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Le Tocsin
Le Tocsin est une cloche datée de l'année 1501, aujourd'hui installée à la cathédrale Saint-Étienne, dont elle est une des plus anciennes cloches. Mais cette cloche avait été fondue pour la collégiale Saint-Thiébaut, installée à la fin du Moyen Âge au sud de la cité. En 1555, après la démolition de Saint-Thiébaut, elle fut remontée à la cathédrale dans la tour de Mutte pour servir à la cité. Son usage a dès lors été civil : le Tocsin donnait l'alarme. Il servait également au rappel des heures, quand le guetteur installé dans la tour sonnait pour attester qu'il était bien à son poste.
La cloche est décorée d'un médaillon en losange qui représente saint Christophe portant l'Enfant Jésus, et d'un médaillon rond qui montre peut-être une scène de chasse à la licorne. Un écu armorié porte une bande chargée de trois lions passants, et d'une cloche en chef.
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Le roman des Loherains : Hervis de Metz, Garin le Loherain et Girbert de Metz (Paris, BNF, FR 19160) Metz (Moselle)
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Le Roman de la Rose (Montpellier, BU, ms. H 246) Incertain
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Le revenant du cimetière Saint-Louis
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Le renard de Collignon d’Abocourt fait peur à toute la maison
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Le livre des Heu (Bruxelles, BR, ms. Goethals 1327)
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Le Haut-Chemin
Le Haut-Chemin était une des principales routes partant de Metz, vers le nord-est. Il commençait à la porte nord-est de Metz, dite de Parnemaille ou porte Sainte-Barbe. Il passait par l'ancien village de Saint-Julien, par l'église de pèlerinage de Sainte-Barbe et par la forteresse de Vry, principale défense de Metz du côté du nord-est.
Par extension, le Haut-Chemin désignait la partie nord-est du pays de Metz, entre Moselle et Nied, sous la juridiction de la mairie de Porte-Moselle.
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Le Grant Ordinaire des chrestiens (Metz, BM, inc. 466) Paris (Île-de-France)
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Le gibet du Genestroy Sur la grande route venant de Pont-à-Mousson, un vaste gibet est mentionné à partir de 1400 au lieu-dit le Genestroy. Il s'agissait d'une construction massive à quatre piliers, destinée à l'exécution des condamnés et à l'exposition de leurs corps : en 1443, pas moins de 32.
Au XVe siècle, le Genestroy devient le troisième lieu d'exécution des peines de la justice de Metz, avec la Xippe au Champ-à-Seille et le pont des Morts. Loin des murs de Metz, manifestant sa puissance aux voyageurs, il devient tout de suite une cible pour les adversaires de la ville : des troupes ennemies le détruisent en 1415, 1429, 1443, et encore lors du siège de 1552. Ces mentions de destruction sont d'ailleurs les principales attestations de son existence. Aujourd'hui, la rue du Gibet de Montigny-lès-Metz en garde le souvenir.
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Le Commun (paraige) Sixième paraige à apparaître à Metz, d'origine plus modeste et plus récente que les cinq paraiges anciens. Ses membres sont majoritairement issus des éléments riches de la communauté urbaine ou des étrangers récemment installés à Metz.
À la différence des autres paraiges, le Commun ne possède pas d'armoiries ni de sceau. On retrouve, dans les armoriaux messins, le blason de la famille de Heu, la plus importante de ce paraige au tournant du XVIe siècle.
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Le chapelet d'amour divine (Metz, BM, ms. 678) Metz (Moselle)
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Le bestiaire
Au Moyen Âge, le bestiaire ou le Livre des natures des animaux est un recueil de fables et de moralités. La description des animaux réels ou imaginaires est utilisée comme métaphore de la morale. Le plus ancien bestiaire est le Physiologus, écrit en grec à Alexandrie au IIe siècle. A partir du XIIe siècle, les bestiaires se multiplient en Angleterre et dans le Nord de la France. D’abord rédigés en latin, ils sont ensuite écrits en français. Les auteurs cultivent d’ailleurs ce genre littéraire jusqu’à proposer toutes sortes d’adaptations allant du bestiaire philosophique au bestiaire courtois. On retrouve les thèmes du bestiaire à Metz dans certains manuscrits et sur le célèbre plafond de la maison du 8, rue Poncelet, datant du XIIIe siècle.
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Lazzari, Antoine, Une histoire messine de la dynastie impériale des Luxembourg : les Chroniques de Jacques Dex (vers 1439)
Lazzari, Antoine, Une histoire messine de la dynastie impériale des Luxembourg : les Chroniques de Jacques Dex (vers 1439), thèse de l'Université de Luxembourg, 2020
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Laurent Le Gronnais (13..-1396)
Laurent Le Gronnais est le fils de Maheu Le Gronnais dit Volgenel et de Seliziette Renguillon. Il épouse Catherine, fille de Jean Baudoche et de Jennette de Heu avant 1384 et avec qui il a trois enfants qui nous soient connus : Catherine, Nicolle et Jean. Fait chevalier en 1383, il meurt durant la bataille de Nicopolis le 25 septembre 1396 qui avait opposé l'armée de croisés de Sigismond de Luxembourg, roi de Hongrie, aux troupes turques du sultan ottoman Bayezid Ier. Son corps est enseveli au couvent des Célestins. Veuve, Catherine meurt à son tour en 1399.
