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Atour
Au Moyen Âge, l'atour est un texte de loi ou un règlement rédigé par la municipalité de Metz à valeur perpétuelle, émis au nom des Treize jurés et de la communauté urbaine. Il est scellée des sceaux de chacun des 5 paraiges anciens, ainsi que du sceau de la communauté urbaine. Les atours sont alors préservés dans l'arche de la cathédrale dans la tour de Mutte, appelée « airche au grant moustier ».
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Atelier monétaire
Le droit de battre monnaie était en possession des évêques de Metz depuis l'an mil ; à partir de 1292, certains évêques le concèdent à la cité pour un temps limité. En 1378, les magistrats messins décident de battre monnaie au nom de la cité et dès 1383, l'évêque leur cède le droit de frapper monnaie à perpétuité.
Dans les années 1430, la cité prend le contrôle du change et nomme désormais des changeurs municipaux ; le maître de la monnaie occupe souvent cette fonction. L'atelier monétaire est installé en 1435 près de l'église Saint-Simplice, le quartier du change, dns une rue encore appelée aujourd'hui rue de la Monnaie. Le maître de la monnaie habite avec sa famille dans une maison achetée par la ville et située à proximité. L'atelier fonctionne jusqu'en 1553 : alors que la cité est occupée par les troupes françaises, l'évêque Robert de Lenoncourt rachète le droit de monnayage.
Le bâtiment est démoli en 1908 pour faire place à une école (aujourd'hui école primaire Gaston Hoffmann) ; la reconstruction restitue certains aspects du bâtiment d'origine.
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Atelier de potier et poêlier, place de Chambre
En 1976 a lieu une fouille 4-6 place de Chambre, dans l'immeuble occupé par la Direction Régionale des Affaires Culturelles. Les archéologues collectent des moules de carreaux de poêle et plusieurs dizaines de fragments de carreaux. La paroisse Saint-Victor-en-Chambre comptait au XVe siècle dix ateliers de potiers au XVe siècle. Cet atelier actif aux XVe et XVIe siècles s'était peut-être spécialisé dans la fabrication de beaux carreaux de poêle glaçurés, ornés de scènes religieuses ou chevaleresques.
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Astrolabe de Jean Chardalle, dit le « reloge de mer »
Le « reloge de mer » est un astrolabe ayant appartenu au chanoine messin, Jean Chardalle. Il n'a pas été utilisé par ce dernier lors de ses voyages, cependant il reste un objet d'érudition et un vecteur de connaissances théoriques.
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Arnould Thierri, de Clerey (14..-1505)
Arnould Thierri de Clerey est originaire de Clarey-sur-Brennon, dans le diocèse de Toul. Il aurait été chanoine de la cathédrale de Metz pendant 53 ans, soit entre 1452 et sa mort en 1505. Il a été également curé d'Épinal, ville du diocèse de Toul mais seigneurie de l'évêché de Metz. Arnoul Thierri a exercé d'autres dignités ecclésiastiques, trésorier du chapitre cathédral entre 1477 et 1484 et prévôt du chapitre de Notre-Dame-la-Ronde
Contemporain des chanoines Jean Herbillon et Nicolle Desch, il exerce un rôle important dans la vie citadine dans la deuxième moitié du XVe siècle. Il est l'exécuteur testamentaire du doyen du chapitre Jean Nicolas en 1460. Mais il a aussi été étroitement lié aux élites patriciennes et bourgeoises messines, aux familles Desch et de Heu et à Philippe de Vigneulles. Il devient notamment le parrain du premier-né de Nicolle III de Heu et de Marguerite de Brandebourg.
On connaît notamment Arnould Thierri pour sa bibliothèque personnelle, recomposée grâce à son ex-libris « ATM » (Arnulphus Thierricis Metensis). Au moins 20 manuscrits sont répertoriés, dont 10 malheureusement détruits par le feu de Saint-Quentin de 1944. Il s'agit d'un exemple exceptionnel nous informant des fonds canoniaux à la fin du Moyen Âge à Metz.
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Arnould Jallée (12..-1...)
Arnould Jallée est le fils de Jacomin Jallée et de Marguerite de Raigecourt. On ne sait rien sur sa vie, hormis qu'il est enterré au couvent des Frères prêcheurs avec son père, son frère et sa mère. Il est possiblement mort célibataire et sans enfants.
