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1381 - La cloche de Mutte est installée à la cathédrale
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Aître fortifié de Bayonville L'église Saint-Julien de Bayonville-sur-Mad était le centre d'un aître, espace à la fois sacré et fortifié, régulier dans la vallée du Rupt de Mad. Les maisons accolées dessinent deux ailes en fer à cheval. Au centre, l'église, entourée du cimetière, comportait un clocher fortifié muni de hourds. Une maison-forte occupait l'angle sud-ouest. Sa porte du XVIe siècle, encore visible au temps d'Henri Lepage, gardait trace d'une herse et de mâchicoulis.
En 1304, les seigneurs du village sont le banquier Burthignon Paillat, son gendre Perrin du Neufchâtel, et Colin Le Jaulz. Nicolle Baudoche acquiert ensuite des droits sur le village, comme créancier des Neufchâtel et du duc de Lorraine. En 1444, selon Jean Praillon, la maison-forte est possédée par Joffroy de Warise, descendant de Perrin. Celui-ci en confie la garde à un châtelain nommé Jean Clément, qui se laisse surprendre par une attaque lorraine.
Au cours du XVIᵉ siècle, la seigneurie de Bayonville est détenue par la famille de Raigecourt. Elle se transmet successivement de Nicolle de Raigecourt à son fils Antoine, puis au fils de ce dernier, Philippe de Raigecourt. La seigneurie reste dans le patrimoine familial jusqu'au début du XIXe siècle.
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Burthe Paillat dit le Jeune (13..-14..)
Burthe Paillat dit le Jeune est le fils de Burtignon Paillat et d'une mère qui nous est inconnue. Son épouse nous est également inconnue, mais il a deux fils : Collin et Louis. Il meurt après 1409.
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Burtignon Paillat (12..-13..)
L'ascendance de Burtignon Paillat est inconnue. Il a cinq enfants qui nous soient connus. Grand financier messin, il était créancier notamment de Jean, comte de Hainaut, de Ferry III, duc de Lorraine et de Bouchard d'Avesnes, évêque de Metz. Il détenait par ailleurs des droits sur le pont de Dommange. Il meurt après 1306.
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Château de Pange Le château de Pange contrôlait une seigneurie sous l'hommage du duc de Lorraine, aux marges du pays de Metz. Au début du XIIIe siècle, le château est une possession de la puissante famille de Vry, des chevaliers résidents à Metz mais qui ne s'intègrent pas dans les paraiges. Aubert de Vry en est seigneur en 1215.
En juin 1214, Pange accueille une rencontre diplomatique importante : le roi Otton de Brunswick y négocie une alliance avec des patriciens messins, contre Frédéric II. Cette alliance est vaincue deux mois plus tard à la bataille de Bouvines
Le château appartient à des hommes de paraiges dès le XIVe siècle. Dès 1358 au moins, il est propriété de la famille Paillat. Au XVIe siècle, il passe de Conrad de Serrières aux Beauvau, sans doute par l'intermédiaire de la fille de Conrad, Philippe.
Le château actuel, classé Monuments historiques, est une belle construction du XVIIIe siècle, entourée par ses dépendances : le jardin sur la Nied, la grange du XVIIe siècle et l'ancienne chapelle castrale, aujourd'hui l'église Saint-Martin, reconstruite au XIXe s. mais qui conserve quelques fragments de vitraux du XVIe siècle.
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Collin Paillat (13..-1422)
Collin Paillat est le fils de Burtignon Paillat et d'une mère inconnue. Il épouse en premières noces Isabelle, fille de Guillaume Le Hungre et de Jacques Baudoche. Après la mort de son épouse, il convole en secondes noces avec Marguerite, fille d'Arnould Noiron et de Jacomette de Vy, et veuve de Nicolle Baudoche. Collin meurt sans doute assez âgé le 8 octobre 1422, laissant Marguerite veuve ; celle-ci meurt à son tour en 1435.
Collin Paillat possédait peut-être les gagnages de Fristot et de Grozieulx en 1404, mais il est difficile de le distinguer de son neveu Collin Paillat qui vivait aussi à cette époque.
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Collin Paillat (13..-1429)
Collin Paillat est le fils de Burthe Paillat et d'une mère inconnue. À la mort de son frère Louis en 1400, il obtient la charge d’échevin du palais. Il épouse Poincerelle, fille de Jean Le Gronnais et de Collette Baudoche. Le couple a un seul fils qui nous soit connu : Burtignon Paillat, qui meurt peu de temps après son père en 1430.
Lors de la guerre de la Hottée de pommes : le 28 septembre 1429, une armée lorraine pille le val de Metz ; une troupe messine n'arrive pas à les arrêter au pont de Moulins et se replie jusqu'aux remparts. Collin Paillat meurt lors de ce combat. Son corps est enseveli au couvent des Célestins.
En 1404, il est possiblement le propriétaire des gagnages de Fristot et de Grozieulx, à moins qu'il ne s'agisse de son oncle paternel homonyme. Sa femme Poincerelle et son fils meurent à leur tour en septembre 1430. Avec la mort de Burtignon Paillat, sans doute encore jeune enfant, s'éteint possiblement le lignage des Paillat à Metz.
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Gagnage de Fristot
Ce gagnage est à l'origine une grange monastique dépendant de l'abbaye cistercienne de Freistroff. En 1293, il est appelé "la Grande aux Dames de Fristor" puis, par déformation, Fristot. Il s'élevait sur l'actuelle commune de Moulins-lès-Metz, dans les confins sud de Metz, parmi d'autres gagnages. Il est cité dans un poème amoureux du début du XIVe siècle, comme un lieu de promenade.
