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Église Saint-Gorgon
Saint-Gorgon était une des églises paroissiales de Metz, consacrée à un saint populaire dans la région, qui est notamment le saint patron de l'abbaye de Gorze. Sa paroisse s'étendait dans le quartier de la cathédrale. L'église elle-même était située au sud de la cathédrale, entre l'actuel l'hôtel de ville et l'arrière des maisons 4-8 en Fournirue. Le portail s'élevait très au-dessus de la place. L'église, assez petite, était constituée d'une simple nef et d'un choeur, sans transept, et d'un clocher. Elle est rasée en 1769, après les grands travaux du maréchal de Belle-Isle qui ouvrent la place d'Armes et y installent l'hôtel de ville. Nous n'avons conservé aucune illustration du bâtiment.
La paroisse dépendait de la collégiale Saint-Pierre-aux-Images, située sur le flanc sud de la cathédrale. L'élection des Treize avait traditionnellement lieu à Saint-Pierre, puis les nouveaux élus s'asseyaient sur un banc devant Saint-Gorgon avant de prêter serment à l'évêque.
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Église Saint-Georges Saint-Georges était une des paroisses de Metz ; son territoire s'étendait sur la moitié centrale de l'île Chambière. L'église elle-même était située à l'angle des anciennes rues Saint-Médard et Chambière, dont l'une est effacée et l'autre reconfigurée lors de la reconstruction du quartier.
En 1199, le comte de Sarrewerden fait don de son droit de patronage au chapitre de Saint-Thiébault , ceci est confirmé par l'évêque Bertram puis par l'empereur Philipe de Souabe en 1207. Transformée en brasserie après la Révolution, l'église Saint-Georges était déjà détruite en 1907 afin d'agrandir la rue voisine alors qu'elle abritait des logements.
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Église Saint-Gengoulf Saint-Gengoulf est une des 20 paroisses intra-muros de Metz. Elle porte le nom d'un martyr bourguignon de l'époque carolingienne, populaire dans les diocèses lorrains. L'église est située à côté du monastère féminin de Sainte-Glossinde, tout proche du mur sud de l'enceinte, si bien que les deux bâtiments communique ensemble.
Lors de la Révolution, l'église est partiellement détruite (1791), puis convertie en logement (1798). L'actuelle rue Saint-Gengoulf commence à son emplacement. Les locaux de la Croix-Rouge occupent le site : quelques éléments du portail et les arcades de la nef sont visibles depuis la rue.
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Église Saint-Ferroy
Saint-Ferroy est au Moyen Âge une des 17 paroisses intra-muros de Metz. L'église est à l'angle de la rue Marchand, alors appelée En Aiest, qui mène au pont Rengmont, la porte nord de la cité, et de la rue Saint-Ferroy. Le territoire de la paroisse s'étend sur le flanc nord de la colline Sainte-Croix jusqu'à la Moselle.
Après le siège de Metz, les soeurs Collette sont relogées à Saint-Ferroy : la paroisse est supprimée et les religieuses y installent leur couvent. Celui-ci est dissous à la Révolution et l'église détruite en 1812.
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Église Saint-Eucaire Fondée dans l'Antiquité, Saint-Eucaire a été reconstruite aux XIVe et XVe siècles, et a gardé un clocher roman. La paroisse était l'une des trois paroisses du quartier d'Outre-Seille, la 3e paroisse la plus peuplée de Metz en 1445 avec une population d'artisans, qui travaillaient notamment le cuir (tanneurs et corroyeurs) et le drap (tisserands, teinturiers), ainsi que des vignerons.
Au XIVe siècle, l'église abrite la "bancloche", la cloche de la ville, qui appelle les citoyens au ban ; mais en 1381, la cloche est installée dans la tour de Mutte de la cathédrale et Saint-Eucaire perd son rôle municipal.
Parmi les curés de la paroisse, on compte Pierre de Saint-Dizier, le premier chroniqueur messin écrivant en français dans les années 1430-1440.
Cette paroisse populaire comptait peu de patriciens. La famille Desch possédait un hôtel particulier à proximité. La chapelle Saint-Blaise leur a servi de chapelle funéraire.
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Église Saint-Étienne-le-Dépenné Cette église était aux XIIIe-XVIe siècles l'une des trois paroisses du quartier d'Outre-Seille, avec Saint-Eucaire et Saint-Maximin. Elle n'est pas dédiée à saint Étienne le diacre et premier des martyrs, comme la cathédrale, mais au saint pape Étienne, décapité en 257 (en ancien français : « dépenné »). L'église est reconstruite aux XIVe et XVe siècles. La paroisse est supprimée à la Révolution et les bâtiments sont démolis ou lotis pour abriter entrepôts et habitations. Le 22 février 1872, Auguste Prost assiste à la démolition du choeur de l'église et relève plusieurs inscriptions.