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Laurent de Toul (14..-1466)
Laurent de Toul est le fils de Werry de Toul et de Idette Bouchatte, riche héritière du patrimoine familial. Aucune épouse ne lui est connue, il est possible que Laurent de Toul soit resté célibataire. Sans qu'on puisse l'expliquer, on note que Laurent mène une carrière municipale beaucoup plus modeste que son père : pas inscrit au paraige de Porte-Moselle comme celui-ci, mais dans le Commun comme son grand-père maternel Wiriat Bouchette. Il n'occupe jamais l'office de maître-échevinat et n'obtient aucun échevinage. Il meurt après une carrière municipale d'une trentaine d'années le 3 mai 1466 durant l'épidémie de peste qui ravage la ville.
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Laurent Coulon (14..-1495)
Laurent Coulon est issu d'une famille aisée de la bourgeoisie de Metz. Il est chanoine de Saint-Sauveur, et chanoine de la cathédrale de Metz à partir de 1467. Il est élu coûtre du chapitre cathédrale en 1474. Il meurt le 13 avril 1495 et est enterré dans la cathédrale de Metz . Son épitaphe a été trouvée lors de fouilles en 1911.
Après sa mort, les Coullon ou Goullon se trouvent régulièrement mentionnés au cours du XVIe siècle, notamment à titre de secrétaire de la cité.
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Larchey, Lorédan, « Notice sur l'Hôpital Saint-Nicolas de Metz »
Larchey, Lorédan, « Notice sur l'Hôpital Saint-Nicolas de Metz », Mémoires de l'Académie impériale de Metz, 1852-1853, p. 173-228.
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Larchey, Lorédan, « Les maîtres bombardiers, canonniers et couleuvriniers de la cité de Metz »
Larchey, Lorédan, « Les maîtres bombardiers, canonniers et couleuvriniers de la cité de Metz », Mémoires de la Société d’Archéologie et d’Histoire de la Moselle, 1861, p. 107-193.
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Lansival, Renée, « Le port médiéval de Metz sous la place de la Comédie. Les apports de la fouille préventive du "parking Comédie" »
Lansival, Renée, « Le port médiéval de Metz sous la place de la Comédie. Les apports de la fouille préventive du "parking Comédie" », dans Julien Trapp (dir.), Metz à la fin du Moyen Âge (fin XIVe - milieu XVIe siècle), Milan, Éditions Silvana, 2024, p. 40-44.
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Lancelot-Graal (Paris, BNF, FR 98)
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Lambert Pierresson (14..-150.)
Lambert Pierresson est un chanoine de la cathédrale de Metz. Il réside à la maison canoniale en la rue des Prêcheurs, aujourd'hui détruite, dans les années 1500. Il offre des vitraux à l'église de Fèves, réalisés par Thomas de Clinchamp. Lambert Pierresson peut être apparenté à un autre chanoine, Didier Pierresson, mort en 1550.
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Lallemand, Paul, « Un manuscrit retrouvé. Guerre de Metz en 1324 »
Lallemand, Paul, « Un manuscrit retrouvé. Guerre de Metz en 1324 », Journal de la Société d'archéologie et du comité du musée lorrain, 1885, p. 117-123
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La Xippe
La Xippe (prononcer "chippe"), ou Xuppe, était située à l'est de la place du Champ-à-Seille, au bord d'un égout qui se déversait dans la Seille : c'était un des lieux où la justice municipale de Metz punissait les crimes qui ne méritaient pas la mort ou la mutilation. Comme dans d'autres villes d'Europe du nord-ouest, une potence actionne une nacelle (appelé "bassin") : les condamnés y prennent place pour être plongés dans l'égout. "Etre jeté dans la Xippe", ou "sauter dans la Xippe", manifeste la dégradation civique, avant le bannissement.
Vers 1397 un second lieu d'infamie judiciaire est installé à côté de la Xippe : un poteau appelé "pilori", plus courant dans les pratiques judiciaires urbaines. Certains condamnés étaient exposés au pilori, attachés par des fers, et devaient subir les moqueries de la population.
Ces peines sont en vigueur jusqu'à la prise de la ville par les troupes françaises : elles supposaient la participation de la foule, donc l'idée d'une justice émanant des citoyens, pour distinguer les gens honorables et ceux qui s'étaient déshonorés ; elles disparaissent quand la justice devient celle du roi ou de l'Etat.
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La vie des saints (Paris, BNF, Arsenal 3684)
Metz (Moselle)
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La terre a tremblé : lieux de mémoire messins de la Passion du Christ