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Maison-forte d'Antilly Antilly était une seigneurie de l'évêque de Metz, aux mains d'un chanoine de la cathédrale au début du XVe siècle. Un siècle plus tard, Nicolle Roucel y possède une « bonne maison », selon le témoignage de Philippe de Vigneulles. À sa mort, sa fille unique, Marguerite Roucel, hérite de la seigneurie. Par son mariage avec Jean de Heu, Antilly passe à la famille de Heu, puis à leur fille unique, Marguerite de Heu. Celle-ci épouse successivement Georges de Savigny, puis Jean-Jacques de Ligniville, entre les mains desquels demeure la seigneurie.
L'actuel château d'Antilly reprend peut-être le plan de cette maison-forte : il en subsiste une maison-tour flanquée de trois tourelles carrées (la quatrième a disparu), plan semblable à celui de Vernéville, qui appartient à un cousin Roucel à cette époque. À l'ouest de la maison, des communs forment un quadrilatère, trois ailes subsistant, le quatrième côté était ouvert sur la maison-tour. Une tour s'élève sur l'aile sud, côté rue. Le château possédait des jardins à la française, documentés par le cadastre napoléonien, qui ont disparu : le parc, qui s'étendait au nord jusqu'au ruisseau, a été loti.
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Maison-forte d'Aubigny
Aubigny est une maison-forte située près du village de Colombey aujourd'hui disparu (commune de Coincy). En 1404, Aubigny était divisé en 2 feux : l’un appartenait à Jean de Vy, dont le métayer y élevait 27 bovins, 8 chevaux et 15 porcs ; l'autre appartenait à la veuve de Jean Wairin, qui y possédait 2 vaches.
Au XVIe siècle, la maison-forte est une possession des Roucel, après un jeu d'alliance entre les familles de Vy et Baudoche. En 1564, à la mort d'Androuin Roucel, sans descendance, un conflit de succession éclate entre ses petites-nièces et son petit-neveu. Philippe Roucel avait hérité de son père Warin Roucel d'une moitié de la maison-forte d'Aubigny, alors que les deux filles de Livier Roucel, Anne et Marguerite, cherchaient à recevoir l'autre moitié que possédait Androuin Roucel.
L'actuel château, inscrit aux Monuments historiques, date des XVIe-XVIIIe siècles ; c'est une demeure privée.
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Maison-forte d'Augny (ban de la Centaine) Au Moyen Âge, Augny est composé de deux noyaux d'habitations, qui forment deux bans seigneuriaux : le ban de l'Aître, autour de l'église et du prieuré de l'abbaye Saint-Symphorien, et le ban de la Centaine, autour de la maison-forte (10, rue de Metz).
En 1404, le ban de la Centaine est divisé entre Thiébaut de Vy, Isabelle Louve et les neveux de celles-ci, enfants mineurs de Jean Louve le Jeune. Au XVIe siècle, Daniel et François, fils de Michel de Barisey et d'Aimée Le Gronnais, sont seigneurs d'Augny, peut-être par héritage d'Aimée, petite-fille de Perrette Louve.
Selon un plan commun au XVIe siècle, il s'agit d'une maison-tour, entourée d'anciens communs. Mais sa hauteur de trois étages est exceptionnelle. L'angle sud-ouest est arrondi à cause de la tour escalière insérée dans la tour principale ; celle-ci conserve deux archères-canonnières. Le rez-de-chaussée est voûté en berceau. Chaque étage comprend deux chambres dotées d'une cheminée et un cabinet. Les armoiries des cheminées ont été martelées.
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Maison-forte de Bazoncourt Le village de Bazoncourt appartient aux Desch au XVe siècle : en 1404, Jacques Desch en est seigneur. La maison-forte de Bazoncourt était située près de l'église du village. Elle a entièrement disparu. À la fin du XVe siècle, elle appartient à Jacques III Desch, qu'il lègue l'une de ses trois filles, Marguerite. Par le mariage de celle-ci à Thiébaut Le Gronnais, elle passe ensuite aux mains des Gronnais. À la mort de Thiébaut en 1548, c'est son fils Jacques Le Gronnais qui en hérite, puis sa fille Anne Le Gronnais, qui épouse Charles de Ligniville.
