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Jurue (paraige) Le paraige de Jurue, un des cinq paraiges originels de la ville, porte le nom d'une rue qui descend de la colline Sainte-Croix, « en Jurue », c'est-à-dire la rue des Juifs, probable quartier de la communauté juive de Metz aux XIe-XIIe siècles, mais qui n'est habité que par des chrétiens à partir du XIIIe siècle.
Le paraige s'organise au début du XIIIe siècle et compte alors quatre familles : les Piédechaux, les de la Court, les Bertrand et les Forcon. En 1399, le paraige, selon l'usage ancien, se réunit dans l'église Sainte-Croix.
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Justin Favier (1846-1922)
Justin Favier était Conservateur de la Bibliothèque municipale de Nancy.
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Kouamé, Thierry, « L’écolâtre cathédral du XIe au XIIIe siècle : un acteur majeur dans la mutation du système d’enseignement occidental »
Kouamé, Thierry, «L’écolâtre cathédral du XIe au XIIIe siècle : un acteur majeur dans la mutation du système d’enseignement occidental », Histoire de l'éducation, vol. 161 (2024), p. 187-203.
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Kraus, Franz Xaver, Kunst und Alterthum in Elsass-Lothringen
Kraus, Franz Xaver, Kunst und Alterthum in Elsass-Lothringen. Beschreibende Statistik, Strasbourg, Friedrich Bull, t. 3, Lothringen, 1888
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Kuhn-Mutter, Marie-Antoinette, « Peintures et épitaphes peintes des XIVe, XVe et XVIe siècles dans la cathédrale de Metz »
Kuhn-Mutter, Marie-Antoinette, « Peintures et épitaphes peintes des XIVe, XVe et XVIe siècles dans la cathédrale de Metz », Mémoires de l'académie nationale de Metz, 1996, vol. 177, p. 203-221.
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Kurmann, Peter, « Metz et Ratisbonne. La flèche de la tour de Mutte et son relief en Allemagne autour de 1400 »
Kurmann, Peter, « Metz et Ratisbonne. La flèche de la tour de Mutte et son relief en Allemagne autour de 1400 », Bulletin monumental, vol. 158, no. 4 (2000), p. 297-304.
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L'Ordinaire des chrétiens (Paris, BNF, Réserve des livres rares, B-187) Rouen
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La Basse-Bévoye
Le gagnage de la Basse-Bévoye se trouve en contrebas de la Haute-Bévoye, au niveau de la plaine, dans l'actuelle commune de Peltre. Il est documenté pour la première fois en 1309 quand ses propriétaires, Jacomin Boyleau et Aubriat Piedeschault, se voient refuser l'extension de leurs pâtures sur le ban de Peltre.
En 1404, il appartient à Jean Dieu-Ami, un des plus gros propriétaires du pays de Metz. En 1559, le domaine comprend un verger, des champs, des bois et des vignes. Aujourd'hui, il s'agit toujours d'une exploitation agricole. Une chapelle est conservée au nord du site.
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La belle Beautrix enlevée dans le jardin de Saint-Pierre-aux-Arènes
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La Belle-Croix En 1497, un aubergiste nommé Zayer construit un calvaire monumental sur la colline qui surplombe Metz au nord-est, le Désirémont : trois croix de pierre portent les statues de Jésus et des larrons, accompagnées des statues de Marie et Jean.
Quelques années plus tard, un ermite s'installe près du calvaire, dans une maison construite aux frais de François Le Gronnais.
La tradition messine assure ensuite que la distance entre la porte Sainte-Barbe et le calvaire est celle de la Via Dolorosa de Jérusalem, entre le tribunal de Pilate et le Golgotha. La Belle-Croix joue donc le rôle de substitut au pèlerinage en Terre Sainte. Au XVIIe siècle, un tableau de François de Nomé conservé au musée de la Cour d'Or représente la Crucifixion en la situant à la Belle-Croix, avec Metz à l'arrière-plan.
Le fort de Bellecroix a été construit sur l'emplacement du calvaire, seule la toponymie rappelle son existence : à l'époque moderne, le nom de la « Belle Croix » a fini par remplacer celui de Désirémont pour désigner la colline.
Lors de la construction du fort, le calvaire est démonté et installé dans l'église des Carmes ; il est détruit à la Révolution avec l'ensemble des oeuvres du couvent.
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La Cité de Dieu, traduite par Raoul de Presles (Besançon, BM, inc. 60) Abbeville (Somme)
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La collection numismatique de Nicolle IV de Heu
Nicolle IV de Heu a dressé l'inventaire de ses collections de monnaies : 47 pièces, qu'il appelle des médailles. La période antique représente 65% de la collection tandis que le reste concerne la période médiévale. Cet ensemble riche et varié illustre une véritable passion pour la numismatique et l'Antiquité. Ces médailles étaient peut-être conservées au château d’Ennery ou bien dans l’hôtel messin des Heu. Elles ont disparu et ne sont plus documentées que par leur inventaire dans le Livre des Heu.
