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Abbaye de Villers-Bettnach
L'abbaye cistercienne de Villers-Bettnach est fondée dans les années 1130 par Henri de Carinthie, sur des terrains offerts par le duc de Lorraine. Son site est une clairière dans la forêt qui porte aujourd'hui son nom, dans le diocèse de Metz, entre les domaines des parlers romans et germaniques. Aux XIIIe-XVIe siècles, l'abbaye est sous l'influence du duché de Lorraine mais aussi de la ville de Metz. Un certain nombre de moines et d'abbés de la communauté sont originaires de Metz.
L'abbaye est ruinée à la Révolution. Il en reste quelques bâtiments et le portail baroque.
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Abbaye Saint-Martin devant Metz
L'abbaye Saint-Martin était située hors-les-murs, en rive gauche de la Moselle. Elle aurait été fondée vers 630-650, peut-être par le roi d'Austrasie Sigebert III qui y est inhumé en 656. Il s'agit d'une des principales abbayes bénédictines de Metz. Au XIe siècle, le corps de Sigebert, vénéré comme un saint, est transféré de la crypte dans la nef, inaugurant un pèlerinage. Autour de l'abbaye, un village se crée et prend son nom : le « Ban-Saint-Martin », c'est-à-dire la seigneurie de l'abbaye Saint-Martin.
Selon Jean Schneider, le paraige de Saint-Martin tire plutôt son nom de l'abbaye de Saint-Martin plutôt que de l'église de Saint-Martin-in-Curtis.
De sa fondation royale, l'abbaye a conservé des liens avec les ducs de Lorraine : elle forme une enclave du duché aux portes de la ville. En 1428-1429, un conflit autour de son statut déclenche une guerre entre Metz et le duc Charles II : c'est la « guerre de la hottée de pommes ». Selon les chroniqueurs messins, le casus belli aurait été un panier de pommes emmené dans la ville par l'abbé, ce qu'aurait refusé le duc. Le village est détruit par les troupes messines en 1429. Les Messins s'attaquent ensuite à l'abbaye elle-même, obligeant les moines à mettre les reliques à l'abri à Nancy. Encore attaqué en 1444, le monastère ne retrouve pas sa prospérité. La cité interdit aux bourgeois de Metz de construire au Ban-Saint-Martin. L'abbaye est détruite à nouveau lors du siège de 1552 : la communauté se réfugie alors en Lorraine et fonde la primatiale de Nancy. La cité acquiert le Ban-Saint-Martin du duché de Lorraine en 1604.
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Abbaye Sainte-Croix-devant-Metz
L'abbaye Sainte-Croix est fondée en 1161. A l'origine, une communauté de religieux et de religieuses aurait été fondé dans les années 1120-1130, selon le récit d'une charte de l'évêque Bertram, au au lieu-dit « Rimei a Ware ». Selon Jean Schneider, le consentement donné à l'acquisition du terrain est le plus ancien témoignage de la communauté des bourgeois de Metz. Mais à cause des crues de la Moselle, les religieux se dispersent. Les femmes finissent par revenir sur le premier site, et lui donnent leur nom, la Grange-aux-Dames. Les hommes installent l'abbaye Sainte-Croix à quelques centaines de mètres au nord, à la Petite-Thury.
L'abbaye suit la règle des chanoines prémontrés. A proximité se développent à partir du XIIIe siècle des exploitations agricoles, qui deviennent le gagnage de Thury, qui comprend un château.
L'abbaye est rasée en 1552. Les religieux s'installent alors , en ville, à l'hospice de Saint-Éloy, qui devient plus tard le couvent des Carmes déchaussés. La communauté est supprimée en 1597.
Philippe de Vigneulles, exploitant les archives et l'hagiographie de l'abbaye, a placé dans ses Chroniques un long récit de sa fondation, marqué par l'acquisition d'un fragment de la Vraie Croix.
