-
Anneau de saint Arnoul L'anneau de saint Arnoul, contemporain de l'évêque de Metz mort en 641, est en or et enchâsse une cornaline gravée d'origine peut-être antique. La pierre est gravée d'un filet de pêche entouré de poissons, symbole de la foi au Christ. Ce motif fait allusion à la légende de saint Arnoul : Arnoul aurait jeté son anneau dans la Moselle en disant : « Je me croirai pardonné de mes fautes le jour où cet anneau me sera rapporté ».
Un jour, le cuisinier de l'évêque lui rapporte un anneau qu'il a été étonné de trouver dans le ventre du poisson qu'il préparait. Arnoul reconnaît son anneau, signe que ses péchés sont pardonnés. Si le motif est folklorique, la légende est très ancienne : l'historien Paul Diacre qui l'a mise par écrit, disait la tenir de Charlemagne lui-même, arrière-arrière-petit-fils de l'évêque.
Chaque année, le 16 août, jour anniversaire de la mort d'Arnoul, les chanoines de la cathédrale le portaient en procession jusqu'à l'abbaye Saint-Arnoul où reposait son propriétaire. Ils accrochaient l'anneau à l'évangile qui servait lors de l'office, en le surveillant pour que les moines ne s'en emparent pas. Puis ils le ramenaient jusqu'à la cathédrale.
L'anneau a échappé à la destruction lors de la Révolution ; il est toujours conservé au trésor de la cathédrale.
-
Anne Roucel (15..-15..)
Anne Roucel est la fille de Livier Roucel et de Gertrude de Bemelbourg. Elle se marie à Simon de Myon, seigneur d'Ecque, de Villey le 29 mars 1566. Avec Marguerite sa soeur et Philippe Roucel son cousin, elle hérite d'Androuin Roucel, son grand-oncle, la seigneurie d'Aubigny. Elle meurt à une date inconnue après 1577.
-
Anne Remiat (14..-1563)
Anne Remiat est la première et seule épouse connue de Philippe de Raigecourt dit le Jeune, avec qui elle se marie au cours de l'année 1511. Il meurt la laissant veuve entre 1533 et 1535. Anne meurt le 16 janvier 1563 selon l'obituaire du prieuré du Petit-Clairvaux, dont elle est bienfaitrice.
-
Anne Le Gronnais (150.-1508)
Fille de Thiébaut Le Gronnais et de Perrette Roucel, Anne Le Gronnais meurt mineure en 1508, durant l'épidémie possiblement de peste. Sa mère, Perrette, et son frère, François, y succombent également à la même période et sont inhumés ensemble au couvent des Célestins.
-
Anne Le Gronnais (15..-1574)
Anne Le Gronnais est la fille de Renaud Le Gronnais et d'Alixette Remiat, sa deuxième épouse. Elle se marie en première noces avec Warin Roucel, possiblement vers 1530-1531. Mais le mariage est de courte durée, Warin meurt jeune en 1538. Elle convole ensuite en secondes noces avec François de Dommartin, un noble lorrain dont elle est la seconde épouse. Ce dernier meurt en 1549, la laissant veuve. Elle meurt le 21 août 1574. Son corps est inhumé au couvent des Célestins.
Trois manuscrits médiévaux ayant appartenu à Anne Le Gronnais ont été repérés, conservés dans trois pays différents.
-
Anne Le Gronnais (14.-1548)
Anne Le Gronnais est la fille de François Le Gronnais avec sa première épouse, Perrette Louve. Le 11 février 1500, elle épouse Jean de Montarby, seigneur de Charmoille et de Dampierre, partisan bourguignon. À cette occasion, une joute est organisé par François Le Gronnais, son père, en place du Change avec la présence de nombreux nobles bourguignons. Anne meurt en 1548, sans doute veuve.
