-
Maison canoniale n°5, rue des Prêcheurs
Cette maison canoniale était située au 3 rue aux Ours, dans l'ancienne rue des Prêcheurs. L'hôtel lui-même donne sur la rue ; jardin et cour occupent les côtés de la parcelle. La cave se situe sous le corps de bâtiment gauche, comme à l'Hôtel de Gargan. La maison a été réalignée au XVIIIe siècle et a perdu son passage couvert au profit d'un simple mur écran. La maison n°5 est voisine de la maison canoniale n°4.
-
Maison canoniale n°6, dite la Pierre Hardie Cette maison canoniale est mentionnée dès 1293, puis en 1330 et 1408. La parcelle comprenait un hôtel, une cour et un jardin. Elle est possédée par le chanoine Jean de Velone de 1408 à 1434. Sa taxe d'achat s'élève alors à 30 livres. Jean de Hombourg l'acquiert en 1449 et y fonde une chapelle, Sainte-Ursule-et-les-Onze-Milles-Vierges.
-
Maison canoniale n°7, dite Hôtel de Gargan Ce très bel hôtel urbain est situé aux 9 et 11 en Nexirue : il s'agit de la seule maison canoniale qui a conservé son aspect extérieur.
La maison principale, dont la taxe d'achat s'élevait à 50 l. en 1330, est régulièrement vendue « avec les maisonnettes qui l'entourent ». Elle est occupée par le trésorier Simon Noiron entre 1408 et 1435, par Guillaume Huyn entre 1439 et 1447, avant qu'il quitte Metz pour Rome après sa nomination comme cardinal. Nicolle Desch réaménage la maison et construit une salle ornée de devises morales. Jacques d'Insming fusionne les maisons et constitue ainsi un vaste hôtel unifié par un mur écran, achevé vers 1500.
À l'époque moderne, l'hôtel devient une salle de jeux (jeu de paume, tripot, comédie) et son origine médiévale se perd. Au XIXe siècle, il a été habité par le baron de Gargan, qui lui a donné son nom. Plusieurs pièces médiévales sont alors démolies, dont Auguste Prost a recueilli des descriptions. L'hôtel est actuellement occupé par une résidence privée.
La façade est inscrite au titre des Monuments historiques : elle est typique des grandes maisons messines de la fin du Moyen Âge. Un porche s'ouvre au rez-de-chaussée. L'étage noble est éclairé par une série de fenêtres géminées séparées par une colonnette torse, qui est (conservée dans la partie droite du bâtiment seulement. L'attique est doté de grandes fenêtres à tympan trilobé. Le mur écran dissimule le toit et se termine par un crénelage. La maison possède une cour secondaire avec un crénelage et des fenêtres à tympans, ainsi qu'un porche à portique (aujourd'hui muré) et également une tour qui a été abattue en 1839.
-
Maison canoniale n°8
Cette maison canoniale est située rue des Prêcheurs, à la main gauche en allant vers le couvent des Prêcheurs, actuellement au 8 rue aux Ours. Sa taxe d'achat s'élevait à 30 livres. Elle possédait un hôtel entre cour et jardin. Elle faisait partie des maisons possédant une forme générale en L pour les bâtiments principaux, les structures accessoires se désolidarisant du reste par leur emplacement ou leur aspect.
En 1448, Maheu Roucel acquiert une maison vacante après le décès du chantre Hugo de Buffignécourt : il peut s'agir de cette maison.
-
Maison canoniale n°9 La maison canoniale n°9 était située dans la rue des Prêcheurs avec un accès depuis la Nexirue, aujourd'hui 4 rue aux Ours, à côté de la n°8. La maison possède une importante cave, mesurant 15 mètres sur 8, dotée de corbeaux à mi-hauteur, semblables à ceux de la cave du 12 rue aux Ours (maison n°37). Enfin, la maison est l'une des rares à avoir gardé sa façade ancienne même si elle a été remaniée avec le temps.
Entre 1431 et 1439, quatre chanoines habitent successivement dans la maison canoniale voisine de celle de Jean de Nouillonpont : il s'agit soit de la n°9, soit de la n°37. Un autre habite l'autre maison à partir de 1432.