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Auguste Migette, Église Saint-Martin d'Ars-sur-Moselle
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Auguste Migette, L'église Saint-Quentin de Chazelles Metz (Moselle)
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Auguste Migette, L'église Sainte Brigide de Plappeville (vue de l'Est)
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Chapelle Saint-Privat La chapelle Saint-Privat est le dernier vestige d'une église plus ancienne, située au 4 rue des Volontaires à Montigny-lès-Metz, à près de 3 km des murs de la ville médiévale. Une église primitive, dédiée au martyr du IIIe siècle saint Privant, y est attestée dès le IXe siècle.
En 1522, lors d'une phase de reconstruction des voûtes de l'église « Saint-Privat-aux-Champs » située hors des murs, Philippe de Vigneulles raconte la découverte d'une stèle romaine dans les fondations de l'édifice. L'église était en fait située en pleine nécropole antique, au carrefour de deux voies romaines : de la route nord-sud qui reliait Aix-la-Chapelle à Dieulouard et de la route est-ouest qui menait à Reims.
Pendant le siège de Metz par Charles Quint en 1552, l'église est détruite. Elle est reconstruite autour de 1560. En 1810, l'église est de nouveau démolie dans le cadre du percement de la rue Franiatte. Seule la chapelle subsiste aujourd'hui ; elle a été entièrement restaurée en 2008.
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Chapelle Saint-Rémy de Woippy
Cette modeste chapelle située sur le ban de Woippy avait pour particularité d'être une « chapelle épiscopale » : elle appartenait à la cathédrale Saint-Etienne et un chanoine en était le chapelain. La chapelle a disparu à la Révolution. En mars 1952, lors de travaux à proximité, on met au jour de nombreux ossements, une statuette et un fragment d'épitaphe. Ces vestiges correspondent probablement à l'ancien cimetière de la chapelle.
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Croix d'Ancerville La croix d'Ancerville est une croix de chemin située rue d'Outry, qui formait un hameau isolé jusqu'au XXe siècle. Sur un socle cubique, un fût porte la représentation de la Crucifixion sur deux volutes. On reconnaît Marie et Jean autour de Jésus en croix, le titulus au-dessus et le crâne d'Adam à ses pieds.
Elle est renversée en 1793 lors de la Révolution française et relevée par la suite.
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Église de Fèves L'église de Fèves, consacrée à sainte Sérène puis aujourd'hui la Nativité-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie, était la chapelle d'un prieuré de l'ordre des Prémontrés, et dépendait de l'abbaye de Saint-Pierremont. Elle est reconstruite au début du XVIe siècle, alors que Nicolas Collignon de Briey est abbé de Saint-Pierremont et que Lambert Pierresson est prieur. Une clé de voûte porte la date de 1509. On remarque aussi les dates de 1523 sur la clef de voûte de l'abside et de 1529 sur un contrefort. Le bâtiment se compose d'une abside à trois pans, d'une nef de trois travées et d'un clocher-porche. Les trois baies de l'abside conservent des vitraux de Thomas de Clinchamp, maître-verrier de la cathédrale de Metz.
Le clocher, du XVIe siècle pour sa partie basse, conserve une remarquable décoration qui mêle une structure gothique flamboyant à des détails empruntés à la première Renaissance (putti, guirlandes, etc.)
Devenue église paroissiale en 1761, l'église est aménagée en style néo-gothique à la fin du XIXe siècle sous la direction de Paul Tornow, avec notamment la construction d'une flèche sur le clocher.
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Église de Génicourt-sur-Meuse Génicourt-sur-Meuse est à 70 km de Metz, mais au XVIe siècle, la seigneurie est partagée entre les Apremont et les Le Gronnais, depuis que François Le Gronnais y a acquis une engagère. L'église du village, dédiée à sainte Marie Madeleine, est reconstruite en 1524 et dotée de nombreuses oeuvres d'art de grande qualité. On remarque notamment des vitraux commandés par les seigneurs du lieu à Valentin Bousch ou un verrier proche de son atelier. Une poutre de gloire portait trois statues : Marie et Jean entouraient le Crucifié. La crucifixion a parfois été attribuée à Ligier Richier. Le retable polychrome est inséré dans une clôture sculptée datée de 1531, de style Renaissance, aux armes de Philippe de Norroy et de Nicole d'Apremont. Dans la nef, une série de douze fresques représentent les articles du Credo avec les apôtres et les prophètes.
