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Jean Laiey dit de Saint-Julien (14..-15..)
Jean Laiey est le fils de Mangin Laiey dit de Saint-Julien et de Catherine de Hampont. Il épouse Guyonne, fille de Jean Desch. Guyonne n'appartient pas au lignage affilié aux paraiges : elle est probablement fille de Jean Desch, clerc des Sept de la guerre mort en 1496. C'est par son grand-père maternel Jean de Hampont, homme de paraiges, qu'il a lui-même accès aux paraiges. Jean Laiey mène une carrière très active au sein du conseil des Treize jurés de la cité. Il meurt après 1519.
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Jean Jallée dit du Champ-à-Seille (13..-1375)
Jean Jallée dit du Champ à Seille, fils de Jacomin habitait une maison au Champ-à-Seille. Il se marie à deux reprises avec une certaine Alix et avec une certaine Hertenette, à des dates imprécises. Vers la fin de sa vie, il entre dans un conflit avec Bertrand Le Hungre concernant la construction du couvent des Célestins en plein quartier marchand que raconte la Chronique des Célestins. Il meurt subitement en 1375.
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Jean Herbillon (14..-1517)
Jean Herbillon est un chanoine et coutre de la cathédrale de Metz de 1474 jusqu'à sa mort le 7 juillet 1517. Il n'a pas de lien d'hérédité avec les paraiges de la cité. Il acquiert les manuscrits de Nicolle Desch, chanoine, à sa mort en 1477 et constitue une des plus riches bibliothèques canoniales de Metz. Nous n'en connaissons que des fragments, qui révèlent des centres d'intérêt très variés : religion, droit, mathématiques, histoire, astrologie...
Son testament daté du 5 juillet 1517 est conservé aux Archives départementales de Moselle à Saint-Julien-lès-Metz (G 502, no. 29).
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Jean Halot (14..-1567)
Jean Halot est un chanoine de la cathédrale de Metz qui rentre au chapitre le 26 octobre 1514. Il est ensuite nommé archidiacre de Sarrebourg, puis de Marsal. Il meurt en 1567 et lègue un missel du XIVe siècle à la bibliothèque du chapitre (BM Metz ms. 461). Un chanoine homonyme est cité en 1581.
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Jean Halgrin, Sermons (Metz, BM, ms. 95)
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Jean Guignet d'Amance (13..-1439)
Jean Guignet, sans doute originaire d'Amance, dans le duché de Lorraine, est chanoine de la cathédrale de Metz, documenté àpartir de 1431. Il occupe la charge de grenetier en 1435-1439, de prévôt de Sarrebourg en 1437-1439, de maître de fabrique en 1438-1439.
Il habite la maison canoniale n°18 appelée la Longecourt, au pied de la cathédrale, en 1431-1432, puis une maison de la rue aux Ours entre 1432 et 1439, date de sa mort.
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Jean Grofnelz (13..-14..)
Jean Grofnelz est un chanoine rattaché au chapitre de la cathédrale de Metz. Il habite d'abord la maison n°23 puis la maison n°36, jusqu'en 1404.
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Jean Gilmer (14..-1531)
Jean Gilmer est un moine de l'abbaye de Mouzon, devenu prieur du prieuré de Rozérieulles, qui dépend de cette abbaye avant 1509, date à laquelle il devient le parrain d'Hector, fils de Philippe de Vigneulles et de Zabeline Le Sarte. En 1511, il est élu abbé de Mouzon. Il meurt simple prieur de Thin-le-Moutier en septembre 1531.
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Jean Gerson, Consolation de théologie et autres textes (Metz, BM, ms. 89)
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Jean Germain, Liber de virtutibus Philippi Burgundie et Brabancie ducis (La Haye, BR, ms. 129 G 15)
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Jean Gérard (142.-1509)
Jean Gérard est un villageois originaire de Vigneulles, sur la côte de Moselle. Il est maire de son village pour son seigneur l'abbé de Saint-Martin-devant-Metz.
Jean est le deuxième des cinq fils de Jennat et Colette Royne. Il épouse une orpheline de Norroy, Magui Poinsay. Le couple a 5 enfants, dont deux atteignent l'âge adulte, Colette et Philippe. Nous connaissons Jean surtout grâce au témoignage de ce fils, le célèbre écrivain connu sous le nom de Philippe de Vigneulles.
Veuf en 1480, Jean se remarie avec une femme plus âgée que lui. Quand Philippe est installé à Metz, le couple vient le rejoindre et habite rue de la Haye.
En 1490, Jean est enlevé en pleine nuit, avec son fils ; les ravisseurs, qui estiment que ce maire est riche et paiera une forte rançon, les emmènent en territoire lorrain, à Chauvency-le-Château. Il est libéré en janvier 1491 mais les autorités messines lui interdisent de payer une rançon aux ennemis. Philippe passe encore 11 mois en captivité.