Entre 1570 et 1600, la chapelle est reconstruite. Au XIXe siècle, Franz Xaver Kraus reproduit une clé de voûte aux armes des Le Gronnais et des Ligniville, qui correspondrait au mariage entre Anne Le Gronnais et Charles de Ligniville en 1580.
Sur un plan médiéval quadrangulaire à quatre tours rondes aux angles, la maison-forte a été reconstruite en 1709. À partir de plans et de dessins modernes, Kraus la reconstitue.
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Maison-forte de Berlize En 1404, Berlize (dans l'actuelle commune de Bazoncourt) appartient à Catherine Faulquenel, veuve de Joffroy Desch. La maison-forte est documentée en 1442 : face à l'insécurité, la cité de Metz y installe une garnison. Elle a été complètement détruite au XIXe siècle ; son emprise au sol est encore visible. Seule demeure l'ancienne chapelle castrale, actuelle église Saint-Matthieu, au choeur gothique.
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Maison-forte de Bratte
Au début du XVe siècle, la maison-forte de Bratte est tenu par Pierre Renguillon, qui l'a acquis par son mariage avec Halwis de Vatimont. Elle est attestée à partir du début du XIVe siècle comme un fief du comté de Bar. Ses vestiges sont intégrés dans une exploitation agricole. Le pigeonnier et l'étable sont modernes, mais le donjon rectangulaire de 20 m. sur 16 de côté et de 7 m. a conservé sa disposition de maison-tour : salle avec grande cheminée au rez-de-chaussée, étage noble habité et greniers au 2e étage.
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Maison-forte de Clémery Clémery était un fief du duché de Bar, appartenant à la famille des comtes de Salm. En 1360, Jean de Salm cède la seigneurie à Jean Le Gronnais pour une dette de 500 livres messines. En 1404, il appartient à jacques, femme de Jean Le Gronnais. Au XVe siècle, le village semble parfois racheté par les Lorrains, parfois engagé aux créanciers messins. Dans les années 1440, le fief appartient à Perrin Besange, qui pourrait l'avoir obtenu de par sa mère Jacomette, fille de Jean Le Gronnais dit Payebon et le Chevalier. En 1444, la forteresse est prise par les Français. Jean de Salm engage la seigneurie à Renaud Le Gronnais en 1461 et la rachète en 1474.
Le château a été reconstruit aux XVIIIe et XIXe siècle. Il conserve son plan de maison-forte médiévale quadrangulaire : trois ailes existent encore, ainsi que deux tours rondes aux angles.
Après 1474, les ducs de Lorraine engagent encore le fief, mais à leurs officiers et non plus à des Messins. René Warin le tient à partir de 1516 : ce fidèle du duc Antoine est aussi le mari de Françoise Le Gronnais, petite-fille de Renaud.
Le château de Clémery appartient à l'époque moderne à la famille lorraine Du Hautoy, puis au maréchal Duroc, originaire de Pont-à-Mousson (1772-1813). Propriété privée, il est classé Monument Historique en partie en 1986.
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Maison-forte de Coin-sur-Seille
La maison-forte de Coin était située au sud du village, près de la chapelle castrale Saint-Laurent. Au XIVe siècle, elle appartient à la famille Drouin. En 1404, Thiébaut Le Gronnais est seigneur du village. En 1537, la maison appartient à Claude Le Gronnais et Christophe d'Orjault son mari.
