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Croix sur le chemin de Peltre Cette croix, élevée grâce au mécénat de Nicolle Louve, se dressait sur l'ancien chemin de Metz à Peltre, à hauteur du gagnage de la Haute-Bevoye. Disparue, elle est connue par un dessin du XVIIIe siècle. Elle présentait une structure cylindrique à quatre faces, reposant sur une base circulaire et couverte d’un toit pyramidal. La décoration comprenait un personnage aux mains jointes, tenant un livre et posé sur une console. Sur chaque face, une louve soutient un écu armorié. La crucifixion y est répétée sur chaque côté, avec, dans les angles, la Vierge et saint Jean, représentés alternativement.
Cette forme dite « Bildstock », attestée dès le XIVᵉ siècle, perdure jusqu’au XIXᵉ siècle : elle se compose d’un fût vertical encastré dans une base ou un socle, surmonté d’un dé de pierre crucifère. Ce dernier peut être percé de niches destinées à recevoir des statuettes ou des images peintes, ou bien orné de sculptures en demi-relief sur une, deux, trois ou quatre faces. La base, de forme prismatique ou cylindrique, est généralement peu élevée, dépassant à peine le niveau du sol. Le fût, droit et de section circulaire ou octogonale, mesure entre 1,50 et 2 mètres de haut. Il repose sur une base carrée et se termine par un chapiteau à moulure simple. Parfois, un tore placé sous le chapiteau porte un ruban auquel est suspendu un écu, orné des armoiries ou des attributs professionnels du donateur. Au-dessus, le dé de pierre est couvert d’un toit en double bâtière et creusé de quatre niches, dans lesquelles les personnages sont sculptés en réserve et en bas-relief. Un petit croisillon fleuronné ou fleurdelisé couronnait autrefois l’édicule ; toutefois, en raison de sa fragilité, il a disparu dans presque tous les cas.
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Ferme Saint-Ladre Cette exploitation agricole dépendait de l'hôpital Saint-Nicolas, le principal hôpital de Metz. Saint-Nicolas gérait d'autres établissements de soin et d'accueil, comme les léproseries de Saint-Ladre à Montigny, et des fermes qui assuraient une partie du budget de l'hôpital. La ferme Saint-Ladre a été détruite en 1984.
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Ferme-château Saint-Nicolas de Fleury L'hôpital Saint-Nicolas était propriétaire d'un vaste patrimoine rural autour de Metz, qui lui assurait des revenus réguliers. Il était seigneur d'un des deux bans du village de Fleury, et y possédait un gagnage, reconstruit au XVIe siècle. L'exploitation était assurée par des convers, sous la direction d'un maître. En 1404, le ban de l'hôpital comptait 31 foyers, et un troupeau de 129 bovins et 97 porcs. Le domaine est resté propriété hospitalière jusqu'en 1957.
À l'extrémité nord-est de l'ancien village, les bâtiments agricoles formaient un quadrilatère de 90 à 100 mètres de côté autour d'une cour ; il en reste plusieurs, reconvertis en habitation, et surtout la tour, à la fois porche et logis principal, du XVIe siècle. Cette tour de plan carré à deux étages est construite en pierre de Jaumont. Le porche s'ouvre au rez-de-chaussée ; des stèles romaines avaient été remployées pour servir de montants au passage à la porte. Côté cour, une tourelle d'angle ronde s'ouvre par une porte datée sur le tympan de 1580, avec la maxime latine « Ante omnie venerare numen » (Avant tout, adorer Dieu). L'escalier de la tour mène au premier étage où se trouve la grande salle et sa cheminée monumentale.
En 1869, Charles Abel mentionne des décors et des maximes peints au XVIe siècle sur les murs de la grande salle, et la présence d'une Vierge à l'Enfant médiévale dans une niche. Les peintures ont disparu. La statue correspond vraisemblablement à « Notre-Dame-de-la-Ferme », déplacée à l'hôpital Bon-Secours de Metz, aujourd'hui à l'hôpital Mercy.