Des vestiges de l'église sont encore visibles rue Gaudrée.
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Église Saint-Bénigne
L'église Saint-Bénigne était la paroisse du Bourg Saint-Arnoul, autour du monastère Saint-Arnoul, au sud des murs de Metz. Mentionnée à partir de la fin du XIIe siècle, elle était sous le patronage de l'abbé. Comme l'ensemble des faubourgs de Metz, elle est détruite lors du siège de 1552.
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Église Saint-Avit
L'église Saint-Avit est consacrée à l'archevêque de Vienne du VIe siècle. Elle disparaît avant 1327, nous n'en savons pas grand chose. En 1162, une bulle du pape Victor IV la mentionne sous le nom de Saint-David.
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Église des Grands Carmes L’église des Grands Carmes de Metz était un édifice majeur du paysage religieux et architectural messin, construit dans le cadre de l’expansion des ordres mendiants en Europe. Bien que l’édifice ait en partie disparu après la Révolution française, son importance est attestée par des sources médiévales, des relevés anciens et des études contemporaines qui permettent de reconstituer son histoire et son influence.
Les Carmes s'installent en Aiest, au nord de Metz, à la fin du XIIIe siècle. L'église est reconstruite fin XIVe siècle, grâce au mécénat du duc Robert de Bar : sa construction, qui s’étale sur plusieurs décennies, est marquée par l’influence de Pierre Perrat, architecte qui travaille également à la cathédrale Saint-Étienne. Elle mesurait 40 m. de long sur 18 m. de large. Une gravure d'Israël Silvestre (1621-1691), un dessinateur et graveur lorrain, documente son aspect extérieur.
Lors de la construction du bastion de Guise en 1551, le couvent est en partie détruit, mais l'église est préservée. En 1744, Louis XV, de passage à Metz, visite l’édifice et s’émerveille devant la complexité de son jubé, doutant que sa claire-voie délicatement sculptée puisse être en pierre.
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École rabbinique (1619-1847)
Une communauté juive se réimplante à Metz à l'époque moderne lors de l'occupation française. Elle installe ses bâtiments religieux en Basse-Saulnerie en 1619. La synagogue a été détruite en 1847, l’école rabbinique en 1853. Des sculptures provenant de l'école rabbinique sont encore conservées.
Selon un témoignage oral recueilli par Auguste Migette, les bâtiments auraient occupé le premier emplacement du couvent des Carmes, après 1254 et avant 1275. Le décor intérieur qu'il dessine est un bon témoignage de l'habitat du XIIIe siècle, qui a été ici préservé jusqu'au XIXe siècle.
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Couvent des Soeurs Colette
Le couvent des Soeurs Colette est fondé à Metz en 1480 par Nicolle Geoffroy de Luxeuil, veuve de Wiriat Louve. Elle obtient l'autorisation du pape pour y établir un monastère de colettines qui est placé sous la juridiction de l'Observance (les Frères Baudes). Le couvent est installé dans le quartier des Grands Meis dans le nord ouest de la ville près de la porte Sainte-Barbe et du couvent des Frères Baudes. Les soeurs colette ou colettines sont des moniales issues de la réforme du XVe siècle de l'ordre de Sainte-Claire.
En 1552, la ville est assiégée par Charles Quint. Le couvent est démoli pour établir le retranchement de Guise et améliorer les défenses de la ville. Les moniales sont alors installées rue des Clercs dans la maison des Trinitaires. Puis quelques années plus tard, en 1563, elles sont de nouveau relogées dans l'église paroissiale Saint-Ferroy, dont elles font leur couvent.
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Couvent des Frères Prêcheurs Le couvent des Frères Prêcheurs, ou couvent Sainte-Madeleine, fut fondé à Metz en 1215, grâce à l'appui du maître-échevin Régnier Thignienne. Les Dominicains de Metz refusaient de condamner les usuriers, que la papauté voulait excommunier et priver de sépulture chrétienne. De très nombreux membres des familles associées aux paraiges y élirent donc sépulture : G. Thiriot recense pas moins de 115 épitaphes antérieures à 1552 encore conservées au XVIIIe siècle ; un Dominicain du XVIIe siècle compte 230 caveaux dans le cloître.
