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Champ-à-Seille La place du Champ-à-Seille est attestée dans les dernières années du XIIe siècle. Située hors des murs antiques de Metz, elle est au cœur du nouveau quartier marchand et devient la plus grande et la plus belle place de Metz, entourée de maisons à arcades. Un marché hebdomadaire s'y tient, qui déborde jusqu'à la place du Change (actuellement la place Saint-Louis).
Au XIVe siècle, le pouvoir municipal est très présent sur la place : on y trouve une halle et une balance, le contrôle des poids lors du marché étant une manifestation du pouvoir seigneurial et urbain. C'est aussi un lieu de justice : dans un coin de la place se trouvent le pilori où les délinquants sont exposés aux moqueries des citoyens, et la Xippe, un ruisseau où l'on plonge les condamnés à l'exil. On y construit la « nouvelle salle » où se tienne les fêtes urbaines et les mariages des bourgeois. La place sert de lieu de fêtes et de tournois. Elle accueille la diète d'Empire de l'empereur Charles IV en 1356.
L'ordonnancement de la place est détruit dans les années 1730 : Henri-Charles de Coislin, évêque de Metz, y construit des casernes, au grand soulagement des Messins qui n'ont plus à loger chez eux les soldats français, mais au prix de la destruction de la plus belle place de la ville. Les dernières maisons à arcades de la place sont détruites au cours du XIXe siècle. Après la destruction des casernes en 1930, la place Coislin est ouverte à l'emplacement du Champ-à-Seille. Elle sert de gare routière dans les années 1960, à l'époque où les dernières maisons de la rue Coislin sont rasées pour faire place à un grand immeuble.
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Colline Sainte-Croix
La cité gallo-romaine s'est développée au sommet de la colline Sainte-Croix, qui est restée au Moyen Âge un quartier clercs, mais aussi de changeurs et de banquiers.
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Cour de Ranzières
La Cour de Ranzières est une ancienne rue de Metz, détruite lors de la construction du Centre Saint-Jacques. Elle reliait la Fournirue avec la rue des Bons-Enfants. Une bonne partie des maisons de la rue étaient propriétés du chapitre de la cathédrale, qui les louaient à des artisans et marchands.
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Entre deux ponts
Les exécutions capitales avaient régulièrement lieu au lieu dit « Entre deux ponts », entre les deux parties du pont des Morts, Grand pont et Moyen Pont, c'est-à-dire au-delà de la porte du pont des Morts, sur l'île située entre les douves du Pontiffroy et le cours de la Moselle. Selon la légende de la Vouerie, le site aurait été donné à la ville par Nemmery Baudoche au milieu du XIVe siècle.
L'Entre deux ponts sert de cadre aux peines judiciaires les plus lourdes, qui deviennent de plus en plus spectaculaires au XVe siècle : mutilations, décapitations, bûcher, noyade et exposition des corps suppliciés sur des roues. Pour certains crimes particulièrement graves, le condamné est promené dans toute la ville, de la prison de l'hôtel du Doyen au Champ-à-Seille où il est exposé, avant d'être exécuté Entre deux ponts.
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La Saulnerie
La rue Saulnerie conserve le nom du quartier du sel, qui a fait une partie de la fortune des patriciens messins au XIIIe siècle. Le sel des salines épiscopales du Saulnois, venu par bateau, était déchargé en rive gauche de la Seille, au « port du sel », Port-Sailly, ou Porsaillis. Il s’agissait d’achats ou de rentes, car l'évêque était endetté auprès des financiers messins et les payait notamment en rentes en sel.
Sur les pentes abruptes de la colline, entre la rivière et la muraille romaine, un quartier en gradins se construit aux XIIe-XIIIe siècles, la Saunerie. À l'étage inférieur, la rue Saulnerie est faite de maisons construites à flanc de coteau, sans façades arrières. Leurs caves étaient creusées dans la colline, et on y stockait le sel.
En allant vers le nord, dans l’actuel jardin des Tanneurs, la rue se divisait en deux étages : la Basse-Saulnerie et la Haute-Saulnerie, qui rejoignait la rue de Paradis. Les toits de la Haute-Saulnerie atteignaient le niveau de la rue du dessus, « Sus-le-Mur », l’actuelle rue des Murs, construite au-dessus de la muraille antique. Ce niveau supérieur était accessible par des escaliers. Là ont été construits les hôtels des premières familles patriciennes de Metz, les Sur-le-Mur et les Bellegrée, qui y ont fondé deux couvents franciscains d’hommes et de femmes (Récollets et Clarisses).
À la fin du Moyen Âge, les salines sont en grande partie passées sous le contrôle du duc de Lorraine, et la rue Saulnerie n'est plus un quartier patricien. La monnaie de la ville quitte la rue des Murs en 1435. Plusieurs incendies ravagent la Saulnerie, surtout celui de 1320 qui le détruit en grande partie.