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Fort-moutier d'Ancy Le riche village viticole d'Ancy était centré sur un hameau fortifié autour d'une église (« moutier » en ancien français). Cet espace sacré était protégé par une enceinte défendue par des tours ; il comprenait un clocher fortifié et une maison forte, que le duc de Lorraine cède en 1434 à ses créanciers messins, Jean Le Gronnais et Hennequin de Tournay. Autour de l'église, le cimetière pouvait accueillir des loges, des bâtiments provisoires pour le stockage des provisions.
Lors des guerres des XVe et XVIe siècles, les villageois se réfugient plusieurs fois dans le fort-moutier. Il résiste aux écorcheurs français en 1434, qui rançonnent les habitants faute de pouvoir le prendre ; il résiste à l'armée française une semaine en 1444 avant de se rendre, puis victorieusement en 1446 lors d'un siège de 10 semaines. En 1447, les Français s'en emparent par la ruse et le mettent au pillage. Lors de la guerre de 1490 contre le duc René II, le moutier est assiégé et pris d'assaut : 80 hommes sont massacrés le 23 février 1490.
Parmi les victimes, le grand-père de Jean Le Coullon, qui rappelle l'événement dans son Journal. Les habitants se réfugient à nouveau dans le moutier en 1552 : le siège de Metz par Charles Quint les force à y rester pendant six mois.
Sur le cadastre de 1811, le plan du moutier est encore visible, entouré de ses douves. La tour d'angle nord-est, visible sur le plan, existe encore, rue Lemal Perrin. À côté de l'église, le cimetière conserve un ossuaire du XVIe siècle, classé monument historique (MH).
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Fort-moutier d'Arry L'église Saint-Arnould d'Arry était le centre d'un ensemble fortifié : au nord de l'église, le cimetière était entouré d'un mur consolidé par des contreforts extérieurs. Au nord-ouest, la maison-forte s'ouvrait un châtelet d'entrée à deux tours, l'une ronde et l'autre carrée.
Arry était un village divisé en plusieurs bans. Si l'église dépendait spirituellement de l'abbaye Saint-Arnoul, le ban Saint-Pierre était une seigneurie de l'abbesse de Saint-Pierre-aux-Nonnains, et voisinait avec le ban de Cordevange et le ban Bertrantmaix. Trois trois étaient partagés entre des patriciens messins aux XVe et XVIe siècles.
En face du fort-moutier s'élevait le château d'Arry, construit dans les années 1700 par le Grand veneur de Lorraine, et détruit en 1944. Les jardins classiques et leurs jeux d'eau sont seuls conservés.
Le cimetière, encore conservé au début du XXe siècle, a été détruit et un parking occupe aujourd'hui le site de la maison-forte.
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Fort-moutier de Saulny
L'église Saint-Brice de Saulny fait partie d'un ensemble fortifié du XVe siècle. Le mur d'enceinte entoure l'église et le cimetière. Une tour, arasée, présente encore une archère canonnière du XVe siècle. Le clocher fortifié comprend une salle de tir pavée. Ce fort-moutier est appuyé à l'est par la maison-forte de la Mothe. Mais l'acte de partage de la seigneurie de 1294 précise bien que « li aitres et li moustiers » (l'église et son fort) sont communs, comme les prés et les chemins.
Le chœur gothique de l'église, à cinq pans, a été complété par une nef au XVIIème siècle. Cinq statues anciennes sont conservées, dont un saint Eloi et un saint Martin du XVe siècle, classés Monument historique.
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Gagnage d'Amelange
Le gagnage d'Amelange est situé dans l'actuelle commune d'Hauconcourt. Il appartenait à l’abbaye de Justemont, située à Vitry-sur-Orne. Amelange est aujourd’hui un hameau industriel, au milieu des étangs, alors qu'il était entouré de pâtures au Moyen Âge.
La ferme, fortifiée, a résisté en 1444 aux Français de Charles VII. en 1489, les hommes du sire de Bassompierre pillent le domaine mais renoncent à prendre le gagnage d'assaut à cause des hautes haies qui la protégeaient. Ils n'enfoncent pas la porte, de crainte d'être surpris par les Messins.