-
Maison d'Huillon d'Épinal
En 1408, la maison du marchand Huillon d'Épinal était située place Chappé, à côté de l'hôtel de Villefranche, et donnait à l'arrière sur la ruelle de la Cour de Ranzières.
-
Maison de (la fausse) Jeanne d'Arc
Robert des Armoises était un petit seigneur d'une famille du Barrois. Au début du XVe siècle, il possédait une maison « devant l'église Sainte-Ségolène ».
En mai 1436, une femme nommée Claude arrive à Metz et se fait reconnaître par les patriciens comme étant Jeanne d'Arc, réchappée du bûcher cinq ans auparavant. Quelques semaines plus tard, Claude rencontre Robert à la cour de la duchesse de Luxembourg et l'épouse. Le couple vient loger à Metz, sans qu'on sache combien de temps.
Dans les années 1430, Claude n'est pas la seule à s'être fait passer pour l'héroïne, mais cet épisode a fasciné les Messins. Si l'emplacement exact de la maison reste inconnu, la place ouverte vers 1900 devant Sainte-Ségolène a été baptisée « place Jeanne d'Arc ».
-
Maison de Bibra
Au milieu du XVe siècle, le noble allemand Philippe de Bibra épouse une Messine, Isabelle Desch, et construit une maison de plaisance juste à la sortie de la ville, sur la route d'Allemagne, à côté de la porte des Allemands. En 1542, les ambassadeurs des Etats protestants d'Allemagne y sont hébergés et négocient pour entrer en ville : il s'agit d'obtenir la liberté de culte pour les Protestants messins. Leur entrée en ville provoque une panique.
La maison est démolie lors du siège de 1552.
-
Maison de Claude Le Gronnais La maison de Claude Le Gronnais, rue Mazelle, est connue grâce à une borne de non-mitoyenneté découverte en 1628. Celle-ci, datée de 1509, affirmait que le mur de sa propriété n'était pas mitoyen mais lui appartenait.
-
Maison de Collignon Cassamus le ménestrel
En 1371, le cartulaire de la cathédrale de Metz mentionne que le ménestrel Collignon Cassamus loue au chapitre une maison située Cour de Ranzières. L'épitaphe de Colignon, conservée à la cathédrale, rappelle fièrement qu'il avait joué à la cour de l'empereur Charles IV de Luxembourg et à celle du roi Alphonse XI de Castille.
-
Maison de Jacques Baudoche
La patricienne Jacques Baudoche, veuve de Guillaume le Hungre et de Nicolle Mortel, habite jusqu'à sa mort en 1400 dans une maison située sur le côté sud du Champ-à-Seille. Son beau-frère, de son premier mariage, Bertrand le Hungre fonde le couvent des Célestins juste à côté. Après sa mort, sa fille, Jennette Mortel, hérite de la maison. En 1403, les Célestins achètent sa maison et l'intègrent au couvent. La « grande salle » devient le réfectoire en 1409.
Le couvent est reconstruit dans la seconde moitié du XVe siècle, puis transformé en caserne au XIXe siècle et en hôpital au XXe siècle.
Chronique des Célestins, p. 81 : « Le 24 octobre 1403, frère Simon Bonomet acheta à dame Jeannette, femme du seigneur Nicolle Grognat [« Gornaix »], chevalier, la maison sur le Champ-à-Seille avec ses dépendances, qui appartenait à dame Jacques Mortel, mère de la dite dame Jeannette et femme du seigneur Nicolle Mortel, chevalier. Auparavant, cette maison avait appartenu au seigneur Guillaume le Hungre, chevalier. C’est là qu’on a construit une partie de notre monastère : la plus grande partie du choeur, la sacristie, une des ailes du cloître, le réfectoire, la dépense et autres officines. Le 24 février suivant, on commença à démolir cette maison pour faire les constructions dont nous avions besoin, surtout ceux dont je viens de parler ».