Les maisons Sur-le-Mur communiquaient par des souterrains avec les caves à sel de la Saulnerie. Certaines maisons des deux niveaux étaient louées ensemble. La muraille romaine était donc trouée comme un gruyère par les caves et les couloirs souterrains. De fait, les annales messines font régulièrement état d'effondrements de maisons rue Saulnerie.
En 1513, quand quatre maisons s’effondrent sous les Cordeliers, on pratique des fouilles et on met à jour la muraille, ainsi que 19 stèles romaines qui lui servaient de fondation. L’une d’entre elles est encore conservée au musée de la Cour d’Or.
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Petit Saulcy
La place de la Comédie et la place de la Préfecture ont été aménagées dans les années 1730. Auparavant, la zone s'appelait le Petit Saulcy et comptait plusieurs îles peu peuplées, faites de jardins, qui abritaient des moulins et l'un des principaux ports fluviaux de Metz. Lors de la construction du parking Comédie, en 1991-1992, des fouilles archéologiques ont permis de comprendre l'évolution du port et de dégager trois débarcadères successifs, de l'époque de Charlemagne à la fin du XVe siècle. Le troisième débarcadère, construit au XIIIe siècle, était séparé de l'île par un chenal. À partir des années 1450, la cité fait combler le chenal qui s'envase. En 1500, au terme des travaux, le débarcadère laisse la place à un quai et les îles sont réunies. Les objets trouvés en fouilles proviennent notamment des tonnes de remblais déposés au XVe siècle : préservés par l'humidité, ils ressuscitent la vie quotidienne de Metz au Moyen Âge.
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Place Chappé
La place Chappé, ou Xappel ou Xappey, s'ouvrait entre la rue des Bons-Enfants et la rue de la Chèvre. Elle n'existe plus aujourd'hui, détruite comme la rue des Bons-Enfants et la partie de la rue de la Chèvre menant en Fournirue, en raison de la construction du Centre Saint-Jacques. Plusieurs membres de la famille de Raigecourt ont pris le nom de leur quartier.
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Place de Chambre La place de Chambre est située en contre-bas de la cathédrale : c'est une des trois grandes places médiévales de Metz, la seule qui soit située dans la cité antique, alors que le Champ-à-Seille et la place du Change sont le centre du faubourg marchand qui apparaît au XIIe siècle. Elle tire son nom soit de la « Camera » (chambre) de l'évêque, puisque le quartier était à l'origine sous son autorité, soit de la commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean.
En Chambre se tient un marché hebdomadaire des produits alimentaires. La place accueille quelques grands événements ; en 1485, 6000 spectateurs s'y pressent pour une pièce de théâtre, le Jeu de Sainte-Barbe. En 1492, quand la cité veut faire du supplice de Jean de Landremont un acte exemplaire, elle l'organise sur la place.
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Place du Change, ou Vésigneul La place du Change, aujourd'hui place Saint-Louis, est une des trois grandes places de Metz, avec le Champ-à-Seille son voisin et la place de Chambre. Le quartier était également connu sous le nom de Vésigneul. La place a gardé la moitié de ses maisons anciennes, qui témoignent de l'essor de Metz hors des murs romains : la place est allongée car les maisons sont construites le long de la muraille antique, côté campagne. La place était donc dans les faubourgs, avant d'être intégrée dans l'enceinte des années 1220. Elle était alors entièrement entourée de maisons. Elle formait avec la place voisine, le Champ-à-Seille, le coeur commercial de la cité, car c'est là que se tenaient les marchés hebdomadaires. Les changeurs se sont installés sur la place, lui donnant son nom. De très nombreux événements urbains, fêtes, théâtre, joutes, se sont tenus place du Change.
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Place du Quarteau
La place du Quarteau (ou Quartal) doit son nom aux poids et mesures établis pour le marché des céréales : le quartage désigne le mesurage. Elle était la deuxième des trois places qui formaient le coeur commercial de la cité : le Champ-à-Seille, le Quarteau et la place du Change, future place Saint-Louis. Avant le percement de la rue Royale en 1603, seul le Quarteau permettait de passer du Champ-à-Seille à la place du Change. Les jours de marché, les places constituaient ainsi une immense foire à ciel ouvert. La place du Quarteau était habité par des marchands et artisans ; plusieurs lignages de paraige y ont aussi habité au XIVe siècle et en ont pris le surnom de Quartal.
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Rue des Bons-Enfants
La rue des Bons-Enfants s'ouvrait n'existe plus aujourd'hui, détruite lors de la construction du Centre Saint-Jacques. Elle reliait la rue de la Tête d'Or d'une part, la rue de la Chèvre et la place Chappé de l'autre, et s'ouvrait sur la Cour de Ranzières.
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Vieille boucherie
La Vieille boucherie est la boucherie principale de la ville. Elle donne son nom à une section de la grande rue qui va de la porte Serpenoise au quartier Saint-Jacques.