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Maison-forte de Cuvry
La maison-forte de Cuvry était située au nord du village, entre l'église et la Seille. Le domaine de Cuvryn, Coin-lès-Cuvry et Pournoy-la-Chétive appartient avant 1288 au chevalier Cunon de Neufchâtel. En 1296, Cuvry a trois co-seigneurs, Cunon, Arnoul Aixiet et Bertrand Gemel. Cunon vend une partie de sa part au Messin Collignon Burriat, qui cède la moitié de Cuvry à Bertrand Gemel. Par lui, au XIVe siècle, Cuvry appartient à la famille Drouin. En 1404, Jean Dieu-Ami est co-seigneur du village, avec l'Hôpital Saint-Nicolas. On perd ensuite la trace de la possession de Cuvry jusqu'en 1564, lorsqu'il appartient à Flory de Marteau, époux successivement de Barbe et Anne Desch.
Un château est construit sur le site au XVIIIe siècle : devenu collège lazariste puis hôpital, il est détruit en 2011 au profit d'un lotissement.
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Maison-forte de Dain-en-Saulnois
La maison-forte de Dain-en-Saulnois (aujourd'hui commune de Rémilly) est documentée au XVe siècle. En janvier 1464, Pierre Renguillon rend homme à Hue d'Autel, seigneur d'Aspremont, pour la seigneurie et sa maison-forte, qu'il a héritées de Ferry d'Épinal.
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Maison-forte de Génicourt Génicourt est une seigneurie de la famille d'Apremont. La maison-forte passe aux mains de Nicolas Le Gronnais dans la première moitié du XVIe siècle : il s'agit de la lointaine des seigneuries acquises par les patriciens de Metz.
La maison-forte et l'église formaient deux buttes fortifiées au centre du village. Le cadastre napoléonien montre encore un large fossé ovale qui entoure l'enclos seigneurial. La maison elle-même a été transformée et abaissée : haute d'un étage, elle fait aujourd'hui office de mairie-école.
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Maison-forte de la Mothe (Saulny)
Dans les années 1240, Saulny est vendu par son seigneur à deux patriciens messins, Jean Le Mercier et Jean Truillart. À la fin du siècle, le village est divisé en deux bans, Bu et Son-Saulny, puis en cinq. Le ban de Bu est divisé en trois, Bu, d'Esch et un troisième ban donné à l'hôpital Saint-Nicolas. L'autre ban est divisé en deux, le ban de la Noue, qui est la part de Jean de la Court, et le ban d'Ysambart Truillart, dit ban de Son-Saulny.
La maison-forte, appelée maison de la Mothe, ou maison derrière l'église, est située sur le ban de Bu. Elle est voisine du fort-moutier, l'église du village entourée par une enceinte, typique des côtes de Moselle.
Dans les années 1480, Jean Papperel est seigneur du ban de la Noue et de la moitié du ban de Bu ; à la même époque, Conrad de Serrières possède un autre quart du village. Les héritiers des deux patriciens s'étant allié, il est difficile de déterminer qui possède quoi au XVIe siècle.
En 1777, un second château est présent dans le village (actuel 10 rue du Château), appartenant au comte de Gourcy : il s'agit probablement du siège d'un autre ban que le ban de Bu, qui n'a pas conservé d'éléments architecturaux médiévaux. En 1777, la maison-forte de la Mothe, abritait la prison du village.
La maison-forte a été lotie et abrite des maisons, tandis que les tours ont disparu, mais l'ensemble a conservé un plan général de quadrilatère ouvert sur une cour. Quelques éléments d'architecture sont encore visibles, notamment, face à l'église, des canonnières (fin XVe ou début XVIe siècle). D'autres éléments remarquables sont plus récents, comme l'encadrement de porte du 10, rue de l'Église, daté de 1749.
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Maison-forte de Lesse La maison-forte de Lesse est une maison-tour, entourée de dépendances autour d'une cour. La tour est flanquée de quatre tourelles quadrangulaires, qui conservent des canonnières au rez-de-chaussée.
Lesse est un fief du duché de Bar à l'extrémité Est du duché. Selon Jean Schneider, il s'agit aussi du point oriental extrême de l'accaparement des fiefs par les patriciens messins. Le chevalier Collard de Lesse engage son fief à ses créanciers les frères Arnould, Jean et Nemmery Baudoche en 1346. Il passe ensuite à la famille Perpignant : Jean Perpignant rend hommage pour Lesse en 1421.