-
Anne Desch (1537-1604)
Anne Desch est la fille aînée de Jacques Desch et d'Anne de Raigecourt. Elle épouse Flory de Marteau, seigneur de Saint-Prin, à une date inconnue avant 1561, dont elle est la seconde épouse. Elle hérite des Raigecourt des terres de Mardigny selon le partage de succession de Philippe de Raigecourt et d'Anne Remiat. Elle meurt veuve âgée de 67 ans le 2 septembre 1604.
-
Anne de Raigecourt (15..-1552)
Anne de Raigecourt est la fille aînée de Philippe de Raigecourt et de Anne Remiat. À la mort de son père, n'ayant pas de frère, elle hérite du patrimoine foncier de son père. Elle épouse Jacques Desch à une date inconnue. Elle meurt 3 janvier 1552, le laissant veuf. Sa sépulture se trouve en l'église Notre-Dame d'Épinal.
-
Anne de Norroy (14..-15..)
Anne de Norroy est la fille d'Antoine de Norroy et de Claude de Serrières. En 1512, elle épouse en première noces Jean Baudoche, fils de Pierre Baudoche et de Bonne de la Marck. Mais le mariage est de courte durée, Jean meurt dès 1514. Le 28 juillet 1516, elle épouse en secondes noces Jean de Ligniville, chevalier et seigneur de Bazoncourt et de Gerbévillers, fils d'Henri de Ligniville et de Marguerite Wisse et quitte la ville de Metz. Aucune descendance ne lui est connue avec Jean Baudoche. Elle meurt à une date inconnue après 1561, veuve une nouvelle fois.
-
Anne de Failly (15..-1561)
Issue d'une lignage noble lorrain, Anne de Failly est la fille de Jean de Failly et de Catherine de Norroy. Elle épouse en premières noces Nicolle IV de Heu, avec lequel elle a une seule fille : Élisabeth de Heu. Après le décès de Nicolle en 1547, elle se remarie le 1er novembre 1551 avec Jacques Gottly, seigneur de Battignon et capitaine de Conflans. Elle meurt le 15 mai 1561.
-
Anne de Barbay (14..-1489) Anne de Barbay ou de Berbey est issue d'une lignage de la chevalerie lorraine, mais on ne connaît pas précisément son ascendance. Elle épouse Werry Roucel, dont elle est la deuxième femme en octobre 1481. Le mariage est célébré au Champ-à-Seille où sont menés des jeux d'armes. Les célébrations sont faites dans son hôtel au Champ-à-Seille et dans celui de son fils aîné de son premier mariage, Poince, en Change. Anne de Barbey meurt le 24 juillet 1489 laissant son époux veuf. Son corps est inhumé au couvent des Célestins
-
Anne d'Anglure (14..-1493) Anne d'Anglure naît dans une famille champenoise qui s'est intégrée à la noblesse du duché de Lorraine par son service à la cour de René d'Anjou. Épouse de Balthasar d'Haussonville, officier de l'hôtel des ducs, elle est notamment la mère de Jeanne d'Haussonville, religieuse puis abbesse de Saint-Pierre-aux-Nonnains. On trouve ses armes sur une clé de voûte provenant du couvent, qu'elle a sans doute contribué à reconstruire. Son fils Jean d'Haussonville, se marie, lui, en seconde noces avec Catherine de Heu et s'installe à Nancy dans l'hôtel aristocratique qu'il fait construire entre 1528 et 1543.
-
Annales de Saint-Vincent (Munich, BSB, Clm 28565) Metz (Moselle)
-
Anel Faulquenel (13..-14..)
Anel Faulquenel est l'une des deux filles de Jacomin Faulquenel et de Catherine de Tournay. Elle épouse Guercire Boulay dont elle est la première femme, mais elle meurt dès 1425 le laissant veuf. Celui-ci se remarie avec Isabelle Baudoche.
-
Anel de Verey (12..-13..)
