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Notre-Dame de Rabas
Cette chapelle, isolée dans les bois de Villers-Bettnach, dépendait de l'abbaye Saint-Arnoul. Elle est attestée dès le XIe siècle et est un lieu de pèlerinage fréquenté par les Messins à la fin du Moyen Âge : comme à Sainte-Barbe, on peut faire l'aller-et-retour dans la journée. Comme d'autres sanctuaires de la région, la légende la rattache à Charlemagne, qui l'aurait fondé, tandis que son cheval aurait fait jaillir une source à proximité. La chapelle conserve deux statues polychromes de la Vierge à l'Enfant : la plus ancienne est conservée dans une niche de la façade, de la fin du XIVe siècle et était portée en procession sur des brancards ; la seconde est placée dans le choeur, peut-être depuis la reconstruction de celui-ci en 1496.
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Prieuré d'Aube Le prieuré Notre-Dame d'Aube, isolé au milieu des terres agricoles, a conservé l'allure d'un prieuré du Moyen Âge. Il est formé d'une ferme et d'une église : les bâtiments s'organisent en quadrilatère autour d'une cour centrale dans laquelle les constructions agricoles se disposent en U. Deux portails voûtés en pierre donnaient accès à la cour au sud, du côté de l'église et au nord (porche disparu). Le pigeonnier, massive tour coiffée d'un toit conique, était sans doute à l'origine une tour défendant l'entrée nord.
L'église est composé d'une nef simple et d'un clocher octogonal, forme assez rare en Lorraine. Ce clocher présente des ouvertures en arc et des baies géminées reposant sur de petites colonnettes, caractéristiques de la transition de l'art roman à l'art gothique. Détruit lors du bombardement de 1945, il a été reconstruit à l'identique.
Aube faisait partie des dépendances de l'abbaye bénédictine de Molesme, fondée en 1075 en Bourgogne, qui possédait un ensemble étendu de prieurés dans plusieurs diocèses, dont celui de Metz. Le prieuré d'Aube fonctionnait probablement comme un centre d'exploitation rurale, à l'image des granges monastiques (grangiae) par lesquelles les abbayes bénédictines administraient leurs domaines. L'agencement des bâtiments, organisés autour d'une cour centrale, correspond à cette fonction agricole. Le cadastre napoléonien mentionne par ailleurs le site sous le toponyme de « Cour d'Aube », encore utilisé aujourd'hui, ce qui pourrait renvoyer à une ancienne curtis monastique. La disposition générale et certains éléments bâtis, comme le pigeonnier, semblent avoir été conservés depuis.
La fondation du prieuré semble liée à une donation effectuée par un seigneur nommé Guérin de Mousson (en latin Garinus de Moncione castro), sans doute originaire de Mousson, important château des comtes de Bar. D'après le cartulaire de l'abbaye de Molesme, il aurait fait don aux moines d'un ensemble de biens comprenant le domaine d'Aube, l'église associée, des terres et un espace boisé (« breuil »).
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Prieuré de Fèves L'abbaye barroise de Saint-Pierremont, de l'ordre des Prémontrés, possédait un prieuré dans le village viticole de Fèves. Si les archives du prieuré ont disparu, les bâtiments eux-mêmes, reconstruits au XVIe siècle, forment un ensemble remarquable.
Situé à flanc de coteau, le prieuré comprend une chapelle et un cimetière, le logement des chanoines prémontrés ainsi que des bâtiments agricoles (à l'époque moderne, grange et pressoir) ; ses jardins descendent vers la rue Haute du village. L'église est reconstruite dans les années 1500, sous le prieur Lambert Pierresson, chanoine de la cathédrale de Metz. La maison est reconstruite en 1551 dans le style de la Seconde Renaissance. Le côté cour compte un étage, avec un portail à fronton classique au rez-de-chaussée ; le côté jardin, plus bas, compte deux étages, et l'étage noble s'ouvre sur un très bel oriel.
En 1761, la chapelle devient l'église paroissiale du village. Après la Révolution qui voit la dissolution du prieuré, la maison reste presbytère. Aujourd'hui, le cimetière a été déplacé et le presbytère, rénové, est devenu la mairie du village.