Le fief serait ensuite passé à son fils Jean Perpignant, puis au fils de ce dernier Gérard, avant de tomber aux mains d'Alixette, seule héritière encore en vie au décès de Gérard Perpignant, son père. Au décès d'Alixette, Claude Le Gronnais, Nicolle et Androuin Roucel en héritent, par des jeux d'alliances.
Lesse est ensuite partagée entre la famille Roucel et plusieurs familles nobles lorraines, notamment les Craincourt et les Helmstatt. À la mort d'Androuin Roucel, sans descendance, c'est son petit-neveu Philippe Roucel qui hérite de sa part, qui passe aux mains de son épouse Madeleine Chanahay après le décès de son époux en 1583.
Au début du XIXe siècle, Lesse comptait deux châteaux : le Château-Haut, bien conservé, et le Château-Bas, aujourd'hui transformé en exploitation agricole (32, rue Saint-Georges). Il s'agit sans doute d'un effet des partages de l'époque moderne.
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Maison-forte de Lorry La maison-forte de Lorry se situait à l’entrée du village, à proximité de la rue principale, sur le chemin menant à Vigneulles.
À la fin du XIIIᵉ siècle, la seigneurie de Lorry appartient aux trois fils de Thiébaut de Laître, membre du paraige d’Outre-Seille : Jennat, Burnequin et Uguignon. Comme Jennat et Burnequin meurent sans héritier, la terre revient à Jean, fils d’Uguignon. Celui-ci la transmet ensuite à son propre fils, Pierre de Laître, dit « Noirel ». Martin de Laître, fils de François et petit-fils d’Uguignon, est également mentionné comme seigneur de Lorry. Il est possible que son père, François, ait lui aussi détenu la seigneurie avant lui. En 1489, la maison-forte appartient à Conrad de Serrières du paraige du Commun.
Plutôt qu'un château, le bâtiment du XVe siècle est une grosse maison rectangulaire, qui adoptait les formes de l'architecture urbaine présente à Metz, en y ajoutant quelques éléments de défense. Elle est entièrement détruite en 1944.
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Maison-forte de Louvigny (ban Bazin) Il y avait au XVe siècle trois maisons-fortes à Louvigny, car le village était divisé en trois bans seigneuriaux. Il semble que le ban Bazin appartenait en 1387 à Nicole Mortel, qui la cède ensuite à Jean de Jametz. En 1396, Jean Dieu-Ami acquiert le ban en gagière et le possède en 1404. Par sa fille Perrette, la maison-forte passe ensuite dans la famille Le Gronnais. Claudine ou Claude Le Gronnais, épouse de Christophe d'Orjeault, en hérite de son père Michel. Le couple fait reconstruire le bâtiment qui avait été endommagé par la guerre de 1490. Un cartouche daté de 1536 permet de dater l'achèvement des travaux. La maison-forte est alors une place de défense dotée de canonnières et une demeure de plaisance dont il reste quelques décors peints. Le plan cadastral de 1825 montre la maison-forte entourée d'un fossé et précédée à l'est, en face de l'ancienne église, d'une basse-cour bâtie sur trois côtés.
Pendant la Première guerre mondiale, le site sert de poste de commandement allemand et subit de graves dommages, à cause notamment de la construction de blockhaus. La maison-forte est restaurée par une association dans les années 1990 et inscrite aux Monuments historiques, puis à nouveau abandonnée. La face nord du bâtiment est la mieux conservée aujourd'hui.
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Maison-forte de Lue Lue est aujourd'hui un écart de la commune de Hayes. En 1404, Lue compte 8 feux et semble plus important que Hayes, dont il est indépendant.
La seigneurie de Lue est attestée dans les mains de la famille de Laître au moins depuis 1290. Uguignon de Laître la transmet à ses fils François et Thiébaut, avant que les droits seigneuriaux ne reviennent aux fils de ce dernier, Jacomin et Poince de Laître. Au cours du XIVᵉ siècle, la seigneurie est temporairement engagée à Jean Le Hungre, puis récupérée par les héritiers de la famille de Laître à l’issue d’un procès. Elle est un temps engagée à Jean Le Hungre, et rachetée après un procès. En 1404, Lue est partagé entre Arnoul Baudoche et Wiriat Bouchatte.