Anel de Verey dont l'ascendance est inconnue épouse en premières noces Jacques Grognat avec qui elle a quatre enfants. Après la mort de Jacques entre 1326 et 1334, elle se remarie avec Aubertin Lohier. Anel meurt veuve après 1382, sans doute octogénaire.
-
Androuin Roucel (14..-1564)
Androuin Roucel est l'un des fils de Werry Roucel et d'Anne de Barbey. Ses fiançailles avec Perrette Baudoche sont célébrées le 8 juillet 1503, leur mariage le lendemain. Il est en procès avec son épouse à partir de 1512, et divorce en 1515 après appel à la cour de Rome, sous motif de l'impuissance de l'époux et de la non consommation du mariage. Androuin Roucel ne se remarie jamais. Il mène une carrière très active au sein du gouvernement municipal, particulièrement au sein des Sept commis de la guerre.
Il fait partie des élites catholiques qui affrontent les protestants dans les controverses qui touchent Metz dans les années 1540. En 1542, il est Treize sous le maître-échevin protestant Gaspard de Heu. Quand une épidémie touche Metz, tous les seigneurs quittent la ville et selon la Chronique rimée, seul Androuin Roucel reste dans Metz pour empêcher Gaspard de Heu de convertir officiellement Metz au protestantisme.
En 1552, il habite sur le Champ-à-Seille et loge le roi de France Henri II.
Androuin meurt âgé, sans doute octogénaire, en 1564. Il est enterré au couvent des Célestins, dont il est un des bienfaiteurs. Le partage de sa succession cause un litige parmi ses petites-nièces, Anne et Marguerite, filles de Livier Roucel, et son petit-neveu Philippe, fils de Warin Roucel.
-
André Roynette (147.-1557)
Sans doute né dans les années 1470, André est le fils de Hugues Roynette, conseiller du duc de Lorraine René II, puis président de la chambre des comptes de Nancy. En 1494-1495, André est diacre et cumule des prébendes de chanoine des cathédrales de Metz, Toul et Verdun. Il s'agit de financer ses études : maître ès arts, il est alors inscrit comme étudiant de l'université d'Heidelberg en théologie. En 1499, son père Hugues est disgracié pour une raison inconnue et exécuté. À la suite de cette catastrophe, André semble se fixer à Metz. En 1500, il devient d'ailleurs le parrain d'André, fils de Philippe de Vigneulles et de Zabeline Le Sarte. Le 24 février 1506, il résigne sa prébende de Toul. Il occupe la charge d'écolâtre de la cathédrale de Metz de 1512 à 1532.
En 1520, la maison d'André, située rue des Clercs, est cambriolée : la bande de malfaiteurs qui fait régner la peur dans la ville force trois portes et cherche à rentrer dans sa chambre, avant d'être mise en fuite. Quelle était cette maison? Philippe de Vigneulles la désigne dans sa chronique (t. IV p. 303) comme "cette belle et grande maison où il y a une grande cour, autrefois habitée par le chanoine Jean Philippi". Il pourrait s'agir de la maison n°28, ouverte sur une placette, ou de la n°2, l'Aumônerie, construite autour d'une vaste cour.
En 1523, l'exécution de Huyn Roynette est pardonnée : André devient à son tour conseiller du duc de Lorraine, puis en 1530, prévôt de Saint-Dié. Il meurt en 1557 et est enterré dans la chapelle Saint-Léon qu'il a fait construire en 1545 dans la collégiale Notre-Dame de Saint-Dié.
-
André de Vigneulles (1500-156.)
Né en 1500, André est le cinquième fils de Phillipe de Vigneulles et de Zabeline Le Sarte.
Il a pour parrain André Roynette, chanoine des cathédrales de Metz et de Toul. Son second parrain est le curé de Saint-Martin, Pierre Pairepat. Sa marraine est la femme de Mathieu Bay, un marchand messin. Il meurt à une date inconnue après 1560.