En 1552, lors du siège de la ville par Charles Quint, l'abbaye de Saint-Arnoul, située hors les murs de la ville fut détruite. Les frères prêcheurs durent quitter les lieu, où les moines bénédictins s'installèrent définitivement, malgré d'interminables procès aux XVIe et XVIIe siècle. Le couvent des Frères Prêcheurs prit alors le nom d'Abbaye royale de Saint-Arnoul. Les Bénédictins reconstruisent les bâtiments dans les années 1690. A la Révolution, le site devient une école militaire ; l'église est presque entièrement détruite en 1840. Le bâtiment est situé au 9 rue des Ours est toujours aujourd'hui un site militaire.
Après le classement du site en 1986, une ancienne porte de l'église a été dégagée, surmontée, d'une Vierge de Pitié du début du XVIe siècle. Si les tombeaux ont été détruits, une grande partie des corps sont sans doute toujours enterrés.
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Couvent des frères Baude
Les Franciscains traditionnels, dits Cordeliers, sont présents à Metz depuis les origines au début du XIIIe siècle. Mais en 1418 arrive dans la cité un frère réformateur, Baude. Ses prêches enflammés contre le clergé et pour la pauvreté radicale lui valent un grand succès. En 1427, deux autres frères fondent un couvent de la Stricte observance franciscaine aux Grands Meis, à la limite nord de la ville : ils sont surnommés frères Baude en souvenir du premier prédicateur. Entre 1428 et 1431, la ville est déchirée par le conflit entre les Baudes et les autres communautés mendiantes , dont la foule exige l'expulsion. En 1430, la cité craint même une révolution contre les patriciens.
Les Baude consacrent leur église en 1450. Elle est détruite lors du siège de Metz en 1552, quand les troupes françaises construisent le retranchement de Guise pour renforcer la muraille nord de la ville. On ignore tout de l'apparence du couvent et de l'église.
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Couvent des Dominicaines Le couvent des Dominicaines, ou prêcheresses, s'installe dans l'actuelle rue Dupont-des-Loges à la fin du XIIIe siècle. Une communauté de femmes vivant en communauté au Pontiffroy s'affilie à l'ordre dominicain. L'évêque les installe sur le site d'une ancienne demeure de l'évêque de Metz, appelée Cour de Vic, sur lequel on ne sait rien. Le couvent occupait le pâté de maisons entre la rue du Coetlosquet, la rue Serpenoise, la Chaplerue et la rue Dupont-des-Loges, où se trouvait l'entrée.
En 1496, la communauté entre en crise, se divisant entre soeurs réformatrices, autour de la prieure Jeanne Ferry, qui est soutenue par la cité de Metz, et soeurs opposées à un durcissement de leur règle. Les opposantes quittent le couvent en 1502 en emportant les archives. Nous ne savons donc pas grand chose sur le couvent avant cette date. Au XVIe siècle, plusieurs patriciens se font inhumer dans le monastère désormais revenu à une stricte observance de la règle dominicaine.
Le couvent est supprimé à la Révolution, une partie transformée en école. Des vestiges de l'église sont encore visibles dans la cour, 21 rue Dupont-des-Loges. Le choeur de l'église à deux nefs a été transformé en logement ; il a conservé une très belle charpente médiévale.
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Couvent des Cordeliers Le cloître des Récollets est le vestige d'un couvent médiéval à Metz, construit sur la colline Sainte-Croix, au lieu-dit « Sur le mur » qui surplombe la vallée de la Seille à l'est de la ville antique. Les frères franciscains, surnommés les Cordeliers, s'y installent dès 1230. L'église est consacrée en 1286 et le couvent est achevé en 1310. Des travaux d'agrandissement de l'église s'achèvent en 1376. L'église a alors une forme particulière : une très longue nef unique, le long de l'actuelle rue de l'abbé-Risse, et une abside à sept pans. Il s'agit d'un lieu de sépulture important pour les familles liées aux paraiges. Les Chaverson y possèdent une chapelle dans les années 1520. Le cloître, dont il reste trois ailes, est le seul lieu où des sépultures médiévales subsistent à Metz.
En 1603, les Cordeliers sont remplacés par les Récollets, issus d'une réforme de l'ordre franciscain, qui donne le nom au lieu jusqu'à nos jours. Pendant la Révolution française, la communauté est supprimée et le couvent occupé par l'armée ; l'église sert d'écurie avant d'être détruite en 1804. Seul vestige de l'église, un fragment du mur nord de la nef est visible à gauche en entrant, actuel mur de l'aile ouest.
Les bâtiments subsistant sont occupés par un orphelinat tenu par des religieuses. En 1970, la municipalité acquiert le site ; lors des travaux de restauration, la chapelle construite par les soeurs à la place de la nef est détruite.