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Gagnage d'Orly
Orly, dans l'actuelle commune d'Augny, est un gagnage, siège d’un fief et d’une vouerie en 1206. Il appartient en 1404 à l’abbaye bénédictine de Saint Symphorien : on y élevait alors 44 bovins, 8 chevaux et 204 brebis. Il est pris par les Français lors du siège de 1444. Il s'agit toujours d'une exploitation agricole, désormais enserrée entre la ZAC d'Augny et la base de Frescaty.
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Gagnage de Bradin Bradin est une ferme située sur le ban de l'actuelle commune de Montigny-lès-Metz. Elle semble une création de Forquignon Brady, du paraige de Jurue, qui rassemble des terres et des prés au lieu-dit le Genestroy à partir de 1315 environ, autour de son verger. Le domaine s'appelle d'abord la Grange au Genestoy, avant de prendre le nom de la famille Brady.
Forquignon entre vite en conflit avec les seigneurs du ban de Marly, dont dépendaient les terres. Il remporte son procès et fait de Bradin est une maison franche, émancipée de la seigneurie de Marly. En 1353, son fils, Jean Brady, achète une censive en Genestroy aux Hospitaliers de Saint-Jean.
En 1404, le gagnage appartient à Lore Aubrion, veuve de Nemmery Noiron dit Guedange, propriétaire de quatre gagnages, souvent partagés. On y élève alors 10 chevaux.
En 1480, le gagnage passe à Jean de Toulon. En 1490, il est détruit par les Lorrains lors de leur guerre contre Metz. Confisqué, il est mis à disposition de l’abbaye Sainte-Glossinde, qui le garde jusqu’en 1789, comme siège de seigneurie avec justice haute, moyenne et basse.
En 1624, la Duchesse de la Valette attendit une délégation devant « la maison de plaisance qui s’appelle Bradine », de même qu’en 1637 madame de Schomberg. Bradin est vendu en tant que bien national le 3 janvier 1793.
Le gagnage, aujourd'hui appelé Ferme Bradin, a conservé son plan de maison-forte de la fin du Moyen Âge, rectangulaire avec encore une tour à un angle.
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Gagnage de Brieux Brieux était un gagnage situé dans l'actuelle commune de Maizières-lès-Metz. La famille Hesson a accumulé des droits et des terres à Maizières dans la seconde moitié du XIIIe siècle.
Vers 1308-1314, Jean Hesson hérite d'une partie de ces terres et construit une maison-forte à Brieux, avec tour et fossés, ce qui entraîne une plainte par-devant les Treize de l'abbé de Saint-Vincent, seigneur de Maizières. Jean voit ses droits confirmés et ses biens constituent par la suite un ban seigneurial.
Le gagnage est vendu en 1363, ce qui donne lieu à un inventaire conservé, qui détaille 81 parcelles pour un total de 150 journaux de terre.
En 1404 , Brieux appartient à Jacomette Le Gronnais, femme de Jean Besange. On y élevait 12 bovins, 6 chevaux et 6 porcs.
Aujourd’hui, quelques vestiges du gagnage sont encore visibles dans le parc de Brieux.
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Gagnage de Champenois
Le gagnage de Champenois est situé dans l'actuelle commune d'Amanvillers. Il dépendait de la commanderie du Petit Saint-Jean de Metz, ou Saint-Jean-en-Chambre, de l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, futur Ordre de Malte.
Dès le XIIIe siècle, la ferme est mentionnée sous le nom d’« Hospital de Champenoy ». Cette maison hospitalière, entourée d’une enceinte et de fossés, possédait une chapelle. L’ensemble pourrait avoir été destiné à l’accueil et à l’isolement des lépreux. En 1404, le gagnage disposait d’un cheptel important de cinquante-et-un bovins, six chevaux et deux cents brebis.
Champenois, toujours aujourd'hui une exploitation agricole, n'a pas conservé de vestiges anciens.
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Gagnage de Franclonchamps Le gagnage de Franclonchamps est situé dans l'actuelle commune de La Maxe. Le lieu-dit est documenté en 1268 sous le nom de Frankillon-Champ. À l'époque moderne, le nom du gagnage s'écrit « Franclonchamps » pour souligner son statut de franc-alleu (Franc-Long-Champs).