-
André de Rineck (14..-1527) André de Rineck entre au paraige par sa mère, Mahaut de Vaudrevange. Il est maître-échevin en 1469, puis part en pèlerinage l'année suivante : il visite Rome, l'Égypte et Jérusalem. Il occupe une place centrale dans les activités municipales au tournant du XVIe siècle. Il initie le mariage de Nicolle III de Heu avec Marguerite de Brandebourg et est le parrain de son fils Nicolle IV. Il protège Philippe de Vigneulles, qui le met en scène dans la dernière des Cent nouvelles nouvelles. Il épouse Perrette Roucel en janvier 1464. Elle meurt en juillet 1507, le laissant veuf et sans enfant. Après une longue carrière au service de la cité, André de Rineck meurt à son tour en 1527. Sa sépulture se trouve aux Dames Prêcheresses, car il a été bienfaiteur du couvent.
-
André de Barisey (14..-15..)
André, seigneur de Barisey, est le premier de son lignage à s'établir à Metz. Après la mort de sa première épouse, Béatrice de Thiaucourt, il épouse Contesse, fille de Nicolle Desch et de Catherine Chaverson vers 1531.
-
Ancienne maison-forte de Louvigny (ban Morlain)
Il y avait au XVe siècle trois maisons-fortes à Louvigny, car le village était divisé en trois bans seigneuriaux. Un tiers du village dépendait du ban Morlain, dont la maison-forte, aujourd'hui disparue, était voisine de l'église paroissiale. Elle appartenait à la famille Drouin au début du XVe siècle, à Jean Drouin en 1404, et à Nicolle Drouin en 1441 et 1426.
-
Ancien cimetière juif
La communauté juive de Metz n'est plus mentionnée dans les sources écrites après 1206. Cependant le cimetière juif existait encore au XIIIe siècle. Une mention sans date de cette époque situe la grange d'un drapier, Garsat Grassecher « leiz lou cimetier des juis » (AD57 H 1419), c'est-à-dire « à côté du cimetière juif ». Celui-ci était peut-être déjà désaffecté.
Jean-Luc Fray pose l'hypothèse que le cimetière aurait été situé au bord de la Seille sous la colline Sainte-Croix, vers Vésigneul, la Saunerie ou la rue du Tombois. Il aurait donc été originellement extra-muros, avant l’élargissement des murailles. Cette mention est l'unique mention écrite de l'ancienne communauté juive au temps du régime des paraiges.
-
Ancien bourg de Saint-Julien
Lors de la construction du fort de Bellecroix dans les années 1730, le bourg de Saint-Julien est détruit. Les habitants reconstruisent leur village de l'autre côté du ru de Vallières : c'est l'actuel Saint-Julien-lès-Metz
L'ancien Saint-Julien était un bourg ancien aux portes de Metz : le village et son église (à hauteur de l'actuelle poste) sont attestés dès l'époque carolingienne. La localité devient une paroisse au XIIe siècle, et possède son enceinte au siècle suivant.
Une maison-forte à tour est attestée au bout du village au XVe siècle, ainsi qu'un moulin à papier. Le bourg, selon les plans de l'époque moderne, a la forme d'un village-rue le long du ru de Vallières.
Le village est rasé lors du siège de 1552, reconstruit, puis définitivement détruit en 1731-1737.
-
Amiette de la Court (12..-13..)
Amiette est la fille de Nicolle de la Court et de Poince Ruèce. Elle épouse Jean, fils de Bertrand Le Hungre avec qui elle a quatre enfants qui nous soient connus : Isabelle, Jean, Guillaume et Bertrand. Elle hérite de la Grande maison de Jurue, qui est achetée par la cité au siècle suivant et qui est nommée hôtel de la Bulette. À son décès entre 1347 et 1349, possiblement de l'épidémie de peste, c'est son fils Guillaume qui en hérite.
-
Amédée Boinet (1881-1965)
Amédée Boinet était un historien du livre français, conservateur de la bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris