-
Félicien Cordier, Vue sur la Tour des Esprits Metz (Moselle)
-
Félicien de Saulcy (1807-1880)
Félicien de Saulcy était un archéologue et numismate français, conservateur de musée et sénateur du Second Empire.
-
Ferber, Frédéric, « Composition urbaine et cours d’eau : Metz et la Moselle au Moyen Âge »
Ferber, Frédéric, « Composition urbaine et cours d’eau : Metz et la Moselle au Moyen Âge », dans Composition urbaine et réseaux, Paris, CTHS, 2014, p. 66-77.
-
Ferber, Frédéric, « La digue de Wadrineau, pièce maîtresse du réseau hydraulique messin »
Ferber, Frédéric, « La digue de Wadrineau, pièce maîtresse du réseau hydraulique messin », dans Julien Trapp (dir.), Metz à la fin du Moyen Âge (fin XIVe - milieu XVIe siècle), Milan, Éditions Silvana, 2024, p. 237-240
-
Ferber, Frédéric, « Les étuves »
Ferber, Frédéric, « Les étuves », dans Julien Trapp (dir.), Metz à la fin du Moyen Âge (fin XIVe - milieu XVIe siècle), Milan, Éditions Silvana, 2024, p. 151-160
-
Ferme Saint-Ladre Cette exploitation agricole dépendait de l'hôpital Saint-Nicolas, le principal hôpital de Metz. Saint-Nicolas gérait d'autres établissements de soin et d'accueil, comme les léproseries de Saint-Ladre à Montigny, et des fermes qui assuraient une partie du budget de l'hôpital. La ferme Saint-Ladre a été détruite en 1984.
-
Ferme-château Saint-Nicolas de Fleury L'hôpital Saint-Nicolas était propriétaire d'un vaste patrimoine rural autour de Metz, qui lui assurait des revenus réguliers. Il était seigneur d'un des deux bans du village de Fleury, et y possédait un gagnage, reconstruit au XVIe siècle. L'exploitation était assurée par des convers, sous la direction d'un maître. En 1404, le ban de l'hôpital comptait 31 foyers, et un troupeau de 129 bovins et 97 porcs. Le domaine est resté propriété hospitalière jusqu'en 1957.
À l'extrémité nord-est de l'ancien village, les bâtiments agricoles formaient un quadrilatère de 90 à 100 m. de côté autour d'une cour ; il en reste plusieurs, reconvertis en habitation, et surtout la tour, à la fois porche et logis principal. Cette tour de plan carré à deux étages est construite en pierre de Jaumont. Le porche s'ouvre au rez-de-chaussée ; par un escalier situé dans une tourelle d'angle ronde, on accède au premier étage où se trouve la grande salle et sa cheminée monumentale.
En 1869, Charles Abel mentionne des décors et des maximes peints au XVIe siècle sur les murs de la grande salle, et la présence d'une Vierge à l'Enfant médiévale dans une niche : il s'agit vraisemblablement de la statue vénérée sous le nom de « Notre-Dame-de-la-Ferme », ensuite déplacée à l'hôpital Bon-Secours de Metz, actuellement à l'hôpital Mercy.
-
Ferraresso, Ivan, La maison en Lorraine, du Moyen Âge à la Renaissance
Ferraresso, Ivan, La maison en Lorraine, du Moyen Âge à la Renaissance (XIIIe-XVIe siècles), thèse de doctorat inédite, Université de Lorraine, Nancy, 2015.
-
Ferry d'Epinal (12..-1314)
Ferry d'Épinal est un frère dominicain, originaire du sud de la Lorraine : on le connaît sous les surnoms "d'Epinal", mais aussi "de Lunéville", et, en dehors de la Lorraine, "de Metz". En 1279, il devient prieur du couvent dominicain de Metz. Vers cette époque, il porte plainte à Rome contre l'évêque de Metz Laurent de Lichtenberg qui entend interdire la prédication des Dominicains. Selon l'historien Antoine Esch, Ferry était un saint homme « d’un immense savoir », docteur et recteur de l’université de Paris. Selon les sources parisiennes, il est bachelier en théologie en 1298, et maître en 1300.
Vers 1295, Ferry est menacé d'excommunication par le pape pour avoir accepté d'enterrer l'usurier Thierry le Maire dans son couvent. En 1314, il incite un autre financier messin, Philippe Le Gronnais dit le Riche, à réparer ses torts par testament. Les héritiers ne le lui pardonnent pas : Ferry est assassiné le 28 octobre 1314, dans une rue déserte. Selon Esch, il meurt pleuré de tous et est porté aux Dominicains, à droite du chœur, où ses funérailles sont faites avec la plus grande solennité possible. Son épitaphe copiée dans la chronique des Dominicains, perdue, est recueillie par Antoine Esch.
-
Florilège de textes latins de Nicolle Desch (Paris, BNF, LAT 1616) Inconnue
-
Flory de Marteau (15..-15..)
Flory de Marteau est un noble possiblement originaire du Dauphiné, fils de Roch de Marteau. Il se marie en premières noces à Barbe, fille de Renaud Desch et de Barbe de Montarby. C'est une double alliance entre les deux familles : Roch de Marteau après son remariage avec Barbe de Montarby fait marier les enfants du premier lit : Barbe et Flory. Barbe meurt le laissant veuf avant 1561. Flory se remarie avec sa cousine germaine, Anne Desch et meurt avant 1586.
-
Fontaine Saint-Aultre
Cette source miraculeuse était située au Moyen Âge dans le cimetière de l'église Saint-Simplice, tout près de la Seille ; une chapelle s'élevait à côté. Elle est liée à la légende de saint Aultre (ou saint Auctor), pauvre savetier devenu évêque de Metz au temps de la destruction de Metz par les Barbares. La Chronique française des évêques de Metz raconte ainsi la légende : alors que l'évêque de Metz a été tué par les Barbares, un homme a la révélation que Dieu désire un certain Auctor pour évêque. On le trouve en train de fabriquer des chaussures derrière l'église Saint-Simplice : c'est un artisan illettré. Il refuse la charge, en disant qu'il ne croira être choisi que si son alêne (poinçon de cordonnier) fait jaillir une source... ce qui arrive. Aultre devient le 13e évêque de Metz, pendant 49 ans.
Jusqu'au XVIIIe siècle, la fontaine est fréquentée par les mères pour y guérir leurs enfants malingres.
À la fin du XIXe siècle, la source est oubliée : l'abbé Poirier fait creuser le site et découvre un bassin encore rempli d'eau derrière la cave à pommes de terres du concierge de l'école Saint-Simplice. Le site a peut-être été aujourd'hui détruit.
-
Fonts baptismaux de Vigneulles
Les fonts baptismaux sont contemporains de la construction de l'église de Vigneulles, due au patronage de Jean Gérard, maire du village et père de Philippe de Vigneulles. Ils ont pu être déposés dans l'église de Lorry après la Révolution.
La partie supérieure, haute de 22 cm, est moderne. La plinthe, haute de 22,5 cm, est plate. Au-dessus, le fût de 37 cm de haut est orné sur chacune de ses huit faces d'une niche en ogive. Au-dessus, le chapiteau de 19 à 24 cm de haut porte une inscription gravée sur cinq des faces. Déclarée illisible par Ernest Bouteiller au XIXe siècle, elle a été déchiffrée par Roch-Stéphane Bour en 1915 : « Priez pour Jean Gérard qui a donné la pierre et la façon, Priez pour celui qui a donné le bassin ».
-
Forquignon Brady (1...-135.)
Forquignon Brady dit de Jurue est le fils de Remion Ruece. Le choix du patronyme de Forquignon reste inexpliqué ; il pourrait être celui de sa mère inconnue. Le nom de son épouse est inconnue, mais nous avons la trace de trois enfants : Jean, Maiausette et Remion. En 1327 il est impliqué dans un procès qui l'oppose aux seigneurs de Marly concernant le gagnage de la Grange, pour lequel il obtient gain de cause. Il meurt entre 1353 et 1356.
-
Forquignon Noiron (13..-13..)
Forquignon Noiron est le fils de Nemmery Noiron et de Maiausette Brady. Son épouse est inconnue, mais son fils Nemmery Noiron dit Guedange nous est connu. Vers 1380, il est convié, en compagnie de deux autres treize jurés : Jean Roucel et Nicolle Mortel, à résoudre une transaction entre les deux chapitres de la cathédrale de Metz et de l'église Notre-Dame-la-Ronde concernant un mur qui coupait en travers la nef de la Cathédrale. Il meurt le 8 avril 1393. Il est enseveli dans l'église Sainte-Croix, là où il possédait une charge d'amandellerie.
-
Fort-moutier d'Ancy Le riche village viticole d'Ancy était centré sur un hameau fortifié autour d'une église (« moutier » en ancien français). Cet espace sacré était protégé par une enceinte défendue par des tours ; il comprenait un clocher fortifié et une maison forte, que le duc de Lorraine cède en 1434 à ses créanciers messins, Jean Le Gronnais et Hennequin de Tournay. Autour de l'église, le cimetière pouvait accueillir des loges, des bâtiments provisoires pour le stockage des provisions.
Lors des guerres des XVe et XVIe siècles, les villageois se réfugient plusieurs fois dans le fort-moutier. Il résiste aux écorcheurs français en 1434, qui rançonnent les habitants faute de pouvoir le prendre ; il résiste à l'armée française une semaine en 1444 avant de se rendre, puis victorieusement en 1446 lors d'un siège de 10 semaines. En 1447, les Français s'en emparent par la ruse et le mettent au pillage. Lors de la guerre de 1490 contre le duc René II, le moutier est assiégé et pris d'assaut : 80 hommes sont massacrés le 23 février 1490.
Parmi les victimes, le grand-père de Jean Le Coullon, qui rappelle l'événement dans son Journal. Les habitants se réfugient à nouveau dans le moutier en 1552 : le siège de Metz par Charles Quint les force à y rester pendant six mois.