À la fin du XVe siècle, la terre de Lue appartient en partie à Madeleine Chahanay, veuve de Philippe Roucel. Son fils Antoine, chanoine et primicier de la cathédrale de Metz, en hérite, puis après sa mort en 1613, sa soeur Anne, qui meurt à son tour en 1625.
Le château actuel, partiellement inscrit Monument historique, a été entièrement reconstruit vers 1655. Entouré de ses communs, il conserve une chapelle castrale aujourd'hui séparée du château, et des traces de pièces d'eau.
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Maison-forte de Magny La maison-forte de Magny est attestée à partir de 1444. Elle se trouvait à proximité de l'église Saint-Martin encore présente de nos jours. Encore en bon état à la fin du XIXe siècle, elle a complètement disparu.
Au début du XVIe siècle, Claude puis François Baudoche sont seigneurs de Magny.
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Maison-forte de Marange Dans son état actuel, la maison-forte de Marange est un modeste bâtiment rectangulaire de 20 m x 16 m, à un étage, en pierre de Jaumont. Une seule tour d'angle subsiste côté rue, qui se termine par un étage en bois, qui témoigne d'une restauration sommaire. La tour est ouverte par deux fenêtres à pan coupé dont les corniches sont décorées de volutes ; ce décor, comme le porche d'entrée, peut être daté du XVIIe siècle. Il est possible que ce bâtiment ait pour origine une maison-forte médiévale, reconstruite après les guerres des XVIe et XVIIe siècles.
Marange est le plus méridional des villages relevant du Luxembourg. En 1292, le financier messin Hue Chaingne, dit Grasse-Chair, y prend en charge les domaines de l’évêque de Metz. En 1308, il entre également en possession des biens que le comte Henri VII de Luxembourg détient dans le village. Quelques années plus tard, Simon Marcoul, dit de Jurue, est mentionné comme seigneur de Marange.
La seigneurie demeure ensuite dans le patrimoine des Marcoul, mais semble se diviser en plusieurs bans après la mort de Jean Marcoul, fils de Simon. Sa fille Anel détient ainsi un ban à Marange, dont les habitants refusent de se soumettre au dénombrement de 1404 de villages et gagnages messins. Une autre fille de Jean, Isabelle Marcoul, paraît également hériter d’une part de la seigneurie. Celle-ci passe vraisemblablement à sa fille Isabelle Le Gronnais, puis, par son mariage avec Arnould Baudoche, entre dans le patrimoine de la famille Baudoche. Leur fils Jean Baudoche dit le Jeune en hérite à son tour, avant de la transmettre à son fils Pierre, puis à son fils Claude au début du XVIe siècle.
François Marcoul, fils de Jean, recueille lui aussi une part de Marange. Celle-ci passe ensuite à son fils Philippe, puis au fils de ce dernier, François. Philippe meurt lors de l’épidémie de peste de 1439, et François disparaît à son tour l’année suivante, en 1440. Cette branche masculine des Marcoul s’éteint alors, mais sa part de la seigneurie demeure entre les mains de Collette de Vaudrevange, veuve de Philippe.
À la mort de Collette, en 1444, ses droits sur Marange sont répartis entre plusieurs héritiers issus de sa parenté : Briatte Roillenat en reçoit la moitié, tandis que Mahaut de Vaudrevange et Jean Renguillon en recueillent chacun un quart. Ce partage donne toutefois lieu à un long conflit juridique entre les ayants droit. Le litige se prolonge au moins jusqu’en 1454, alors même que plusieurs des protagonistes initiaux sont déjà décédés et que leurs droits ont été transmis à leurs propres héritiers.
