadrements finement sculptés. La porte au premier étage de la tour portait un décor de style flamboyant très raffiné, témoignage de l'habitat patricien au tournant des XVe et XVIe siècles.
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Couvent des Cordeliers Le cloître des Récollets est le vestige d'un couvent médiéval à Metz, construit sur la colline Sainte-Croix, au lieu-dit « Sur le mur », qui surplombe la Saulnerie et la vallée de la Seille, à l'est de la ville antique. Les frères franciscains, surnommés les Cordeliers, s'y installent dès 1230, sous le patronage d'une patricienne du quartier, Odile Bellegrée. L'église est consacrée en 1286 et le couvent est achevé en 1310.
Des travaux d'agrandissement de l'église s'achèvent en 1376. L'église a alors une forme particulière : une très longue nef unique, le long de l'actuelle rue de l'abbé-Risse, et une abside à sept pans. Il constitue un important lieu de sépulture pour les familles liées aux paraiges. Les Chaverson y possèdent une chapelle dans les années 1520. Le cloître, dont il reste trois ailes, est le seul lieu où des sépultures médiévales subsistent à Metz.
En 1603, les Cordeliers sont remplacés par les Récollets, issus d'une réforme de l'ordre franciscain, qui donne le nom au lieu jusqu'à nos jours. Pendant la Révolution française, la communauté est supprimée et le couvent occupé par l'armée ; l'église sert d'écurie avant d'être détruite en 1804. Seul vestige de l'église, un fragment du mur nord de la nef est visible à gauche en entrant, actuel mur de l'aile ouest. Les bâtiments subsistant sont occupés par un orphelinat tenu par des religieuses. En 1970, la municipalité acquiert le site. Lors des travaux de restauration, la chapelle construite par les sœurs à la place de la nef est détruite.
Depuis 2002, les locaux sont notamment occupés par les Archives municipales de Metz qui profitent des réservoirs d'eau situés dans l'ancien jardin du couvent, permettant un stockage massif de la documentation.
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Couvent des Dominicaines Le couvent des Dominicaines, ou prêcheresses, s'installe dans l'actuelle rue Dupont-des-Loges à la fin du XIIIe siècle. Une communauté de femmes vivant en communauté au Pontiffroy s'affilie à l'ordre dominicain. L'évêque les installe sur le site d'une ancienne demeure de l'évêque de Metz, appelée Cour de Vic, sur lequel on ne sait rien. Le couvent occupait le pâté de maisons entre la rue du Coetlosquet, la rue Serpenoise, la Chaplerue et la rue Dupont-des-Loges, où se trouvait l'entrée.
En 1496, la communauté entre en crise, se divisant entre soeurs réformatrices, autour de la prieure Jeanne Ferry, qui est soutenue par la cité de Metz, et soeurs opposées à un durcissement de leur règle. Les opposantes quittent le couvent en 1502 en emportant les archives. Nous ne savons donc pas grand-chose sur le couvent avant cette date. Au XVIe siècle, plusieurs patriciens se font inhumer dans le monastère désormais revenu à une stricte observance de la règle dominicaine.
Le couvent est supprimé à la Révolution, une partie transformée en école. Des vestiges de l'église sont encore visibles dans la cour, 21 rue Dupont-des-Loges. Le chœur de l'église à deux nefs a été transformé en logement ; il a conservé une très belle charpente médiévale.
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Couvent des Madelaines
Le couvent des Madelaines était un monastère féminin de Metz, appelé également couvent des Repenties ou des Filles de la Pénitence. Les religieuses, de l’ordre de Saint-Augustin, étaient installées près de l'hôpital Saint-Nicolas dès 1241, date de leur première mention d'archives. En 1452, la communauté doit céder la place aux chanoines de Saint-Thiébaut dont le couvent a été détruit lors de la guerre de 1444. Elles s'installent alors dans le cimetière au sud du couvent des Célestins, entre les actuelles rues de la Gendarmerie et d’Asfeld.
En 1668, les religieuses deviennent des chanoinesses : désormais le « prieuré royal de Sainte-Madelaine » est voué à éduquer les jeunes filles de la noblesse. La communauté est supprimée à la Révolution et le couvent est converti en caserne. Auguste Migette dessine l'abside de l'église et le cloître avant leur démolition en 1866, lors de la construction de l'hôpital Sainte-Blandine. Le cimetière du couvent a fait l'objet de plusieurs campagnes de fouilles dans les années 2020.
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Croix d'Ancerville La croix d'Ancerville est une croix de chemin située rue d'Outry, qui formait un hameau isolé jusqu'au XXe siècle. Sur un socle cubique, un fût porte la représentation de la Crucifixion sur deux volutes. On reconnaît Marie et Jean autour de Jésus en croix, le titulus au-dessus et le crâne d'Adam à ses pieds.
Elle est renversée en 1793 lors de la Révolution française et relevée par la suite.
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Croix du Haut Chemin La croix du Haut Chemin est une des crois offertes à la cité de Metz par le patricien Nicolle Louve en 1449. Haut de 4,5 mètres et large de 2 mètres, l'édifice est composé de trois colonnes décorées, à base et chapiteaux octogonaux. Il est surmonté d’un toit à trois pans orné de gargouilles représentant des loups, en référence à la famille Louve ("armes parlantes"). Selon l’abbé Kirch, elle ne comportait pas une croix à l’origine, mais un fleuron, et la croix actuelle aurait été posée sur une colonne en dessous du monument, à l’image de la croix du Pont-aux-Loups.
Située au bord du Haut Chemin , la route qui lui donne son nom, la croix devint un étape pour les pèlerinages vers Sainte-Barbe. Les jeunes femmes y jetaient des galets sur le toit pour connaître le nombre d’années qu’il leur faudrait attendre avant de se marier ou d’avoir des enfants — le nombre de tentatives nécessaires pour qu’un galet reste sur le toit indiquant le délai en années.
Classée monument historique dès 1895, la croix a été détruite le 7 octobre 1939, percutée par un véhicule militaire. Elle est reconstruite en 1981 à partir des débris, au carrefour de Villers-l'Orme à quelques centaines de mètres de son site d'origine.
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Croix du Pont-aux-Loups En 1442, Nicolle Louve fait reconstruire en pierre le Pont-aux-Loups, entre les bans de la cité de Metz et de l'abbaye Saint-Martin. En 1444, il y ajoute un puits et une croix au bout du pont. On ne connaît de cette première croix que le coût, estimé à cent florins d’or, et le nom du constructeur, Jean de Commercy. Renversée par une tempête, elle est reconstruite par Henri de Ranconval en 1446.
Cette nouvelle croix était protégée par un petit édifice en pierre de taille, solidement fixé à l’aide de goujons de fer et scellé au plomb. Le monument comportait une inscription rendant hommage à Nicolle Louve : « Nicole Louve chevalier conseiller et chambellan de très haut et très victorieux prince Charle septieme roy de France et de très haut et très puissant prince Philippe de Bourgogne a fait fonder et ediffier cette croix, le puits et le pont pour Jesus Christ honorer et sa sainte passion, pour le devotement prier qu’il veuille la cité conserver en bonne paix et concorde et union, la garder de ses adversaires et donner pour conclusion audit fondateur salvation 1445 ».
En 1447, la croix est dorée et peinte par l’artiste Jost Haller. En mai 1729, la croix est démolie, lors de la construction de la double couronne de Moselle. Dans un premier temps, les autorités envisagèrent de la démonter, mais en raison de sa structure solidement goujonnée et scellée au plomb, cette opération se révéla impossible, et la destruction fut décidée.