Chronique des Célestins, p. 92-93 : « Le jour de Noël 1409, notre communauté dînait pour la première fois dans le nouveau réfectoire que nous avons installé dans la grande salle de la maison qui appartenait à dame Jacques Mortel […] Notez que le plafond n’était fait que de tavaillons [« traveure de tavellon »] selon la mode ancienne, et deux poutres [« pillers »] qui allaient d’un bout à l’autre soutenaient la grande salle. Il fallut blanchir ces tavaillons pour cacher les peintures anciennes. Ce réfectoire demeura en l’état jusqu’en 1470, année où il fut voûté, comme le sont le cloître et la salle capitulaire ».
-
Maison de Jacques de Laître, puis Hôtel de Villefranche
La maison de Jacques de Laître était située place Chappé, qui meurt entre 1399 et 1404 sans descendance. En 1408, la maison est possédée par les deux filles de Nemmery Noiron, Jennette et Maiausette. C'est alors que les sœurs la cèdent à la société de Villefranche, une confrérie laïque.
L'hôtel s'ouvre alors sur la place, entre l'hôtel de Jean de Raigecourt l'aman d'un côté, et celui de Huillion d'Épinal, qui donne sur la Cour de Ranzières, de l'autre.
L'hôtel de Villefranche accueille les réunions festives de la société jusqu'en 1720, quand cette dernière déménage non loin de là, au 13, rue de la Chèvre. Au XIXe siècle, l'hôtel abritait une imprimerie. Le quartier a été rasé pour faire place au Centre Saint-Jacques.
-
Maison de Jean Gemel
Dans la deuxième moitié du XIVe siècle, Jean Gemel habite une maison située rue des Gronnais (aujourd'hui rue du Grand Cerf) d'où le duc de Bar Robert prisonnier des Messins tente de s'échapper en 1368.
-
Maison de Jean Gérard
Jean Gérard, maire de Vigneulles, se réfugie à Metz lors de la guerre de 1490. On ignore où il habite alors. Sa maison de la rue de la Haye est citée par son fils Philippe de Vigneulles pour la première fois en décembre 1491 : quand Philippe est libéré après sa captivité, c'est là qu'il vient retrouver sa famille. Philippe hérite de cette maison après la mort de son père, et y fait faire des travaux en 1511 et 1520. L'emplacement exact de la maison est inconnue.
-
Maison de Jean Jallée
Cette maison donnait sur le Champ-à-Seille. Elle a été détruite en 1375 et ne nous est connue que par les textes. Le riche Jean Jallée accueille chez lui Robert de Bar, le duc fait prisonnier par les Messins en avril 1368. Robert essaye de s'évader de chez son hôte et est transféré par la cité dans une autre maison. Deux ans avant, Bertrand le Hungre avait acheté une grange voisine pour y accueillir une chapelle : il y installe des moines Célestins en 1370. La Chronique des Célestins raconte que peu après, Jean Jallée entre en conflit avec Bertrand et son projet de couvent en plein quartier marchand. Le 15 août 1374, pendant que les moines chantent la messe de l'Assomption, Jean invite chez lui des ménestrels pour donner un concert de trompettes et tambours, pour troubler l'office. Peu de temps après, il meurt brutalement. Bertrand rachète alors sa maison en 1375 et la fait détruire pour agrandir le couvent : on y construit le réfectoire et la cuisine.
-
Maison de Nicole Hanrequel
La maison du marchand Nicole Hanrequel était située en haut de Fournirue selon Philippe de Vigneulles, devant l'église Saint-Gorgon dont elle était séparée par une ruelle. En 1504, un acrobate descend une corde tendue entre le clocher de la cathédrale et un pieu fiché devant sa maison. Le chroniqueur le décrit comme « Hanrequel, le merchamps, devant la Grant Église ». On peut donc penser qu'elle était une des dernières de la rue, face à la cathédrale.
-
Maison de Perrin Mortel
La famille Mortel possédait plusieurs bâtiments sur le côté nord de l'église Saint-Simplice, maisons, remises et embarcadère sur la Seille, documentés à partir de 1303. À la fin du XIVe siècle, la maison de Perrin Mortel était située « derrière les changes », c'est-à-dire les étaux des changeurs de la place Saint-Louis. Alixette, fille de Perrin Mortel, vend la maison et ses dépendances au curé de Saint-Simplice en 1390. Le site est occupé à l'époque moderne par le presbytère de la paroisse.