Sur le cadastre de 1811, le plan du moutier est encore visible, entouré de ses douves. La tour d'angle nord-est, visible sur le plan, existe encore, rue Lemal Perrin. À côté de l'église, le cimetière conserve un ossuaire du XVIe siècle, classé monument historique (MH).
-
Fort-moutier d'Arry L'église Saint-Arnould d'Arry était le centre d'un ensemble fortifié : au nord de l'église, le cimetière était entouré d'un mur consolidé par des contreforts extérieurs. Au nord-ouest, la maison-forte s'ouvrait un châtelet d'entrée à deux tours, l'une ronde et l'autre carrée.
Arry était un village divisé en plusieurs bans. Si l'église dépendait spirituellement de l'abbaye Saint-Arnoul, le ban Saint-Pierre était une seigneurie de l'abbesse de Saint-Pierre-aux-Nonnains, et voisinait avec le ban de Cordevange et le ban Bertrantmaix. Trois trois étaient partagés entre des patriciens messins aux XVe et XVIe siècles.
En face du fort-moutier s'élevait le château d'Arry, construit dans les années 1700 par le Grand veneur de Lorraine, et détruit en 1944. Les jardins classiques et leurs jeux d'eau sont seuls conservés.
Le cimetière, encore conservé au début du XXe siècle, a été détruit et un parking occupe aujourd'hui le site de la maison-forte.
-
Fort-moutier de Saulny
L'église Saint-Brice de Saulny fait partie d'un ensemble fortifié du XVe siècle. Le mur d'enceinte entoure l'église et le cimetière. Une tour, arasée, présente encore une archère canonnière du XVe siècle. Le clocher fortifié comprend une salle de tir pavée. Ce fort-moutier est appuyé à l'est par la maison-forte de la Mothe. Mais l'acte de partage de la seigneurie de 1294 précise bien que « li aitres et li moustiers » (l'église et son fort) sont communs, comme les prés et les chemins.
Le chœur gothique de l'église, à cinq pans, a été complété par une nef au XVIIème siècle. Cinq statues anciennes sont conservées, dont un saint Eloi et un saint Martin du XVe siècle, classés Monument historique.
-
Foulques Bertrand (13..-135.)
Au moins huit membres de la famille Bertrand ont été chanoines de la cathédrale au cours du XIVe siècle, dont trois fils de Jean Bertrand : Nicole, Pierre et Foulques, ou Fourques. Foulques Bertrand occupe la dignité de primicier entre 1336 et 1344. Il habite la Princerie. Il fut opposé à Charles de Poitiers dans un procès pour la dignité de princier, qui ne cessa qu'à sa mort.
Un autre Foulques Bertrand est chanoine en 1351, coûtre en 1368 et décède en 1377. Il s'agit sans doute d'un homonyme et d'un parent.
-
Foulques Bertrand (13..-1377)
Foulques Bertrand est chanoine de la cathédrale à partir de 1351. Il est sans doute apparenté à son homonyme qui a occupé avant lui la dignité de primicier, et d'une demi-douzaine d'autres Bertrand chanoines au XIVe siècle. Foulques accède à la dignité de coûtre en 1368. Il occupe la maison canoniale n°39, jusqu'à son décès en 1377. Il est enterré dans la cathédrale. Son épitaphe, fragmentaire, a été mal lue par Sébastien Dieudonné ; Wilhelm Schmitz et Gonzalve Thiriot la rendent à Foulques Bertrand.
-
Fragment de carreau de pavement de Saint-Nicolas Ce carreau de pavement est carré à décor géométrique (motif de losange) et provient des fouilles de l'hôpital Saint-Nicolas. Sa technique, la céramique glaçurée, illustre le luxe de l'établissement d'accueil.
-
Fragment de carreau de pavement de Saint-Nicolas Ce carreau de pavement est carré à décor géométrique (motif de losange) et provient des fouilles de l'hôpital Saint-Nicolas. Sa technique, la céramique glaçurée, illustre le luxe de l'établissement d'accueil.
-
Fragment de carreau de pavement de Saint-Nicolas : oiseau Ce carreau de pavement figuré représente un oiseau : on distingue les deux serres et le bec jaune, le corps vert. Il provient des fouilles de l'hôpital Saint-Nicolas. Sa technique, la céramique glaçurée, illustre le luxe de l'établissement d'accueil.
-
Fragment de carreau de pavement de Saint-Nicolas : personnage assis Ce carreau de pavement porte une figure blanche sur un fond rouge. Il peut s'agir d'un personnage assis dont seules les deux jambes seraient intactes. Ce carreau provient des fouilles de l'hôpital Saint-Nicolas. Sa technique, la céramique glaçurée, illustre le luxe de l'établissement d'accueil.
-
Fragment de recueil d'exempla (Paris, BnF, NAL 1718) https://melodi.univ-lorraine.fr/s/projet-cite-de-metz/item/915