Depuis 2002, les locaux sont occupés, notamment, par les Archives municipales de Metz qui profitent des réservoirs d'eau situés dans l'ancien jardin du couvent, permettant un stockage massif de la documentation.
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Couvent des Clarisses Le couvent des Clarisses (soeurs franciscaines) est fondé en 1269 dans l'actuelle rue de Paradis, sur le flanc est de la colline Sainte-Croix. Il est victime du grand incendie qui en 1318 ou 1320 ravage la colline Sainte-Croix, et sans doute largement reconstruit après.
Après la Révolution, il devient couvent du Bon Pasteur, puis en 1969, accueille le Conservatoire régional Gabriel-Pierné. Des vestiges du cloître sont conservés.
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Couvent des Célestins Le couvent des Célestins est fondé en 1366 par un homme de paraige messin, Bertrand Le Hungre, près de la grande place du Champ-à-Seille. Ces moines bénédictins réformés bénéficient de la générosité des élites messines et constituent une riche bibliothèque ; leur église sert de nécropole pour les familles patriciennes.
Le couvent est supprimé en 1775. L'armée s'installe sur le site à partir de 1785 ; en 1811, il est dévolu aux ateliers de l'arsenal du Génie. La plupart des bâtiments du couvent sont détruits, et l'église démolie en 1864.
La chronique des Célestins est rédigée par leur prieur Nicole de Luttange. Son texte et ses images permettent de reconstituer la lente construction du couvent entre 1370 et 1470. La plupart des communautés religieuses de Metz sont installées soit dans la vieille cité romaine, entre la cathédrale et la porte Serpenoise, soit en périphérie de la ville. Les Célestins s'installent en bordure de la ville marchande, entre le côté sud du Champ-à-Seille et la muraille, à deux mètres en contre-bas de la place. Le couvent est donc enclavé, ce qui pose des problèmes de voisinage.
La lente destruction du couvent a entraîné la dispersion de beaucoup de pièces : les livres, les archives, des fragments de sculpture et des inscriptions.
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Commanderie de Saint-Jean-en-Chambre Entre la place de Chambre, la muraille et le Moyen Pont, les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean (basés à Jérusalem, puis à Rhodes, et enfin à Malte) possédaient une commanderie. Les bâtiments de la communauté comprenaient un hospice qui accueillait pèlerins et voyageurs : l'hospice du Petit-Saint-Jean-en-Chambre. La chapelle Saint-Jean, dite Saint-Jean-en-Chambre était dotée de trois absides circulaires. La commanderie occupait le site antique du petit amphithéâtre. Les grands murs romains en brique et pierre deviennent au Moyen Âge le support de légendes : c'est le cas d'une immense brèche dans le mur côté Moselle.
En 1565, les religieuses de Saint-Marie-aux-Nonnains, expulsées par l'armée, s'installent dans la commanderie de Saint-Jean, désormais appelée l'abbaye Saint-Louis. Lors de la Révolution, l'abbaye est supprimée, l'église accueille les archives du département ; les rues de la Paix et Saint-Louis sont percées sur le site. Après un incendie, les bâtiments subsistant disparaissent entièrement.
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Collégiale Saint-Thiébaut
Cette église fondée en 1159 était desservie par un collège de chanoines, sous le contrôle de l'abbesse de Sainte-Glossinde. Elle était située primitivement en dehors des murs ; reconstruite sous l'évêque Jacques de Lorraine (1239-1260), elle est rasée avant le siège de 1444. Les chanoines sont relogés en 1452 dans le couvent des soeurs de la Madeleine, à l'intérieur de la muraille, tandis que les soeurs s'installent près des Célestins. Le couvent est démoli à son tour en 1552 car trop proche de la muraille : les chanoines sont relogés dans l'église Saint-Martin. Ils déménagent à nouveau au XVIIe siècle derrière l'hôpital Saint-Nicolas. La communauté est dissoute à la Révolution.
Un des rares vestiges de Saint-Thiebaut est une cloche d'1,5 tonne remontée à la cathédrale en 1555 : le Tocsin, daté de 1501.
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Collégiale Saint-Sauveur Le chapitre Saint-Sauveur est fondé au XIe siècle et s'installe dans une chapelle déjà signalée à l'époque carolingienne près de l'ancien forum romain. Deuxième chapitre de la ville après celui de la cathédrale, il compte 20 chanoines du XIIe au XVIe siècle. Le cloître de Saint-Sauveur est reconstruit entre 1458 et 1464. La collégiale Saint-Sauveur et sa voisine l'église paroissiale Saint-Jacques sont détruites en février 1565, par décision du capitaine de la citadelle : le commandement français craignait qu'on puisse tirer sur la citadelle depuis le toit de l'église. A leur place est ouverte la place Saint-Jacques. Le chapitre est alors réduit à 12 prêtres, qui célèbrent les offices dans la chapelle du cloître. Les bâtiments sont lotis après la Révolution, et disparaissent au gré des reconstructions ; les derniers vestiges sont démolis en 1965.