Au XVIe siècle, Claude, fils de Pierre Baudoche, est seigneur de Marange quand le village est entraîné dans les guerres entre François Ier et Charles Quint, duc de Luxembourg et empereur. Pendant 40 ans, les Marangeois vivent de leur guerre de raids contre les partisans de la France, mais le village, brûlé en 1515 et 1521, est détruit en 1542.
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Maison-forte de Port-sur-Seille Cette maison-forte a été construite au XIIIe siècle sur un plan quadrangulaire. Philippe de Norroy, seigneur de Port-sur-Seille, l'agrandit entre 1426 et 1431 : il construit une forteresse polygonale avec quatre grosses tours semi-circulaires et un donjon de 14 m. de haut. Capturé à la bataille de Bulgnéville au service du duc de Lorraine René d'Anjou, Philippe est rançonné par les Bourguignons et n'a pas les moyens de terminer les travaux. Les deux ailes restantes de la vieilles maison-forte ont été épargnées par l'arrêt des travaux, et sont raccordées à la nouvelle enceinte.
En 1431, Philippe engage à la cité de Metz un tiers du château et un quart du village, à tenir en indivision avec lui. En 1444, la cité y entretient un châtelain à la tête d'une garnison : tout en appartenant encore à ses seigneurs, la maison-forte est intégrée à la défense du pays de Metz, dont elle protège la frontière sud, à 10 km à peine de la ville ducale de Pont-à-Mousson. Le cadastre de 1827 montre les vestiges d'une puissante forteresse de plaine dont quatre tours sont encore visibles, qui commande le pont sur la Seille.
Les combats de 1914-1918 dévastent le site, dont il ne reste plus que les bases des courtines, et le grand donjon carré, qui comprend deux caves, une grande pièce d'apparat de 100 m² au rez-de-chaussée et les ruines de deux étages.
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Maison-forte de Saint-Julien
Vers la seconde moitié du XVe siècle, « une maison-forte est construite au bout du village » de Saint-Julien-lès-Metz, autrefois situé au bord du rue de Vallières. Elle est citée par Philippe de Vigneulles pour l'année 1518. La maison comprend alors une tour, une enceinte et une cour, ainsi qu'un moulin à papier sur le ruisseau. Elle est alors la propriété de Nicolle Desch. La maison-forte est détruite lors du siège de 1552.
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Maison-forte de Secourt La maison-forte de Secourt est un fief de la seigneurie de Viviers, qui appartient aux comtes de Salm au XVe siècle. En 1475, elle est en possession de Nemmery Renguillon. En février 1490, la guerre est sur le point d'éclater entre les Lorrains et Metz ; le comte de Salm se présente devant Secourt et réclame l'ouverture du fief.
Selon Jean Aubrion, la maison-forte n'est gardée que par quatre hommes, qui l'évacuent. Pour la cité, c'est une déclaration de guerre ; 3000 Messins attaquent le comte de Salm dans Nomény. La guerre est désormais inévitable.
Mort sans postérité, Nemmery laisse la maison-forte de Secourt à sa nièce Alixette, fille de son frère Pierre Renguillon et épouse de Jean Papperel. À la disparition de ce dernier en 1502, puis d’Alixette en 1514, la seigneurie de Secourt échoit à la famille Remiat, descendante d’Alix Renguillon, tante de Nemmery. La transmission semble ensuite s’être effectuée par l’intermédiaire de Nicolle Remiat, qui aurait apporté la maison-forte en dot à sa fille Alixette lors de son mariage avec Renaud Le Gronnais. Leur fils Nicolas, puis le fils de celui-ci, Pierre, en deviennent successivement propriétaires.
Le château de Secourt est aujourd'hui abandonné et en ruines ; il a perdu ses toitures et est menacé de disparation pure et simple. Dans un vaste parc au cœur du village, on reconnaît encore un corps de logis qui a conservé trois niveaux, aux fenêtres XVIIIe siècle au rez-de-chaussée, et XVIe siècle aux étages. Deux bâtiments le flanquent : un bâtiment bas à l'ouest, et à l'est un donjon, avec une tourelle ronde, peut-être escalière, du côté de la Rue principale.