Il appartenait en 1404 à Perrin de Serrières ; on y élevait alors 28 bovins et 5 chevaux. En 1681, il est le siège d’une justice haute, moyenne et basse, tenue de l'évêque et possédée par Jean-Charles du Nesme, chevalier.
Entouré de fossés, le gagnage formait un quadrilatère clos de murs et comprenait des communs et une maison faite de deux ailes perpendiculaires ; on distingue encore une tour d’angle à l'une des extrémités.
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Gagnage de Frémécourt
Frémécourt était un gagnage situé dans l'actuelle commune de Marange-Silvange. Son attestation la plus ancienne remonte au XIe siècle, dans un faux attribué à l'empereur Louis le Germanique en 875, mais réalisé par l'abbaye Sainte-Glossinde.
En 1404, le gagnage appartient à un clerc du nom de Burtal Aubert ; on n'y trouve comme bête qu’un seul poulain dont la jambe est brisée.
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Gagnage de Fristot
Ce gagnage est à l'origine une grange monastique dépendant de l'abbaye cistercienne de Freistroff. En 1293, il est appelé "la Grande aux Dames de Fristor" puis, par déformation, Fristot. Il s'élevait sur l'actuelle commune de Moulins-lès-Metz, dans les confins sud de Metz, parmi d'autres gagnages. Il est cité dans un poème amoureux du début du XIVe siècle, comme un lieu de promenade.
En 1404, Fristot appartenait à Colin Paillat (deux hommes de paraiges, oncle et neveu, portaient alors ce nom) ; on y élevait 6 chevaux et 4 vaches. Dans les années 1710, Fristot, propriété de l'évêque de Metz, Mgr de Coislin, est transformé en un vaste château avec de grands jardins sur le modèle de Versailles, et renommé Frescaty. L'exploitation agricole est alors déplacée à Tournebride. Le château de Frescaty est détruit à la Révolution. Entre 1909 et 2012, le site est occupé par une base aérienne, qui détruit toute trace du gagnage. À l'emplacement du gagnage de Fristot se dresse aujourd'hui un hôtel de luxe.
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Gagnage de Grigy (n°1)
En 1404, Grigy comptait quatre gagnages. L'un d'eux appartenait à Nicolle le Gronnais, chevalier du paraige de Porsailly, et on y élevait 11 bovins et 6 chevaux. Dans la seconde moitié du siècle, François Le Gronnais possède un gagnage en Grigy : il peut s'agir du même bien, transmis par mariage, car François se marie en secondes noces avec Françoise Le Gronnais, arrière-petite fille de Nicolle.
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Gagnage de Grigy (n°2)
En 1404, Grigy comptait quatre gagnages. L'un d'eux appartenait à Isabelle Le Hungre, veuve de Nicolle Noiron dit Guedange. On y élevait 4 bovins et 11 chevaux.
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Gagnage de Grigy (n°3)
En 1404, Grigy comptait quatre gagnages. L'un d'eux appartenait à Jean Piedeschault. On y élevait 14 bovins et 8 chevaux.
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Gagnage de Grigy (n°4)
En 1404, Grigy comptait quatre gagnages. L'un d'eux appartenait à Bertrand, fils de Simonat Sollatte. On y élevait 2 bovins et 8 chevaux.
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Gagnage de Grozieulx Le gagnage de Grozieulx était une ferme située à Augny. En 1404, il est possédé par Collin Paillat du paraige du Commun et on y élève 23 bovins, 13 chevaux et 2 porcs. Il n'est pas clair s'il s'agit de Collin Paillat mort en 1422 ou de son neveu et homonyme mort en 1429. La maison-forte avait un plan quadrangulaire avec quatre tours d'angle rondes, chacune à un point cardinal et était entourée de fossés. Le pont-levis était situé sur la face nord-est.