Jean meurt âgé d'environ 80 ans en 1509.
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Jean Gemel (13..-137.)
Jean Gemel est le fils de Henriat Barroy et de Marguerite de Vy. On n'explique pas le changement de patronyme. Une possibilité est que Jean Gemel soit en fait un fils bâtard de Henriat. Quoi qu'il en soit, il épouse Jacomette Aubriat en 1347 ou avant avec qui il habite une maison sur la rue des Gronnais (aujourd'hui rue du Grand Cerf). Il meurt entre 1375 et 1379 laissant Jacomette veuve.
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Jean Fusoris (136.-1436)
Le chanoine Jean Fusoris est un célèbre astronome, connu pour les instruments d'astronomie qu'il a fabriqués. Il est né vers 1365 à Giraumont (Ardennes), d'un père potier d'étain, dont il reprend le nom : le Fondeur, Fusoris en latin. Après des études à l'université de Paris, il obtient le grade de maître en médecine, puis devient chanoine à Notre-Dame de Paris en 1411. Il avait alors déjà rédigé un traité d'astronomie et produit des instruments pour de riches mécènes : astrolabes, horloges et sphères célestes. En 1415, alors que la guerre de Cent Ans reprend, il est arrêté, accusé de liens avec les Anglais parce qu'il s'est lié à l'évêque de Norwich, ambassadeur d'Henri V venu à Paris l'année précédente, et qu'il a lui-même fréquenté en Angleterre. Jugé par le chapitre, il est exilé à Mézières, sans perdre ses prébendes. En 1418, il obtient de s'installer à Reims. En 1424, il est à Bourges auprès de Charles VII, pour qui il fabrique une horloge astronomique monumentale, qui existe toujours dans la cathédrale du lieu. En 1429, il résigne son canonicat parisien, sans qu'on sache où il réside alors.
En septembre 1431, Jean Fusoris se fixe à Metz : il achète une maison canoniale, qu'il conserve jusqu'en août 1435. Il serait mort l'année suivante selon la tradition érudite.
Jean Fusoris a composé trois traités d'astronomie et de géométrie. En 1432, il compose en outre un traité de cosmographie (description du ciel et de la terre) en français, qu'il dédie aux chanoines de la cathédrale de Metz. Le seul exemplaire connu était en possession de chanoines messins au XVe siècle.
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Jean Froissart, Chroniques abrégées (Paris, BNF, FR 10144) Duché de Bourgogne
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Jean Figuli dit le Bagnaudel (14..-1522)
Jean Potier dit le Bagnaudel (ou Johannes Figuli dit le Bagadelli en latin) , est chanoine de la cathédrale de Verdun dès les années 1490 ; il devient chanoine de la cathédrale Saint-Étienne de Metz en 1507, sans cesser d'être actif à Verdun. En plus de sa maison canoniale de Verdun, il habite à Metz la maison canoniale n°23 rue des Clercs et y meurt le 1er novembre 1522. Il est inhumé dans la cathédrale de Metz. Sa tombe est découverte lors des fouilles de 1911, contenant sa croix d'identité.
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Jean Fessal (13..-13..)
Jean Fessal est le fils de Jacomin Fessal et d'une mère inconnue. Peu d'information sont connues sur sa vie. On garde la trace de quatre de ses enfants, dont Bertrand homme du paraige de Jurue. Jean meurt à une date inconnue entre 1355 et 1375.
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Jean Faulquenel dit Crowellet (13..-140.)
Jean Faulquenel dit Crowellet est le fils de Jean Faulquenel et de Catherine Le Gronnais. En 1399, il participe à l'expédition en Prusse aux côtés de Jacques I Desch et d'autres Messins. Il se marie avec une certaine Odeliette qu'il laisse veuve à son décès entre 1401 et 1404. Il est sans doute encore jeune adulte au moment de son décès.
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Jean Faquelo de Vy (13..-1452)
La mère de Jean Faquelo dit de Vy (Vic-sur-Seille) est inhumé à Avioth en Meuse : lui-même est peut-être originaire de la région, possiblement de Marville. Jean Faquelo, ou Jean de Vy, devient frère franciscain au couvent des Cordeliers de Metz à la fin du XIVe siècle. Il est ensuite nommé évêque suffragant de Metz, l'évêque chargé des tâches pastorales pendant que l'évêque en titre, choisi dans une famille aristocratique, gouverne la principauté épiscopale. Il joue ce rôle pendant les épiscopats de Raoul de Coucy (1387-1415) et de Conrad Bayer de Boppard (1415-1459). En 1400, il est nommé évêque de Coria en Espagne par le pape de Rome Boniface IX : il s'agit d'un diocèse « in partibus infidelium », c'est-à-dire dans les « régions des infidèles ». En 1400, la papauté est déchirée par le Grand Schisme et le pape de Rome n'est pas reconnu en Espagne, fidèle au pape d'Avignon.