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Maison-forte de Sorbey La maison-forte de Sorbey était située dans l'actuelle rue de la Fontaine, à proximité de l'église Saint-Alban. Les bâtiments ont disparu, une exploitation agricole occupe le site. Sur le cadastre napoléonien, on reconnaît une maison-tour entourée de bâtiments d'exploitation.
Jean Schneider mentionne l'alleu à Sorbey qu'acquiert Poincat Faucon de Nicolle Marcoul en 1227, correspondant possiblement à une exploitation qui passait d'un patricien à l'autre.
En 1404, Sorbey appartenait à Jean Dieu-Ami et le village, qui ne comptait que 5 feux, élevait 68 porcs, 17 vaches et 8 chevaux. Au début du XVIe siècle, il appartient désormais à Jean de Villers. En 1518, le village est pris et pillé par Franck von Sickingen.
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Maison-forte de Talange La seigneurie de Talange, qui dépendait du comté puis duché de Luxembourg, était dans les mains de familles de paraige messines.
Lors de la guerre des Quatre seigneurs (1404-1407), elle est prise et détruite. Dans la première moitié du XVe siècle, elle appartient à Jean Bataille. À sa mort, n'ayant que trois filles, c'est Perrette Bataille, épouse de Joffroy Coeur de Fer, qui récupère la seigneurie. Leur fille Françoise Coeur de Fer obtient la seigneurie en dot qui passe aux Coeur de Fer par son mariage avec Perrin Roucel.
N'ayant qu'une seule fille, c'est Perrette Roucel qui hérite de la seigneurie qui passe aux Gronnais avec son mariage avec Thiébaut Le Gronnais. Talange passe en héritage de père en fils à Claude, Thierry puis Daniel Le Gronnais.
En 1543-1544, les Marangeois, partisans de l'empereur, prennent Talange après avoir été délogés de Châtel-Saint-Blaise par Nicolle Le Gronnais.
L'industrialisation et la Seconde guerre mondiale ont effacé le vieux village de Talange, mais le cadastre de 1809 montre encore que la maison-forte au bout de la Grand Rue, possédait un plan carré avec trois ailes bâties, entourées de douves en eau.
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Maison-forte de Vandières Le village de Vandières était partagé entre l'abbesse de Sainte-Marie-aux-Nonnains, qui possédait l'église Saint-Géréon et la maison de la Cour-Saint-Pierre, du côté nord du ruisseau, et les seigneurs laïcs de Vandières. Au XVIe siècle, la seigneurie est partagée. On compte parmi les co-seigneurs la famille de Failly et des patriciens messins : Alixette Remiat, sa fille Aimée Le Gronnais, puis Renaud de Barisey fils d'Aimée.
Le château est loti à la Révolution. Les bâtiments de la cour, visibles sur le cadastre de 1827, ont été reconstruits, mais le logis a conservé deux tours rondes d'angle des XVe-XVIe siècle, avec échauguette et canonnières.
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Maison-forte de Vernéville La maison-forte de Vernéville appartient à la famille Roucel au XVIe siècle. En 1404, deux gagnages étaient signalés dans le village, appartenant à Nicolle de Métry et Pierre Renguillon. On ignore quand et comment les Roucel acquièrent la seigneurie et quand la maison-forte est construite.
Une grand cour est dominée au sud par une maison-tour, flanquée de tourelles carrées. Selon le cadastre napoléonien, les communs entouraient les côtés ouest et est. Le côté est existe encore : il s'agit d'un bâtiment bas défendu par deux tours à toit en poivrière ouvertes de canonnières, et entre elles, par une tour-porche. Cette dernière a été reconstruite en 1626, selon son cartouche : les arcs du porche et de la porte piétonne portent des bossages baroques et sont surmontés d'une niche et d'une double fenêtre très maniérée, avec notamment des niches évidant les pilastres et un entablement surmonté de boules. L'attique conserve quatre corbeaux qui supportaient des mâchicoulis.