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Église de Lessy L'église du village de Lessy est dédiée à saint Gorgon. Cet édifice est une « petite forteresse », reconstruite dans le style gothique flamboyant, elle est composé d'une nef de trois travées, de deux chapelles et d'une tour forte du XIIIe siècle. Selon Truttmann, cette tour est un ancien donjon transformé en clocher. Ses murs, d’une épaisseur d'1m60, sont percés de meurtrières. Le portail et le chœur à oculus datent du XVe siècle. Dans la chapelle, les fresques gothiques représentent saint Pierre et saint Paul. Des cadrans solaires sont encore visibles sur la façade du donjon construit en pierre jaune de Jaumont.
Le cimetière conserve des traces de fortifications.
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Église Notre-Dame d'Ancy-sur-Moselle L'église d'Ancy porte le vocable Notre-Dame de l'Assomption. Elle est construite au XIVe siècle et fortifiée vers 1350. Le clocher, seul reste d'une église romane précédente, était couronné d'un hourd en bois, galerie de circulation pour les défenseurs. Ce hourd disparaît en 1863. Lors des travaux de restauration après la seconde guerre mondiale, le hourd est remplacé et la flèche encore visible aujourd’hui est construite.
Une inscription commémorant la prise de l'église et de son fort-moutier ainsi que le massacre des hommes du village en 1490 est placée sur le clocher.
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Église Saint-Alban de Sorbey L’église Saint-Alban de Sorbey a été reconstruite en 1896 dans un style néo-roman. Le bâtiment précédent construit dans le style roman pourrait remonter au XIe siècle.
L'abbé Adam Pefferkorn, pionnier de la photographie en Moselle, a photographié l'église romane peu de temps avant sa destruction : le chœur avait perdu sa couverture et était étayé. Le seul vestige de l’édifice primitif est le clocher roman, disproportionné par rapport à l'énorme église néo-romane.
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Église Saint-Arnould d'Arry L'église Saint-Arnould d'Arry dépendait de l'abbaye Saint-Arnoul de Metz. Construite à partir du XIIIe siècle, époque de transition entre roman et gothique dans la région, elle serait une des plus anciennes églises fortifiées de la région. La tour au-dessus du chœur est un puissant donjon rectangulaire, adapté à l'artillerie au XVe siècle. Deux échauguettes témoignent peut-être d'un ancien chemin de ronde installé sur un toit en terrasse.
La nef est lambrissée, rectangulaire, de 14 m sur 8, avec une nef collatérale. Le choeur rectangulaire est voûté d'ogives. La chapelle de la Vierge, édifiée en retrait du chœur et moins haute que lui, peut dater du XIVe siècle. Un avant chœur est séparé de la nef par un arc triomphal reposant sur deux colonnes aux chapiteaux sculptés.
La porte d’entrée est surmontée d'une statuette de saint Arnould assis dans une niche.
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Église Saint-Clément de Lorry-les-Metz Saint-Clément de Lorry est une église gothique, construite dans la seconde moitié du XVe siècle, située sur un tertre gardé par des murs. Elle était composée d'un vaste chœur carré, d'une courte nef et de deux chapelles latérales carrées formant le transept. Le clocher, très élancé, est supporté par quatre puissants piliers. Au-dessus du portail, une large baie gothique est surmontée aujourd'hui d'une baie géminée en arc brisé. Celle-ci remplace une ouverture plus petite qui commandait une bretèche, dont on voit encore les corbeaux de pierre de part et d'autre de l'ouverture. Les armes des Baudoche, présentes sur une clé de voûte de l'avant-choeur, permettent selon Ernest Bouteiller d'identifier le mécénat de Pierre Baudoche.
L'église a été agrandie en 1822, perdant son plan en croix grecque par l'adjonction de bas-côtés. Des fenêtres néo-gothiques ont remplacé les ouvertures étroites de l'église fortifiée. Du XVIe siècle jusqu’à la révocation de l’Édit de Nantes, l’église de Lorry relève du culte reformé.