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La Complainte de Notre Dame (Bruxelles, BR, ms. IV 1005)
Metz (Moselle)
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La Cour aux Gélines
La Cour-aux-Gélines, aussi connue sous le nom de Cornue-Géline, était un gagnage situé à proximité immédiate des murs de Metz, à l’extrémité de l’île Chambière (actuelle commune de Metz).
Il s'agit d'une exploitation modèle au début du XVe siècle. En 1404, le gagnage appartient à Nicolle II de Heu ; on y élève 20 vaches, 261 brebis et 90 porcs. Deux ans plus tard, on sait que les 72 journaux de terre du domaine sont répartis en seulement 8 très grandes parcelles. Selon Jean Schneider, il s'agit de parcs à bétail ; les Heu ont ici renoncé à cultiver des champs et pratiquent l'élevage intensif à destination de Metz et pour l'exportation de salaisons en Allemagne.
Lors de l'épidémie de peste de 1466, la cité réquisitionne la Cour-aux-Gélines, pour en faire un hôpital. La peste emporte notamment Jean de Heu, propriétaire des lieux.
Le gagnage est détruit en 1552 lors du siège de Metz. Le site est réoccupé en 1589 comme hospice pour les pestiférés. Il est terrain militaire en 1874.
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La Geste des Loherains (Metz, BM, ms. 1901) Metz (Moselle)
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La Grande maison (hôtel de Gournay) Le vaste bâtiment situé 9 rue du Grand Cerf (appelée au XVe et XVIe siècle « rue des Gronnais ») est aujourd'hui appelé Hôtel de Gournay ; dans son état actuel, il date des XVIe-XVIIIe siècles ; seul son portail est classé monument historique. Il s'agissait auparavant d'un des principaux hôtels patriciens de Metz : à l'angle, la rue des Parmentiers était appelée « rue derrière la Grand'maison ».
Selon le baron d'Hannoncelles (tome II, p. 82), cet hôtel appartient au XIVe siècle à la famille Falcotte (ou Faccol) puis devient la demeure de Bertrand le Hungre et de sa famille. Selon Philippe de Vigneulles, "la grande Maison à côté du Saint-Esprit" a été habitée par Jean de Vy, arrière-petit-fils de Bertrand Le Hungre.
La maison passe ensuite aux Baudoche. En 1475, Pierre Baudoche et son épouse Bonne de la Marck y habitent ; Claude Baudoche en hérite. En 1517-1518, un hôte de marque y réside : le duc de Suffolk, prétendant au trône d'Angleterre en exil à Metz, est accueilli quelque temps par les Baudoche, selon Philippe de Vigneulles.
Un membre de la famille Le Gronnais qui lui a donné son nom y habite pour la première fois au début du XVIe siècle, avec Gaspard Le Gronnais.
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La Grande Maxe L'actuelle commune de la Maxe tire son nom d'un hameau documenté à partir de 1269, qui disparaît des sources à la fin du XIVe siècle. En 1404 existent deux gagnages, la Grande et la Petite Maxe (situés dans l'actuelle commune de Woippy). La Grande Maxe appartient alors à Jean de Vy et on y élève 13 vaches et 8 bœufs.
Le gagnage a complètement disparu ; le village actuel s'est développé autour de Saint-Baudier et de la Petite Maxe.
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La Grange Daniel
La Grange Daniel est un gagnage situé à Montigny-Lès-Metz, qui tire son nom de la famille Daniel qui la possédait au XIVe siècle. Cugnin Daniel l'aman la cède par testament en 1376 à l'une de ses deux filles, Catherine, mariée à Nicolle Drouin. Aux XVI et XVIIe siècle, elle est appelée la Grange-aux-Agneaux, mais il est possible que ce nom soit une déformation du nom de la famille qui la possédait (Daniel, Agnel, Agniel, Agneau). Elle est possédé en 1404 par Nicolle Drouin, alors veuf. On y élève alors 5 chevaux et 10 bovins.
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La Grange-aux-Dames La Grange-aux-Dames est à l'origine un monastère double de religieux et de religieuses, fondé dans les années 1120-1130, selon le récit d'une charte de la fin du siècle. Le site, au lieu-dit « Rimei a Ware » est soumis aux crues de la Moselle : les hommes s'installent à quelques centaines de mètres au nord, à Thury qui devient l'abbaye Sainte-Croix, tandis que les femmes finissent par revenir sur le premier site, et lui donnent leur nom.