En 1404, Fristot appartenait à Colin Paillat (deux hommes de paraiges, oncle et neveu, portaient alors ce nom) ; on y élevait 6 chevaux et 4 vaches. Dans les années 1710, Fristot, propriété de l'évêque de Metz, Mgr de Coislin, est transformé en un vaste château avec de grands jardins sur le modèle de Versailles, et renommé Frescaty. L'exploitation agricole est alors déplacée à Tournebride. Le château de Frescaty est détruit à la Révolution. Entre 1909 et 2012, le site est occupé par une base aérienne, qui détruit toute trace du gagnage. À l'emplacement du gagnage de Fristot se dresse aujourd'hui un hôtel de luxe.
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Gagnage de Grozieulx
Le gagnage de Grozieulx était une ferme située à Augny. En 1404, il est possédé par Collin Paillat du paraige du Commun et on y élève 23 bovins, 13 chevaux et 2 porcs. Il n'est pas clair s'il s'agit de Collin Paillat mort en 1422 ou de son neveu et homonyme mort en 1429. Le gagnage avec la forme d'un château quadrangulaire avec quatre tours rondes aux angles. Le château est reconstruit au XIXe à l'époque de Jean-Louis Claude Emmery, comte de Grozyeulx (1742-1823).
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Isabelle Le Hungre (13..-1...)
Isabelle Le Hungre est la fille de Guillaume Le Hungre et de Jacques Baudoche. Elle épouse Collin, fils de Burtignon Paillat, dont elle est la première épouse. Elle meurt à une date inconnue entre 1379 et 1404, date à laquelle Collin est remarié. Le mariage semble être resté infertile.
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Lowy Paillat dit l'Échevin (13..-1400)
Lowy Paillat est le fils de Burthe Paillat dit le Jeune. Il participe en 1399 à l'expédition en Prusse aux côtés de Jacques I Desch et d'autres messins. À son retour à Metz, il meurt peu de temps après durant l'épidémie de peste en 1400, sans doute encore jeune adulte et célibataire.
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Maison-forte de Villers-Laquenexy La maison-forte de Villers-Laquenexy, située à quelques kilomètres au sud-est de Metz, est possédée au début du XVe siècle par des Messins. En 1404, alors qu'elle appartient à Thiébaut Le Gronnais et à Collin Paillat, elle est attaqué par les troupes de Philippe Ier comte de Nassau, alors en guerre contre les Messins.
On retrouve sa trace près de 40 ans plus tard. En 1444, alors qu'elle appartient désormais à Nicolle Louve, la maison-forte est prise d'assaut par les écorcheurs. C'est Thiébaut, fils de Nicole Louve, qui en hérite. Puis sa fille, Perrette, l'amène en dot à son époux, François Le Gronnais. Le bâtiment passe dès lors aux Gronnais : à leur fils Renaud, puis leur petit-fils Nicolas et leur arrière-petit-fils Renaud. La demeure reste ainsi aux mains des Gronnais jusqu'au XVIIe siècle, moment où elle finalement acquise par la famille Goussaud.
La maison-forte était carré à quatre tours d'angle autour d'une cour. Le cadastre de 1807 montre encore ce plan lisible et les traces des douves. Le bâtiment est fortement endommagé pendant un raid aérien en novembre 1944, avant d'être complètement rasé en 1953.
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Marguerite de Toul (14..-1480)
Marguerite de Toul, fille de Werry de Toul et de Idette Bouchatte, se marie en premières noces à Nicolle Paillat. Veuve avant 1448, elle convole en secondes noces avec Nicolle Roucel de Vésigneul. Elle meurt veuve le 20 août 1480.
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Marguerite Noiron (13..-1435)
Marguerite Noiron est la fille d'Arnould Noiron et de Jacomette de Vy. Elle épouse Nicolle, fils de Jean Baudoche et de Jennette de Heu en premières noces. Nicolle meurt entre 1378 et 1384, alors que le couple n'a toujours pas d'enfants. Marguerite se remarie avec Collin, fils de Burtignon Paillat. Elle meurt veuve le 27 novembre 1435, sans descendance. Son corps est enseveli au couvent des Célestins.
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Perrette Paillat (12..-13..)
Perrette Paillat est la fille de Burtignon Paillat, riche financier messin, et d'une mère inconnue. Elle épouse le noble Perrin de Neufchâtel dit de Warise qui s'installe à Metz. Le couple a trois enfants qui nous soient connus : Jean, Catherine et Renaud. Perrette meurt à une date inconnue au début du XIVe siècle.
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Perrin de Neufchâtel dit de Warise (12..-13..)
Perrin de Neufchâtel, dit de Warise, est le premier membre connu de sa famille à porter le nom de Warise, fils de Cunon de Neufchâtel qui s'était marié avec une fille de Jacques Bazin, patricien messin. Il épouse Perrette, fille de Pierre Paillat, appartenant au paraige du Commun de Metz. Décédé à une date inconnue, mais avant 1323, Perrin est seigneur de Neufchâtel et du château Saint-Blaise. À sa mort, cette seigneurie est transmise à son fils aîné, Jean.
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Poincerelle Le Gronnais (1...-1430)
Poincerelle Le Gronnais est la fille de Jean Le Gronnais et de Collette Baudoche. Elle épouse Collin Paillat avec qui elle a un enfant qui nous soit connu : Burtignon Paillat. Collin meurt en septembre 1429 et Poincerelle meurt à son tour sans doute encore jeune adulte le 4 septembre 1430. Son corps est enseveli au couvent des Célestins. Son fils meurt deux jours plus tard le 6 septembre 1430. C'est la fin du lignage des Paillat à Metz.