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Église Saint-Clément de Marange L’église Saint-Clément de Marange est une église-halle de style gothique tardif, qui a replacé un édifice plus ancien. L’église est citée pour la première fois en 997, dans la confirmation par l’empereur germanique Otton III d’une donation faite en 971 par Adalbéron, archevêque de Reims, pour réformer l’abbaye ardennaise de Mouzon.
La nef de l'église-halle a probablement été construite dans la seconde moitié du XVe siècle, et le chœur dans la seconde moitié du XVe. L'église a été agrandie de deux travées du côté ouest en 1788-1790. Un ossuaire date de 1606.
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Église Saint-Marcel d'Ennery L'église Saint-Marcel d'Ennery a été reconstruite a la fin du XVe siècle ; le choeur flamboyant est toujours conservé. Les vitraux du chœur sont réalisés en 1548 par le maitre verrier Valentin Bousch.
L'église servait de chapelle au château de la famille des Heu, seigneurs d'Ennery durant plusieurs siècles. Au XIXe siècle, l'église est restaurée avec l'ajout du clocher en 1857 et sa façade qui a été rénovée.
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Église Saint-Pierre de Luttange L’église Saint-Pierre de Luttange, datant à l’origine du XIIIe siècle, est plusieurs fois détruite à l'époque moderne, et totalement reconstruite en 1881 sous l’impulsion du curé Eugène Watrin. Grâce à l’architecte Hermann, originaire de Thionville, l’église est consacrée le 4 octobre 1882, sous un style néo-gothique. L’édifice a été construit en plan de croix latine. Il est composé d’une nef centrale plus haute que les bas-côtés, d’un chœur et d’un clocher.
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Église Saint-Pierre de Mey L'église Saint-Pierre de Mey était la paroisse de Mey et de Vantoux.
Elle fait partie des quelques églises romanes du pays de Metz, bâties fin XIe ou début XIIe siècle.
L’église comprend un narthex occidental « messin » de trois travées, dont l’une d’elle supporte le clocher fortifié. Sa nef est de plan rectangulaire, son abside semi-circulaire. Sur le côté sud de la nef se trouve la porte médiévale. Son linteau sculpté, d'un peu plus de 2 m de long peut dater de l’époque carolingienne et représente un lion à visage humain, une sirène tenant à deux mains sa double queue de poisson, ainsi qu'un dragon. Le clocher a été fortifié au XVe siècle : au-dessus de la porte, une bretèche est portée par deux corbeaux.
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Église Saint-Pierre de Norroy-le-Veneur Norroy était un riche village dépendant du comté de Bar : Veneur est une déformation de l'ancien français « vineor », viticole. À flanc de coteau, son église Saint-Pierre est peut-être la plus impressionnante des églises fortifiées lorraines.
La partie la plus ancienne est la crypte romane (vers 1050 selon François Voltz). Cette crypte est située sous le chœur et permet de rattraper la déclivité du terrain. Elle forme un rectangle d'environ 8,40 m sur 6,30 m, de trois nefs et de trois travées. Ses voûtes d'arêtes reposent sur quatre colonnes monolithiques.
L'église est reconstruite à la fin du XIIIe siècle. La tour ouest est un donjon carré aux murs très épais, dans la salle à l'étage comportait une cheminée. Une tour de chœur lui fait face à l'est, dotée de mâchicoulis. Les voûtes de la nef datent des années 1434-1453 pour les deux premières travées (une clé de voûte portent les armes de René d'Anjou de ces années-là) ; dans les deux travées suivantes et le chœur, elles sont voûtées de liernes et de tiercerons flamboyants, une clé de voûte est datée de 1504.
