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Écolâtre
Cette fonction est citée pour la première fois dans le capitulaire carolingien « Admonitio Generalis » de 789. Dans la seconde moitié du XIIe siècle, les papes reprennent à leur compte la politique scolaire des souverains et évêques carolingiens. Les conciles de Latran III (1179) et de Latran IV (1215) réitèrent l’obligation pour les chapitres cathédraux d’entretenir un maître pour enseigner aux pauvres. La fonction d'écolâtre épiscopal semble déjà bien établie au début du XIIe siècle.
Les écoles de la cathédrale sont documentées à partir du XIIe siècle, située dans l'aile nord du cloître. Elles déménagent dans l'aile sud au XVIe siècle.
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Échecs moralisés et Secret des secrets (Berne, BB, ms. Bongarsiana 275)
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Durand de Distroff, « Mardigny et ses seigneurs »
Durand de Distroff, « Mardigny et ses seigneurs », Mémoires de la société d’archéologie et d’histoire de la Moselle, 1868, p. 55-87.
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Doyen
Le doyen (decanus en latin) est le deuxième dignitaire du chapitre de la cathédrale Saint-Étienne de Metz, après le primicier. Au XIIe siècle, dans le « Cérémonial de la cathédrale de Metz », le doyen est à la tête du chapitre où il est secondé dans certaines de ses tâches liturgiques par le cerchier. Il est avant tout un prêtre, doté de l’autorité spirituelle sur le chapitre. En l’absence de l’évêque, il préside aux cérémonies et il lui revient d’inciter, au chapitre, au début du carême, les chanoines à la dévotion et à la prière. Il siège face à l’évêque, dans la partie gauche du sanctuaire. Dans les processions épiscopales, il se tient à l’arrière du cortège, aux côtés du primicier, devant l’évêque. Aux Complies, il est le premier à être aspergé d’eau bénite, juste après les enfants.
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Double buste sculpté Ce buste double est un témoignage de l'importance de la famille Desch et il a eu une histoire compliquée. Il représente un ou de deux membres de la famille Desch, identifiables aux motifs de guimbardes parsemés sur le vêtement. Il pourrait s'agir d'un portrait double de Philippe III Desch, ou de Philippe et d'un membre de sa famille, par exemple son fils Renaud, maître-échevin en 1526 et 1529. Les deux bustes sont solidaires, une seule ceinture fait le tour des hanches qui sont communes. Les deux personnages se tournent le dos, chacun avait les bras levés. Ils portent un pourpoint à manches très larges, mais le premier est boutonné verticalement, le second l'est en diagonale. Sur cette première face, le personnage porte une dague à la ceinture. Sur la seconde, sous la manche gauche se trouvent peut-être les fragments d'un chapelet : cette face serait alors un orant, un personnage en prière. Sur cette face, le dessin de 1854 montre une escarcelle tenue à la ceinture, aujourd'hui disparue. La statue a été retrouvé près de la porte des Allemands, où Philippe III Desch a conduit d'importants travaux au début du XVIe siècle. Elle pourrait avoir orné le sommet du moineau Desch (hypothèse de Lorrain) ou la porte elle-même.
Les deux têtes ont disparu. En 1856, Boulangé les dessine et écrit : « Sa coiffure est fort originale ; elle semble consister en une draperie nouée aux angles ». Au cours du XXe siècle, le buste est conservé dans la porte des Allemands, et oublié. Il est retrouvé en 1998, sans sa tête, et déposé au musée. Il est possible que la perte de la tête ait eu lieu pendant l'occupation allemande en 1939-1945.
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Dorvaux, Nicolas, « Liste des évêques suffragants de Metz »
Dorvaux, Nicolas, « Liste des évêques suffragants de Metz », Revue ecclésiastique de Metz, 1921, juin, p. 189-208, juillet, p. 232-243
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Doms Jean François et Nicolas Tabouillot, Histoire de Metz par des religieux bénédictins de la congrégation de S. Vanne
Doms Jean François et Nicolas Tabouillot, Histoire de Metz par des religieux bénédictins de la congrégation de S. Vanne, 1769, 4 vol.
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Dominique Noël (15..-1574)
Dominique Noël est un chanoine du chapitre de la cathédrale de Metz. Selon le Polium du XVIe siècle, il y entre en 1544. Il est aussi doyen de la collégiale de Saint-Étienne à Vic-sur-Seille et archidiacre de Metz. Il est exécuteur testamentaire du chanoine Hugo Nicolay en 1552. Il est mentionné par le nécrologe de l'église Saint-Sauveur comme un pieux donateur en date du 19 août 1573. Il meurt le 2 février 1574 et est enterré dans la cathédrale, où sa tombe a été retrouvée en 1911.
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Dominique de Nouriac (13..-1434)
Dominique de Nouriac ou de Norroy est peut-être originaire d'un village de ce nom. Il a obtenu le grade universitaire de maître ès arts (mention en 1414) ; il était aussi licencié en droit canon (mention en 1425). Il devient chanoine de la cathédrale de Verdun avant 1410. En 1410, il cumule avec une prébende de chanoine de la cathédrale de Toul. Il est écolâtre de Verdun en 1414, puis doyen du chapitre de 1414 à sa mort. En 1424, il devient également chanoine de la cathédrale de Metz. Il y possède la dignité de chantre.
En 1433, il accompagne une délégation messine à Bâle pour obtenir de l’empereur Sigismond la confirmation des droits et privilèges de Metz, confirmée par un diplôme daté du 25 janvier 1434. Il meurt vraisemblablement peu après son retour, et est inhumé dans la cathédrale de Metz. Il est remplacé comme doyen de Verdun en 1436 par Bertrand Malaisié.