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Arnould Baudoche (13..-14..)
Arnould Baudoche est le fils de Nicolle Baudoche et d'une mère inconnue. Il épouse Isabelle, fille de Poince Le Gronnais dit des Changes et d'Isabelle Marcoul. Sa femme hérite des biens du lignage des Marcoul qui s'éteint. La seigneurie de Marage passe alors aux mains des Baudoche. Il meurt entre 1424 et 1431.
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Arnoul Drouet (14..-1525)
Arnoul Drouet est un prêtre lorrain originaire du diocèse de Toul, comme son oncle le chanoine Michel Garin. Grâce à lui, il devient aussi chanoine de la cathédrale de Metz en 1509. Ilétait auparavant curé d'Essey, près de Nancy. A la mort de son oncle, il acquiert sa maison canoniale, rue au Blé et y habite entre 1512 et 1525. Il a composé ou copié un recueil de dessins satiriques contre les papes (BM Saint-Dié ms. 38).
Contrairement à ce que pensait Gaston Save, Arnoul Drouet ne se convertit pas au protestantisme, cependant il reste très critique vis-à-vis du haut clergé catholique.
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Arnoul de Vigneulles (1499-1499)
Arnoul de Vigneulles est né le 4 avril 1499 et décédé deux semaines après. Ses deux parrains sont Collignon de la Tête d'Or et François, un chanoine de la collégiale Saint-Thiébault, et sa marraine est Jacomette, épouse de Didier Lapiet ou Lespiet.
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Arnaud, Ancienne église Sainte-Élisabeth rue des Trinitaires Metz Metz (Moselle)
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Armorial français et messin (Munich, BSB, icon. 283)
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Armorial de Jean Monet (Paris, BNF NAF 4830) Metz (Moselle)
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Armorial d'André de Rineck (Vienne, ÖNB, cod. 3336) Metz (Moselle)
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Armoiries de Yolande de Croy (église de Sainte-Barbe) Ce médaillon porte les armoiries de Yolande de Croy, la seconde épouse de Claude Baudoche. Il appartenait peut-être à une clé de voûte. Après la destruction de l'église, il a été replacé sur la façade de l'église actuelle, à droite de l'entrée. Deux lions ailés servent de supports d'armes ; le losange signifie que ce blason est détenu par une femme. À droite, il porte les armes de son mari, Claude Baudoche et à gauche, celle de son père, Jean de Croÿ.
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Armoiries de Claude Baudoche (église de Sainte-Barbe) Ce médaillon porte les armoiries de la famille Baudoche, en référence à Claude Baudoche, qui a reconstruit l'église Sainte-Barbe. Il appartenait peut-être à une clé de voûte. Après la destruction de l'église, il a été replacé sur le mur nord de l'église actuelle après 1826. Deux griffons servent de supports d'armes. L'écu ne contient que deux tours en chef.
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Archidiacre
Les archidiacres sont titulaires d’un personnat. Ils n’ont aucune part de juridiction dans la communauté des chanoines. Cette fonction ecclésiastique remonte au IVe siècle : à l’origine, l’archidiacre est « le premier des diacres » et est de ce fait unique. Tous les textes montrent l’archidiacre à la tête des clercs inférieurs qu’il dirige, gouverne et surveille. Il est le garant du maintien de la discipline et de la formation de ce clergé. Mais son rôle est principalement de suppléer l’évêque dans sa fonction, à l’exception de l’ordination et de la consécration. Il apparaît comme une des plus importantes figures du diocèse, un véritable vicaire épiscopal pour l’administration. Il a en charge un district, l’archidiaconé, dans lequel il exerce les plus hautes juridictions spirituelles.
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Après le déluge, Azita construit un pont géant : la légende de fondation de l'aqueduc de Jouy
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Apocalypse de Liège (Liège, BU, ms. Wittert 5) Metz (Moselle)
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Antoine Lazzari (19..-)
Antoine Lazzari est un historien médiéviste luxembourgeois.
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Antoine Esch (1...-15..)
Antoine Esch est un clerc savant, auteur d'une histoire latine de Metz en 1528, l'« Epitome gestorum Mettensium ». Originaire peut-être de la région d'Esch-sur-Salm dans l'électorat de Trèves, il est maître à la faculté des arts de l’Université de Trèves en 1537, où il est encore mentionné en 1550.