En 1406, il lui est accordé le droit de célébrer pontificalement dans les diocèses de Metz, Toul et Verdun. Il a été également appelé à suppléer l'évêque de Trêves en 1413. Il meurt en mars 1452 et est enterré dans l'église des Cordeliers, comme c'était la pratique d'enterrer les évêques suffragants non pas dans la cathédrale, mais dans leur institution religieuse d'origine.
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Jean Facon (12..-1360)
Jean Facon est le fils de Bertrand Facon, dit de Sainte-Croix. Il devient moine au monastère de Saint-Arnoul de Metz. Vers 1330, il quitte l'ordre bénédictin et choisit de se retirer chez les Chartreux, au Mont-Dieu, dans les Ardennes. Une notice du ms. BnF NAL, ms. 1718 explique qu'il y est venu avec ses livres, et qu'il en a transcrit d'autres. Selon la même notice, il serait mort vers 1360.
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Jean Eulecol (13..-1400)
Jean Eulecol est le fils de Jean Eulecol et de Marguerite Robin. Il se marie avec une femme dont le nom nous est inconnu avec qui il a une fille qui se marie avec Hannès de Saint-Julien. Avec son gendre, il est accusé de forgerie par la cité. À eux deux, ils auraient forgés pour 3500 livres de monnaies messines de faux actes d'amandellerie. Bannis de la cité, ils se réfugient à Pont-à-Mousson où meurent Jean Eulecol en 1400 et sa femme en 1402. Hannès, qui fomente un soulèvement contre la cité, est lui livré à la ville, mis au pilori et pendu en 1399.
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Jean Ernst de Cologne (14..-1479)
Jean Ernst, ou Jean Ernest est un chanoine de la cathédrale de Metz et est originaire de Cologne. Il est prévôt à la collégiale de Saint-Thiébault. Entre 1446 et 1452, il habite la maison canoniale n°14 de la rue au Blé. En 1452, il est défrayé par le chapitre pour des voyages auprès du concile de Bâle et à Rome. Il fait partie des chanoines qui rompent avec la cité et partent à Pont-à-Mousson en 1462. En 1469, il habite dans la maison canoniale n°30, dite Maison au Bestiaire.
Il décède le 2 décembre 1479 et est enterré dans la cathédrale. Après sa mort, son neveu, habitant de Cologne, attaque le pays de Metz pour revendiquer son héritage. Son testament, aujourd'hui conservé aux archives de la cathédrale, met en avant le fait qu'il a constitué un fonds d'une vingtaine de livres. Il donne aussi la moitié de son héritage à son neveu, ce que Metz refuse, expliquant la colère de son neveu Jean, lui aussi de Cologne. Lors des fouilles de 1914, on met à jour sa tombe, contenant sa croix d'identité et son calice.
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Jean Drouin (13..-14..)
Jean Drouin est le fils de Nicolle Drouin et de Marie Baudoche. Il épouse l'une des filles de Maheu Le Gronnais dit Volgenel et de Seliziette Renguillon. Il est fait chevalier en 1383 et meurt entre 1425 et 1430. Un seul fils lui est connu : Nicolle Drouin qui récupère le patrimoine familial, notamment les droits sur le ban de Morlain à Louvigny.
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Jean dit Huttin de Serrières (14..-146.)
Jean de Serrières, dit Huttin, est un des enfants de Pierre de Serrières et de Marguerite Corbé. Il épouse Ève Maizerot, d'une famille de la noblesse lorraine. Leur fils Conrad de Serrières, né dans les années 1450, occupe une place importante dans la cité à la fin du XVe siècle.
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Jean Dieu-Ami dit le Jeune (1414-143.)
Jean Dieu-Ami est le fils de Jean Dieu-Ami et de Marie Drouin. Il est élu maître-échevin à seulement 16 ans en 1430. Il épouse Mahaut de Vaudrevange au cours des années 1430, mais il meurt avant 1440, laissant Mahaut veuve. Elle se remarie alors avec un noble franconien Goetz de Rineck.
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Jean Dieu-Ami (13..-1437)
Jean Dieu-Ami est le seul fils connu de Poincignon Dieu-Ami et de Alixette Mortel. Il épouse Marie Drouin avant 1419. Il est très peu présent sur la scène politique municipale. Mais en 1404, il apparaît dans le compte de l'impôt comme le plus gros propriétaire du pays de Metz, avec des biens dans 19 villages. Il prête également de fortes sommes aux seigneurs et aux princes de la région et possède de nombreux biens dans le pays de Metz, souvent acquis en gages. Associé avec les écuyers Georges Augustaire, Georges de Serrières et Ferry de Dun, il tient le ban de Delme en gage en échange d'un prêt important à l'évêque de Metz, que celui-ci rachète en 1395. Jean meurt le 18 juillet 1437. Son corps est inhumé dans l'église Saint-Maximin.