A sa mort, Dominique de Nouriac habitait probablement la maison canoniale n°22, rue des Clercs.
Sa tombe a été découverte dans la cathédrale de Metz en 1911.
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Dominique Colin (1...-14..)
Dominique (abrégé en Mengin) Colin est chanoine de la cathédrale de Metz. Il reçoit sa prébende en 1439. Auparavant, il avait occupé la charge de compteur dès 1437, jusqu'en 1447. Il est archidiacre de Marsal en 1441-1442.
Entre 1437 et 1439, il habite rue des Clercs la maison canoniale n°40/41, avant d''acquérir la maison de Philippin Desch, située à proximité du cloître. Il meurt après 1479.
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Dominique Adrian (1976-)
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Dom Sébastien Dieudonné, Recueil manuscrit sur les églises et les tombeaux de Metz (t. 4)
Metz (Moselle)
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Dom Sébastien Dieudonné, Recueil manuscrit sur les églises et les tombeaux de Metz (t. 3)
Metz (Moselle)
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Dom Sébastien Dieudonné (1718-1776)
Sébastien Dieudonné était un religieux de Saint-Arnoul de Metz.
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Dom Nicolas Tabouillot (1734-1799)
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Dom Jean François (1722-1791)
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Doctrinal de noblesse (Berlin, SB, ms. Ham. 215)
Metz (Moselle)
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Dizain de Michel Le Gronnais Le dizain est un objet de dévotion : le chrétien compte ses prières en égrenant les grains de ce chapelet. Michel Le Gronnais a choisi d'être enterré avec ce dizain : il est fait de dix grains de buis et porte en son extrémité une croix en buis. Entre la croix et le dizain se trouve un noyau d'abricot dont chaque face est sculptée : d'un côté on reconnaît les armes de sa famille (trois tours superposées dans un écu à entourage à chevrons), de l'autre un buste d'homme : le personnage est vêtu à la mode des élites du XVIe siècle, barbu et coiffé d'une toque.
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Diurnal à l'usage de Metz (Metz, BM, ms 457)
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Dimanche, curé de Saint-Étienne (14..-15..)
Dimanche ou Domange dont nous ignorant l'ascendance est curé de Saint-Étienne-le-Dépenné, une église située en Outre-seille. En 1504, il devient le parrain de François, fils de Philippe de Vigneulles et de Zabeline Le Sarte.
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Digue de Wadrineau
La digue de Wadrineau était une digue submersible de 350 m. de long édifiée sur la Moselle. Construite entre la pointe de l'île du Saulcy et le Ban-Saint-Martin, elle mesurait 6,5 m. de hauteur et avait pour fonction de rabattre l'eau du fleuve vers le chenal traversant le centre-ville, au détriment du chenal passant entre l'île Chambière et la rive gauche.
La digue a peut-être été construite vers l'an 1000, pour remédier à un changement de cours de la Moselle qui avait abandonné le chenal sous la cathédrale, la laissant sans défense. A la fin du Moyen Âge, la digue permet de faire tourner de nombreux moulins au Petit-Saulcy (île de la Comédie actuelle) et sur l'île Chambière. Son entretien était assuré par les propriétaires des moulins. A la fin du XIVe siècle, le refroidissement climatique entraîne des crues plus nombreuses et des travaux d'entretien plus lourds. En 1392, la cité confie l'entretien de la digue à l'hôpital Saint-Nicolas, déjà en charge des ponts, en laissant l'établissement contraindre les propriétaires de moulins de contribuer. En 1425, un nouvel épisode extrême contraint la ville à nationaliser les moulins, faisant de l'entretien de la digue une affaire publique.
Dans les années 1950, la digue est détruite et un barrage hydro-électrique est édifié par l'UEM en aval, auquel est donné le nom de Wadrineau. La digue a donc régulé le cours de la Moselle pendant près de mille ans ; entre les deux rives, la limite communale passe toujours sur son emplacement.
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Diette N. (14..-15..)
On ignore le patronyme de Diette. En 1501, elle est mentionnée comme l'épouse de Henry, le serrurier, et demeure derrière l'église Saint-Jacques, alors qu'elle devient la marraine de Marguerite, fille de Philippe de Vigneulles et de Zabeline Le Sarte.
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Die Metzer Chronik des Jaique Dex (édition scientifique de la chronique de Jacques Desch)
Die Metzer Chronik des Jaique Dex (Jacques D'Esch) über die Kaiser und Könige aus dem Luxemburger Hause, éd. G. Wolfram, Metz, 1906
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Didiot, Mylène, Metz, une ville fortifiée : étude des comptes des gouverneurs des murs de la ville (1463-1543)
Didiot, Mylène, Metz, une ville fortifiée : étude des comptes des gouverneurs des murs de la ville (1463-1543), thèse Université de Lorraine, 2017
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Didier Pierresson (14..-1549)
Didier Pierresson est originaire du village de Pannes, près de Thiaucourt, alors dans le diocèse de Metz. Ce chanoine de la cathédrale de Metz peut être apparenté à Lambert Pierresson, documenté au début du XVIe siècle. Il habite la maison n°36, rue de Chèvremont. Il est d'abord secrétaire du chapitre, puis chanoine en 1512. En 1523, il occupe la fonction de boursier quand il offre un nouveau graduel à la cathédrale : ce livre liturgique contient les partitions des offices chantés dans le choeur ; monumental, il est composé de trois volumes. Didier est élu coûtre en 1531, puis trésorier en 1538 à la place de Thiébaut Minet, et enfin doyen en 1544 (installé comme tel en 1545). Il meurt le 9 octobre 1549 et est enterré entre le portail et le chœur de Notre-Dame-la-Ronde. Des fragments de son épitaphe ont été découverts en 1911 et édités par Schmitz.