Au XIVe et XVe siècles, Norroy est partagé entre une part engagée par le duc de Bar à des sires lorrains, et une part engagée à des patriciens messins. Proche de Metz, il échappe pourtant au contrôle de la cité. Cette position frontalière fait qu'il subit les conflits jusqu'au XVIIe siècle. Les défenses se multiplient quand la situation se tend dans les années 1470. L'église est alors entourée d'un mur d'enceinte et d'une porte fortifiée. Des canonnières sont ouvertes dans les parties hautes des tours. Norroy est dévasté lors de la guerre de 1490. Après la guerre, l'église est restaurée et des fenêtres flamboyantes sont percées dans les murs des collatéraux ; dans la tour du chœur est installé un grand vitrail de Thomas de Clinchamp.
Lors la guerre de Trente Ans, en 1635, les habitants se réfugient encore dans l'église. Une cloche de 2 tonnes est installée dans le donjon en 1691. Un ossuaire est situé le long du mur ouest. Il mesure environ 6,90 m de long pour 2,50 m de large et environ 2 m de hauteur. L'église est classée monument historique en 1983.
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Église Saint-Quentin de Chazelles Saint-Quentin est l'église du village de Chazelles (actuelle commune de Scy-Chazelles). Cette église romane de la fin du XIIe siècle a été fortifiée vers 1350 : la nef a été crénelée et la tour du choeur transformée en donjon. Le premier étage servait à loger les défenseurs et à protéger les gens du village ainsi que leurs provisions.
Elle est classée en 1862 au département de Moselle, puis en 1930 au titre de monument historique. Depuis 1963, elle abrite la tombe de Robert Schuman, dont la maison est située juste en face.
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Église Saint-Rémy de Vaux
Datant du XIIIe siècle, l'église Saint-Remy, a été modifiées aux XVe et XVIe siècles. Elle a connu une rénovation importante de l’intérieur en 1878. Elle est classée monument historique depuis 1984.
L'édifice faisait partie d’un ensemble défensif. La tour-donjon, déjà existante au XIIIe siècle, a été transformée à la fin du XIXe siècle : chaque face s'ouvre aujourd'hui par quatre baies néo-romanes. Le dessin d'Auguste Migette documente l'état médiéval, qui comprend une simple archère sous des mâchicoulis. La nef était percée de deux baies gothique flamboyant : elle en compte désormais quatre.
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Église Sainte-Barbe L’église de Sainte-Barbe accueille un pèlerinage important au XVe siècle : sainte Barbe fait alors figure de sainte patronne du pays de Metz. En 1516, l'église est reconstruite par Claude Baudoche qui y fonde un couvent de clarisses : le XVIe siècle marque l'apogée du pèlerinage. Le clocher est achevé en 1604.
Après l'extinction de la famille Baudoche, des moines bénédictins installèrent un prieuré en 1634. Les seules parties de l’édifice restant de l’époque de construction (début du XVIè siècle) sont la tour sud où se trouve le clocher, et le portail. Le reste a été détruit en 1826 : la commune refuse d'entretenir un bâtiment aussi grand et reconstruit une église plus petite. Le clocher échappe à la destruction pour des raisons militaires : surplombant le plateau lorrain, il constituait un point d’observation utile pour défendre l’accès à Metz, qui pouvait se faire par la porte Sainte-Barbe.
Certains vitraux furent achetés par le chapitre de la cathédrale de Metz entre 1827 et 1829, puis placés dans les chapelles Saint-Livier et Saint Joseph, dans le déambulatoire de la cathédrale.
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Église Sainte-Brigide de Plappeville Plappeville doit son nom au domaine (« villa ») du saint évêque Pappol, qui le donne à l'abbaye Saint-Symphorien après sa mort vers 614. L'église Sainte-Brigide tire pourtant son nom d'une abbesse irlandaise de Kildar (†523). En 923, l'abbé de Saint-Symphorien reconstruit l'église du domaine et lui donne des reliques de sainte Brigide, l'église, devenue la paroisse du village, conserve toujours le bras-reliquaire de la sainte, daté d'environ du XVe siècle.
Victime des guerres, l'église est rebâtie en 1493. Seuls la tour et quelques piliers sont conservés de l'époque romane. L'église est dévastée en 1944, rebâtie à l'identique, et restaurée après un incendie en 2018. L'église est inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1980.