En 1392, l'abbaye de Sainte-Croix vend le domaine à Jacques Bertrand. En 1404, il y élève un troupeau de 20 vaches. Bertrand vend le domaine à Jacques de Métry. Au début du XVIe siècle, il est en possession des Desch, sans doute une acquisition de Jacques III Desch.
En 1586, Flory de Marteau et Anne Desch, sont en procès avec Wiriat Copperel, seigneur de Thury, qui prétend avoir des droits sur la Grange-aux-Dames, lequel obtient gain de cause.
Le gagnage formait un quadrilatère irrégulier, entouré d'un fossé. Une tour de trois étages était décorée d'un buste de femme. En 1929, la ville de Metz achète le domaine pour construire le port industriel. Le bâtiment, épargné, tombe peu à peu en ruine. Il est détruit en 1984 ; l’usine Haganis de traitement des déchets est construite sur le site.
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La Grange-aux-Ormes
La Grange-aux-Ormes est un gagnage situé dans le pays de Metz, au sud de la ville près de Marly. Si le château actuel date du XVIIIe siècle, il existait un bâtiment plus ancien construit par les religieux de Notre-Dame-des-Champs avant 1187. En 1321, le gagnage est sous la suzeraineté du comte de Bar qui l'engage pour 300 deniers à un certain Collignon, citain de Metz. Quelques décennies plus tard, en 1404, il est passé aux mains des de Vy. A partir de 1409, il devient une propriété de la cathédrale de Metz et intègre le temporel de l'évêché de Metz. Le fief est cédé à la famille d'Apremont, qui l'engage à plusieurs familles des paraiges messins. En 1500, il est engagé aux Chauvain ; puis le domaine est définitivement vendu par Claude d'Apremont aux Le Gronnais.
Rien ne subsiste du château médiéval. Le parc et jardin à l'arrière du château a été reconverti en golf en 1991, appartenant à Pierre Bogenez.
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La Guerre de Metz (Clervaux, ms. 13)
Metz (Moselle)
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La Haute Bévoye
Deux gagnages étaient situés sur l'ancien chemin entre Metz et Peltre, la Haute Bévoye et la Basse Bévoye. La Haute Bévoye, sur une colline, est documentée dès le XIIIe siècle. Propriété du sénéchal de l'évêque de Metz, elle est vendue en 1260 à des patriciens. En 1314, les propriétaires, héritiers de Pierre de Raigecourt, sont en procès contre les seigneurs de Peltre qui contestent l'extension de leurs pâtures.
En 1404, elle appartient à « Jehan Xaippey », c'est-à-dire Jean de Raigecourt, dit Xappel ; on y élevait alors 12 bovins et 8 chevaux. En plus d'un logis du XVIIIe siècle et de bâtiments d'exploitation, le plan du château médiéval reste lisible, quatre ailes en rectangle entourées d'un fossé ; deux ailes et trois tours rappellent l'état initial.
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La Joyeuse Garde
La Joyeuse Garde était située « en Tombois », près de l'église Sainte-Ségolène. Robert II de la Marck achète la maison au marchand Pierre Coppat en 1498. La Joyeuse Garde est alors une maison de plaisance, dont les jardins en terrasse offrent une vue sur les collines à l'est de Metz. La maison est acquise et détruite par les pères Capucins qui y installent leur couvent au XVIIe siècle. Le jardin est le premier site du Jardin botanique de Metz après la Révolution.
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La mort de la Vierge (XIVe siècle) La Vierge Marie est sur son lit de mort. Selon la tradition, elle s'endort pour être ensuite élevée au ciel lors de l'Assomption. Elle porte une coiffe et sourit. Elle repose sous un drap, la tête sur un oreiller à pompons. La sculpture, en assez faible relief, traite la scène de façon frontale, sans perspective. Sous le sommier subsistent des niches gothiques. La statue a pu être produite pour un portail ou un jubé ; elle a ensuite été remployée pour un monument funéraire. Selon Dieudonné, elle se trouvait sur la tombe de Perrette Brady, enterrée en 1409 aux Récollets (ms. de 1770 détruit en 1944).
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La Neuve Salle
Cette salle municipale est construite par la cité et louée pour des fêtes à partir de la fin du XVe siècle. Les comptes des trésoriers de la ville nous informent sur la location de cette salle, année après année, jusqu'au XVIIe siècle au moins. On y célèbre des mariages entre patriciens modestes et bourgeois ; à l'époque moderne, on y donne des spectacles, du théâtre aux montreurs d'ours. L'entrée principale donne sur le côté est de la place du Change (actuelle place Saint-Louis) : par les fenêtres, on peut y suivre les tournois qui s'y déroulent. À l'arrière, une autre entrée donne sur la grande place du Champ-à-Seille. La Neuve Salle a entièrement disparu et nous ne savons rien de son décor.