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Antoine de Raigecourt (15..-1570)
Fils de Nicolle de Raigecourt et de Contesse Desch, Antoine de Raigecourt épouse le 5 décembre 1535 Philippe de Pfaffenhoffen, issue de l'un lignage noble originaire d'Alsace et liée aux ducs de Lorraine. Il est veuf dès 1544, aucune autre épouse ne lui est connue. À la mort de son frère, sans descendance, il hérite du patrimoine familial des Raigecourt. Il meurt à une date inconnue en 1570.
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Antoine de Norroy (14..-1537) Descendant du lignage barrois des Cherisey, qui a pris le nom de Norroy ou Nourroy au XIVe siècle, il est seigneur de Port-sur-Seille. Il est le fils aîné de Georges de Norroy et de Catherine d'Autel. Il s'installe à Metz vers 1480, au moment de son mariage avec Claude de Serrières, fille de Jean de Serrières dit le Huttin. Aucun de ses enfants n'entrent en paraiges, malgré son mariage avec une femme issue des paraiges. Il reconstruit l'église du village vers 1500. Il y est enterré après sa mort, survenue le 7 novembre 1537.
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Antoine de Chahanay (15..-1560)
Antoine de Chahanay est le fils de Jacques de Chahanay et de Nicolle des Armoises. Il épouse Aliénor de Dommartin avec qui il a trois filles qui nous soient connues : Madeleine, Catherine et Nicolle, qui épousent toutes trois des hommes issus des paraiges, respectivement Philippe Roucel, Jacques Le Gronnais et Richard de Raigecourt. Il acquiert le titre de maître d'hôtel du duc de Lorraine Charles III et celui de capitaine de Norroy. Il meurt le 15 octobre 1560.
La famille de Chahanay, originaire d'Anjou, était récemment installée en Lorraine. Antoine est le dernier descendant masculin du lignage. Son épitaphe, relevée dans les « Essais sur la ville de Nancy », se lit comme suit : « Cy-bas, sous un marbre du repose le corps, l'âme au ciel, d'Antoine de Chahanay, jadis seigneur de Sainct-Mars, Fléville & Ruethe, maistre d'hostel ordinaire de très-hault & très-puissant Prince Charles, par la grace de Dieu, Duc de Lorraine, marchis & capitaine de Noroy, qui ayant rendu à son créateur honneur & gloire, à son Prince souverain obéissance & vérité, à son prochain & à ses subjectz justice & équité, paya le tribut de nature le 15e jour d'octobre 1560. Priez pour lui ». L'épitaphe est entourée des armoiries paternelles (des Chahanay, de Thillon, de Verton et de Malicorne) et des armoiries maternelles (des Armoises, de Sampigny, D'Essey et de Lindre).
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Annonciation des Récollets Cette peinture se situe tout à gauche de l'aile ouest du cloître des Récollets, sur le mur nord. Elle a été découverte en 1974, au cours des travaux qui font suite au départ des religieuses des Récollets et à l'installation de l'Institution européen d'écologie.
La peinture était de grande qualité, avec l'emploi de pigments de luxe et de feuille d'or, mais elle est aujourd'hui presque illisible. L'ange Gabriel est à gauche, une de ses ailes repliée ; Marie est à droite, vêtue d'un manteau et d'un voile bleus.
La peinture prend place dans une niche triangulaire. Cinquante ans plus tard, la niche a été agrandie pour servir d'enfeu au tombeau de Jean Brady.
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Annonciation de Jean Le Gronnais et d'Odeliette Augustaire Jean Le Gronnais et sa femme Odeliette Augustaire ont donné un bas-relief de l'Annonciation au Petit-Clairvaux en 1426. Sous la sculpture, l'inscription commémorative était gravée en lettres peintes en noir et surmontée des écus des deux familles Le Gronnais et Augustaire.
Le monument n'est connu que par des mentions. En 1761, Henri-Marie Dupré de Geneste relève l'inscription, mais son manuscrit (Metz, Bibliothèques-médiathèques, ms. 967) est détruit en 1944. En 1866, alors que le couvent est en cours de démolition, Ernest de Bouteiller édite une partie des mentions de Dupré de Geneste (1866, p. 65). Cependant, il identifie à tort l'épouse de Jean Le Gronnais comme Odeliette de Heu, les armoiries des Heu et des Augustaires étant très semblables.