L'église, de grande dimension, occupait le côté sud de la place actuelle. Les bâtiments du chapitre s'élevaient au sud, autour des quatre ailes du cloître, à la place de l'actuel îlot entre la rue du petit-Paris et la rue Ladoucette. Ils comprenaient une chapelle à l'est, Notre-Dame, une salle capitulaire à l'ouest, et une école. Dans les années 1490, le régent de l'école est le jeune Léonard Pricard, de retour de l'université de Paris et futur humaniste.
En 1355, le paraige de Porsaillis avait l'habitude de se réunir dans le cloître. Celui-ci a été un lieu de sépulture pour les gens de paraiges, mais les tombes ont été détruites, sans doute en 1565. Les sources écrites attestent que des membres de la famille de Raigecourt, du paraige de Porsaillis, y ont été enterrés.
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Collégiale Notre-Dame-la-Ronde
La collégiale Sainte-Marie a peut-être été fondée par Dagobert, en face de la façade ouest de la cathédrale du Haut Moyen Âge, dont on ignore l’aspect. Fin XIIe-début XIIIe siècle, elle est rebâtie grâce au comte Henri II de Salm, qui y est enterré. Le nom Notre-Dame-la-Ronde apparaît alors dans les sources, en 1207. L’église était peut-être une réplique de la rotonde de Senones, construite dans les Vosges par le comte Henri I de Salm, lui aussi enterré à Metz. Le sol arasé ne permet pas de reconstituer cet état de lédifice. Lors de la reconstruction de la cathédrale, Notre-Dame-la-Ronde est reconstruite et intégrée à la nef gothique, mais son chapitre reste distinct de celui de la cathédrale. Un mur sépare les deux espaces liturgiques, qui est abattu à la fin du XIVe siècle. Le déchaussement des quatre piliers actuels permet de mesurer la différence de niveau du sol entre les deux églises.
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Cimetière Saint-Louis
Les humbles ne bénéficient pas d'une sépulture personnelle dans un sanctuaire : ils sont inhumés de façon anonyme dans un cimetière paroissial, ou au cimetière Saint-Louis, grand espace situé en dehors de l'enceinte urbaine, mentionné pour la première fois en 1333. Selon Philippe de Vigneulles, la terre du cimetière Saint-Louis a la particularité de dissoudre les corps en neuf jours, ce qui permet sans doute d'y enterrer des centaines de personnes chaque année.
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Chapelle Saint-Nicolas (ou Sainte-Reinette) La chapelle Saint-Nicolas dépendait de l'hôpital des Clercs, devenu la Petite Aumônerie de la cathédrale. Elle aurait été fondée par le chanoine Nemmery Baudoche, sur un terrain ayant servi à exécuter les condamnés à mort, près des prisons de l'évêque. Il la dote de rentes pour entretenir 13 clercs. En 1488, son petit-neveu, le chanoine Henriet Roucel, reconstruit la chapelle et y place une inscription commémorative. La chapelle prend à cette époque le nom de Sainte-Reinette. Elle est démolie à la Révolution.
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Chapelle Saint-Gall
La chapelle Saint-Gall est fondée entre le palais épiscopal et la cathédrale. Trois évêques y ont été inhumés : Advence, mort en 875, son successeur Robert, en 917, et Frédéric de Pluvoise en 1173.
La chapelle est détruite en 1608 lors de l'ouverture de la Rue neuve l'Evêque, pour créer un passage entre la place d’Armes et la place Saint-Étienne.
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Chapelle Saint-Blaise
La chapelle fut construite en 1424 dans le bas-côté nord de l'église Saint-Eucaire par Nicolle Grognat, veuf de Perrette Desch. Elle est voûtée aux frais de Jacques III Desch, comme le rappelle son épitaphe. La chapelle devint par la suite un lieu de sépulture important de la famille Desch qui possédait un hôtel aristocratique à proximité de l'église paroissiale.
L'église Saint-Eucaire conserverait une relique corporelle de saint Blaise (martyr du IVe siècle) : un morceau de sa mâchoire. La confrérie Saint-Blaise y a son siège à partir de 1552. La fête de Saint-Blaise est toujours fêtée à Metz le 3 février.