-
Maison de Philippe de Vigneulles
La maison du chroniqueur Philippe de Vigneulles a entièrement disparu, mais ses Mémoires et sa Chronique en parlent à plusieurs reprises. En mai 1494, Philippe se remarie avec Isabelle le Sarte. Le couple emménage dans une maison ayant appartenu à Mangin le tailleur, située derrière Saint-Sauveur, au coin ( « sur le tour ») de la rue des Bons-Enfants. On peut identifier son emplacement avec l'angle que faisait la rue, aujourd'hui entrée sud du centre Saint-Jacques, avec la rue de la Tête d'Or.
Dans les années 1500, Philippe achète deux autres maisons dans la même rue : en 1502, la maison Le Maignier qui appartenait à Baudat Blanchard, qu'il fait relier à sa première maison par une allée, et en 1509 la maison d'Humbert le boulanger. En 1513, quand il organise la grande fête de quartier de la Pierre Borderesse, il affirme être voisin de la pierre, située à l'angle des actuelles rue Ladoucette et de la Tête d'Or. L'une des deux maisons acquises dans l'intervalle est donc située à ce carrefour, à 150 mètres de la maison de Mangin le tailleur. Dans les années 1509-1511, il fait de grands travaux à cette maison, qui comprend alors une cour intérieure, un escalier à vis, une cheminée monumentale et un poêle.
-
Maison de Pierre Perrat
Pierre Perrat, employé par le chapitre comme maître-maçon (architecte) de la cathédrale à la fin du XIVe siècle, habite une maison située à Porsaillis, dans la paroisse Saint-Simplice, à partir de 1387. Il la loue au chapitre pour le prix de 9 livres et 100 sous. Selon le censier de la cathédrale, il y habitait avec sa fille Alixon et sa belle-fille Lorette.
-
Maison des Lombards
Cette maison occupait l'angle de la Jurue (n°29) et de la rue de la Fonderie, actuelle rue de l'Abbé-Risse (n°1). Du XIVe siècle à 1514, elle est connue comme « maison des Lombards sur le Mur ».
À la fin du XIVe siècle, il s'agit d'une des trois « tables » de crédit sur gages tenues à Metz par des financiers italiens, avec celle de Porte-Moselle et celle de Porsaillis. Entre 1406 et 1430, l'établissement est tenu par la famille Fraxinel, des banquiers de Verceil en Lombardie : Antoine en 1406, Perceval en 1430. En 1430, la table « sur le Mur » est la dernière existante : elle est supprimée par la cité qui l'acquiert pour en faire un crédit municipal.
Côté Jurue, la maison a conservé des fenêtres trilobées, une devanture d’échoppe avec un arc en anse de panier et une porte d’entrée Renaissance. Côté cour, on remarque des arcs surbaissés et un escalier de style classique. Une peinture murale a été mise à jour au XXe siècle sur le mur d'une des trois pièces du rez-de-chaussée, aux armoiries non identifiables. Un plafond peint a été découvert à la fin du XIXe siècle dans une autre des trois pièces.
-
Maison des Plaids Annaux, Lorry-les-Metz La maison des Plaids Anneaux de Lorry (au 60 de la Grand Rue) est un témoignage exceptionnel de maison de justice d'une seigneurie rurale. Là se tenaient les séances de la justice seigneuriale et le paiement du cens. La maison portait la date de 1551 selon Ernest de Bouteiller. Elle abritait la Table des plaids, où les villageois venaient déposer les redevances seigneuriales et les dîmes.
La maison existe encore mais presque toutes les ouvertures ont été transformées. La grande poutre qui soutient le premier étage est encore visible.