Grozieulx appartient aux Raigecourt au XVIIIe siècle. Confisqué à la Révolution, il est acquis par Jean-Louis Claude Emmery, (1742-1823), fait comte de Grozyeulx en 1808, qui fait d'importants travaux. Il abat l'aile nord-est, côté parc, et construit une aile moderne dans la cour. C'est là qu'il installe sa bibliothèque, où il rassemble une grande partie des archives et des manuscrits du patrimoine médiéval de Metz, dispersés en 1849.
Le bâtiment subit de graves dommages en 1944, notamment l'aile moderne du comte Emmery. Il abrite aujourd'hui une exploitation agricole.
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Gagnage de Haute Rive
Le gagnage de Haute Rive est situé dans la commune de Cuvry au bord de la Seille. Il a conservé son plan de bâtiment à quatre ailes en forme de trapèze. Une tour occupe toujours l'angle nord-ouest. Le logis a conservé des parties médiévales, dont des fenêtres à tympans trilobés au rez-de-chaussée sur la cour, et une cheminée armoriée du XVIe siècle.
En 1404, Haute Rive appartenait à Perrette Dieu-Ami, veuve de Jean Le Hungre. Le domaine possédait un cheptel composé de 16 bovins, 10 chevaux et 150 brebis, révélant une activité agricole tournée vers l'élevage. Selon Philippe de Vigneulles, le gagnage est pris par les Français au début de la guerre des Rois, dès le 12 septembre 1444.
Le domaine passe sous la possession de l’abbaye Sainte-Glossinde de Metz. En 1681, Haute-Rive constituait le siège d’une seigneurie disposant des droits de haute, moyenne et basse justice. Haute Rive accueille aujourd'hui une brasserie. L'autoroute N431 a bouleversé la campagne alentour.
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Gagnage de La Bruyère
Le gagnage de La Bruyère est situé dans l'actuelle commune de Glatigny. Il appartenait, en 1404, à Jean Drouin, du paraige de Saint-Martin. L’exploitation comptait alors dix-huit bovins, cinq chevaux et cent quarante brebis.
À l’époque moderne, le domaine conserva une fonction seigneuriale importante. En 1681, La Bruyère est en effet mentionnée comme une cense-fief constituant le siège d’une seigneurie relevant du roi de France. Le territoire formait alors la commune des Étangs avec le hameau voisin de la Beuverie, témoignant de la continuité administrative et foncière du site entre la fin du Moyen Âge et l’époque moderne.
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Gagnage de la Grande-Thury
Thury, dans l'actuelle commune de la Maxe, est appelé Buris au XIIe siècle. Une abbaye prémontrée s'installe en 1161 à la Petite-Thury : l'abbaye Sainte-Croix-devant-Metz.
Thury fait partie des zones où les Messins ont des terres dès le début du XIIIe siècle : un bourgeois y possède une grange en 1241. En 1298 est mentionné pour la première fois le château de la Grande-Thury. Vers 1309, Jean Hesson hérite de la seigneurie de Thury de son père Maheu. Il la revend à Hugues Grivelz en 1320. Le gagnage est ensuite aux mains de la famille de Vy.
En 1404, Jean de Vy possède Thury, où demeurent deux hommes : Simonin élève 26 bovins, 6 chevaux, 40 porcs et 256 moutons, et le Goujet 20 bovins et 4 chevaux. On ne sait pas si ces exploitants occupent les deux fermes signalées à l'époque moderne et qui existent toujours, ou bien si le château a aussi une vocation agricole.
Jean de Vy meurt sans postérité en 1449. Le gagnage de Thury revient alors aux descendants de son frère Thiébaut de Vy. La fille de ce dernier, Marguerite, avait épousé Poince Baudoche. Leur propre fille, Catherine Baudoche, épouse Werry Roucel, faisant ainsi passer la terre de Thury entre les mains de cette famille.
À la mort de Catherine, en 1474, son fils Poince Roucel hérite de la terre. Décédé dès 1478, il est remplacé par ses frères Jean et Androuin Roucel, tandis que sa veuve, Claude de Serrières, en conserve l'usufruit jusqu'à la fin de sa vie. Jean Roucel meurt en 1521, puis Androuin Roucel en 1564.