-
Maison des têtes La Maison des têtes a été construite entre 1518 et 1529 au 33 en Fournirue : les dates étaient inscrites sur un écu au linteau de l'escalier. Elle doit son nom aux cinq bustes sculptés qui figuraient sur sa façade. Le plan de la maison est celui des principaux hôtels particuliers messins depuis le Moyen Âge : une maison bloc à deux étages avec une galerie au premier, l'étage noble, et une tour d'angle abritant un escalier à vis. Mais par son décor, cette maison était peut-être le plus bel exemple de décor Renaissance du début du XVIe siècle à Metz. Le projet de démolition, à la fin des années 1960, rencontre une vive opposition : la maison des Têtes devient le symbole de la destruction brutale du patrimoine ancien de Metz. La maison est détruite en 1974 lors de la construction du centre Saint-Jacques. La façade a été reconstituée en 1976, mais au n°51 en Fournirue. Les bustes qui y figurent sont des reproductions.
À la fin du XVIe siècle, la Maison des têtes était la demeure de l'orfèvre Jean Aubry et a pu être construite par un de ses ancêtres. La façade et l'escalier de la maison étaient ornés de nombreuses sculptures Renaissance. Quatre des bustes ont été déposés et vendus en 1913, sont aujourd'hui conservés au musée de la Cour d'or qui les avaient rachetés en 1973. Le cinquième buste est lui conservé au Museum of Fine Arts de Boston. Une autre sculpture de tête, qui ornait la cour, est au musée de la Cour d'or. Deux dernières têtes sculptées ont disparu et ne sont plus connues que par des relevés de l'archéologue Wilhlem Schmitz à la fin du XIXe siècle.
-
Maison forte de Jouy-aux -arches La maison-forte de Jouy-aux-Arches est une tour-résidence construite au XVIème siècle, comparable aux tours de Fleury, Longeville ou Woippy. Deux tours d'angle rondes aux toits coniques flanquent un corps de bâtiment rectangulaire à deux étages.
A partir de 1262, la seigneurie de Jouy-aux-Arches était un fief du duché de Bar, partagé en deux bans seigneuriaux, le ban de Courdemange et le ban d'Aweu. Plusieurs familles de paraiges messines se partagent l'autorité sur ces bans, notamment les Raigecourt, de Laïtre et Le Gronnais.
La maison-forte est engagée par le duc de Bar à Poince le Gronnais et Perrin Besange dans les années 1440. La maison ainsi que plusieurs parts de la seigneurie appartiennent à la famille Le Gronnais aux XVe et XVIe siècles, à Renaud dit le Jeune et sa femme Isabelle Bataille en 1480, à Renaud dit le Vieux en 1504, puis aux cousins Michel et François pour une moitié chacun. La fille de Michel, Claude, épouse Christophe d'Orjault, qui se dit seigneur de Jouy.
-
Maison médiévale, 8, rue Coislin
La maison du 8, rue Coislin était au XIXe siècle un des derniers témoins de l'urbanisme médiéval du Champ-à-Seille, la plus grande place de Metz, détruite pour construire des casernes au XVIIIe siècle. Elle est documentée par un dessin d'Auguste Migette qui représente une maison à deux étages et à mur-écran, ouverte sur la place par deux hautes arcades brisées. La maison est dotée au premier étage de deux galeries de fenêtres en lancettes à tympans trilobés. On reconnaît l'élévation typique des hôtels des XIVe-XVe siècles, dont les façades s'harmonisaient sur la place. La maison a été détruite en 1893.
-
Maison rue du Pont-à-Seille
Cette maison était accolée au chevet de la chapelle de la Chapelotte, rue du Pont-à-Seille. Quand Auguste Migette la dessine en 1849, elle est très délabrée et mitée par des constructions précaires, comme l'échoppe n bois d'un cordonnier. On y reconnaît encore un hôtel médiéval à deux étages et mur-écran. Au rez-de-chaussée, une arcade boutiquière en arc surbaissé était accompagnée sur sa gauche d'un accès à la cave depuis la rue. Deux fenêtres à tympans trilobés subsistaient à ce niveau, ainsi que trois fenêtres aux encadrements Renaissance à l'étage.
La rue entière a été démolie et se situe au niveau de l'actuelle place du Pont-à-Seille.