Au XVIe siècle, la Grande-Thury est aux mains des Baudoche, appartenant à Claude Baudoche en 1523, possiblement vendue par Androuin son beau-frère. Claude lègue le gagnage à son fils François. Mort en 1558, ce dernier n'a que trois filles. Selon le partage de 1574, la Grande-Thury passe à Isabelle et Wulgane, et aux filles d'Anne, alors décédée, Élizabeth et Gabrielle. En 1585, le gagnage est vendu à Wiriat Copperel, marchand messin. À sa mort, la terre de Thury passe à son fils Jean, puis après sa mort sans descendance, à sa sœur Barbe, épouse de François Le Labriet. Le gagnage passe alors aux descendants de Le Labriet.
Au XIXe siècle, la Grande-Thury compte deux fermes et le château, qui avait conservé une tour ronde. Le château est rasé en 1971 lors des travaux de la centrale thermique de la Maxe. La centrale à charbon ferme ses portes en 2015. Une des fermes abrite actuellement un centre équestre.
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Gagnage de la Grange-aux-Bois La Grange aux Bois était un gagnage, dans l'ancienne commune de Borny aujourd'hui rattachée à celle de Metz. Elle porte le nom de Grange Uguignon Faixin au XIIIe siècle, du nom du patricien qui a peut-être constitué le domaine. En 1404, elle appartient à Colin Sollate, du paraige du Commun, qui a possiblement acquis les droits par son mariage avec Anel Faixin, descendante d'Uguignon. En 1409, la Grange-aux-Bois est engagée aux seigneurs de Vercly par l’évêque de Metz.
En 1600, la Grange-aux-Bois est acquise par les Métry. La propriété passe par les mains de plusieurs familles qui la reconstruisent : elle porte les armes des Belchamps et des Origny, propriétaires au cours du XVIIIe siècle. Vendue au XIXe siècle à un industriel qui y installe une tuilerie, elle est finalement acquise par l’Office de Rénovation Urbaine de la ville de Metz (ORUM), qui en fait un centre de loisir, au cours d'une grande opération d'urbanisation. Le château est reconverti en centre socio-culturel et le domaine en parc public.
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Gagnage de La Hautonnerie
Le gagnage de La Hautonnerie, autrefois appelé Grange le Houton, était situé dans l'actuelle commune de Louvigny, dont il dépendant déjà au Moyen Âge. Il appartient en 1404 à Jean Drouin : on y élevait 33 bovins, 12 chevaux et 120 brebis. Il s'agit toujours d'une exploitation agricole.
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Gagnage de La Horgne
Le gagnage de La Horgne était situé à Montigny-lès-Metz. En 1372, cette ferme appartenait à Jean Louve. Après sa mort en 1401, la ferme appartient à ses enfants qui sont alors encore mineurs ; en 1404, on y élève 11 bovins, 11 chevaux, 1 porc et un troupeau de 129 brebis.
Le gagnage passe alors par héritage à Nicolle Louve, fils de Jean, puis à Thiébaut Louve, fils de Nicolle, puis à Perrette Louve, fille de Thiébaut et riche héritière et qui récupère notamment de la terre de Villers-Laquenexy. Le gagnage de La Horgne semble avoir été attaché à la transmission de cette terre aux XVe et XVIe siècles. Ces biens fonciers reviennent à son époux François Le Gronnais, dont elle est la première femme. Le gagnage est ensuite légué à la mort de François à son fils Renaud, l'un de ses fils aînés issus de son mariage avec Perrette. Puis La Horgne passe à la fille de Renaud, Aimée Le Gronnais, qui épouse Michel de Barisey, un noble s'étant établi à Metz. C'est finalement François, fils de Michel Barisey et d'Aimée qui hérite du gagnage. Au décès de François vers 1600, mort sans descendance, le gagnage passe à sa nièce, Aimée de Barisey, fille de Daniel de Barisey et de Philippe Desch. Charles Quint y réside lors du siège de Metz en 1552. Le siège laisse le gagnage en ruines, il n'en reste plus aujourd'hui qu'une tour ruinée.